Quand l'Ina fait ses premiers pas sur le Web

19 mai 2006 à 13h33
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Missions et problématiques

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L'Ina, que l'on qualifie parfois de « grande dame de l'audiovisuel », est une descendante de l'ORTF (Office de radiodiffusion télévision française) démantelé le 31 décembre 1974 sur décision du gouvernement. L'Ina a une particularité, celle d'être un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) et la première entreprise publique à avoir conclu un contrat d'objectif et de moyens avec l'État. En plus de l'Ina, six organismes autonomes (Radio France, , Antenne 2, FR3, Télédiffusion de France et la Société française de production) voient le jour à l'occasion de cette réforme de l'audiovisuel.

L'Ina se voit confier une mission transversale, celle de la conservation et de l'exploitation du patrimoine audiovisuel national, ainsi que de l'accompagnement des évolutions du secteur audiovisuel. La mission est belle, mais le parcours jusqu'à son accomplissement semé d'embûches. En effet, pour la mener à bien il est confronté à de nombreux obstacles dont les principaux sont :
  • L'hétérogénéité des supports : la lecture des bandes anciennes et des tous premiers films ne peut se faire que sur le matériel approprié, qui n'est plus fabriqué et dont les derniers représentants nécessitent mille attentions pour être maintenus en état de marche !
  • Le vieillissement des supports : les bandes se dégradent en vieillissant et le processus est irréversible ; rares sont les précautions (réglage de la température et de l'hygrométrie) qui permettent de le contenir.
  • L'absence de support de stockage pérenne : contrairement à ce que l'on imagine souvent, la numérisation n'est qu'une pause dans un processus de migration de supports continu.
Les archives de l'Ina sont en partie constituées de documents confiés par les chaînes publiques de radio et de télévision au titre de l'archivage professionnel (les actualités nationales, les fonds Leclerc, les fonds Radio France...). Mais c'est principalement le dépôt légal qui les alimente, avec plus de 350 000 heures de programmes issues de 17 stations de radio et 40 chaînes de télévision ajoutées chaque année. Le dépôt légal est l'obligation faite aux producteurs de déposer dans l'organisme habilité un exemplaire de leur œuvre. Pour les œuvres radio et télévision, il se fait simultanément à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) et à l'Ina.

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Dans le cadre du dépôt légal, les archives de l'Ina s'enrichissent de 350 000 heures de programmes par an


Seuls sont visés par le dépôt légal les programmes français. Alors que nos programmes sont envahis par les rediffusions et les programmes étrangers, il serait trop contraignant de les surveiller tous pour n'enregistrer que ceux concernés par le dépôt. Ainsi, l'Ina a pris le parti de capter en temps réel et sans discernement l'ensemble des programmes.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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