Samsung N510 et HP Mini 311, duel de netbooks ION

30 novembre 2009 à 18h50
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Depuis début 2008 et jusqu'à la fin de cet été, le petit monde du netbook s'est copieusement ennuyé : certes, des progrès avaient été réalisés depuis le premier Eee PC d'Asus en matière d'ergonomie et surtout d'autonomie, mais côté équipement, l'encéphalogramme était complètement plat. Et pour cause : Intel et son chipset 945G étaient seuls présents dans les entrailles des différents netbooks du marché.

Mais voilà que NVIDIA vient mettre un coup de pied dans la fourmilière en proposant son chipset ION, qui vient ainsi concurrencer Intel à l'intérieur des machines à bas coût, comme nous l'avons déjà vu avec l'Acer Aspire Revo. Nous verrons plus avant les différents atouts de ce chipset face au vieillissant 945G d'Intel, notamment en terme de performances graphiques. ION dans les netbooks, évolution ou révolution ? Réponses dans les lignes suivantes avec un duel entre les deux premiers modèles du genre, le Samsung N510 et le Compaq Mini 311 signé HP.

Sommaire :

ION : quoi de neuf face à la plate-forme Intel ?

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Lors d'un précédent article, nous vous avions présenté en détail les caractéristiques du chipset NVIDIA ION. Rappelons-en donc simplement les grandes lignes. Sous l'appellation ION se cache ni plus ni moins que le chipset NVIDIA GeForce 9400M, c'est à dire celui qui équipe les actuels Mac Book et Mac Book Air d'Apple. Il a pour intérêt de regrouper sur un seul composant les fonctions classiques d'un chipset (contrôleur mémoire, gestion des entrées/sorties, contrôleur réseau, entre autres), une puce graphique compatible DirectX mais aussi une solution de décompression HD matérielle. En comparaison, Intel avait à l'époque choisi de séparer la partie graphique de son chipset avec le totalement dépassé contrôleur GMA 950.

Ce dernier est d'ailleurs loin de faire le poids face au GeForce 9400 et ses 16 processeurs de flux. Les performances graphiques sont en effet le principal objet de progrès entre le chipset Intel et le ION de NVIDIA. Du point de vue des performances en 3D, tout d'abord, comme nous le verrons plus avant, mais également grâce à la présence de la technologie PureVideo HD, une solution de décompression HD matérielle. Le bénéfice : alors qu'un netbook basé sur le 945G d'Intel n'est pas capable de lire une vidéo HD, nos deux modèles fonctionnant autour du chipset NVIDIA sont à même de lire un flux 1080p sans mettre à genou l'Atom qui les équipe.

Qui dit Haute Définition dit connectique HDMI : les netbooks ION en sont pourvus, contrairement aux modèles basés sur le 945G qui se contentaient d'une sortie VGA. Outre un flux vidéo d'une définition maximale de 2 560 par 1 600 pixels (le GeForce 9400M est compatible avec le DVI Dual-Link), cette liaison est également capable de véhiculer un signal audio 7.1.

D'autres améliorations sont à l'ordre du jour, avec la prise en charge d'un contrôleur réseau gigabit qui n'existe pas sur le 945G d'Intel. Ce sont également 10 ports USB que peut gérer le GeForce 9400M, alors que la plate-forme Intel ne peut en supporter que 8. Enfin, précisons que si cette dernière n'était compatible qu'avec de la mémoire vive fonctionnant à 667 MHz maximum, ION prend quant à lui en charge les modules tournant à 800 MHz.

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Toutes ces évolutions, certes importantes, ne doivent cependant pas nous éloigner d'un point très important : c'est bel et bien toujours l'Intel Atom N270 qui équipe nos deux netbooks. En effet, rien de nouveau du côté du processeur, et si NVIDIA apporte certaines nouveautés avec ION, l'évolution de nos netbooks semble limitée par le statu quo au niveau du CPU. Nous verrons de quoi il en retourne grâce à nos différents tests.

Compaq Mini 311

Après le Mini 700 proposé l'année dernière avec la plate-forme 945G d'Intel, HP revient sur le marché des netbooks avec son Mini 311. Les différences avec son aïeul sont nombreuses : en dehors du changement de chipset pour le ION de NVIDIA, la taille de la dalle est également revue à la hausse, avec 11,6 pouces contre 10,2 pouces pour le Mini 700. Conséquence, la résolution de l'affichage change également : le Mini 311 propose 1 366 par 768 pixels, contre 1 024 x 600 pour le Mini 700 et les autres netbooks 10 pouces. L'avantage est évident au niveau du confort visuel, tant en bureautique qu'en vidéo.

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Une très bonne évolution du Mini 700

Du fait de ce changement de taille, c'est finalement une grande partie du netbook qui a été revisitée par HP. Son poids, évidemment, passe à 1,48 Kg, ce qui reste relativement léger pour un netbook 11,6 pouces. Cette augmentation de la masse est également due à l'utilisation d'une batterie 6 cellules qui donne au Mini 311 une inclinaison absente du Mini 700. Au niveau du confort de frappe, l'avantage est indéniable. Du coup, le netbook est plus épais que son ainé, avec 32 mm au niveau de la batterie contre les 28 mm constants du Mini 700. En revanche, la partie avant du Mini 311 ne mesure que 22 mm d'épaisseur !

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La charnière est toujours intégrée au châssis, permettant à l'écran d'être plus bas que sur d'autres modèles et donnant une touche de design supplémentaire. Mais la différence avec le Mini 700 se situe au niveau des enceintes (signées Altec Lansing), déportées vers l'avant du portable. Conséquence : un meilleur angle d'inclinaison pour l'écran, qui faisait défaut au modèle précédent.

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Autre défaut que nous avions remarqué sur le Mini 700, des boutons de mise sous tension du PC et d'activation du Wi-Fi particulièrement mal placés et peu pratiques à utiliser. Là encore, HP a revu sa copie en plaçant ces éléments dans la partie supérieure du châssis. Nous aurions toutefois préféré qu'il les inversât, puisque la mise sous tension s'effectue grâce au bouton placé à gauche du netbook, alors que nous l'attendions à droite.

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C'est finalement de gros progrès au niveau de l'intégration globale qu'a réalisé HP, car si l'esthétique réussie du Mini 700 impliquait quelques compromis (absence de prise VGA, dalle inclinée avec un angle trop faible), celle du Mini 311 est tout aussi agréable sans pour autant faire de sacrifices. Le design reste donc très sobre et efficace, mais on pourra regretter l'utilisation de matériaux qui semblent bien moins solides que ceux choisis par Samsung pour son N510. De même, le constructeur coréen a opté pour une dalle matte que certains préfèreront sans doute à l'écran très brillant du Mini 311.

La prise VGA est donc cette fois présente au côté de l'HDMI, alors que la connectique bénéficie d'une prise USB supplémentaire, portant le nombre de ces dernières à 3. En revanche, l'entrée eSATA qui équipait le Mini 700 a disparu. Enfin, la connectique audio reste concentrée sur une seule et même prise et le lecteur de cartes 5-en-1 est toujours de la partie.

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Une ergonomie presque sans reproche

Quelques améliorations significatives ont également été apportées au touchpad. Il devient multi-touch tout d'abord, avec toutes les fonctions que cela implique, du zoom au défilement horizontal ou vertical. Le système de défilement « classique » du touchpad reste précis et réactif. Le pad est également moins étroit que celui du Mini 700, grâce à la suppression du bouton d'activation du pad, qui n'a pas vraiment lieu d'être sur un netbook. Et cerise sur le gâteau, les boutons ont été replacés sous le pad, alors qu'ils étaient installés de part et d'autre de ce dernier sur le Mini 700. Enfin, certains utilisateurs pourront pester contre la position du pad, centré par rapport au châssis, alors qu'il est décalé vers la gauche sur la plupart des ordinateurs portables, une position reconnue comme plus adaptée à l'anatomie humaine.

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Le clavier est quant à lui toujours aussi intéressant, avec ses touches incurvées. Les touches de fonction sont assez étroites alors que les touches plus usuelles comme la barre d'espace bénéficient d'une hauteur plus importante. Les touches Entrer ou Retour conservent une largeur importante qui confère à ce clavier une ergonomie exemplaire. Seul regret : les inscriptions grisées indiquant le rôle des touches de fonctions sont assez peu lisibles. Petite nouveauté à noter, l'apparition d'un indicateur de touche MAJ enfoncée placé juste à côté de ce dernière : plutôt bien pensé !

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Une netbook qui a du souffle

Un mot sur les entrailles de la bête : le disque dur passe d'une capacité de 60 Go pour le Mini 700 à 160 Go pour ce Mini 311, ce qui est plus conforme à ce que l'on attend d'un netbook aujourd'hui. La puce Wi-Fi ne bénéficie malheureusement toujours pas de la compatibilité avec la dernière norme 802.11n, tandis que le circuit Bluetooth reste évidemment disponible. Concernant les composants essentiels que sont le processeur et la mémoire vive, sachez que ce Mini 311 est équipé de l'Intel Atom N270 que l'on ne présente plus, et de DDR3 double canal, cadencé à la fréquence relativement basse de 533 MHz. Quant à la puce graphique, elle fonctionne à 450 MHz et 1 100 MHz pour les unités de calculs, la mémoire tournant quant à elle à 2 125 MHz, soit 525 MHz de plus que la puce qui équipe le Samsung N510.

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Est-ce cette fréquence plus élevée qui a obligé HP à ventiler de cette manière son netbook ? Toujours est-il que le ventilateur du Mini 311 ne cesse jamais de fonctionner, induisant des nuisances sonores plus importantes que la majorité des netbooks, dont le N510. Toutefois, celles ci restent tout à fait supportables et offrent, nous le verrons plus loin, un bon niveau de refroidissement du processeur, notamment au repos.

Actuellement disponible avec Windows XP uniquement, le Mini 311 est d'ores et déjà commercialisé avec avec Windows 7 aux États-Unis, dans une version compatible DirectX 10 et non LE (compatible, en théorie, seulement avec DirectX 9) et avec 2, voire 3 Go de mémoire vive. La capacité des disques durs est revue à la hausse (de 250 à 320 Go) pour un prix qui devrait, en toute logique, lui aussi augmenter.

Compaq Mini 311

8

Les plus

  • Ergonomie exemplaire
  • Très bonne évolution du Mini 700
  • DDR3 et mémoire graphique plus rapide

Les moins

  • Une dalle trop brillante
  • La position du touchpad
  • Pas de version Windows 7 pour l'instant

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Ergonomie9

Esthétique8

Qualité / prix8





Samsung N510

Il y a un an, le Samsung NC10 avait été plébiscité dans notre comparatif de netbooks. De nombreuses trouvailles, un design intéressant, un châssis robuste et surtout une autonomie incroyable (près de 8h !) nous avaient vraiment convaincus. Qu'en est-il de cette évolution ? Réponses grâce à ce zoom sur le N510 de Samsung.

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Peu de changement à l'extérieur

À première vue, difficile de différencier un NC10 du N510 mis à part la taille de l'écran, évidemment. En effet, c'est ici aussi une dalle de 11,6 pouces qui prend la place de l'écran 10 pouces du NC10. Le design reste donc très similaire, avec une charnière toujours aussi basse, comme sur le HP Mini 311 par ailleurs. Cette dernière perd ses armatures chromées, tandis que le pourtour du netbook les conserve.

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Le Samsung N510 est plus épais que le Mini 311 de HP, avec 42 mm au niveau de la batterie et 30 mm sur la partie avant. Cette épaisseur est en partie due à celle des matériaux employés, de meilleure qualité que ceux utilisés sur le Mini 311. Conséquence, le N510 paraît plus robuste et plus solide que son rival. Le tout sans surcharger le netbook, qui se paie le luxe d'être un peu plus léger que le Mini 311, avec 1 406 grammes contre 1 478 pour le netbook HP.

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La dalle de ce netbook affiche les images avec une résolution de 1 366 x 768, comme celle du Mini 311. Un élément les différencie grandement en revanche : si le modèle HP présente un écran très brillant, celui de Samsung utilise une dalle mat. Le choix est discutable, car si la dalle brillante est un vrai miroir, elle affiche des couleurs aux tons plus flatteurs que la dalle mat, surtout quand cette dernière n'est pas de très bonne qualité, ce qui est le cas de celle du N510. Dommage.

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On ne change pas une équipe qui gagne

Contrairement à HP qui a revu un bon nombre des éléments du Mini 700 pour produire le Mini 311, Samsung joue le statu quo avec son N510. On ne jettera pas la pierre au constructeur coréen, tant le NC10 était réussi. On retrouve donc avec plaisir ces petits pictogrammes placés au-dessus des connexions qui évitent tout simplement d'avoir à se pencher pour brancher correctement une clef USB ou la prise Ethernet, par exemple.

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Le clavier est toujours aussi bon, et pour cause : c'est le même que sur le NC10 ! Les bords sont simplement un peu plus larges. Nous ne nous ne plaindrons pas de ce choix, même si nous aurions préféré que quelques touches (notamment la tabulation) gagnent un peu en largeur. Le confort de frappe reste très bon, comme nous le signalions à l'époque sur le NC10.

Point de vue matériel, le N510 est lui aussi équipé d'un module Wi-Fi compatible avec la dernière norme 802.11n, contrairement au Mini 311, et le stockage est assuré par un disque de 160 Go fonctionnant à 5 400, comme sur le Mini 311 ou le NC10.

Les nombreux raccourcis qui nous avaient plus sont eux aussi encore présents : réglages de la luminosité et du volume sonore sur les touches du pavé directionnel, mais aussi celui permettant d'accéder rapidement à l'état de votre batterie. La combinaison de cette touche avec la touche Fn affiche à l'écran un joli visuel correspondant à l'état de chargement. Enfin, un autre raccourci permet de circuler entre les options des sorties vidéo. Vous pouvez ainsi passer rapidement du mode LCD (l'affichage sur l'écran du netbook) au mode CRT (le signal passe uniquement par la sortie VGA) ou HD, via la connectique HDMI dont est pourvu ce N510.

La suite logicielle conserve également sa richesse, avec entre autres Samsung Recovery Solution III, Cyberlink YouCam, Samsung Magic Doctor, Easy Display Manager et Easy Network Manager, bref, autant d'atouts qui facilitent l'utilisation de ce netbook. Enfin, la connectique n'a pour ainsi dire pas changé, puisque seul le port HDMI s'ajoute aux entrées et sorties existantes sur le NC10, à savoir 3 ports USB, un port VGA, la prise Ethernet, la double connectique audio et le lecteur de cartes 3-en-1, placés en façade.

Quelques modifications bienvenues, d'autres non

Bien sûr, ce N510 bénéficie de quelques améliorations au premier rang desquelles l'intégration de la solution ION de NVIDIA. Toutefois, contrairement au Mini 311 qui bénéficie de mémoire vive DDR3, c'est ici 1 Go de DDR2 à 400 MHz qui officie. Autre point négatif pour le netbook Samsung : si les fréquences des puces et des unités de calcul du GPU sont les mêmes que sur le Mini 311, la mémoire de la puce graphique est limitée à la vitesse de 1 600 MHz, contre 2 125 pour le modèle HP. En revanche, le N510 est nettement plus silencieux que son rival, notamment au repos.

Le pad particulièrement précis propose toujours un système de défilement simple et efficace, mais on regrettera que le multitouch n'ait pas été intégré comme sur le Mini 311. Quant au clavier, la seule modification notable concerne l'emplacement de la touche Windows, bizarrement déplacée vers la droite. Ce choix est très discutable, puisque très rare.

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Le N510 est commercialisé, comme le NC10, en trois coloris : blanc nacré, bleu ou noir. Dommage, en revanche, qu'aucune version n'existe pour le moment avec Windows 7 et un peu plus de mémoire vive. Quant au prix, on peut clairement se poser la question de la justification d'une telle différence avec le Mini 311 de HP : la prise en charge du Wi-Fi 802.11n et un châssis plus robuste valent-ils les 118 euros de différence constatés aujourd'hui ?

Samsung N510

6

Les plus

  • Les bons points du NC10
  • Dalle mate
  • Prise en charge du Wi-Fi 802.11n

Les moins

  • Peu d'évolution
  • Pas de multitouch
  • La touche Windows à droite

0

Ergonomie7

Esthétique9

Qualité / prix6





Performances synthétiques

Nos différents tests ont été effectués sous Windows XP Edition Familiale, c'est-à-dire la version livrée par les constructeurs avec leurs netbooks respectifs.

Test sur le processeur

ScienceMark 2 Primordia

ScienceMark 2 est un utilitaire de test utilisant le processeur pour effectuer toute une batterie de calculs scientifiques. Ici, c'est le fameux Primordia qui va mettre à l'épreuve nos deux netbooks. Nous avons également ajouter les résultats affichés par le NC10 de Samsung, afin de comparer les performances du chipset 945G d'Intel avec l'ION de NVIDIA.

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Score pour le calcul Primordia de ScienceMark 2. Le plus grand est le meilleur.

Sans surprise, les 3 modèles se tiennent au coude à coude, puisque ce test met principalement en jeu le processeur, qui est le même dans les trois netbooks.

Cinebench 10

Cinebench 10 est basé sur le moteur de l'application professionnelle Cinema4D. Pour évaluer les performances de nos systèmes, le logiciel effectue le rendu 3D de la scène en question de façon uniquement logicielle et nous donne un indice final sur la rapidité de la machine sans faire intervenir les performances des contrôleurs graphiques.

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Score obtenu sous Cinebench 10. Le plus grand est le meilleur.

Même remarque pour Cinebench, qui enfonce un peu plus le clou : si ION est une vraie évolution, c'est bel et bien toujours l'Intel Atom et ses piètres performances qui officie dans nos deux modèles en test.

Test sur la mémoire vive

La mémoire vive est un autre élément des plus essentiels dans un ordinateur, et les netbooks n'échappent pas à la règle. Pour évaluer les capacités de nos deux modèles en test, nous avons utilisé le fameux Memory Benchmark de Sandra 2009. Les résultats sont retranscrits dans ces deux graphiques représentant la faculté des plates-formes à travailler sur des nombres entiers pour le premier, à virgule flottante pour le second.

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Calculs sur les entiers à gauche, sur les nombres à virgule flottante à droite. Le plus grand est le meilleur.

Contrairement au test sur le processeur qui était peu significatif, celui sur la bande passante mémoire est plus riche en instruction. Tout d'abord parce qu'à mémoire équivalente (DDR2-800) dans le NC10 et le N510, on s'aperçoit que la plate-forme ION est à la peine par rapport au vieux 945G. En revanche, doté d'une barrette de type DDR3 ne fonctionnant qu'à 533 MHz, le Mini 311 propose des performances meilleures.

Test sur le disque dur

L'unité de stockage est un élément également très important dans l'évaluation des performances d'une machine. Pour effectuer nos mesures, nous avons utilisé l'utilitaire dédié de la suite PCMark05 ainsi que le très connu HDTach.

HDTach 3.04

L'utilitaire HDTach est très utile pour en savoir un peu plus sur un disque dur. Il précise les taux de transfert en lecture et les temps d'accès à l'unité de stockage.

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Performances obtenues sous HDTach en lecture / en temps d'accès. Le plus grand / le plus petit est le meilleur.

Si le disque du N510 est légèrement plus rapide que celui du Mini 311, ce dernier est plus réactif. Notez les performances plus que moyennes pour des disques SATA fonctionnant à 5 400 tours par minute, probablement l'un des points faibles de ces machines avec leur processeur.

PCMark05 - HDD Test

Le test de l'unité de stockage réalisé par PCMark05 diffère sensiblement de celui effectué par HDTach. Ici, le score reflète de manière globale les performances en lecture et en temps d'accès, ce qui vient résumer les résultats vus précédemment avec HDTach.

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Performances obtenues sous le HDD Test de PCMark05. Le plus grand est le meilleur.

Grâce à son meilleur temps d'accès, le disque du Mini 311 d'HP remporte ce test, alors que Samsung nous propose dans son N510 un disque moins performant que celui qui équipait le NC10...

Tests applicatifs, 3D

Si les tests synthétiques (qui éprouvent les différents composants d'une machine de manière en donner une vision globale des performances de l'ordinateur) sont intéressants, rien ne vaut quelques applications classiques pour apprécier de quoi sont capables nos plates-formes.

Compression de fichiers - Winrar 3.9

Winrar est également une application traditionnellement utilisée pour apprécier les performances d'une machine par un test tout à fait proche de conditions normales d'utilisation. C'est ici un dossier de près de 270 Mo, contenant des fichiers de quelques Ko à plusieurs Mo, que nous avons voulu compresser par la méthode standard du logiciel.

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Temps mis pour effectuer la compression de notre dossier. Le plus petit est le meilleur.

Bien que le processeur soit équivalent dans les trois machines, le HP Mini 311 remporte largement ce test. L'explication tient en ses performances au niveau de la bande passante mémoire, bien moindres chez son concurrent, qui fait même moins bien que son aîné.

Encodage d'une vidéo

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L'encodage vidéo sollicite davantage le processeur que la bande passante mémoire ou le disque dur, et c'est en toute logique que les trois netbooks affichent des résultats similaires. Notez par ailleurs que le HP Mini 311 et le Samsung N510 bénéficient tous deux de la technologie CUDA et peuvent donc faire fonctionner BadaBoom, le logiciel d'encodage de NVIDIA. A titre indicatif (car il est difficile de comparer deux processus relativement différents du fait de l'utilisation de deux codecs distincts), nous avons mis environ trois fois moins de temps à transformer notre vidéo avec ce logiciel.

Le temps d'allumage du netbook

Nous nous sommes enfin prêtés au petit jeu de la mesure du temps de démarrage de Windows, du moment où nous avons actionné le bouton d'allumage jusqu'à l'apparition du fond d'écran de notre bureau. Les résultats sont consignés dans ce tableau.

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Temps de démarrage de Windows. Le plus petit est (évidemment) le meilleur.

Étonnement, le chargement de Windows est plus long avec la plate-forme ION. La faute au chargement des pilotes vidéo ? Sans doute. Il n'en reste pas moins qu'avec 44 secondes pour nos deux netbooks contre 38 secondes pour le NC10 et même 24 secondes pour le Eee PC 1000H que nous avons également testé, le recul est significatif.

Test sur le contrôleur graphique

S'il paraît évident que le GPU n'est pas le point fort d'un netbook (dont les performances ne sont pas comparables ne serait-ce qu'à celle d'un notebook d'entrée de gamme), il nous a toutefois semblé intéressant de confronter les deux netbooks entre eux sur le test GPU de 3DMark 06.

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Résultats obtenus sous 3DMark06. Le plus grand est le meilleur.

Le Mini 311 sort vainqueur de ce test grâce à la fréquence plus élevée de la mémoire du GPU (2 125 MHz contre 1 600 MHz, pour rappel). On s'aperçoit ici du monde qui sépare le GMA 950 du 9400M de NVIDIA, avec des scores plus de 10 fois supérieures dans la résolution de test, 1 024 x 600.

Que donne ION dans les jeux ?

La question qui est probablement sur toutes vos lèvres est la suivante : peut-on enfin envisager de jouer avec un tel netbook ? La réponse est mitigée. Pour y répondre, nous avons réalisé quelques tests sur deux titres : Call of Duty 4 et Far Cry 2. Voici les résultats :

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Résultats de nos tests sous Call of Duty 4 (à gauche) et Far Cry 2 (à droite).


La possibilité de jouer à certains jeux dans la résolution native de l'écran existe bel et bien avec la solution de NVIDIA : COD4 passe très bien en 800x600, et même en 1366x768, mais au prix d'un énorme sacrifice quant au niveau de détails du jeu. Car dès que ce dernier s'élève à un niveau normal, la puce graphique ne tient pas la cadence. Pour Far Cry 2, le résultat est en revanche sans appel : même avec le niveau de détails le plus bas possible, le jeu ne fonctionne pas à plus de 10 FPS, ce qui est largement insuffisant.

S'il est donc possible de jouer à certains titres, dans des conditions particulières, sur un netbook ION, l'intérêt de la solution de NVIDIA réside davantage dans la lecture de vidéo HD, comme nous le verrons en conclusion.

Autonomie et consommation

L'autonomie et la consommation sont deux notions primordiales quand il s'agit d'ordinateurs fortement nomades comme le sont les netbooks.

Autonomie - BatteryMark

Evoquons tout d'abord les performances en matière d'autonomie. Elles dépendent fortement de la consommation du netbook (que nous étudierons après), mais aussi de la batterie qui l'équipe. Pour effectuer ce test d'autonomie, nous nous sommes servis du logiciel Battery Mark, qui simule une activité bureautique, et avons placé la luminosité au milieu de sa puissance. Les liaisons sans fil ne sont pas activées. Les résultats sont consignés dans le graphique suivant.

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Durée d'autonomie des deux netbooks pour une utilisation bureautique. Le plus grand est le meilleur.


Les performances du NC10 en la matière sont loin d'être égalée : avec ses près de 8h, le netbook de Samsung reste une référence. Le N510 ne prend clairement pas la relève, avec une autonomie moindre que celle du Mini 311. Notez que les 3 batteries en question sont tout à fait comparables, avec des capacités de 5139 mAh pour le NC10, 5088 mAh pour le Mini 311 et 5139 mAh pour le N510.

Consommation au repos

En dehors de l'autonomie, la notion de consommation est tout aussi importante. Pour évaluer les performances de nos deux modèles en la matière, nous avons tout d'abord mesuré leur consommation au repos, la luminosité de l'écran réglée au milieu de sa capacité, le tout grâce à un wattmètre.

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Consommation en mode économie d'énergie, luminosité à la moitié de sa puissance. Le plus petit est le meilleur.

L'explication de la meilleure autonomie de l'HP Mini 311 est en partie contenue dans ce graphique : sa consommation au repos est bien moindre que celle du N510 et parvient même à passer sous celle du NC10, alors que son écran est pourtant plus large.

Consommation à pleine charge

Pour cette seconde mesure, nous avons chargé le processeur grâce à deux sessions de Prime95 et poussé la luminosité à fond.

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Consommation en mode ordinateur de bureau, luminosité à fond, en charge. Le plus petit est le meilleur.

En charge, la tendance ne s'inverse pas : le N510 consomme toujours plus que le Mini 311, qui lui-même est plus gourmand cette fois que le NC10.

Un mot sur la température

Avoir son portable sur le genou est une chose très commune. C'est pourquoi un appareil qui chauffe de façon excessive est à proscrire. Nous avons donc, pour vous éviter ce désagrément, fait quelques relevés de températures grâce à Speedfan, au repos tout d'abord, puis lors de sessions de Prime95. Les résultats sont reportés ici.

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Températures du processeur relevées par Speedfan au repos, à gauche, puis en charge, à droite. Le plus petit est le meilleur.

Grâce à l'utilisation quasi constante du ventilateur qui l'équipe, le Mini 311 parvient à conserver son processeur au frais au repos, avec seulement 33°C. En charge, les scores s'équilibrent entre le Mini 311 et le N510. A noter la nette progression du système de refroidissement employé par Samsung par rapport au NC10 : la température en charge perd près de 10°C !

Pas de révolution pour les performances et les jeux...

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Que dire de ces deux netbooks basés sur la solution ION de NVIDIA ? Premièrement, que cette évolution dans le monde des netbooks ne doit pas occulter le fait que c'est toujours le sempiternel Intel Atom N270 qui équipe nos deux modèles. Conséquence : les performances restent bien en deçà de ce que l'on peut obtenir avec un notebook, même d'entrée de gamme.

Cependant, l'arrivée de ION constitue une vraie évolution. Non pas dans le domaine des jeux vidéo : nos tests en la matière confirme que si ION est bien supérieur au GMA 950 d'Intel, cette solution associée à l'Intel Atom N270 ne pourra en aucun cas vous permettre de jouer à des jeux récents avec un niveau de détails convenables, même en 800x600.

... mais une vraie évolution en vidéo

La vraie nouveauté réside plutôt dans la prise en charge de la décompression matérielle dont est capable le GeForce 9400M. Associé à des codecs performances comme CoreAVC (certes payants mais qui vaut réellement son prix), nous avons pu sans aucun mal faire tourner une vidéo haute définition de 11 Go en 1080p. Nous en avons testé plusieurs sans jamais avoir de souci et avec une occupation du processeur lors de ces tests inférieure à 30%. La lecture d'un Blu-ray n'a pas posé plus de problèmes.

Et la concurrence ?

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NVIDIA propose une bonne solution pour les netbooks avec son ION, moins onéreuse que le Poulsbo d'Intel et son GMA 500 capable, lui aussi, de décompression vidéo matérielle. Pour faire face à NVIDIA, Intel devrait proposer une nouvelle plate-forme destinée aux netbooks en début d'année prochaine, nom de code Pinet Trail, alors qu'AMD arrive lui aussi sur le marché avec son Congo (voir Eee PC 1201T : le premier netbook AMD d'Asus). Reste à savoir si ces différentes solutions pourront égaler ION en termes de performances et surtout si elles offriront une réelle avancée dans le monde des netbooks, ce qui, soyons clairs, ne semble pas être le cas.

Finalement, lequel choisir ?

Pour en revenir à nos deux netbooks en test, le choix entre le HP Mini 311 semble simple : avec une différence de plus de 110 euros à l'heure où nous écrivons ces lignes, le Mini 311 est clairement plus intéressant. Certes, le N510 embarque un module Wi-Fi plus récent, est plus silencieux et semble plus robuste et mieux fini. Mais technologiquement parlant, le Mini 311 a de l'avance avec sa mémoire DDR3. Le Mini 311 est pour nous une vraie bonne affaire et constitue un excellent choix pour celui qui cherche une solution peu onéreuse capable de quelques fonctions basique et de lire des films en Haute Définition sur son téléviseur.


Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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