Stuxnet : la Russie remet de l'huile sur le feu

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Le 23 septembre 2011
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Selon la Russie, le ver Stuxnet aurait été mis sur pied par les Etats-Unis et Israël afin d'attaquer des installations critiques en Iran. Un responsable du ministère des affaires étrangères continue donc d'alimenter la rumeur selon laquelle le malware serait le fait d'un Etat.

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Interrogé par l'AFP, Ilya Rogachyov, chef du département des menaces émergentes au sein du ministère des Affaires étrangères de Russie cible deux pays comme étant les instigateurs du ver Stuxnet. En se basant sur des avis d'experts, le responsable estime que « des traces (du malware, ndlr) mènent à des actions menées par Israël et les Etats-Unis ». Selon lui, le but de cette attaque visant les installations SCADA d'Iran serait donc de nature stratégique.

Pour rappel, en 2010, un malware plutôt sophistiqué utilisant 4 voire 5 failles 0-Day et d'origine inconnue avait touché des infrastructures critiques iraniennes. Les centrifugeuses de la centrale nucléaire de Natanz avaient même subi les assauts du malware. Concrètement, Stuxnet était parvenu à injecter un code malveillant sur chaque programme d'un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens, baptisé Step 7. Une fois infiltré dans un système, il en perturbait le fonctionnement.

Le responsable russe Ilya Rogachyov remet donc au goût du jour la rumeur selon laquelle des Etats seraient les auteurs du malware. Des propos déjà évoqués puisqu'en février dernier, le général israélien Gabi Ashkenazi avait reconnu être le père du ver Stuxnet. Il aurait glissé cette indiscrétion à l'occasion de son départ en retraite...

Toujours est-il que certaines rumeurs ont décidemment la vie dure. Interrogés sur la question, des éditeurs de sécurité nous avaient confié qu'il serait de toute façon difficile d'identifier clairement la source du ver. « D'un autre côté, je ne connais pas beaucoup de pays qui peuvent avoir les ressources en matière d'ingénieurs capables de développer ce type d'attaques. Ce n'est pas du ressort de tous même si je ne suis pas capable à l'heure actuelle d'identifier la source du malware » précisait également Eugène Kaspersky.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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