Le recyclage des déchets électroniques gagne la France

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Le 15 novembre 2006
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Sous la pression européenne, la collecte et le traitement des déchets électroménagers, électriques et électroniques (DEEE) deviennent obligatoires en France.

Sous la pression européenne, la collecte et le traitement des déchets électroménagers, électriques et électroniques (DEEE) deviennent obligatoires en France.

C'est officiel : A partir du 15 novembre 2006, la collecte et le traitement des déchets électroménagers, électriques et électroniques (DEEE) deviennent obligatoires.

Conformément à la directive européenne DEEE adoptée en 2003, tardivement transposée par la France, fabricants, collectivités et consommateurs sont appelés à participer à cet effort de valorisation des déchets électroniques et de protection de l'environnement.

La prise en charge de 1,7 millions de tonnes de DEEE par an en Franxe, en progression de 3% à 5% chaque année, sera financée par "une écotaxe" sur chaque produit fabriqué, taxe répercutée sur les prix de détail. Par ailleurs, les marchands ont obligation de reprendre gratuitement un ancien appareil pour tout achat d'un matériel neuf équivalent.

Dans la pratique, les DEEE seront adressés par les distributeurs aux fabricants qui, à leur tour, les feront traiter par des organismes créés dans l'urgence à la demande du ministère de l'écologie (Eco-Systèmes, Ecologic, European Recycling Platform, Recyclum).

Les consommateurs auront également la possibilité de déposer leurs appareils usagés dans des points de collecte créés par les collectivités locales à cet effet ou de passer par des associations (collecte d'ordinateurs en état de fonctionner, etc.)

En France, plus de 50% des DEEE sont rejetés par les ménages, ce qui représente environ 14 kg de déchets par an et par habitant. Par le biais de l'écotaxe 4 kg de déchets électroniques par personne seront collectés, contre 2 kg aujourd'hui.

Jusqu'à présent, la plupart des DEEE étaient "enfouis ou incinérés sans aucune forme de prétraitement", a indiqué Alain Geldron, chef du département prévention à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), au journal Le Monde.

D'après l'Ademe, la montée en puissance du traitement spécifique des déchets électroniques "dépendra de l'implication des collectivités locales".
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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