Pendant près de deux mois, Adrien, Alexis, Olivier et Laurent, quatre lecteurs de Clubic, ont vécu au quotidien avec la Zendure SolarFlow 2400 AC+. Quatre logements, quatre installations solaires, quatre façons de consommer l'électricité : c'est cette diversité qui fait la richesse de ce test.

Le SolarFlow 2400 AC+ de Zendure est un système de stockage d'énergie conçu pour se brancher directement sur une prise murale ©Zendure
Le SolarFlow 2400 AC+ de Zendure est un système de stockage d'énergie conçu pour se brancher directement sur une prise murale ©Zendure

Avant d’entrer dans le vif du sujet et découvrir ce que nos lecteurs ont pensé du SolarFlow 2400 AC+, commençons par faire le point sur ce produit et ce qu’il propose.

Le SolarFlow 2400 AC+ en bref

Le SolarFlow 2400 AC+ est le nouveau système de stockage d’énergie imaginé par Zendure. Et comme son nom le suggère, il est conçu pour se connecter directement sur une prise murale classique en courant alternatif ou Alternating Current en anglais (AC).

Il combine un pack de batteries domestiques évolutif (de 2,4 à 16,8 kWh) avec un onduleur bidirectionnel de 2 400 W. Le tout est piloté par un système HEMS, alimenté par ZENKI AI. Celui-ci optimise les cycles de charge et de décharge selon la production solaire ou les tarifs de l'électricité, notamment pendant les heures creuses.

En d’autres termes, sa mission est de réduire la facture d’électricité de ses utilisateurs. Mais entre la promesse et la réalité, il y a parfois un monde… alors, voyons ce qu’il en est vraiment :

Le panel : nos quatre testeurs et leurs installations

CritèresAlexisOlivierAdrienLaurent
Puissance de l'installation4 500 W2 000 W3 000 W3 000 W
Panneaux solaires10x450W (Est/Sud)4x515W (sol / inclinable)Toiture4x425W + 4x320W (Sud/Sud-Est)
OnduleurHuaweiHoymilesAPsystemsEnphase IQ7

L’avis d’Adrien

Déballage et première impression

Sur la qualité de l’emballage, les témoignages de nos quatre lecteurs convergent. Tous saluent un conditionnement soigné, qui permet de protéger la batterie pendant le transport.

Un emballage robuste qui inspire confiance ©Adrien pour Clubic

« L'emballage inspire confiance, le carton est robuste et la batterie parfaitement calée », indique Adrien. Il précise toutefois qu'avec un poids assez important de 27 kg, extraire le SolarFlow 2400 AC+ du carton peut être délicat lorsqu'on est seul.

La première impression, en tout cas, est très convaincante. La SolarFlow inspire confiance, il semble robuste et se montre même plutôt élégante… ce qui n’est pas forcément ce que l’on attend, a priori, d’une batterie, mais c'est toujours bon à prendre.

Déballage et premier contact avec la SolarFlow 2400 AC+ ©Adrien pour Clubic

Installation et mise en route

« L'installation est très simple : il suffit de brancher la batterie sur une prise secteur, puis de l'associer au réseau Wi-Fi via l'application ».

La batterie fonctionne de manière totalement silencieuse. Adrien l'a installée dans le garage, à proximité du compteur électrique, mais elle pourrait très bien trouver sa place à l'intérieur du logement.

Il a fait installer une prise renforcée de type Mureva pour encaisser la puissance importante de 2400 W et ainsi tirer le maximum de sa batterie, ce qui ne serait pas possible avec un prise classique. De plus, il dispose d'un compteur intelligent Shelly, pour que la batterie connaisse la consommation instantanée du foyer.

Point de vigilance : la passerelle de son installation photovoltaïque APsystems s'est révélée incompatible avec la SolarFlow, ce qui a empêché le dialogue entre les deux systèmes.

Note de Clubic : pas de panique, le SolarFlow 2400 AC+ ne repose pas sur la passerelle de l'onduleur PV. Il surveille la consommation du foyer et l'électricité excédentaire via un compteur intelligent, comme ceux de Shelly ou Zendure. Cette incompatibilité n'affecte donc pas sa fonction principale d'économie d'énergie. Seules les données directes du côté photovoltaïque ne sont pas accessibles.

La poignée de transport facilite les déplacements de la SolarFlow 2400 AC+ ©Adrien pour Clubic

Usage au quotidien

Si le petit écran en façade s'avère peu utile au quotidien, il sert tout juste à démarrer la batterie et contrôler la connexion réseau, l'application en revanche est très complète.

« Celle-ci est riche, elle offre de nombreuses possibilités, mais certains réglages nécessitent plusieurs jours de prise en main ».

Il est notamment possible de définir les puissances de charge et de décharge, ainsi que les seuils minimum et maximum. Adrien a choisi une plage de fonctionnement comprise entre 15 et 90 %.

Après plusieurs essais, le mode Zenki AI ne correspond pas à son usage : la batterie rechargeait la nuit en heures creuses, réduisant sa capacité disponible pour absorber le surplus solaire du lendemain. Il a finalement opté pour un fonctionnement mixte : autoconsommation en journée, puis mode personnalisé en soirée.

« Cette solution correspond davantage à mes besoins, même si l'absence d'un mode expert permettant de programmer précisément ces périodes est regrettable ».

Note de Clubic : le mode expert est effectivement disponible, pour en savoir plus, voir l'avis d'Olivier ci-dessous.

Capture d'écran de l'application Zendure ©Adrien pour Clubic

Économies réalisées : le bilan d'Adrien

Sur le mois d'août 2026, Adrien a économisé environ 11 € d'électricité et gagné 5 points de taux d'autoconsommation.

Des résultats obtenus en quatre semaines de test, avec une météo favorable, qui devront être confirmés sur une période plus longue.

Avec 2,4 kWh théoriques, soit environ 1,8 kWh utile sur sa plage de 15 à 90 %, la capacité de la batterie reste par ailleurs insuffisante pour couvrir une nuit complète.

L’avis d’Olivier

Déballage et première impression

Olivier décrit un carton très résistant, dans lequel la batterie arrive bien calée et protégée avec de la mousse dense. Autrement dit, un packaging qui rassure sur la façon dont le produit a voyagé.

« Le colis est arrivé dans un carton très résistant. La
batterie est bien calée et protégée avec de la mousse dense
».

Mais c'est d'abord le poids qui semble avoir marqué l'esprit d'Olivier. Un colis de 30 kg à réceptionner seul, ce n'est pas rien. Comme il le résume lui-même, ce poids « peut surprendre à la réception », même si la qualité du carton permet de s'en sortir, notamment en le faisant glisser au sol plutôt qu'en le portant. Il a d'ailleurs géré la réception, le déplacement et l'ouverture entièrement seul, sans aide.

Le disjoncteur, livré séparément, bénéficie du même soin, un carton épais et une protection à la hauteur du reste du kit.

Déballage de la batterie SolarFlow 2400 AC+ ©Olivier pour Clubic

Installation et mise en route

La première étape, qui consiste à brancher la batterie sur une prise du salon pour un test d'allumage, s'est déroulée sans accroc.

Le boîtier de la batterie SolarFlow 2400 AC+ ©Olivier pour Clubic

Un appairage simple comme bonjour ?

Direction ensuite l'App Store pour télécharger l'application Zendure et créer un compte. C'est au moment de l'appairage que les choses se compliquent légèrement :

Olivier appui sur le bouton "+" pour ajouter un appareil, puis autorise la recherche Bluetooth afin d'appairer son téléphone avec la batterie, mais elle reste invisible. Il tente alors l’ajout manuel en sélectionnant le modèle SolarFlow 2400 AC+ dans la liste, puis suit les instructions qui lui demandent d’appuyer pendant trois secondes sur le bouton situé en façade. Malgré cela, la batterie reste introuvable.

Rien de bien inquiétant, toutefois : après avoir attendu cinq minutes, un second essai suffit. Cette fois, l’appareil est immédiatement détecté et ajouté sans difficulté.

Une fois cette étape franchie, la configuration du système de gestion énergétique (HEMS) s’enchaîne sans friction : détection automatique du pays, réglage des puissances de charge et de décharge, puis sélection du plan énergétique. La procédure se termine par une mise à jour du firmware, proposée directement au cours de l’installation.

Détail intéressant pour les foyers déjà équipés : Olivier n'a pas installé le compteur Zendure 3CT fourni en option, car il disposait déjà d'un Shelly 3EM Wifi, compatible avec la batterie. C'est lui qui gère la production solaire, il détecte le surplus et relaie l'information au système.

Appairage du SolarFlow 2400 AC+ ©Olivier pour Clubic

Une discrétion très appréciable

Enfin, un dernier point mérite d'être souligné, son étonnante discrétion. Lors du premier paramétrage, Olivier avait installé la batterie dans son salon, avec l’idée de lui trouver ensuite un emplacement plus adapté. Mais finalement, il a choisi de la laisser sur place. La batterie se révèle totalement silencieuse à l’usage.

Seul un léger clic peut parfois se faire entendre lors du passage entre la veille et les phases de charge ou de décharge. Un bruit ponctuel qu’Olivier juge lui-même totalement insignifiant.

Installation de la batterie SolarFlow 2400 AC+ ©Olivier pour Clubic

Usage au quotidien

Olivier a pris le temps de tester chaque mode de fonctionnement pour identifier celui qui collait le mieux à son installation et à ses horaires de consommation.

  • Premier essai avec le mode Zenki AI : le principe est séduisant sur le papier, une intelligence artificielle gère tous les paramètres et se charge d'obtenir le meilleur. Seulement, comme la gestion de la production solaire passe par son compteur Shelly 3EM, le fonctionnement est faussé.
  • Deuxième essai, le mode Autoconsommation : la batterie se recharge en journée via l'installation solaire, avec une vitesse de charge qu'Olivier salue grâce à la puissance de 2 400 W. Mais un problème structurel apparaît vite : la batterie se vide généralement vers minuit, une fois les plaques de cuisson et le four sollicités en soirée. Résultat, toute sa consommation entre 0h et 10h-11h du matin repasse intégralement sur le réseau.
  • Troisième essai, le mode Automatique : ce dernier s'adapte aux heures creuses. En renseignant ses horaires (super heures creuses de 3h à 7h chez son fournisseur Ilek), la batterie se recharge au meilleur moment pour maximiser les économies. Puis, à partir de 7h du matin, elle commence à se décharger pour couvrir la consommation jusqu'à la prise de relais par le solaire.
  • Quatrième essai, le mode personnalisé : Olivier a remarqué qu'entre 7h et 11h du matin, la batterie ne se vide pas complètement et se retrouve donc rapidement pleine à nouveau avec un surplus solaire qui ne peut plus être exploitée. Sa solution a été de brider la recharge nocturne à 50%, suffisant pour couvrir la tranche 7h-11h, puis laisser le solaire prendre le relais jusqu'au soir.

Un scénario précis qu'il détaille lui-même : « charge à 50% de 3h à 7h, décharge jusqu'à 10% entre 7h et 11h, recharge solaire jusqu'à 19h, puis décharge pour couvrir la soirée jusqu'à minuit. »

Analyse de la consommation depuis l'application Zendure ©Olivier pour Clubic

Sa réactivité est un véritable atout

Outre les différents modes proposés, un point crucial concerne celui de la réactivité, c'est-à-dire, le délai nécessaire pour qu’elle prenne le relais lorsqu’un appareil énergivore, comme un four, se met en marche.

Sur ce point, Olivier se montre particulièrement satisfait. Le temps de bascule entre la veille et la décharge ne dépasse pas trois secondes, la batterie réagit donc très vite aux variations de consommations.
Cette réactivité contribue à rendre son utilisation plus fluide et naturelle au quotidien, d'autant qu'avec une puissance bidirectionnelle de 2400 W, elle est capable d'absorber la demandes de nombreux appareils.

Home Assistant complète l'expérience

Olivier utilise Home Assistant, la plateforme de domotique, pour gérer son installation existante. Olivier considérait donc la compatibilité avec cet outil comme un critère indispensable.

Il ne cache pas sa satisfaction : l'intégration est facile à mettre en place et permet de récupérer en temps réel toutes les données de la batterie (état de charge, décharge, veille, pourcentage, puissance instantanée).

Home Assistant donne même la possibilité de planifier une charge à 50 % la nuit pour garder de la marge le matin afin de récupérer le surplus solaire, ce qui n'est pas possible avec l'application Zendure.

Il évoque aussi la création de scénarios automatisés, comme le déclenchement de la recharge de son véhicule électrique dès que la batterie atteint 100% en présence de surplus solaire.

Économies réalisées : le bilan d'Olivier

Olivier est passé de 3€ par jour à 2€ par jour de consommation électrique, soit une baisse de 33%. Un gain notable qui mérite toutefois d'être nuancé, ce résultat ayant été obtenu en plein été, période où la production solaire est logiquement au maximum.

Olivier a par ailleurs joué sur les deux leviers possibles pour réaliser ces économies :

  • D'un côté, la batterie récupère le surplus solaire qui, auparavant, repartait vers le réseau.
  • De l'autre, elle permet de stocker de l'énergie au moment où elle coûte le moins cher (heures creuses) pour la restituer au moment où elle coûte le plus cher.

Pour autant, il constate malgré tout quelques pertes de surplus lors des journées les plus ensoleillées de juillet et août. La capacité de stockage de 2,4 kWh atteint ses limites, il peut alors être intéressant d'envisager l'ajout d'une seconde batterie, type AB3000L.

Un RSI estimé entre 3 et 4 ans

Quoi qu'il en soit, Olivier situe le seuil de rentabilité entre 3 ans, dans le meilleur des cas, et 4 ans en étant prudent, et ce, en tenant compte d'une baisse de production hivernale ou tout autre aléa dans son calcul.

L'avis d'Alexis

Déballage et première impression

Quand le kit Zendure arrive chez Alexis, il se présente en deux colis bien distincts, l'un pour le Smart Meter, l'autre pour la batterie. « Le packaging est particulièrement soigné et protège très bien les équipements », nous confie Alexis.

À l'ouverture des boîtes, tout le nécessaire est présent : câbles, fixations, documentation de démarrage rapide. Un point à noter tout de même pour les moins à l'aise avec le numérique. Le manuel d'utilisation complet n'est pas fourni au format papier et doit être téléchargé en ligne.

Déballage de la SolarFlow 2400 AC+ ©Alexis pour Clubic

Premier contact : une claque esthétique

Le boîtier dégage une sensation de solidité qu'on retrouve rarement sur ce type d'équipement domestique.

« Les finitions de la batterie sont irréprochables et le format est parfaitement pensé pour limiter l'encombrement tout en restant manœuvrable. »

Alexis souligne à plusieurs reprises l'attention portée au design, jusqu'à la minuscule antenne intégrée sur le dessus du boîtier, presque invisible tant elle est bien intégrée.

« Zendure a réalisé un très bon travail de design », avant d'ajouter que le produit « s'intègre facilement dans un espace de vie intérieur sans dénaturer la décoration ».

La sobriété comme philosophie

Avant même de parler installation, Alexis teste l'ergonomie de base, en façade : un simple bouton pour « réveiller » l'écran et afficher l'état de charge, représenté par des barres. Pas de menu à rallonge, pas de fioritures. « Cette simplicité est amplement suffisante au quotidien ».

SolarFlow 2400 AC+ ©Alexis pour Clubic

Installation et mise en route

Alexis a choisi de tout installer lui-même, notamment le Smart Meter 3CT qui doit se poser sur un tableau électrique.

La batterie : on est sur du Plug & Play

L'installation de la batterie SolarFlow 2400 AC+ est on ne peut plus facile. « Sa mise en route est d'une grande simplicité puisqu'il suffit de la brancher sur une prise secteur domestique ».

Pas de configuration électrique complexe, pas d'intervention lourde… on branche, et ça fonctionne. Enfin, il ajoute tout de même un conseil de prudence.

« Il convient toutefois de prêter attention à la puissance de décharge paramétrée en fonction de la prise utilisée et du nombre d'appareils déjà connectés sur la ligne […] L'idéal reste de lui réserver une prise sur un circuit dédié ».

Smart Meter 3CT : la vraie partie technique

C’est avec l’installation du Smart Meter 3CT que les choses deviennent un peu plus techniques. Le compteur doit en effet être installé directement dans le tableau électrique, une opération qui nécessite quelques précautions. Pour les personnes peu à l’aise avec ce type d’intervention, mieux vaut donc faire appel à un professionnel.

D’autant qu’une subtilité de branchement est à connaître en configuration monophasée. Le Smart Meter est en effet configuré par défaut pour une installation triphasée. Dans ce cas précis, la pince ampèremétrique ne doit pas être raccordée au slot Phase 1 (IL1), mais au slot Phase 3 (IL3).

Installation de la Zendure SolarFlow 2400 AC+ et du compteur intelligent 3CT ©Alexis pour Clubic

Usage au quotidien

Le premier enseignement de ce test au long cours pour Alexis tient en une phrase, et elle a son importance pour qui a déjà pesté contre un objet connecté capricieux : « Un point fort du matériel réside dans sa sérénité d'utilisation : une fois branché et configuré, le système est complètement autonome ».

Concrètement, cela se traduit par une robustesse à toute épreuve face aux aléas du réseau domestique : « En cas de coupure de courant ou de redémarrage de la box Wi-Fi, l'ensemble se relance et se reconnecte automatiquement dès le retour de la tension, sans intervention humaine ».

Une application comme compagnon

Difficile de parler d'usage quotidien sans s'attarder sur l'application mobile, véritable tableau de bord de l'écosystème. Et là encore, Alexis ne cache pas sa satisfaction : « À l'image du matériel, l'application est épurée, sobre et lisible. Nul besoin d'être un expert en informatique pour en comprendre le fonctionnement ».

L'écran d'accueil, avec son schéma de maison animé, devient vite un réflexe pour suivre les flux d'énergie en un coup d'œil : « On identifie d'un coup d'œil l'origine de l'électricité et sa destination », précise-t-il.

« Aucun bug, perte de données ou déconnexion intempestive n'a été constaté durant ces deux mois. L'application s'est révélée particulièrement rapide et stable », une stabilité qui pèse dans le jugement global.

Gestion de l'énergie ©Alexis pour Clubic

Pilotage du système

Alexis a d'abord opté pour le mode « Auto » durant tout le mois d'août, dans l'idée de comparer sa consommation avec et sans batterie.

Le résultat est un peu en demi-teinte : « Le mode Auto n'a pas réagi exactement comme décrit : la batterie ne se rechargeait pas systématiquement sur les heures creuses pour restituer l'énergie en heures de pointe ».

Le vrai tournant survient avec le passage au mode ZENKI, piloté par intelligence artificielle : « Cette bascule a immédiatement montré son efficacité : la batterie a commencé à se charger pendant les heures creuses pour restituer l'électricité durant les heures pleines ». On passe d'un système qu'il faut surveiller à un système qu'on oublie, en toute confiance.

Discrétion et confort d'usage réel

Alexis souligne, comme les autres testeurs, que cette batterie est particulièrement discrète. Avec une puissance limitée à 900 W, il explique qu'elle « est rigoureusement silencieuse et ne dégage aucune chaleur perceptible ».

Économies réalisées : le bilan d'Alexis

En juillet, sans l'écosystème Zendure, le taux d'autoconsommation de la maison plafonne à 40 %. Un mois plus tard, batterie installée, le chiffre grimpe à 48 %. Soit un gain de 8 points en un mois, ce qu'Alexis résume sobrement : « L'impact de la batterie s'est immédiatement fait sentir sur les bilans mensuels ».

Le gain de 8 points a été obtenu avec le seul mode Auto, dont Alexis avait pourtant relevé les limites. Sa conclusion est sans détour : « Ce gain montre que le potentiel de hausse d'autoconsommation offert par Zendure est encore supérieur en utilisation optimale ».

L'avis de Laurent

Déballage et première impression

Première impression mitigée pour Laurent qui regrette l'absence de poignées sur le carton du colis. Un bémol qui contraste avec le reste de l'expérience.

Laurent souligne la qualité de fabrication perçue au premier contact, : « les poignées présentes sur la batterie sont très appréciables, solides ».

Déballage des SolarFlow 2400 AC+ et Smart Meter 3CT ©Laurent pour Clubic

Installation et mise en route

Si le branchement de la batterie est facile, l'installation du Smart Meter 3CT est plus complexe, « des connaissances en électricité s'imposent ». Une mise en route technique, réservée à un public averti ou accompagné, mais qui n'entache pas le résultat final une fois le système opérationnel.

Smart Meter 3CT ©Laurent pour Clubic

Usage au quotidien

Premier constat, et non des moindres : « le produit couvre totalement la plage de production de mon installation photovoltaïque de 3 kWh ».

Dans l'application Zendure, deux modes de fonctionnement se distinguent nettement selon Laurent. D'un côté, « le mode autoconsommation est parfait », fiable, cohérent, il fait ce qu'on attend de lui. De l'autre, le mode Zenki peine encore à convaincre. Notre testeur relève « des décisions incohérentes (décharge en heure creuse) », un comportement qui va à l'encontre de la logique économique recherchée.

SolarFlow 2400 AC+ ©Laurent pour Clubic

En plus du domicile, Laurent a testé la batterie sur un chiantier, en usage hors réseau. Il indique avoir pu alimenter « des outils, une glacière électrique, des caméras de surveillance, un routeur 4G, ainsi que l'éclairage, air fryer, VE… aucun problème ». Cette polyvalence est évidemment un atout.

Économies réalisées : le bilan de Laurent

Côté facture, Laurent se montre plutôt convaincu, il constate que « sa consommation auprès de son fournisseur d'électricité a beaucoup diminué en heure pleine ».

A vrai dire, il envisage même d'investir dans des batteries supplémentaires, estimant que « le rapport qualité prix est de plus en plus intéressant au fil des années ».

Dernier argument, et non des moindres pour rassurer sur la pérennité de l'investissement : la garantie constructeur de 10 ans, qui selon lui « assure la rentabilité à coup sûr »

Smart Meter 1CT : une nouvelle génération plus compacte est disponible

Depuis la rédaction de ce retour d’expérience, Zendure a lancé une nouvelle génération de compteurs intelligents, les Smart Meter 1CT-S (monophasé) et 3CT-S (triphasé), qui apportent plusieurs améliorations notables.

Le boîtier adopte un format plus compact et ne nécessite désormais qu’un seul emplacement sur rail DIN, contre deux auparavant. Un changement qui facilite son intégration dans un tableau électrique existant, qui serait déjà bien chargé, comme c’est souvent le cas.

Autre nouveauté appréciable : l’ajout d’un port RJ45 compatible RS485, qui permet de relier directement le compteur à la batterie à l’aide d’un simple câble Ethernet. Cette liaison filaire offre une communication plus stable et fiable que le Wi-Fi.

Smart Meter 1CT © Zendure

SolarFlow 2400 AC+ : une solution pertinente… à condition de posséder la bonne installation

Qualité de fabrication, réactivité, polyvalence et économies potentielles… La Zendure SolarFlow 2400 AC+ semble faire consensus auprès de nos quatre testeurs. Mais cette efficacité repose tout de même sur quelques prérequis.

Il faut notamment disposer du compteur intelligent Zendure et d’un onduleur solaire compatible afin d’assurer une communication optimale entre les différents éléments de l’installation. L’installation électrique doit également être correctement dimensionnée pour pouvoir exploiter pleinement les 2 400 W de puissance.

La solution n’en reste pas moins prometteuse. Et son intérêt pourrait même être renforcé en lui ajoutant des batteries supplémentaires, proposées en option par Zendure. De quoi augmenter la capacité de stockage et, potentiellement, aller encore plus loin dans l’optimisation de sa consommation électrique.

Découvrir le SolarFlow 2400 AC+