En matière de barre de son, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour améliorer l’immersion. Avec son ensemble annoncé comme 11.8.8, le constructeur Ultimea, plutôt habitué aux produits abordables, a dévoilé à l’IFA l’une des créations sonores les plus folles de ces dernières années, l’Ultimea Sphere X Pro.

Le défi ? Faire rentrer l'ensemble dans sa pièce © Guillaume Fourcadier pour Clubic
Le défi ? Faire rentrer l'ensemble dans sa pièce © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Sorte de kit modulable, puisqu’allant d’une “simple” version 9.2.6 avec barre + caisson + 2 satellites Surround/Atmos, jusqu’à un impressionnant ensemble 11.8.8 avec barre + 4 caissons + 4 satellites Surround et Atmos, le Sphere X Pro n’est clairement pas pour toutes les bourses ni pour tous les salons, son tarif étant annoncé à 10 000 $ pour la version max.

Une barre monstrueuse, des caissons titanesques

Base de l’ensemble, la barre de son est un immense modèle de 63 pouces de long (160 cm) et particulièrement profond, puisque nous l’estimons autour de 20 cm, quand la plupart des modèles haut de gamme plafonnent à 12 cm. Outre la présence de deux entrées HDMI et d'un port HDMI eArc, la barre intègre une dimension connectée (Airplay, Google Cast, Spotify Connect.

La barre de son dépasser les 160 cm de long © Guillaume Fourcadier pour Clubic
La barre de son dépasser les 160 cm de long © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Au chapitre des petits plus, nous pouvons noter la présence d’un écran monochrome indicatif, d'aspect un peu antique.

L'écran ne nous a pas convaincu © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Le caisson de basses n'est pas en reste, puisque cette unité est une sorte de de grosse enceinte à colonne de 94 cm de haut. Ultimea ne précise pas le poids de ce caisson, mais difficile de penser que celui-ci passe sous les 40-50 kg. Rappelons que la configuration max associe 4 appareils.

Enfin, le dernier type d'unité et ce que nous pouvons appeler une enceinte d'effet, puisqu’elle disperse le son sur trois côtés.

Les caissons de basses sont vraiment impressionnants © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Si la barre se place forcément devant l'utilisateur, le reste dépend de la configuration choisie.  Les caissons viennent se placer à l'avant, sur chaque côté, ainsi qu'à l'arrière dans le cas de l’option la plus chère. Pour les enceintes d'effet, les premières se placent en tant que modules arrière, les autres sont disposées sur le côté.

Les enceintes d'effets complètent l'expérience © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Il est important de relever une chose dans la communication d’Ultimea, et qui apparaît comme une très vilaine habitude marketing naissante : le 11.8 ne désigne pas qu'il y a 8 caissons, mais 8 haut-parleurs de grave en tout (2 par caisson). Nous avions déjà mis en avant ce problème avec le système Hisense UX1.

Architecture monstrueuse

Si Ultimea ne battra peut-être pas le record du nombre de haut-parleurs, certaines anciennes Yamaha avec beamforming (plein de mini HP) faisaient encore mieux, mais sommes sur un ensemble impressionnant.

© Guillaume Fourcadier pour Clubic

La barre de son est presque raisonnable, avec une architecture construite presque intégralement autour de transducteurs large-bande : 4 pour la stéréo, 2 en voie centrale, 4 en Atmos dont 2 complètement inclinés vers le plafond, 4 en Surround dont 2 complètement tournés vers les côtés. Reste trois tweeters avec guide-d'ondes pavillonaires, disposés en position frontale.

Le caisson est presque classique, avec un montage à deux woofers de 30 cm, le tout avec charge bass-reflew à deux évents tubulaires frontaux. 

HP de 30 cm des caissons de basses © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Quant aux satellites, les deux faces présentent un woofer et un tweeter avec guide d'ondes pavillonnaire. La dimension Atmos est assurée par un large-bande et par un tweeter.

6 haut-parleurs par satellites © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Pas de précision sur la puissance de l'amplification, Ultimea indique simplement l'utilisation de modules d'amplification classe D à base de transistors GanFET.

Prévu pour 2027, la commercialisation passera tout d'abord par une campagne Kickstarter, sorte de précommande déguisée.

L'avantage du Sphere X Pro est sa modularité © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Très modulaire, car achetable en plusieurs configurations, puis évolutive, l’Ultimea Sphere X Pro coutera, si l’on en croit les premières estimations de la marque, d'environ 3000 euros pour la configuration la plus simple (barre+1 caisson + 2 satellites) jusqu'à 10 000 euros pour le pack complet avec 4 caissons et 4 satellites.