xTool lance en précommande la O1 Omni Printer, une imprimante capable de travailler aussi bien sur du bois, du verre et du métal, que sur de l'acrylique, du textile et du film de transfert. Une promesse ambitieuse, sur un marché où des acteurs historiques occupent déjà le terrain, mais avec des solutions souvent plus spécialisées.

La O1 Omni Printer combine plusieurs modes d'impression : UV, DTG, DTF et UV DTF. ©xTool
La O1 Omni Printer combine plusieurs modes d'impression : UV, DTG, DTF et UV DTF. ©xTool

L'imprimante de bureau capable de tout personnaliser, ou presque, reste un vieux rêve de créateur. Avec la O1 Omni Printer, xTool veut justement rapprocher deux mondes qui cohabitent encore assez mal : l'impression sur objets rigides et l'impression textile.

Plutôt que de jongler entre une imprimante UV pour les mugs, plaques ou objets, une machine DTG pour les vêtements et un système DTF pour les transferts, xTool promet de réunir ces usages dans un seul appareil. Une approche séduisante, du moins sur le papier, pour les petits ateliers, les créateurs indépendants ou les activités de personnalisation à la demande.

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Une machine pour le bois, le verre, le métal… et les vêtements

La O1 Omni Printer combine plusieurs modes d'impression : UV, DTG, DTF et UV DTF. Elle peut donc imprimer directement sur des supports rigides comme le bois, l'acrylique, le verre ou le métal, mais aussi personnaliser des textiles ou produire des transferts destinés à des surfaces plus complexes.

La machine est proposée en trois configurations. La première se concentre sur l'UV, la deuxième ajoute une double tête pour accélérer la production et créer des effets multicouches, tandis que la version UV + Fabric, elle aussi à deux têtes, vise les utilisateurs qui veulent passer des objets aux vêtements.

Des concurrents déjà installés, mais plus spécialisés

xTool met aussi en avant son système Pixel-Scan Vision, qui combine mesure laser de hauteur et numérisation CIS pour faciliter l'alignement des visuels, sans passer systématiquement par un gabarit. Effets 3D jusqu'à 7 mm, encres fluorescentes, impression sur gobelets avec module rotatif et maintenance automatisée (notamment pour limiter les problèmes liés à l’encre blanche) complètent la fiche technique. Les prix de précommande démarrent à 1 549 euros pour l'édition UV, 2 499 euros pour la Dual-Head UV et 2 549 euros pour la version UV + Fabric.

xTool n'arrive toutefois pas sur un marché vide. Roland propose déjà des imprimantes UV de bureau comme les VersaSTUDIO BD, capables d'imprimer sur de nombreux objets. Mimaki occupe aussi le segment professionnel avec ses UJF, très utilisées pour l'impression directe sur supports rigides. Epson, de son côté, couvre à la fois l'UV compact avec la SureColor V1070 et le textile avec la SureColor F1070 en DTG/DTFilm. Mais est-ce qu'une machine qui fait tout peut vraiment faire aussi bien qu'un appareil spécialisé ? On devrait le savoir très vite…

Source : xTool
Foire aux questionsContenu généré par l’IA
Quelle est la différence entre l’impression UV, DTG et DTF, et pourquoi les combiner dans une seule machine est complexe ?

L’impression UV projette des encres durcies instantanément par une lampe à ultraviolet (UV), ce qui permet d’adhérer sur des supports rigides (verre, métal, bois) sans séchage long. Le DTG (Direct-to-Garment) imprime directement sur le textile, mais demande généralement une préparation du tissu (prétraitement) pour une bonne tenue et des couleurs stables. Le DTF (Direct-to-Film) imprime sur un film puis se transfère à chaud sur le textile, ce qui implique une chaîne dédiée (consommables, poudrage/adhésif selon les systèmes, presse à chaud). Réunir ces techniques suppose de gérer des encres et des contraintes très différentes (adhérence, souplesse, résistance au lavage, réglages mécaniques), d’où le défi d’une machine tout-en-un.

À quoi sert un système de repérage comme Pixel-Scan Vision (laser de hauteur + scan CIS) dans une imprimante de personnalisation ?

Le repérage sert à positionner précisément le visuel sur l’objet réel, afin d’éviter un décalage de quelques millimètres qui ruine une série ou une pièce unique. Une mesure de hauteur au laser aide à adapter l’impression aux variations d’épaisseur et à limiter les risques de collision de la tête d’impression avec un objet irrégulier. Un module CIS (Contact Image Sensor) scanne la surface pour détecter les contours, les repères ou la position d’un support, ce qui facilite l’alignement sans gabarit rigide. L’objectif est de réduire le temps de mise en place, les erreurs et les rebuts, surtout quand on enchaîne des objets de formes variées.

Que signifie une "double tête" d’impression et comment cela permet des effets multicouches ou du relief (jusqu’à plusieurs millimètres) ?

Une double tête désigne deux têtes d’impression pouvant déposer l’encre de façon parallèle (gain de vitesse) ou complémentaire (couches différentes). En UV, l’intérêt est souvent de superposer des couches : par exemple une sous-couche blanche pour imprimer sur un support sombre ou transparent, puis les couleurs, voire un vernis. En multipliant les passes et en polymérisant chaque couche, on peut créer un effet de texture ou de relief, utilisé pour des lettrages, des motifs tactiles ou des effets 3D. Le relief maximal dépend de la stabilité de l’empilement d’encre, de la précision mécanique et du compromis entre vitesse, finesse des détails et durabilité.