Le groupe automobile va investir plus d'un milliard d'euros dans son usine de Mulhouse afin d'y produire une nouvelle génération de voitures électriques à partir de 2029. Une annonce majeure pour le site alsacien, dans un secteur automobile européen sous forte pression.

L'usine Stellantis de Mulhouse produit actuellement les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7. ©Shutterstock x narai chal
L'usine Stellantis de Mulhouse produit actuellement les Peugeot 308 et 408 ainsi que la DS7. ©Shutterstock x narai chal

Stellantis sort le carnet de chèques pour son usine de Mulhouse. Le groupe automobile prévoit d'y injecter plus d'un milliard d'euros afin de préparer la production de futurs modèles électriques à partir de 2029. Dans une industrie européenne bousculée par la concurrence chinoise, la transition vers l'électrique et les risques de surcapacité, l'annonce a un poids particulier.

Elle donne surtout de la visibilité à un site industriel qui attendait un nouveau programme structurant. Mulhouse n'est pas seulement concernée par un investissement de modernisation. L'usine se voit attribuer une place dans la prochaine étape électrique de Stellantis, ce qui compte autant pour ses salariés que pour tout l'écosystème local.

Un milliard pour remettre Mulhouse dans la course

L’annonce a été faite le 26 mai par Emmanuel Macron, lors d’une réunion à l’Élysée consacrée à l’électrification de l’industrie française. Stellantis n’a pas encore détaillé publiquement les modèles concernés, mais le signal industriel est clair : Mulhouse obtient un horizon au-delà des programmes actuels.

L'usine produit aujourd'hui notamment les Peugeot 308 et 408, tandis que la DS7 est appelée à quitter progressivement les lignes. Jusqu'ici, le site faisait partie des implantations françaises du groupe encore en attente d'un modèle majeur pour préparer la suite. Avec cet investissement, Stellantis offre donc un horizon plus lisible à plusieurs milliers de salariés et à un bassin industriel directement dépendant de son activité.

L'enjeu dépasse largement les murs de l'usine. Le groupe doit à la fois réduire ses coûts, accélérer dans l'électrique et préparer des plateformes capables d'accueillir plusieurs silhouettes et motorisations. Dans ce puzzle industriel, Mulhouse retrouve une place stratégique, au moment où la France cherche à relocaliser une partie plus importante de la production de véhicules électriques.

Une bonne nouvelle, mais pas une garantie éternelle

Si pour Mulhouse ce milliard d'euros ressemble à une bouffée d'oxygène, cela ne règle toutefois pas toutes les incertitudes. Le marché de la voiture électrique reste irrégulier, les marges sont sous pression et Stellantis doit affronter des constructeurs chinois particulièrement agressifs sur leurs tarifs. Reste désormais à connaître les modèles exacts qui sortiront des chaînes alsaciennes dans trois ans.