Oubliez le Mexique, ses calderas et ses temples mayas ! Cinq ans après, la franchise Forza Horizon est de retour pour un sixième opus qui nous conduit de l’autre côté du Pacifique. Bienvenue au Japon et, accessoirement, à un ray tracing plus poussé grâce aux progrès du ForzaTech, le moteur graphique utilisé par Playground Games.

Comme dans le cas de
Star Wars Outlaws ou de Pragmata, nous ne sommes pas ici pour vous faire un retour sur les qualités ludiques de Forza Horizon 6. L’objectif est de parler technique au travers d’un petit guide sans prétention histoire de voir quelles performances en attendre.Le ForzaTech est une vieille connaissance puisqu’il est utilisé par les équipes de Turn 10 Studios et Playground Games sur les jeux Forza – Motosport et Horizon – depuis… Toujours ! Un moteur qui a toutefois largement évolué avec les années sans que les développeurs ne précisent quelle version ils utilisent pour quel jeu. Sur Forza Horizon 6, il ne fait cependant aucun doute que les progrès ont notamment porté sur l’implémentation du ray tracing.
Autre changement majeur, l’intégration des dernières technologies en vogue chez AMD, Intel ou NVIDIA. Ainsi, au lancement, sont prises en charge les DLSS 4.5, FSR 4.1 et XeSS 2.1. Il est utile de préciser que tous les raffinements de chaque technologie ne sont pas toujours au rendez-vous et, pour profiter de la génération d’images, c’est vers NVIDIA qu’il faut se tourner. On peut alors activer jusqu’au MFG x6 pour une vitesse d’animation sans équivalent.

L’intégration du ray tracing avec différents modes de détails permet de profiter d’environnements plus riches et plus précis, mais reconnaissons que dans un jeu de course, on ne fait pas forcément attention aux éléments du décor ! Vous pouvez le voir sur certaines de nos captures « avant/après », les fenêtres des bâtiments par exemple sont l’occasion de jolis effets de transparence et les reflets sont plus complets sur la route, les carrosseries.
Les réglages graphiques sont subdivisés – comme sur Forza Horizon 5 – en deux parties. Nous avons d’abord les options dites « vidéo » sur lesquelles il y a bien sûr la définition d’image, la fréquence de rafraîchissement et la synchronisation verticale. C’est là que l’on retrouve les options d’anticrénelage et toutes les techniques de mise à l’échelle : attention, nos captures ont été prises sur GeForce, les options FSR/XeSS ne sont donc pas ici complètes.
Les différentes options de l’onglet « vidéo »… ©Nerces pour Clubic
Dans la rubrique « graphisme et performances », on retrouve toutes les options liées aux détails graphiques, mais le mot performances est excessif : le studio ne donne aucune idée de la « consommation » mémoire selon les options. Au niveau de multiples réglages comme les ombres et les reflets, on a simplement un « ceci peut avoir un impact significatif sur les performances de votre processeur et de votre carte graphique ». Merci, Captain Obvious !
… et celles de l’onglet « graphisme et performances ». ©Nerces pour Clubic
Notez que, comme son prédécesseur, Forza Horizon 6 intègre un outil de mesure des performances, un benchmark sur un circuit unique, par temps de pluie. Précision utile : le rendu graphique en mode « très bas » change énormément, l’impression de grisaille disparaît totalement et la pluie n’est plus aussi perceptible. Il en va de même, en moins net, sur le mode « réduit » alors que tous les autres sont bien plus proches les uns des autres.
Sur la gauche, en « très bas », la grisaille du temps pluvieux disparaît complètement. À droite, en « extrême RT », les reflets sont bien plus riches. ©Nerces pour Clubic
À nouveau, en « très bas », la grisaille disparaît, mais on retient surtout l’impression de voir à travers les vitres l’immeuble en « extrême RT », à droite. ©Nerces pour Clubic
Il faut un œil exercé pour voir des différences entre le mode natif (à gauche) et le DLSS qualité (à droite). En « extrême RT » à chaque fois. ©Nerces pour Clubic
Compte tenu du peu de temps dont nous disposions, nous n’avons pas eu le loisir de multiplier les cartes graphiques, mais nous avons tout de même pris soin de présenter plusieurs marques, plusieurs générations et plusieurs modèles avec, à chaque fois, les résultats sans les techniques de mise à l’échelle, puis en activant les DLSS/FSR/XeSS et, enfin, en mettant en place la génération d’images.
Liste des cartes graphiques utilisées
- PNY GeForce RTX 5080
- ASUS GeForce TUF Gaming RTX 5070
- ASUS GeForce TUF Gaming RTX 5060
- NVIDIA GeForce RTX 4090 FE
- NVIDIA GeForce RTX 3080 Ti FE
- NVIDIA GeForce RTX 2070 SUPER FE
- ASUS Radeon PRIME RX 9070 XT
- AMD Radeon RX 7800 XT MbA
- Acer Challenger Arc B570
Notez que, bien sûr, nous avons utilisé les dernières versions de pilotes graphiques (GeForce 596.49, Adrenalin 26.5.2 et Arc 101.8801) et que la configuration de notre PC est restée identique : CPU AMD Ryzen 9 9950X3D, carte mère ASUS ProArt X670E-Creator Wi-Fi, RAM G.Skill Trident DDR5-6000 (2x 32 Go), SSD Western Digital Black SN850 et alimentation be quiet! Power Zone 2 1200 W.
Performances sans ray tracing, sans upscaling en « extrême »
Premiers résultats et première conclusion : pourvu que l’on n’active pas le ray tracing, Forza Horizon 6 tourne vraiment bien, même sur des GPU relativement anciens ou pas très musclés. Par exemple, notre RTX 2070S est encore tout à fait capable et l’ARC B570 s’en sort honorablement. Bien sûr, il n’est pas ici question de dépasser le Full HD. À partir de la RTX 5060, on peut envisager de jouer en QHD alors que pour atteindre l’UHD, il faut viser une RX 9070 XT ou, dans une moindre mesure, une RTX 5070.
Performances sans upscaling en « extrême RT »
Notez bien que le passage au ray tracing baisse dramatiquement tous ces résultats. Ci-dessus, le même graphique avec en plus des réglages en extrême, nous avons activé le ray tracing : c’est un carnage et Forza Horizon 6 nous prouve, s’il en était encore besoin, que ce genre de technologie ne peut se concevoir sans l’assistance des DLSS, FSR et autres XeSS.
Performances en « extrême RT » avec DLSS/FSR/XeSS
L’activation des techniques de mise à l’échelle est évidemment l’occasion d’une bouffée d’oxygène pour pratiquement toutes les cartes graphiques. Pratiquement car, même en optant pour le XeSS et en gardant du Full HD, l’ARC B570 est à la traîne : impossible de jouer à 35 ips de moyenne, même chose pour la RTX 2070S. En revanche, toutes les autres cartes parviennent à rendre justice à Forza Horizon 6, même s’il faut parfois se contenter du Full HD. D’ailleurs, même notre GeForce RTX 5080 n’est pas en mesure de faire tourner le jeu de manière optimale en 4K avec juste DLSS.
Performances en « extrême RT » avec MFG au maximum
Comme de bien entendu, c’est en activant la génération d’images que l’on peut débloquer les définitions les plus élevées en gardant le niveau de détails graphiques ray tracing au maximum. Hélas, nous l’avons dit, cette option n’est pas (encore ?) disponible pour les technologies FSR et XeSS.
Le privilège de tutoyer les sommets est donc réservé aux cartes NVIDIA avec, toutefois, une différence notable selon que votre GeForce accepte la frame generation (RTX 20, 30 et 40) ou la multi-frame generation (RTX 50) : un monstre comme la RTX 4090 se retrouve à faire plus ou moins jeu égal avec la théoriquement bien plus modeste RTX 5070.
Peut-être sommes-nous un peu blasés, mais reconnaissons que, visuellement, la claque Forza Horizon 6 n’est pas aussi flagrante qu’à la sortie de son prédécesseur. C’est plus particulièrement vrai sur les environnements qui, malgré un luxe de détails, semblent manquer d’un peu de profondeur. Reste que la modélisation des véhicules est impressionnante et que la nervosité du jeu est toujours aussi agréable.
Attention cependant, les exigences matérielles montent rapidement : comme souvent, le ray tracing mettra à genoux nombre de PC. Heureusement, le mode extrême « simple » (sans ray tracing donc) est déjà très réussi.
Notre sélection de cartes pour profiter du jeu
- Performances intéressantes
- Progrès très nets en ray tracing
- Nuisances sonores très faibles
- La magie du multi-frame generation
- Faible surcoût des 16 Go (vs 8 Go)
- NVIDIA override de + en + efficace
- Enfin, une 5080 plus compacte !
- Des performances remarquables
- Les performances/watt élevées
