Le Patron de Napster croit à l'essor des abonnements musicaux

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Le 23 décembre 2004
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La musique peut-elle adopter les modèles des télécoms ? Malgré le succès du iTunes Music Store d'Apple qui vient de franchir le cap des 200 millions de téléchargements mais qui revendique le statut de produit d'appel pour vendre des baladeurs, le patron d

La musique peut-elle adopter les modèles des télécoms ? Malgré le succès du iTunes Music Store d'Apple qui vient de franchir le cap des 200 millions de téléchargements mais qui revendique le statut de produit d'appel pour vendre des baladeurs, le patron de Napster, Chris Gorog, croit à l'avènement des abonnements.

A l'occasion d'une conférence baptisée Music 2.0 et organisée récemment aux Etats-Unis, ce dernier s'est déclaré sceptique vis-à-vis du modèle du téléchargement unitaire où les maisons de disque prélèvent environ 0.65 $ HT sur un fichier vendu 0.99 $ TTC. Tout comme ses collègues de MSN qui ont lancé leur kiosque musical ou ceux de 10 qui viennent de racheter MusicMatch, le patron de Napster croit à un modèle d'abonnement pour écouter voire télécharger de manière illimitée des fichiers musicaux.

L'écoute illimitée est actuellement rendue possible par la technologie de streaming et existe déjà en France via les partenaires d'Od2 comme Wanadoo ou CoraMusic. Par contre, le téléchargement illimité bute sur de nombreux problèmes juridiques ou techniques. Aux Etats-Unis, Napster semble en tout cas avoir trouvé une solution et propose, grâce à la technologie DRM de Windows Media de Microsoft, un système permettant de télécharger théoriquement l'ensemble du catalogue Napster sur son PC ou son baladeur pour environ 15 dollars par mois.

Ce service impose néanmoins l'usage du logiciel Windows Media Player 10 et n'est pour le moment compatible qu'avec une demi-douzaine de baladeurs bénéficiant des derniers codecs Microsoft. La seconde limitation est que les fichiers téléchargés selon ce mode ne sont pas "achetés" mais loués pendant toute la durée de l'abonnement. En cas de résiliation du forfait, ils ne sont théoriquement plus accessibles.

Mais malgré ces limitations, Chris Gorog est optimiste et mise sur une offre à la fois légale, illimitée (synonyme d'abondance pour les internautes) et forfaitaire (synonyme de revenus récurrents) pour les opérateurs de musique qui pourraient ainsi, tout comme les opérateurs télécom, proposer des achats "à l'acte" ou des formules d'abonnement. Le parallèle avec la téléphonie mobile est d'ailleurs d'autant plus pertinent que Napster a déjà commencer à subventionner l'achat des baladeurs aux USA. Reste à savoir si une telle formule pourra un jour être lancée en France...
Modifié le 20/09/2018 à 15h50

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