Réduire la taille des textures graphiques de 85 % est la promesse du Neural Rendering tel que présenté par NVIDIA à la GDC.

Le Neural Rendering a clairement le vent en poupe. ©NVIDIA
Le Neural Rendering a clairement le vent en poupe. ©NVIDIA

Des ingénieurs de chez NVIDIA ont fait la démonstration de l'intérêt du Neural Rendering, notamment pour réduire le poids des textures et, de fait, le besoin en mémoire vidéo sur nos cartes graphiques.

Le Neural Rendering à différents niveaux

La Game Developers Conference ou GDC est un événement réservé aux professionnels du jeu vidéo au cours duquel ils échangent ressenti, techniques et autres informations souvent cruciales.

À côté des créateurs, la GDC accueille aussi tout ce que le monde compte de sociétés spécialisées dans le middleware – ces outils qui aident à la conception des jeux – et, bien sûr, des entreprises plus « tech » comme NVIDIA. Cette dernière n'était pas venue les mains vides à la GDC 2026 qui s'est tenue il y a une quinzaine de jours à San Francisco.

Durant près de quarante minutes, Alexey Bekin (ingénieur technologique développeur senior) et Shannon Woods (directrice principale du programme technique graphique) se sont relayés afin de parler technique, et pas n'importe quelle technique, le Neural Rendering. Particulièrement en vogue, le Neural Rendering est notamment utilisé sur DLSS 5.

Alexey Bekin et Shannon Woods précisent justement que le Neural Rendering peut intervenir de plusieurs manières sur les différentes étapes du processus de rendu graphique en temps réel.

Les trois moyens d'intégrer le Neural Rendering. ©NVIDIA
Les trois moyens d'intégrer le Neural Rendering. ©NVIDIA

Jusqu'à 85 % d'occupation VRAM économisée

En premier lieu, on peut donc – comme le propose DLSS 5 – utiliser le Neural Rendering en bout de chaîne, au moment du rendu final : il agit alors comme un effet de post-traitement destiné à l'embellissement.

Ce n'est cependant pas son seul usage et NVIDIA évoque aussi la possibilité de presque tout laisser entre les mains du Neural Rendering est une approche générative de toute l'image (ou presque). « Entre les deux », Alexey Bekin et Shannon Woods évoquent la possibilité d'intervenir directement dans le pipeline de gestion du rendu.

Tour à tour, les Neural Materials et la Neural Texture Compression (NTC) sont présentés par Alexey Bekin et Shannon Woods et constituent le cœur de la vidéo ci-dessus. Nous n'entrerons pas ici dans d'infinis détails techniques, mais les deux ingénieurs de chez NVIDIA parlent de nombreux points qui ne seront intéressants que pour les spécialistes du développement.

À gauche, la scène avec BCn et, à droite, la même en NTC : des textures 85 % plus légères ! ©NVIDIA

Plus directement accessible, pour les quidams lambdas que nous sommes, toute une partie de leur présentation se focalise sur la comparaison entre la Block Compression n (BCn) généralement employée pour réduire la taille des textures et la NTC qui utilise le Neural Rendering et se montre d'une efficacité tellement supérieure que c'en est presque gênant.

Deux scènes sont alors présentées. La première, dite « à qualité visuelle quasi équivalente », montre un énorme gain de taille pour la NTC : 6,5 Go en BNc contre 970 Mo seulement en NTC ! La seconde scène illustre pour sa part le rendu à taille équivalente : avec un objectif de 970 Mo, la qualité des textures en NTC n'a rien à voir avec celles en BCn.

Cette fois, les deux techniques (BCn et NTC) visent les 970 Mo d'occupation VRAM. ©NVIDIA

Pourquoi réduire la taille des textures ? Pour deux raisons : un accès plus direct aux textures puisque, moins lourdes, elles se chargent plus rapidement, mais aussi et, sans doute surtout, un moindre besoin de mémoire vidéo. Là, NVIDIA insiste sur cette baisse de l'ordre de 85 % et en ces temps de DRAM à des prix horriblement élevés, ce n'est pas anodin.

Enfin, Alexey Bekin et Shannon Woods reviennent sur les Neural Materials et leurs bénéfices dans le rendu graphique. Là, le bénéfice serait principalement dans le temps de rendu avec, sur une scène en Full HD (1 080p) où le Path Tracing est largement présent, un rendu entre 1,4 et 7,7 fois plus rapide qu'avec les techniques traditionnelles.

Notez bien que la GDC est l'occasion de présenter de nouvelles technologies aux développeurs, mais cela ne veut pas dire qu'ils s'en empareront forcément ou que cela se fera dans les mois immédiatement à venir…

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