Impossible aujourd'hui de ne pas avoir entendu parler de l'intelligence artificielle. Nous sommes des millions à utiliser chaque jour ChatGPT ou encore Gemini pour brainstormer, faire des recherches, analyser des documents et bien plus encore. Hélas, beaucoup font aveuglément confiance à ces services sans se demander ce qu'il advient de leurs données. Une insouciance qui peut avoir de lourdes conséquences.

Que font vraiment ChatGPT et Gemini de vos données ? © Tada Images / Shutterstock
Que font vraiment ChatGPT et Gemini de vos données ? © Tada Images / Shutterstock

Dotés de capacités bluffantes, les assistants IA ChatGPT et Gemini sont devenus de véritables réflexes pour de nombreux utilisateurs, qu'ils soient particuliers ou professionnels. Développés par les géants américains OpenAI et Google, ils s'avèrent, hélas, particulièrement friands en données. Heureusement, des alternatives existent pour reprendre le contrôle sans lésiner sur les performances.

ChatGPT et Gemini, des modèles un peu trop gourmands en données

Au-delà de ChatGPT et Gemini, cette réalité concerne l'ensemble des assistants IA des grandes plateformes américaines : Copilot (Microsoft), Meta AI (Instagram, WhatsApp, Facebook), Grok (X, Elon Musk) ou encore les IA intégrées à Amazon Alexa. Tous sont développés par des entités soumises au Cloud Act américain.

Les informations que vous donnez sans en avoir conscience

ChatGPT et Gemini sont des outils très utiles. Mais derrière les promesses de productivité se cache une réalité moins flatteuse : ces technologies opèrent en silence une collecte de données massive, qui démarre avant même que vous n'ayez tapé la moindre requête : informations de compte, données de contact, adresse IP, données de navigateur, informations sur vos appareils… Tout est enregistré.

À ceci s'ajoutent des informations plus « explicites », comme vos messages, les fichiers que vous fournissez, les données de services connectés et bien plus encore. Les informations sensibles ne sont pas épargnées. Une récente étude menée par Surfshark a récemment montré que Google Gemini faisait partie des outils les plus intrusifs avec une quantité astronomique de données collectées (22 sur les 35 types de données possibles).

Sans le savoir, vous fournissez beaucoup trop de données à ChatGPT et Gemini. ©Patdanai / Shutterstock
Sans le savoir, vous fournissez beaucoup trop de données à ChatGPT et Gemini. ©Patdanai / Shutterstock

Collecte, entraînement, partage : ce que deviennent réellement vos données

ChatGPT ou Gemini sont basés sur des mécanismes opt-out : quand on s'inscrit avec un compte grand public gratuit, les données fournies sont utilisées par défaut pour l'entraînement des modèles, à moins qu'on ne l'interdise dans ses paramètres. Mais cela va encore plus loin : sur ChatGPT, des ingénieurs et modérateurs sont autorisés à consulter vos conversations pour l'amélioration des services. Il en va de même chez Gemini qui autorise des réviseurs humains et même des prestataires tiers à accéder aux échanges.

L'activité enregistrée dans les apps Gemini est supprimée automatiquement au bout de 18 mois. Mais pour ChatGPT, les conversations sont stockées indéfiniment, à moins, bien sûr, d'être supprimées manuellement.

ChatGPT et Gemini, des systèmes puissants mais opaques

ChatGPT et Gemini collectent massivement les données de leurs utilisateurs, qu'ils soient européens ou non. Hélas, la législation actuelle peine encore à y faire face.

Des données qui voyagent au-delà des frontières de l’Europe

Au-delà du volume colossal de données collectées se pose également un problème de souveraineté numérique. ChatGPT et Gemini sont en effet développés par des entreprises américaines, donc susceptibles d’entrer dans le champ du CLOUD Act, qui permet aux autorités américaines, dans un cadre judiciaire, de demander l’accès à des données contrôlées par des fournisseurs soumis au droit américain, y compris lorsqu’elles sont hébergées hors des États-Unis.

Les données collectées par les fournisseurs américains sont soumises au Cloud Act. ©Pixels Hunter / Shutterstock

Cette dépendance est aussi économique : selon une étude publiée en 2025 par le cabinet Asterès, les entreprises européennes dépensent chaque année 264 milliards d’euros en services cloud et logiciels américains, ce qui donne la mesure de l’emprise des acteurs américains sur l’infrastructure numérique européenne.

Protection des données : un cadre solide mais difficile à appliquer

L'Europe a heureusement mis en place des garde-fous : le RGPD garantit la protection des données personnelles. Il impose aux sociétés un devoir de transparence et inclut pour les utilisateurs un droit à l'oubli, un droit de rectification et un droit d'opposition. De son côté, l'AI Act a renforcé ces mesures en imposant des contraintes supplémentaires aux assistants IA.

Le RGPD, un premier rempart contre les collectes massives de données. ©mixmagic / Shutterstock

Mais l'application de ces textes reste complexe car ces outils sont mondialement utilisés et leur fonctionnement reste opaque. Les IA sont entraînées sur un volume massif de données et, la plupart du temps, il est impossible d'en connaître le contenu exact, de retrouver leurs propriétaires et de faire appliquer un droit à l'effacement. Les lois européennes se heurtent régulièrement à la réalité technique de l'IA et à la multiplicité de ses usages, qui complexifie la situation. De plus, en cas de procès, les entreprises américaines se cachent souvent derrière l'exception juridique américaine du fair use pour justifier leurs collectes.

Quelle alternative choisir pour reprendre le contrôle et sécuriser ses données ?

Si ChatGPT et Gemini trustent aujourd'hui les premières places du secteur de l'IA, des alternatives existent.

Les critères d'une IA vraiment digne de confiance

De plus en plus d'utilisateurs, notamment professionnels, sont à la recherche d'alternatives plus fiables que ChatGPT et Gemini. Les critères indispensables sont les suivants :

  • Les données doivent être hébergées en Europe ou en Suisse, loin des contraintes du Cloud Act américain ;
  • Le service doit être conforme au RGPD et transparent sur son architecture technique ainsi que sur son utilisation des données ;
  • Les informations ne doivent pas être revendues ou utilisées pour entraîner les modèles ;
  • Des audits tiers doivent être réalisés régulièrement.

Euria d'Infomaniak : une alternative souveraine pour garder la main sur vos données

Reconnu pour son engagement envers la confidentialité, l’hébergeur suisse indépendant Infomaniak a lancé en décembre 2025 une IA souveraine nommée Euria (Éthique, Universelle, Responsable, Indépendante et Autonome). L’objectif ? Proposer aux utilisateurs européens un service sûr et respectueux de la vie privée. Le service a rapidement gagné en visibilité en Suisse, où son application s’est distinguée dans les classements App Store de la catégorie Productivité, illustrant l’intérêt du public pour une alternative locale aux grands assistants IA américains.

Infomaniak répond à tous les critères évoqués plus haut et même plus :

  • La société est conforme au RGPD et à la LPD ;
  • Elle fait régulièrement appel à des experts extérieurs pour auditer ses services ;
  • Les données sont hébergées dans des centres de données éco-responsables basés en Suisse : de type Tier III+ ;
  • La société est certifiée B Corp, ISO 27001, ISO 9001, ISO 14001 et ISO 5001 ;
  • Aucune information n'est revendue ni utilisée pour entraîner les modèles.
Euria, une IA souveraine, accessible et conforme au RGPD. ©Infomaniak

Euria possède de nombreuses fonctionnalités : recherches web, raisonnements complexes, traduction, analyse d'images et de documents, retranscription d'échanges vocaux ou de fichiers audio, recherches web, et bien plus encore. Cette IA inclut notamment un mode éphémère, qui ne laisse aucune trace, pour les données ultra-sensibles. De plus, pour une sécurité hors-pair, Infomaniak chiffre toutes les conversations.

Conçu pour remplacer ChatGPT au quotidien, Euria est accessible gratuitement et sans compte. L'offre my kSuite+ (dès 19 euros par an) débloque un usage sans restriction de l'IA. Pour les professionnels, kSuite Pro intègre l'IA Euria à une suite collaborative souveraine (messagerie, agenda, stockage, visioconférence), pensée comme alternative à Google Workspace et Microsoft 365.

Si vous souhaitez reprendre le contrôle sur vos données et tourner le dos aux géants américains du numérique, l'IA souveraine Euria est l'alternative idéale. N'hésitez pas à tester cet assistant dès aujourd'hui via un navigateur web ou son application dédiée.

Infomaniak Euria

    Euria est un assistant IA conçu par Infomaniak, hébergé dans ses propres data centers en Suisse. L’outil fonctionne entièrement à base d’énergie renouvelable et offre un traitement des requêtes respectueux de la confidentialité. Compatible avec Android, iOS et les navigateurs, Euria permet d’interagir avec une IA à l’écrit ou à l’oral. Elle peut aussi résumer des documents, transcrire de l’audio, interpréter des captures d’écran ou comparer des infos issues du Web. En plus de ses fonctions pratiques, elle alimente le réseau de chauffage urbain de Genève en réinjectant la chaleur dégagée par ses serveurs.

    Les plus
    • IA souveraine, hébergée en Suisse
    • Basée sur des modèles open source
    • Protège totalement la vie privée
    • Aucun entraînement de modèles sur vos données
    Les moins
    • Moins de modèles que les géants
    • Nécessite un compte kSuite pour tout
    • Pas encore d’extension navigateur