Le lancement des outils de développement est la « dernière » étape pour le déploiement de XeSS 3 par Intel. Hélas, c'est un binaire Windows fermé.

Le lancement du kit de développement pour XeSS 3 permettra aux créateurs de jeux d'intégrer la technologie d'Intel et d'en faire profiter les détenteurs de cartes graphiques ARC Alchemist et ARC Battlemage.
Le kit de développement passe à XeSS 3
Depuis l'automne dernier, les étapes se suivent à un rythme soutenu pour XeSS 3, la technologie d'optimisation du rendu conçue par Intel. En octobre dernier, il avait d'abord été question de l'officialiser.
Intel en profitait alors pour rattraper un peu du retard qu'elle a sur NVIDIA en proposant sa propre solution de multi‑frame generation afin de doper encore la vitesse d'animation des jeux. Quelques semaines plus tard, Intel a multiplié les bonnes nouvelles en étant la seule à proposer sa technologie sur toutes ses générations de puces graphiques.
La « dernière » étape est logiquement intervenue il y a quelques jours, quand Intel a déployé la nouvelle version du XeSS Software Development Kit. Plus connu sous le nom de SDK, un tel outil constitue le logiciel indispensable aux développeurs pour intégrer la technologie à leurs moteurs. Le passage du SDK à XeSS 3 permettra à la technologie d'être davantage prise en charge.
Intel ne semble toutefois pas totalement tenir ses promesses. Une fois encore, cette sortie n'est pas l'occasion d'un déploiement à une aussi grande échelle que prévu : il s'agit d'une DLL précompilée pour Windows.

Toujours pas d'open-source
Distribuée sous licence Intel Simplified Software, ladite DLL n'est donc pas aussi ouverte qu'Intel le promet depuis déjà quatre ans. Cela fait effectivement quatre ans qu'Intel évoque la sortie d'XeSS en open-source.
Hélas, quatre ans après les débuts d'XeSS et la sortie il y a quelques jours de cette nouvelle version du SDK, la promesse n'est donc toujours pas tenue. Intel n'est évidemment pas la seule à manquer ainsi d'ouverture sur ses diverses technologies (vous avez dit NVIDIA ?), mais les concurrentes concernées n'en ont pas forcément fait la promesse.
Concrètement, le fait de ne proposer qu'une DLL précompilée pour Windows rend la tâche un peu plus délicate pour les développeurs sous Linux. Ils sont dans l'obligation de passer par une couche logicielle supplémentaire afin de traduire les instructions : lorsque l'on est dans la position de l'outsider comme Intel, il est un peu dommage de ne pas mettre tous les atouts de son côté.
Source : GitHub, VideoCardz