Meta s'est donnée pour mission de figurer parmi les leaders de l'intelligence artificielle (IA). Et pour y parvenir, l'entreprise souhaite absolument concevoir ses propres puces de pointe. Mais n'est pas NVIDIA qui veut.

Même quand on est un mastodonte de la tech, fabriquer sa propre puce IA est extrêmement complexe. ©Gorodenkoff / Shutterstock
Même quand on est un mastodonte de la tech, fabriquer sa propre puce IA est extrêmement complexe. ©Gorodenkoff / Shutterstock

Ces derniers jours, Meta a multiplié les accords gigantesques avec les acteurs les plus proéminents dans le secteur des puces d'IA : NVIDIA, AMD et tout récemment Google. Ces deals ne tombent pas par hasard : la société de Mark Zuckerberg peinerait, en interne, à développe sa technologie maison, d'après le très bien renseigné The Information.

Une puce beaucoup moins fiable que celles de NVIDIA

Le média l'assure : Meta a abandonné, la semaine dernière, la conception de son processeur d'entraînement IA le plus avancé, baptisé Olympus en interne. Celui-ci reposait sur l'architecture SIMT (Single Instruction, Multiple Threads), à l'instar des puces NVIDIA. Plus flexible et mieux adaptée à l'entraînement des modèles modernes, elle est aussi plus complexe à concevoir pour les ingénieurs.

La technologie, dont le design devait être achevé au dernier trimestre 2026, provient du rachat par Meta de la start-up Rivos l'an dernier. Sa mise en production industrielle était, elle, prévue à la mi-2027 minimum. Objectif : déployer des serveurs équipés d'Olympus pour former les IA maison de l'entreprise.

Mais rien ne s'est passé comme prévu. Le logiciel d'entraînement associé à la puce n'a jamais pas atteint la stabilité des solutions de NVIDIA, tandis que la complexité de sa conception rendait une fabrication à grande échelle particulièrement hasardeuse.

En interne, le scepticisme grandissait quant à la capacité de Meta à rivaliser avec le géant des semi-conducteurs, notamment en raison des risques de délais et d'une consommation énergétique jugée trop élevée pour en justifier l'usage.

Mark Zuckerberg, P.-D.G de Meta. ©FotoField / Shutterstock
Mark Zuckerberg, P.-D.G de Meta. ©FotoField / Shutterstock

Jensen Huang avait prévenu

Dès l'essor de l'IA générative, plusieurs géants de la tech ont lancé des projets afin de fabriquer leurs propres puces. L'idée est de réduire les coûts mais aussi leur dépendance à un seul acteur. En l'occurence, NVIDIA. Mais la tâche s'avère extrêmement complexe, comme l'avait pressenti Jensen Huang.

Dès l'année dernière, le P.-D.G était persuadé que Meta et consorts abandonneraient leurs projets de puces rivales. D'ailleurs, Microsoft a, elle aussi, rencontré d'importants problèmes dans sa propre initiative. Et avant Olympus, le géant des réseaux sociaux avait déjà laisser tomber un autre processeur appelé Iris. Il va en falloir plus pour venir éroder le monopole de l'ogre NVIDIA.

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