La RDI : initiative mondiale de partage des données cliniques sur le VIH

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Le 04 juillet 2002
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Des informations collectées dans le monde entier auprès de patients séropositifs, seront intégrées à une base de données RDI (Response Database Initiative).

A l'occasion du XIe séminaire international consacré à la résistance aux traitements thérapeutiques du sida, est né un projet baptisé RDI (Response Database Initiative).

Dans le cadre de cette initiative, les informations collectées par des institutions, des entreprises et des particuliers dans le monde entier auprès de milliers de patients séropositifs, seront intégrées à une base de données.

Les informations ainsi recueillies seront partagées gratuitement et accessibles sur le Web : génotype (empreinte génétique du virus) ; médicaments utilisés dans le cadre d'un traitement ; et évolution (modification du nombre de virus dans le sang).

"La RDI constitue la première tentative mondiale de partage de données cliniques nécessaires pour développer un outil prédictif qui pourrait s'avérer déterminant, dans les années à venir, pour mieux gérer la résistance aux thérapies utilisées", souligne le Dr Brendan LARDER, initiateur de la RDI et responsable scientifique de Visible Genetics Inc.

"Cette base de données devrait permettre de renforcer la valeur prédictive des tests de génotype en reliant directement les modifications génétiques du VIH à la réponse virologique aux thérapies", ajoute-t-il.

Visible Genetics, groupe de recherche sur le VIH des forces armées américaines ; ACTG, groupement américain d'essais cliniques sur le sida ; le centre d'excellence en recherches VIH/sida de Vancouver au Canada ; et l'université de Sienne en Italie, comptent parmi les organismes engagés dans ce programme.

Le groupe ainsi constitué recherche activement d'autres structures, prêtes à participer à cette initiative internationale.

"Certains d'entre nous ont déjà tenté, à titre individuel, de développer des bases de données au cours de ces dernières années. Mais aucune organisation ne dispose aujourd'hui de données suffisantes pour faire ce travail", poursuit le Dr LARDER.

"Il est nécessaire de mettre en commun nos ressources pour y parvenir, et nous sommes tous d'accord sur la nécessité de laisser cette base de données en libre accès, afin d'en maximiser les avantages", conclut-il.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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