Asus Rampage III Black Edition: carte mère au delà de l'ultime?

11 avril 2011 à 16h21
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La note de la rédac

Un BIOS... noir !

Les familiers des cartes mères Asus pourraient être quelque peu désorientés par le BIOS de la Rampage III Black Edition. Si les fonctionnalités et les options sont identiques dans les grandes lignes à ce que l'on trouve sur une Rampage III Extreme par exemple, la présentation diffère puisque l'affichage se fait sur un fond noir avec des lettres orange par moment. Au-delà de l'esthétique on retient surtout que ce BIOS n'est pas UEFI. C'est dommage pour les disques durs 3 To notamment...



Côté fonctions on retrouve un écran de POST pour les GPU qui affiche les informations sur les cartes graphiques connectées au système et la vitesse du lien PCI-Express avec lequel elles communiquent. On peut bien entendu régler la fréquence mémoire en fonction des ratios, ajuster la fréquence du bus système, modifier la fréquence du lien QPI, jouer avec la limitation de TDP, opter pour un éventuel profil XMP stocké sur la barrette mémoire, ou encore régler le coefficient multiplicateur. Les options en matière de tensions d'alimentation sont très larges avec la possibilité de régler manuellement les tensions pour presque tous les composants clés de la carte (CPU, QPI, RAM, IOH, ICH, PLL, etc.) La gestion de l'OCP est modifiable tandis que le BIOS donne le contrôle sur certains réglages de l'étage d'alimentation de la carte. Et naturellement les temps de latence de la mémoire sont paramétrables.

Du reste le BIOS permet d'activer ou de désactiver les fonctions annexes de la carte mère (circuit son, réseau embarqué, contrôleurs Serial-ATA, USB 3.0, circuit sans fil). On pourra également activer ou non l'éclairage du logo Republic of gamers sur le ventirad du northbridge et désactiver le ROG Connect par exemple (on récupère dans ce cas le port USB dédié).

Une suite logicielle... intégrée

Asus livre avec la Rampage III Black Edition son habituelle suite logicielle. Nous avons donc droit à l'AI Suite dans sa dernière mouture. Si l'installation est longuette, si certains composants sont franchement inutiles (comme l'Asus Browser qui installe simplement une icône sur le bureau pour télécharger des jeux ?!), le coeur de la suite a bel et bien progressé. L'ensemble des utilitaires Asus est accessible depuis une seule et même barre logicielle. Et chaque bouton de la-dite barre ne fait que déployer la fenêtre de l'application. En passant des réglages de l'alimentation électronique au module de surveillance des températures, d'ailleurs fort complet, on reste dans le même environnement. C'est un progrès salutaire.

La barre d'outils Asus AI Suite

L'utilitaire TurboV désormais intégré et les réglages de fréquence et tensions

Les fonctionnalités EPU... pas forcément utiles sur ce type de carte mère

AI Suite propose un module de surveillance : ici l'évolution des températures

Réglages de l'alimentation numérique depuis Windows



On ne peut pas en dire autant de l'EPU, dont on ne voit pas franchement l'intérêt sur une carte comme celle-là... Pour rappel, le programme cherche à appliquer les meilleurs réglages d'alimentation en fonction d'un profil retenu : haute performance ou économie d'énergie. TurboV est également intégré et le logiciel permet toujours d'ajuster les fréquences de fonctionnement et les tensions d'alimentations depuis Windows. Attention, il faut souvent redémarrer le système pour prendre en compte les nouveaux réglages. Signalons la présence de l'utilitaire AI Charger, lequel permet d'assurer la recharge d'un iPad sans broncher sur les ports USB de la carte mère.

Fonctionnalités Sound Blaster X-Fi

Asus accompagne sa Rampage III Black Edition de la suite logicielle Creative Sound Blaster X-Fi. On retrouve donc des fonctionnalités plutôt bien venues et d'habitude réservées aux cartes sons Creative. On passera très rapidement sur le lecteur Karaoké proposé au téléchargement par Creative pour nous concentrer sur la console centrale skinnée pour l'occasion aux couleurs d'Asus tandis qu'on retrouve la très appréciable fonction Crystalizer qui restaure la perte de dynamique généralement engendrée par la compression MP3. Le module THX permet également d'ajuster le réglage Surround (dans le cas d'enceintes 5.1) ou encore d'activer la fonction Dialog Plus qui redirigera sur les voies centrales les voix : c'est particulièrement utile pour regarder sa série favorite en anglais par exemple !

La console Creative : pratique pour régler le volume

Toujours dans la console les options de configuration des haut parleurs ici limitées car en 2.1

La console donne également accès à l'égaliseur paramétrable avec divers préréglages

L'affichage du mixeur permet de régler les niveaux des diverses entrées/sorties

Les fonctions THX font hélas l'objet d'une fenêtre séparée : on y retrouve les réglages Surround et Crystalizer notamment

Aperçu du réglage Surround

La suite logicielle Creative comprend également un serveur de musique



On retrouve également la fonction Alchemy censée restaurer les effets EAX dans les anciens jeux vidéo (est-ce encore utile ?).

ThunderBolt : une carte, deux fonctions

Avec la Rampage III Black Edition, Asus livre une carte fille au format PCI-Express 1x. Baptisée ThunderBolt, la carte n'a aucun lien avec la technologie Intel du même nom. Il s'agit ici d'une carte proposant à la fois un circuit réseau et un convertisseur audio numérique/analogique piloté par un processeur audio C-Media 6631.

La particularité de la carte, outre son blindage EMI, c'est la méthode de raccordement. Alors que le PCI-Express 1x sert au contrôleur réseau, le DAC audio opère en USB : il faut le raccorder à l'un des connecteurs USB de la carte mère et brancher à la carte une alimentation Molex 12 volts. On trouvera même sur la tranche de la carte un connecteur AAFP pour raccorder les ports mini jacks de son boîtier tandis que le logo ThunderBolt qui est présent s'illumine de rouge au démarrage du système.

La carte ThunderBolt en PCI-Express 1x

De dos...

Connectique Molex pour l'alimentation de l'étage audio et connectique USB... pour l'interface audio !

Gros plan sur le logo Republic of Gamers

Sur la tranche, le logo ThunderBolt s'illumine de rouge au démarrage du système



Disposant de son propre circuit d'alimentation, un gage de fiabilité au niveau du traitement audio, la partie DAC/ADC est isolée du reste des composants de la carte via un rail alors qu'Asus utilise des condensateurs haut de gamme ainsi que des amplificateurs interchangeables. En déportant le circuit audio, on évite en principe tout ce qui peut être bruit électronique en provenance des divers étages d'alimentation de la carte-mère. Quant à l'emploi de l'interface USB, cela permet lors des overclockings importants de conserver une qualité audio optimale sans se soucier des fréquences de fonctionnement PCI ou PCI-Express. In-fine, la carte ThunderBolt se targue d'un rapport signal/bruit de 116 dB.

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La carte mise à nue


La suite logicielle de Creative est remplacée, lorsque la carte ThunderBolt est connectée, par une suite logicielle Asus qui propose divers profils préréglés en fonction du type d'activité (Hi-Fi, jeu de tir, jeu de course, etc). Clairement, la suite logicielle ThunderBolt n'est pas aussi bien finie que celle de Creative. Elle propose toutefois des fonctions semblables avec égaliseur, réglage des niveaux de volume, redirection des basses pour les kits d'enceintes 2.1, effets surround pour les casques, sans oublier la possibilité de choisir parmi trois profils d'impédance pour les casques : 30, 150 et 300 Ohms. Reste que nous n'avons guère été convaincus par la plupart des réglages : le mode Rock de l'égaliseur dénature totalement notre morceau en tirant sur les aïgus (nous avons ici utilisé un kit son 2.1 Corsair SP-2500) alors que les pré-réglages surround pour notre casque nous donnent l'impression d'être dans une caverne... Pas très convaincant sans parler des plantages aléatoires, sous Windows 7, de « l'isolation graphique du pilote audio » !

Le logiciel ThunderBolt pour la partie audio : partiellement traduit, ici le réglage des niveaux

On retrouve un égaliseur avec plusieurs préréglages

Réglages des effets Surround pour le casque, attention à l'effet grotte caverneuse !

Choix de l'impédance du casque



Précisons que la connectique audio de la carte ThunderBolt comporte deux connecteurs mini-jack : entrée/sortie et une sortie optique. On est donc limité à du 2.1 pour l'analogique et le casque se raccordera soit sur le connecteur line-out de la carte ThunderBolt (dans ce cas on sélectionnera quand même « Speakers » dans le logiciel, on apprécie la logique), soit sur le connecteur casque en façade du boîtier si vous l'avez relié via le connecteur AAFP à la carte (et seulement dans ce cas on pourra sélectionner « Headphone » dans le logiciel).

La partie réseau de la carte est animée par un contrôleur Bigfoot Killer E2100 et épaulé par de la mémoire dédiée. Avec un connecteur RJ45 gigabit, la carte est accompagnée de la suite logicielle Bigfoot. Celle-ci va tenter de prioriser certains paquets en fonction de votre activité. Typiquement, la suite logicielle Bigfoot donnera une priorité supérieure aux jeux afin de réduire au maximum votre temps de latence quitte à ralentir un téléchargement que vous pourriez avoir en tâche de fond.

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La puce Bigfoot


Le logiciel Bigfoot n'est pas des plus clairs dans sa présentation. Il offre toutefois la possibilité de définir manuellement une priorité application par application. Quant à la traduction française, elle est parfois amusante (il est question par exemple d'une vitesse de la connexion dont le paramètre par défaut est « Audio » au lieu d' « Auto »). A l'usage, et comme nos tests le montreront plus loin nous n'avons pas été convaincu par l'intérêt du contrôleur Bigfoot. D'autant que pour en profiter au mieux il est conseillé de connecter la carte ThunderBolt non pas à un connecteur PCI-Express 1x mais à l'un des connecteurs PCI-Express 16x, les performances de ces derniers étant supérieures car connectés en direct au X58 (sans passer donc par l'ICH et le bridge PLX).

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Le logiciel Bigfoot


Terminons sur la ThunderBolt avec deux observations : en fonctionnement la carte s'échauffe sensiblement et elle ne semble pas utilisable avec une autre carte que la Rampage III Black Edition. En la reliant à une Maximus IV Extreme si les composants étaient reconnus, l'installation automatique du pilote Bigfoot échouait sans message d'erreur alors que l'installation manuelle provoquait l'apparition d'un écran bleu.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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