AMD: Socket AM2, FX-62, X2 5000+, nForce 5xx, etc.

23 mai 2006 à 06h00
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Il y a de nombreux mois déjà Intel faisait le pari, risqué, de faire migrer sa plateforme Pentium 4 vers la mémoire DDR2 tout en changeant de socket et en introduisant le bus PCI-Express. Ces temps glorieux, d'aucun d'ailleurs ne diront immémoriaux, remontent au mois de juin 2004 et à l'époque l'arrivée de la DDR2 ne s'était pas faite sans douleur. Très onéreuse, cette nouvelle mémoire s'était en effet révélée plus lente que la classique DDR, ce qui en avait déçu plus d'un... L'éternel concurrent d'Intel, AMD, s'était alors empressé de réaffirmer son soutien pour la DDR, ce qui a d'ailleurs fait ses beaux jours.

Deux ans plus tard, les volumes de production de puces DDR2 se sont littéralement envolés, au point que la production de DDR est sur le déclin, et il est donc temps pour AMD d'adopter, à marche forcée, cette fameuse DDR2. Pour l'occasion, la firme de SunnyVale change d'ailleurs de Socket et lance l'AM2, successeur désigné de l'actuel Socket 939. Et AMD de proposer dès le lancement une gamme complète de Processeurs s'étalant du Sempron à l'Athlon 64 FX-62 en passant par les Athlon 64 X2, s'il vous plaît. Qui dit nouveau socket, dit naturellement nouvelles cartes mères... Ca tombe bien puisque NVIDIA, le principal fournisseur de chipsets pour la plate-forme AMD, lance justement son nForce série 5 lui-même décliné en trois moutures distinctes. Et NVIDIA n'est pas seul ! ATI propose en effet son CrossFire Xpress 3200 avec un southbridge flambant neuf : le SB600. L'occasion pour nous de tester les nouveaux processeurs AMD en Socket AM2 mais aussi de faire plus ample connaissance avec les nouveaux nForce 590 et 570 et CrossFire Xpress 3200 pour socket AM2.

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Athlon 64 AM2 : en avant la DDR2

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Septembre 2003 : AMD lance son architecture K8 avec ses Processeurs Athlon 64, les premiers à être dotés des extensions 64 bits. Entre autres particularités, les membres de la famille K8 se distinguent par la présence d'un contrôleur mémoire au sein même du processeur. Traditionnellement ce rôle était jusqu'alors dévolu au chipset de la carte mère, ou plus exactement au northbridge, mais pour améliorer encore les temps d'accès à la mémoire, AMD a choisi d'intégrer directement dans le processeur le contrôleur mémoire. Fort innovante, la solution n'a pour la petite histoire jamais trouvé d'écho favorable chez Intel. Trois ans plus tard et bien que migrant vers le socket AM2, les Athlon 64 héritent fort logiquement de cette caractéristique. DDR2 oblige, les ingénieurs du groupe ont donc du se remettre au travail pour redessiner le contrôleur mémoire du processeur afin de lui faire supporter la mémoire DDR2 en lieu et place de la DDR. Cela implique l'arrivée d'une nouvelle révision du noyau du processeur ; exit le noyau Toledo des derniers Athlon 64 X2 et autres FX-60 et place au cœur Windsor, qui correspond plus précisément à la révision F de l'architecture K8.

Justifiant en grande partie le changement de socket, le contrôleur mémoire DDR2 est de type 128 bits c'est-à-dire double canal, bien que les deux canaux ne soient pas indépendants. Capable d'adresser un maximum de 8 Go de mémoire, le nouveau contrôleur mémoire prend en charge les barrettes DDR2-533/667, mais aussi et surtout DDR2-800. Il est en plus compatible avec les mémoires ECC. La bonne nouvelle : du Sempron à l'Athlon 64 FX, tous les nouveaux processeurs AMD en socket AM2 partagent les mêmes caractéristiques au niveau du contrôleur mémoire. Les Sempron bénéficient donc pour la première fois d'un contrôleur mémoire double-canal ! En pratique, sachez qu'on peut tout à fait installer une seule barrette de DDR2 sur un système AM2, même si pour des performances optimales, il vaudra mieux en mettre deux.

Côté fréquences, avec de la DDR2-800 également appelée DDR2 PC6400, le bus mémoire est cadencé à 400 MHz, contre 333 MHz pour la DDR2-667 ou PC5400. À 400 MHz cela nous donne une bande passante mémoire théorique qui atteint les 6,4 Go de données à la seconde pour une seule barrette, soit 12,8 Go/s pour deux barrettes. Sachant que le lien HyperTransport du processeur n'a pas bougé, sa fréquence de référence (ou HTT Clock) étant toujours de 200 MHz pour un multiplicateur de 5x, la bande passante théorique globale d'un Athlon 64 socket AM2 s'établit désormais à 20,8 Go/s contre 14,4 Go/s pour un Athlon 64 X2 en Socket 939.

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Des problèmes au pays de la DDR2 ?

À première vue et à en croire les spécifications purement théoriques, la DDR2 semble donc sonner nettement mieux que la DDR. Ce ne sont d'ailleurs pas les chiffres évoqués plus haut qui laisseront penser le contraire ! Pourtant, si l'inclusion du contrôleur mémoire DDR avait largement profité aux Athlon 64 de première génération en leur offrant des performances meilleures, la réciproque n'est pas vrai avec la DDR2. En effet, AMD se heurte principalement aux temps de latence démesurément élevés des barrettes DDR2, latences qui n'ont rien de commun avec celles de la DDR traditionnelle. Bien souvent, la latence est telle avec la DDR2 que le contrôleur mémoire intégré est tout simplement incapable de la dissimuler au reste du système ne serait-ce que partiellement.

Au royaume merveilleux de la DDR2, tout n'est décidément pas rose et au premier problème s'en greffe un second même si le fondeur se garde bien de le crier sur les toits. En effet de par l'architecture même de ses processeurs, la fréquence mémoire des Athlon 64 s'avère être un sous-multiple de la fréquence du processeur. Fréquence qui est elle-même un multiple de 200 MHz. Si avec la révision F des Athlon 64 le coefficient multiplicateur du processeur peut être un entier ou un entier et demi, le coefficient mémoire lui ne peut être qu'un entier. C'est un rien complexe et si avec les processeurs au format Socket 939, il n'y avait pas de problème, la fréquence de la DDR400 étant calé sur 200 MHz, sur certains modèles d'Athlon 64 X2 en socket AM2, et notamment ceux utilisant le multiplieur 11x comme les Athlon 64 X2 4200+ et 4400+, la fréquence mémoire n'est pas « propre ». Entendez par là qu'avec un Athlon 64 X2 4400+, votre DDR2 800 opérera non pas à 400 MHz mais à 368 MHz... Normal puisque le processeur utilise la valeur 6 en guise de diviseur. Ce point précis constitue une limitation ennuyeuse pour les Athlon 64, la mémoire DDR2 n'étant pas exploitée à son plein potentiel ! Et si avec un Athlon 64 FX-62 la DDR2 800 mouline effectivement à 400 MHz, la mise en place de DDR2 667 résulte en une fréquence de fonctionnement mémoire de 317 MHz et non 333 MHz comme on pourrait le croire.

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CPU-Z nous montre un Sempron AM2 dont la mémoire DDR2 667 opère à 301 MHz au lieu de 333 MHz, la faute au diviseur

Processeurs AM2 : les autres caractéristiques

Pour le reste des caractéristiques, les processeurs Athlon 64 en socket AM2 arborent des spécifications similaires aux modèles précédents avec notamment la prise en charge des extensions SSE2 et SSE3 ou encore le support du NX Bit. L'AMD 64 est naturellement de la partie pour le support des instructions 64 bits. Les modèles double-cœur, à savoir les Athlon 64 X2 et autres Athlon 64 FX, ne subissent pas non plus de changement au niveau de leur architecture intrinsèque. Rappelons que l'implémentation du double-cœur par AMD se distingue de celle d'Intel par la présence d'une unité (System Request Interface & Crossbar Switch) permettant à chacun des noyaux de communiquer avec l'autre et ainsi de s'échanger des informations sans passer par le bus système, évitant tout goulet d'étranglement. Chaque cœur dispose par ailleurs de sa propre mémoire cache de second niveau et vous serez sûrement rassuré de savoir que les temps de latence d'accès au cache demeurent constants face aux précédents Athlon 64 X2. AMD profite tout de même du cœur Windsor pour discrètement introduire sa technologie de virtualisation, répondant anciennement au nom de code Pacifica et officiellement baptisée AMD-V. De plus, les processeurs au format Socket AM2 sont supportés par la technologie AMD Live!, la réponse d'AMD au ViiV d'Intel. Enfin, AMD indique avoir implémenté une fonction de throttling qui va suspendre l'horloge lorsque le processeur chauffe trop.

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Socket AM2 : le changement dans la continuité

Physiquement le nouveau Socket d'AMD est dans la continuité des Socket 939 et 940 : il est d'ailleurs bien difficile de les distinguer à l'œil nu. Le socket AM2 comporte en effet 940 broches ! Naturellement il ne supporte que les processeurs AM2, l'emplacement des broches étant quelque peu différent de ce que l'on connaissait jusqu'alors. L'un des aspects mis en avant par AMD pour la transition vers l'AM2 est que le nouveau socket, bien qu'il utilise un berceau de fixation redessiné, reste totalement compatible avec le parc de systèmes de refroidissement existant notamment pour les processeurs Socket 939. L'intérêt du nouveau berceau se situe au niveau du système de fixation : quatre vis au lieu de deux pour une meilleure stabilité.

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Nouveau socket AMD AM2


AMD Athlon 64 FX-62 et Athlon 64 X2 5000+ : nouvelles bombes ?

Le nouveau processeur haut de gamme d'AMD pour la famille Socket AM2 répond au doux nom d'Athlon 64 FX-62. Rappelons d'ailleurs que depuis l'arrivée du FX-60, AMD a fait migrer sa famille de processeurs hautes performances, les FX, vers le double-cœur, chose qui n'était pas prévue de sitôt à l'origine. Quoiqu'il en soit, le FX-62 est cadencé à 2,8 GHz, soit la même fréquence que l'Athlon 64 FX-57, et compte 227 millions de transistors. Son coefficient multiplicateur s'établit à 14 pour un voltage entre 1,35 et 1,4 volt. Comme ses prédécesseurs l'Athlon 64 FX-62 a un coefficient multiplicateur débloqué.

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Visuel du die d'un Athlon 64 FX-62


Avec 1 Mo de mémoire cache de second niveau par core, l'Athlon 64 FX-62 dispose d'un die de 230 mm². Toujours fabriqué en 90 nm, l'Athlon 64 FX-62 affiche une dissipation thermique en hausse puisqu'AMD annonce une enveloppe de 125 Watts, contre près de 110 Watts pour le FX-60... Du côté du système de refroidissement, l'Athlon 64 FX-62 est livré avec le même ventirad que l'Athon 64 FX-57. Celui-ci comporte pour mémoire un heat-pipe en cuivre qui parcoure les ailettes du radiateur et si son ventilateur est d'habitude plutôt discret, son utilisation avec le FX-62 lui a fait atteindre des vitesses de rotation que nous ne lui connaissions point. D'après nos mesures, en pleine charge l'Athlon 64 FX-62 atteint la température de 51 °C, ce qui est moins important que ce que l'on pouvait redouter. Côté overclocking nous avons pu atteindre les 3,1 GHz, et ce, de manière stable, en changeant simplement la fréquence processeur et en diminuant le coefficient multiplicateur.

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Processeur AMD Athlon 64 FX-62 AM2 : devant, derrière

Pour ce test nous avons également pu récupérer le tout nouvel Athlon 64 X2 5000+. Opérant à une fréquence de 2,6 GHz, ce modèle double-coeur se distingue du 4800+ par une fréquence de fonctionnement supérieure au prix d'une quantité réduite de mémoire cache de second niveau. Ainsi, chacun des cores de l'Athlon 64 X2 5000+ doit se contenter de 512 Ko de cache. Moins de mémoire cache dit aussi un die plus petit, 183 mm², et un nombre de transistors plus faible : « seulement » 154 millions. Bilan l'enveloppe thermique de ce modèle n'est que de 89 Watts ce qui est nettement plus acceptable que les 125 Watts du FX-62.

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Quelques processeurs AM2 vus par CPU-Z : FX62, X2 5000+ et X2 4200+

NVIDIA nForce série 500

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Après le succès du nForce 4, grâce auquel NVIDIA a pu capturer une bonne partie des parts de marché du segment des Cartes mères pour Processeurs AMD, la division chipsets de la firme au caméléon nous revient avec la série nForce 500. Conçu pour supporter la nouvelle plate-forme AM2 d'AMD, le nForce 5 est décliné dès le lancement en quatre versions distinctes : nForce 550, nForce 570 Ultra, nForce 570 SLI et nForce 590 SLI. Cette dernière référence désignant logiquement le chipset le plus haut de gamme dans la série des nForce 5. Et comme c'était déjà le cas avec le nForce 4, NVIDIA compte bien se servir de son nouveau chipset pour promouvoir ses Cartes Graphiques et notamment ses solutions multi-GPU dites SLI.

Avec le nForce 3, NVIDIA inaugurait le concept du chipset sur une seule et même puce et bien des années plus tard les nForce 550 et 570 héritent toujours de cette singularité. Seul le modèle nForce 590 SLI nécessite deux composants distincts à savoir un SPP, autrement dit la puce qui gère l'interface avec le processeur et un MCP qui contrôle toutes les fonctions annexes comme le stockage, le réseau, etc. Dans les faits le nForce 590 SLI est composé d'une puce C51XE, c'est le SPP, et d'un MCP55. Les plus avertis d'entre vous auront au passage noté que NVIDIA recycle ici le SPP déjà utilisé avec le nForce 410/430 et le nForce 4 SLI 16x, seul le MCP55 étant vraiment nouveau. Côté procédé de fabrication, le C51XE est gravé en 90nm quand le MCP profite d'une finesse de 140nm et sort des usines de TSMC.

nForce 590 SLI : PCI-Express et SLI avant-tout

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Si le nForce 590 SLI est architecturé sur deux composants c'est tout simplement pour permettre la gestion d'un maximum de lignes PCI-Express afin de profiter pleinement du SLI. Rappelons que le SLI, ou Scalable Link Interface, consiste à faire travailler de paire deux cartes graphiques pour toujours plus de puissance. Dans sa première implémentation, le SLI faisait opérer chaque carte graphique en mode 8x, la bande passante du bus PCI-Express 16x étant alors partagée entre les deux cartes. Réalisant que cette configuration pouvait être limitative en terme de performances, NVIDIA avait alors conçu le nForce 4 SLI 16x pour offrir à chacune des cartes graphiques un lien PCI-Express 16x pleinement opérationnel avec une bande passante de 4 Go/s dans le sens montant et de 4 Go/s dans le sens descendant. Le nForce 590 SLI reprend cette spécificité et c'est d'ailleurs le seul chipset de la série nForce 500 à profiter du SLI 16x. Pour gérer un total de 46 lignes et de 9 liens PCI-Express, NVIDIA confie la direction du premier port PCI-Express 16x au SPP alors que le second dépend du MCP. Les deux puces étant reliées par un lien HyperTransport offrant un débit maximum de 8 Go/s, il n'y a pas de raison de craindre un quelconque goulot d'étranglement.

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Schéma illustrant les interconnexions du nForce 590 SLI


nForce 590 SLI : Fonction LinkBoost

Puisque nous venons d'évoquer le SLI, autant aborder tout de suite l'une des nouvelles fonctionnalités offertes par le nForce 590 SLI, et seulement lui. Il s'agit du LinkBoost qui permet d'overclocker automatiquement la fréquence de fonctionnement du bus PCI-Express lorsqu'une carte graphique GeForce est présente dans le système. Le but ? Augmenter la bande passante allouée notamment aux cartes graphiques pour des performances encore supérieures.

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NVIDIA LinkBoost


L'overclocking s'avère transparent et, en pratique il fait passer la fréquence du bus PCI-Express de 100 MHz à 125 MHz, soit une augmentation de 25 %, alors que le lien HyperTransport entre le SPP et le MCP est lui aussi overclocké et passe de 200 MHz à 250 MHz. Résultat, la bande passante globale théorique du bus PCI-Express passe de 8 Go/s à 10 Go/s.

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NVIDIA nTune 5 - Observez la fréquence PCI-Epxress : à gauche sans LinkBoost, à droite avec !


Hélas, le nForce 590 SLI ne supporte pour l'heure le LinkBoost qu'avec les seules cartes GeForce 7900 GTX, ou encore les prochaines GeForce 7950 GX2, ce qui réduit tout de même son intérêt. À l'avenir, un plus grand nombre de cartes graphiques devraient être validées comme compatibles LinkBoost, mais il n'est bien sûr pas question d'en faire profiter les cartes ATI. Précisons que l'utilisateur peut choisir de ne pas mettre en route la fonction LinkBoost alors que son activation provoque l'apparition sur l'écran de démarrage du BIOS d'une mention indiquant son état. Durant nos tests nous avons cherché à mettre en avant les gains éventuels de performances apportés par LinkBoost. Pour cela nous avons d'abord eu recours à une seule carte GeForce 7900 GTX, mais ne constatant aucun gain, nous avons décidé d'installer deux GeForce 7900 GTX et de les configurer en SLI pour faire tourner Far Cry en 2560x1600 avec le SLI AA 16xS, histoire de stresser au maximum le bus PCI-Express. Le résultat ci-dessous est sans appel et un rien décevant.

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Nous ne nous sommes pas arrêtés au seul test, avouons-le peu concluant, de Far Cry puisque nous avons également tenté de mettre en avant les gains du LinkBoost avec F.E.A.R. ou encore 3DMark06. Hélas, dans tous les cas, aucun gain n'a pu être constaté même lorsque nous avons ôté, en dernier recours, le dongle SLI ce qui aurait normalement du mettre à genoux le bus PCI-Express... Interrogé à ce sujet, NVIDIA indique que LinkBoost est avant tout là pour préparer l'avenir et qu'il ne s'adresse pas aux seules cartes graphiques. NVIDIA évoque en effet un possible gain de performance pour les autres périphériques connectés en PCI-Express, comme le sous-système de stockage Serial-ATA, lorsque LinkBoost est actif. Mais dans ce cas pourquoi surbordonner sa mise en oeuvre à la présence d'une carte graphique NVIDIA, qui plus est une GeForce 7900 GTX ?

nForce 590 SLI : La mémoire voit double !

Nous l'expliquons depuis le début de cet article, les Processeurs K8, autrement dit les Athlon 64, profitent d'un contrôleur mémoire intégré à même le processeur. L'arrivée du socket AM2 ne change rien à la donne, et si le chipset n'a toujours aucun rôle à jouer au niveau de la gestion mémoire, NVIDIA a tout de même décidé de s'y pencher. Autant être clair tout de suite, le nForce 590 SLI n'intègre évidemment pas de contrôleur mémoire, en revanche NVIDIA a développé une nouvelle spécification, baptisée EPP (ou Enhanced Performance Profile), en partenariat avec le fabricant américain de mémoires Corsair. L'idée étant de compléter le standard SPD qui définit la façon dont les barrettes mémoires présentent leurs caractéristiques au BIOS d'un PC. Le SPD est en effet parfaitement incomplet, des paramètres pourtant essentiels comme le voltage ou le « command rate » étant tout simplement passés sous silence. Pire, nombre de fabricants ne se donnent pas la peine de programmer le SPD, quand celui-ci n'est par chance pas erroné. Résultat : nombre de galères pour configurer au mieux le BIOS de sa carte mère pour exploiter pleinement ses barrettes. L'EPP se propose de mettre un terme à cette situation en permettant aux fabricants de mémoire de loger dans une zone spéciale les caractéristiques exactes auxquelles leurs barrettes sont certifiées. Deux types de profils sont disponibles : complet ou abrégé et l'EPP permet aux fabricants d'inclure soit deux profils complets soit quatre profils abrégés.

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Le SLI Memory vu par le BIOS

Pourquoi plusieurs profils ? Tout simplement pour permettre à l'utilisateur de configurer le plus simplement du monde sa DDR800 pour la faire fonctionner en mode 1066 par exemple, au prix de temps de latence supérieurs, bien évidemment. Avec l'EPP, que les services marketing de NVIDIA ont maladroitement rebaptisé SLI Memory, la compagnie de Santa-Clara vise donc non seulement à aider au bon paramétrage des barrettes mais également à faciliter l'overclocking. Ce n'est d'ailleurs pas sans rappeler les fonctions AI Overclocking des Cartes mères Asus, si ce n'est que cette fois, NVIDIA se base sur les tests de validation effectués par les fabricants de mémoire et définis dans les profils EPP. Lorsqu'un système est équipé de mémoire EPP, l'utilisateur peut activer le mode SLI Memory dans le BIOS et doit alors choisir un profil. Durant nos tests nous avons ainsi pu sélectionner le profil high performance de nos barrettes Corsair, profil qui a fait passer la fréquence mémoire de 400 MHz à 465,7 MHz alors que l'horloge HyperTransport de référence est passée de 200 à 254 MHz tandis que la fréquence processeur était maintenue constante, le nForce 590 SLI abaissant le coefficient multiplicateur. Si le nForce 590 SLI reconfigure donc de son propre chef le contrôleur mémoire, la fréquence processeur et le bus HyperTransport en fonction des desiderata de l'utilisateur et du profil EPP des barrettes mémoire, il peut également overclocker le processeur. C'est ce qui se produit en sélectionnant l'option CPUOC Max. Mais attention, dans ce cas de figure rien ne garantit que le système sera stable... Ce serait même plutôt l'inverse puisque SLI Memory ou non, certains paramètres ne sont pas définis de manière optimale, du moins pour atteindre la meilleure stabilité ; les profils les plus agressifs entraînant des plantages et autres écrans bleus auxquels on peut bien souvent remédier en augmentant manuellement le voltage mémoire ou processeur.

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Résultat de l'activation de l'EPP sous CPU-Z en mode « performance »

Intéressant sur le papier, l'EPP ou SLI Memory se heurte tout de même à diverses contraintes. Premièrement et malgré l'appellation, seuls les systèmes nForce 590 SLI sont compatibles EPP. Tous les autres chipsets SLI que ce soient les nForce 4 ou les nForce 570 ne savent quoi en faire. Techniquement pourtant le nForce 570 pourrait très bien en tirer profit si un fabricant de cartes mères décide de se pencher sur la question... En outre, il faut acheter des barrettes mémoire EPP et pour l'heure seul Corsair en propose à des tarifs qui laissent rêveur. De plus et bien que NVIDIA précise que le standard EPP soit ouvert, ce dernier n'est pas ratifié par le JEDEC, le groupe qui approuve les standards mémoire. Et rien ne dit qu'il le sera un jour vu que hormis les cartes mères nForce 590 SLI, aucune autre plateforme ne sait pour l'instant en tirer profit... Enfin les problèmes de stabilité observés avec certains profils EPP ne plaident pas non plus en faveur du SLI Memory alors que d'une carte mère nForce 590 SLI à l'autre les réglages proposés dans les dialogues de choix des profils sont différents !

nForce 590 SLI : du neuf côté MCP

Le MCP, ou Media Communication Processor, ou bien encore tout simplement le southbridge par extension du nForce 5, offre un certain nombre de nouvelles fonctions. Côté stockage, ce ne sont plus 4 connecteurs Serial-ATA II qui sont supportés, mais 6, et ce, nativement sans PHY externe. Puisque l'on parle du stockage, il nous faut évoquer les nouvelles fonctions de MediaShield. Si NVIDIA ne propose toujours pas la compatibilité AHCI ou la prise en charge des modes RAID 6 ou RAID 10, le nForce 590 SLI et son MCP55 gèrent les modes RAID 0, RAID 1, RAID 0+1 et RAID 5. RAID 5 qui évolue quelque peu et la nouveauté est ici à chercher du côté du nombre maximum de disques supportés : NVIDIA permettant la création d'un volume RAID 5 sur un total de six Disques durs Serial-ATA ou encore la création de deux piles RAID 5 de trois disques chacune, une véritable première pour un chipset. Avec le nForce 4 SLI 16x, et son maximum de quatre disques Serial-ATA, il n'était pas possible de créer deux volumes RAID 5, ce mode nécessitant au minimum trois disques durs. Notez au passage que le BIOS RAID des cartes mères nForce 5xx passe en version 6.6x.

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Un volume RAID 5 vu par MediaShield

NVIDIA annonce qui plus est que Windows Vista intégrera nativement les pilotes pour son contrôleur de stockage, y compris pour le RAID. Côté performances et selon nos tests, le nForce 590 SLI semble être très légèrement en retrait face à son prédécesseur le nForce 4 SLI-16x comme relevé avec HD Tach :

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Précisons que nous utilisons ici trois disques durs Hitachi de 80 Go en Serial-ATA 3Gb/s. Si la partie Serial-ATA des fonctions de stockage du nForce 590 SLI a été l'objet de petits soins, l'IDE a été vraisemblablement délaissé. Ainsi, le nForce 590 SLI ne gère plus qu'un seul et unique canal IDE, alors que les fonctions RAID en IDE ne sont plus du tout disponibles. Dommage d'autant que les graveurs ou lecteurs DVD en Serial-ATA sont encore loin de courir les rues. Comme nous l'évoquions plus haut, le MCP55 gère également le bus PCI-Express avec 16 lignes dédiées au seul port graphique et 4 lignes en PCI-Express 1x. Non content de gérer le PCI-Express, le MCP55 reste fort heureusement compatible avec le bus PCI et c'est un maximum de cinq ports PCI qui sont pris en charge par le nForce 590 SLI. NVIDIA profite également de l'arrivée du MCP55 pour faire passer le nombre maximum de ports USB 2.0 gérés de 8 à 10. En ce qui concerne la prise en charge audio, le nForce 590 SLI n'est toujours pas l'occasion pour NVIDIA de ressusciter sa fameuse APU. On doit donc se contenter d'une prise en charge compatible avec la norme HD Audio définie par Intel et Microsoft, comme c'est déjà le cas sur les derniers nForce 430. Quant au FireWire intégré, qui avait pourtant fait les beaux jours du nForce 2, celui-ci n'est toujours pas d'actualité dans le nForce 5.

nForce 590 SLI : Le réseau vu par NVIDIA

Depuis le nForce 3 250, NVIDIA ne ménage pas ses efforts pour soigner les fonctionnalités réseau de ses chipsets. Il faut dire que la firme au caméléon s'est adjoint les services d'anciens ingénieurs de chez histoire de combler les lacunes dans ce domaine de ses tous premiers chipsets. Première nouveauté de taille : le nForce 590 SLI intègre non plus un, mais deux contrôleurs réseau Gigabit Ethernet en natif. Et bonne nouvelle, il est possible pour les fabricants de Cartes mères de recourir à un seul composant PHY pour les deux interfaces réseau plutôt que deux, histoire de réduire les coûts. Reste que si Foxconn a opté pour cette solution, Asus ne l'a pas retenue sur sa M2N32 ni MSI d'ailleurs. L'inclusion d'un double contrôleur réseau au sein même du chipset n'est pas la seule nouveauté puisque NVIDIA s'est débarrassé purement et simplement du pare-feu que l'on trouvait dans les nForce 3 250 et nForce 4. La raison mise en avant par la firme au caméléon est le soudain changement de plan de Microsoft pour Windows Vista, le géant des logiciels ayant décidé de ne pas prendre en charge les accélérations matérielles pour le pare-feu intégré au système d'exploitation. Exit donc le pare-feu qui de toute façon ne servait à rien derrière un routeur ou ne fonctionnait pas sur les modems USB...

Si le pare-feu n'est plus, NVIDIA propose de nouvelles fonctions notamment avec la technologie « DualNet with Teaming ». Il s'agit ici de faire du teaming, c'est-à-dire de combiner les deux connexions réseau d'une carte mère nForce 590 SLI pour augmenter le débit. Opérationnel aussi bien avec les connexions 1000 Mbps, qu'avec les connexions 100 Mbps, le teaming fait apparaître vos deux connexions réseaux comme une seule et même connexion aux yeux de Windows. Dans cette configuration le PC est relié à un routeur avec deux câbles RJ45.

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L'intérêt du teaming est bien entendu de maximiser les débits lors des transferts de fichiers entre votre PC et les autres machines du réseau. Avec deux connexions 100 Mbits, en pratiquant le teaming, on passe d'un débit théorique maximal de 12,5 Mo/s à 25 Mo/s. Qui plus est en cas de rupture d'une des deux connexions, le nForce 590 SLI est capable de faire basculer tout le trafic sur la seconde connexion en évitant toute rupture. Reste que le teaming ne peut bien sûr rien pour les connexions Wi-Fi, de plus en plus nombreuses ces derniers temps.

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Activation du teaming et transformation de la connexion réseau en 2 Gb/s et 200 Mb/s

NVIDIA propose également avec son nouveau nForce 590 une accélération matérielle des transferts TCP/IP pour conserver une utilisation processeur aussi faible que possible même lors de transferts massifs en Gigabit. La fonctionnalité n'est pas nouvelle, car déjà présente dans les précédents nForce, mais elle a été améliorée. On notera qu'elle est désactivée par défaut alors qu'elle rentre en conflit avec les logiciels pare-feu y compris le Firewall natif de Windows XP : dommage ! Dans un autre genre, NVIDIA inaugure également une fonction baptisée First Packet Technology. Le but est relativement simple : garantir le meilleur ping lors des jeux en réseau, et ce, même lorsque d'autres applications utilisent la connexion (transferts FTP, etc.). NVIDIA utilise ici un algorithme de prioritisation des paquets pour donner la priorité à ceux que sont dédiés aux jeux. Le pilote réorganise donc le trafic en fonction des priorités que vous lui assignez via le panneau de contrôle NVIDIA. La technologie First Packet fonctionne également avec les applications de voix sur IP et se base sur des profils d'applications : si le pilote ne reconnaît pas le jeu utilisé, il ne pourra rien faire sauf si vous créez manuellement un profil pour lui indiquer que telle application a la priorité sur les autres. Intéressante, la fonction se heurte tout de même à quelques contraintes : tout d'abord, elle est inefficace avec les modems ADSL USB, ensuite elle peut être redondante avec la fonction QoS de certains Routeurs qui pourraient alors organiser le trafic réseau d'une toute autre manière. NVIDIA assure que ce n'est pas le cas, mais le doute persiste...

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Schéma NVIDIA FirstPacket


Sedona déboule (enfin) dans les PC NVIDIA

En chantier depuis de longs mois, l'interface connue sous le nom de code « Sedona » est enfin officialisée par NVIDIA avec l'avénement du nForce 5xx. Déjà proposée sur certains Ordinateurs Portables munis de puces NVIDIA comme les VAIO de Sony, il s'agit pour la firme au caméléon d'offrir une toute nouvelle interface graphique qui permet d'accéder à tous les paramètres des Cartes Graphiques GeForce. NVIDIA en profite pour simplifier la vie aux utilisateurs débutants en leur proposant un aperçu 3D censé illustrer l'effet de chacune des fonctions majeures du pilote, un peu à la manière du CATALYST Control Center d'ATI. Mais rassurez-vous la nouvelle interface de NVIDIA est bien plus véloce que le module de configuration d'ATI. Côté graphique ce sont les pilotes ForceWare 90 qui devraient étrenner la toute nouvelle interface Sedona. Et pour l'occasion les ForceWare 90 inaugurent de nouveaux réglages vidéos avec notamment un filtre de réduction de bruit pour les tuners TV analogiques et un filtre d'augmentation de la détection des bords toujours pour la vidéo.

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Nouvelle interface graphique des ForceWare 90


Totalement unifiée l'interface Sedona regroupe non seulement l'accès aux paramètres des puces graphiques GeForce mais héberge également les réglages pour les cartes mères à base de chipsets nForce. On accède ainsi aux paramètres réseau (activation du teaming, activation du TCP/IP offload) ou encore aux fonctions RAID avec la possibilité de visualiser les piles existantes ou d'en créer de nouvelles. Et ce n'est pas tout puisque nTune 5 s'intègre également à Sedona en permettant de visualiser les paramètres de sa carte mère et de les ajuster en direct depuis Windows. Dans sa version 5.0 nTune propose de lire les informations SPD des barrettes mémoire, d'aider à l'ajustement des vitesses de rotation des ventilateurs (sous réserve que le BIOS le permette) ou encore de modifier certains réglages du BIOS directement depuis Windows. On retrouve une fonction d'overclocking assisté qui va tester pendant un certain temps votre système pour déterminer les paramètres optimum ainsi que la possibilité de créer des profils de fonctionnement pour notamment avoir lors de la lecture d'un film un silence complet alors que pour les jeux on peut créer un profil hautes performances.

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Aperçu des réglages de certaines fonctions du nForce 590 et de nTune 5.0

Socket AM2 : ATI aussi !

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Si NVIDIA règne en maître sur le marché des chipsets Athlon, son concurrent de toujours, le Canadien ATI, lui a taillé de belles croupières depuis le lancement du Radeon Xpress 200. Il faut dire qu'à l'époque, seul ATI proposait une solution avec graphique intégré de classe DirectX 9.0 pour la plate-forme AMD. Une erreur stratégique cruciale de la part de NVIDIA qui est arrivé bien trop tard avec son GeForce 6150. Courant mars, ATI donnait un successeur à son Radeon Express 200, depuis rebaptisé en CrossFire Express 1600 avec l'arrivée du CrossFire Xpress 3200. À cette époque, le chipset se résumait hélas à un simple contrôleur PCI-Express, le nouveau southbridge d'ATI, le fameux SB600 n'étant toujours pas prêt. L'arrivée du socket AM2 est l'occasion pour ATI de faire évoluer son CrossFire Xpress 3200 en lui adjoignant le SB600 ! Un southbridge devenu indispensable depuis le rachat par NVIDIA de ULI, le principal fournisseur de southbridges pour les chipsets ATI.

Mais avant de détailler le SB600, revenons brièvement sur les caractéristiques du CrossFire Xpress 3200. Principalement développé pour la solution multi-VPU d'ATI, le CrossFire Xpress 3200 se veut le pendant du nForce 4 SLI 16x en offrant à chaque carte graphique une interface PCI-Express à pleine vitesse. Car le Radeon Xpress 200 CrossFire Edition était atteint de la même limitation que le nForce 4 SLI : avec deux Cartes Graphiques chacune des cartes opérait en mode 8x ce qui limitait potentiellement leurs performances. C'est pour cette raison précise qu'ATI a conçu le Xpress 3200 : offrir plus de bande passante à ses cartes graphiques en mode CrossFire. Et croire que le CrossFire Xpress 3200 n'est qu'une simple copie des nForce SLI serait faire fausse route. En effet il existe au moins deux différences de taille : la première venant de la gestion des lignes PCI-Express. Alors que NVIDIA utilise deux puces, reliées entre elles par un lien HyperTransport, les deux 32 lignes PCI-Express requises pour le fonctionnement CrossFire sont gérées directement au sein d'un seul et même composant, le northbridge ou RD580. Autre différence qui est à chercher cette fois-ci du côté des cartes graphiques : alors que NVIDIA utilise une liaison propriétaire de type MIO entre chaque carte graphique, ATI a recours a un compositing engine. Il s'agit d'une puce additionnelle, présence sur la carte graphique maître qui récupère l'image de la seconde carte graphique et la mélange avec l'image de la première avant de l'envoyer vers l'écran. L'opération de « blending », autrement dit de mélange, ne se passe donc pas au niveau du processeur graphique, mais à l'extérieur ce qui est censé optimiser les performances. Revers de la médaille : la nécessité d'utiliser un câble propriétaire externe que l'on relie au port DVI de la seconde carte afin d'envoyer le signal à la carte maître. Voilà donc pour le bref rappel des caractéristiques du RD580, RD580 qui reste au cœur du CrossFire Xpress 3200.

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Le chipset CrossFire Xpress 3200 vu par le gestionnaire de périphériques de Windows XP


ATI CrossFire Xpress 3200 pour AM2 : place au SB600

Nous le disions plus haut, la grande nouveauté du CrossFire Xpress 3200 est l'arrivée du southbridge SB600 : enfin un nouveau southbridge ATI ! Celui-ci offre des caractéristiques intéressantes qui ont pour mérite de gommer les plus sévères lacunes des précédents SB400 et SB450. La partie en charge de l'USB 2.0 a été revue et ce sont maintenant un total de 10 ports USB 2.0 qui peuvent être contrôlés par la puce. Capable de gérer jusqu'à six ports PCI, le SB600 est lui aussi à même de fonctionner avec les codecs audio certifiés HD audio. La partie stockage du SB600 a fait l'objet de nombreuses attentions et ATI propose dorénavant la gestion de quatre connecteurs Serial-ATA 3Gb/s compatibles NCQ. Si ATI gère moins de ports que NVIDIA, le Canadien propose le support AHCI, ce qui n'est pas le cas avec le nForce. Côté RAID, ATI prend en charge les modes RAID 0, RAID 1 et aussi RAID 10 ce qui nécessitera l'emploi de quatre Disques durs. En revanche, tout comme le nForce 590 SLI, le CrossFire Xpress 3200 pour AM2 ne reconnaît qu'un seul canal IDE. Voilà pour les nouveautés... On regrettera au passage qu'ATI fasse toujours une croix sur le réseau intégré, ce qui oblige les partenaires à sélectionner des puces tierces.

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Nouveau southbridge ATI : SB600


Carte-mère de référence ATI CrossFire Xpress 3200

Pour les besoins de ce test, ATI a pu nous fournir une carte mère de référence basée sur le chipset CrossFire Xpress 3200 avec pour la première fois le tout nouveau southbridge SB600. Au format ATX, la carte mère arbore un PCB blanc qui n'est pas sans rappeler celui des Cartes mères Pure de Sapphire. Avec un socket AM2 et quatre emplacements mémoire DDR2, la carte voit ses étages d'alimentation surmontés de radiateurs passifs alors que la connectique électrique repose sur une prise ATX 24 broches ainsi qu'un connecteur ATX 12 volts sur 8 broches. Côté système de refroidissement, ATI n'utilise que des radiateurs pour un silence total alors que la carte comporte deux slots PCI-Express 16x, deux connecteurs PCI-Express 1x et un seul connecteur PCI, ce qui est un peu léger. On note la présence d'un connecteur Molex sous le seul et unique port PCI et si le southbridge SB600 gère d'office quatre ports Serial-ATA 3 Gb/s on trouve huit ports Serial-ATA sur la carte. ATI a en effet retenu deux contrôleurs Silicon Image Sil3132 additionnels et interfacés en PCI-Express.

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Carte mère de référence ATI CrossFire Xpress 3200 en AM2

Avec un seul connecteur IDE et un connecteur pour lecteur de disquettes, la carte a recours à un composant VIA VT6306 pour le FireWire quand le réseau dépend d'une puce Marvell 88E052. La connectique extérieure est on ne peut plus basique ATI s'étant purement et simplement débarrassé des ports série et parallèle. On a donc droit à deux ports PS/2, quatre ports USB 2.0, un connecteur RJ45 et un connecteur FireWire le tout complété par une rampe de six connecteurs audio au format mini-jack. Pas de sortie optique ou coaxiale sur cette carte dont l'audio est géré par une banale puce Realtek ALC 880. Clairement destinée aux tests cette carte comporte un afficheur digital avec code de diagnostic ainsi que des boutons de mise en route et de reset pour éviter de chercher pendant des heures le bon connecteur pour le bon bouton. Côté BIOS nous ne nous attarderons guère, la carte étant particulièrement complète de ce côté-là, modèle de référence oblige.

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Détail de la carte mère de référence ATI

nForce 590 SLI : Asus M2N32-SLI Deluxe

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Asus est l'un des premiers fabricants à avoir pu nous fournir une carte mère basée sur le chipset nForce 590 SLI de NVIDIA. Baptisée M2N32-SLI Deluxe, la nouvelle carte mère haut de gamme du fabricant vise à succéder à l'A8N32-SLI Deluxe. Au format ATX avec des embouts arrondis, la carte adopte un PCB noir et étrenne un impressionnant système de refroidissement qui recouvre non seulement les deux puces constituant le nForce 590 SLI mais également les étages de l'alimentation. Chaque bloc de cuivre est relié aux autres par un heat-pipe, voire un double heat-pipe à partir du northbridge. Munie d'une alimentation électrique sur huit phases la carte se contente d'un connecteur ATX 24 broches et d'un traditionnel connecteur ATX 12 volts. Aucun connecteur Molex n'est présent pour stabiliser l'alimentation du bus PCI-Express, et Asus a doté sa M2N32 de quatre bancs mémoire. Ceux-ci sont logés sur la partie supérieure de la carte en position horizontale.

Particulièrement chargée, la carte comporte deux ports PCI-Express 16x, un port PCI-Express 4x, et trois connecteurs PCI. Problème l'agencement de tout ce petit monde laisse à désirer : la mise en place de la seconde carte graphique condamne un port PCI pour peu que cette dernière soit au format double slot, alors que le connecteur ATX 12 volts est assez mal positionné. Les six ports Serial-ATA gérés par le nForce 590 SLI ne sont pas franchement mieux lotis et l'insertion d'une GeForce 7900 GTX condamne d'office les deux premiers ports Serial-ATA. Dommage !

Côté composants additionnels, Asus a naturellement renforcé les capacités du nForce 5. C'est ainsi que l'on a droit à une puce Texas Instruments pour la gestion du FireWire 400 ou encore à un codec audio qui pour une fois n'est pas un Realtek ! Asus a retenu un composant SoundMax ADI1988B. C'est un bon point, d'autant qu'il supporte la fonction DTS Connect qui permet d'upmixer en 5.1 les sources stéréo. Revers de la médaille : les mises à jour du pilote risquent d'être inexistantes, Analog Devices ne publiant pas de nouvelles versions sur son site, préférant laisser ce rôle à ses partenaires. La partie réseau de la carte mère dépendant intégralement du nForce 590 SLI, Asus a juste placé des PHY Marvell, alors qu'il complète tout de même le stockage avec un contrôleur Serial-ATA additionnel, signé Silicon Image. Il s'agit d'un Sil3132, interfacé en PCI-Express, et gérant deux ports supplémentaires : l'un est positionné au sommet de la carte mère, l'autre se matérialise sous la forme d'un connecteur eSATA à l'extérieure de la carte. Avec un total de six connecteurs pour ventilateurs dont un septième est réservé au processeur (sur 4 broches), la M2N32-SLI Deluxe offre en sortie deux ports PS/2, quatre ports USB 2.0, deux connecteurs RJ45 pour le réseau, un port FireWire, un connecteur série (d'où sort-il ?), une rampe de six connecteurs audio au format mini-jack, un connecteur eSATA et deux sorties audio SPDIF, l'une en coaxial, l'autre en optique. Petit raffinement, Asus propose une version Wireless Edition de sa M2N32, version qui est livrée avec un circuit Wi-Fi intégré basé sur un composant Realtek RTL8187L.

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Carte mère Asus M2N32-SLI Deluxe


Côté bundle Asus livre avec sa carte toute une panoplie d'accessoires dont six câbles Serial-ATA (dont certains sont coudés pour éviter que les Cartes Graphiques trop longues ne culbutent les connecteurs seulement voilà les câbles coudés sont dans le mauvais sens), trois adaptateurs électriques en Y Molex vers SATA, un micro SoundMax à double capteur, un connecteur SLI, une nappe IDE et une nappe floppy, un IO Shield et deux T-Bracket l'un comportant un port FireWire, l'autre deux ports USB 2.0. Oui vous savez bien compter, Asus est loin de fournir de quoi exploiter les dix connecteurs USB 2.0 gérés par le nForce 590 SLI. Mais comme vous êtes sage, le constructeur livre divers manuels, l'antenne Wi-Fi pour le modèle Wireless Edition ainsi qu'un CD de pilotes. Et si jamais vous trouvez la carte trop silencieuse, vous pouvez lui rajouter un ventilateur que vous fixerez sur l'un des deux radiateurs en cuivre, Asus ayant la bonté d'en livrer un. Complète la carte s'est montrée stable durant nos tests et son BIOS est lui aussi très satisfaisant. On y retrouve une foultitude d'options et au-delà du support des fonctions LinkBoost et SLI Memory, Asus propose toujours son PEG Link et ses fonctionnalités AI. Les réglages de la mémoire sont particulièrement complets, à tel point d'ailleurs qu'on n'en comprend que la moitié, alors qu'il est naturellement possible de jouer sur les tensions mémoire, processeur et d'ajuster le coefficient multiplicateur de ce dernier. On regrettera tout de même le manque de soin évident apporté au design de la carte ou encore l'absence d'une puce pour gérer un second connecteur IDE.

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Carte mère Asus M2N32-SLI Deluxe : détails

Foxconn C51XEM2AA-8EKRS2H

Le fabricant Foxconn a choisi d'adopte ni plus ni moins que le design de référence mis au point par NVIDIA pour sa carte mère à base de nForce 590 SLI. On est donc en présence d'une carte mère ATX, au PCB noir avec quelques singularités que nous décrirons un peu plus loin. Avec son nom absolument imprononçable, la carte comporte un socket AM2, quatre emplacements mémoire DDR2 et son alimentation quadriphasée est assurée par un connecteur ATX 24 broches et un connecteur ATX 12 volts sur huit broches, comme sur les dernières plates-formes Intel. On notera la présence d'un connecteur Molex pour stabiliser l'alimentation du SLI. Le système de refroidissement du chipset est assez étonnant avec un simple radiateur sur le northbridge alors qu'un radiateur en cuivre muni d'un ventilateur recouvre le southbridge, ou MCP55. Cela a de quoi surprendre à l'heure où les fabricants de Cartes mères ont enfin compris que l'époque était au silence. Les composants de l'alimentation ne sont ici nullement refroidis et Foxconn propose deux ports PCI-Epxress 16x, un port PCI-Express 1x, un connecteur PCI-Express 4x et deux slots PCI. Hélas ceux-ci ne sont pas particulièrement bien positionnés et la mise en place d'une seconde carte graphique de type GeForce 7900 GTX ne laisse plus qu'un seul port PCI de libre. Les ports Serial-ATA sont éclatés en deux groupes alors qu'on ne trouve qu'un seul connecteur IDE tout de mêm accompagné d'un connecteur pour lecteur de disquettes.

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Carte mère Foxconn au nom imbuvable : C51XEM2AA-8EKRS2H


Si le nForce 590 SLI est déjà fort complet, Foxconn lui ajoute divers composants annexes comme un jeu de puce Texas Instruments pour gérer le FireWire 800, ou encore un codec audio Realtek ALC882D avec support du Dolby Digital. Le réseau étant géré par le nForce 590 SLI, un seul PHY Marvell est présent. Au chapitre des détails atypiques, on note la présence de deux boutons pour mettre en route le système ou le redémarrer, ou encore la présence d'un afficheur digital qui donne divers codes de diagnostics. Si le connecteur pour le ventilateur du processeur est de type 4 broches, un seul connecteur libre est présent sur la carte pour relier les ventilateurs du boîtier, enfin dans ce cas précis le ventilateur. Pour ce qui est des connecteurs, on trouve deux connecteurs PS/2, six ports USB 2.0, deux connecteurs RJ45, un port FireWire, un connecteur FireWire 800 et une rampe de cinq connecteurs audio au format mini-jack avec une sortie optique. Exit donc les ports parallèle ou série...

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Détails carte mère Foxconn


Côté BIOS, la carte est particulièrement complète, normal puisque c'est NVIDIA qui l'a plus ou moins développé. On retrouve donc toutes les options chères à la firme au caméléon avec la prise en charge du SLI Memory et le support de la fonction LinkBoost. Assez bien agencé, le BIOS propose de régler manuellement les temps de latence mémoire soit avec les options les plus courantes (CAS, TRAS, etc.) soit au travers de réglages beaucoup plus pointus, dissimulés dans un autre menu. Naturellement l'utilisateur peut intervenir sur les voltages ou sur les diverses fréquences avec un lien HyperTransport qui peut théoriquement monter à plus de 450 MHz... En outre, le BIOS révèle une option intéressante baptisée GPU EX, il s'agit d'une mystérieuse fonction activant certaines optimisations dans les Drivers ForceWare série 90 lorsqu'une configuration SLI est détectée. Après renseignements cette fonction n'est en rien exclusive à Foxconn et Asus la propose sur sa M2N32 mais sous un autre nom : le SLI Broadcast Aperture. Terminons par le bundle qui est assez généreux avec un IO Shield, les traditionnels manuels, un câble pour lecteur de disquettes, une nappe IDE, trois adaptateurs électriques Molex vers Serial-ATA, un dongle SLI, six câbles Serial-ATA et trois équerres avec un port série, quatre ports USB 2.0, et deux ports FireWire. Foxconn n'oublie pas le manuel et le CD.

MSI K9N SLI Platinum

MSI fait naturellement parti des fabricants qui proposent dès le lancement du socket AM2 des Cartes mères compatibles. Leur petite dernière répond au doux nom de K9N SLI Platinum et embarque le chipset nForce 570 SLI. Elle est donc dépourvue d'un certain nombre de fonctions, mais devrait séduire les utilisateurs à la recherche d'une carte mère SLI abordable. Rappelons d'ailleurs qu'ici chacune des GeForce en mode SLI opérera en mode 8x, et non 16x comme sur le nForce 590 SLI. Arborant un PCB noir aux embouts arrondis la carte affiche un agencement différent de celui observé sur la M2N32. On a donc quatre bancs mémoire disposés à la verticale alors que les ports PCI-Express et PCI semble un rien plus aéré. MSI propose d'ailleurs deux ports PCI-Express 16x, deux connecteurs PCI-Express 1x et trois ports PCI. Doté d'une seule puce NVIDIA, nForce 570 SLI oblige, la carte mère adopte un système de refroidissement discret et silencieux qui se résume en un simple radiateur frappé du logo MSI et muni d'une base en cuivre. On notera que l'étage d'alimentation est lui aussi recouvert d'un radiateur.

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Carte mère MSI K9N SLI Platinum


Avec six connecteurs Serial-ATA, arrangés de façon intelligente, la carte offre un connecteur pour le lecteur de disquettes et un connecteur IDE. Son alimentation est de type quadriphasée et dépend d'un connecteur ATX 24 broches, d'un connecteur ATX 12 volts alors qu'une prise Molex est ici présente pour stabiliser l'alimentation du second port PCI-Express. Côté composants supplémentaires, MSI a retenu une puce VIA VT6307 pour gérer le FireWire 400 alors que le codec audio est un presque classique Realtek ALC883. La partie réseau repose ici entièrement sur le nForce 570 SLI et MSI utilise deux PHY Vitesse. Pour ce qui est de la connectique, MSI propose deux ports PS/2, un port série, un port parallèle, quatre ports USB 2.0, deux connecteurs RJ45, une prise FireWire, une rampe de cinq connecteurs audio mini-jack ainsi que deux sorties SPDIF répondant au standard coaxial et optique. Côté bundle, le fabricant ne propose rien de très original : trois câbles Serial-ATA, une nappe floppy, une nappe IDE, un dongle SLI, deux adaptateurs électriques Molex/SATA, un IO Shield, et deux équerres comportant l'une deux ports USB 2.0, l'autre deux connecteurs FireWire dont un connecteur mini. On trouvera également un manuel ainsi qu'un CD de pilotes et une équerre de ventilation avec une patte visant à maintenir le dongle SLI. Soulignons que le CoreCell cher au cœur de MSI est naturellement de la partie sur cette carte mère.

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Les deux composants PHY de la carte mère MSI nForce 570


Gigabyte GA-M57SLI-S4

Gigabyte est également dans les starting Blocks pour le socket AM2. Le constructeur prévoit de lancer diverses cartes mères pour adresser tous les segments du bas de gamme au haut de gamme, et nous avons pu nous procurer le modèle GA-M57SLI-S4 pour les besoins de ce test. Il s'agit d'une carte au format ATX et comme toujours avec le fabricant le PCB est bleu avec des embouts arrondis. Animée par un chipset nForce 570 SLI, la carte adopte le nouveau Socket AM2 qui est ici placé en son sommet et entouré d'un berceau orange fluo. L'alimentation triphasée de la carte repose sur un connecteur ATX 24 broches et sur un connecteur ATX 12 volts. Tout comme MSI, Gigabyte a pris soin de positionner un connecteur Molex pour alimenter suffisamment les ports PCI-Express dans le cadre de l'utilisation du SLI. Refroidie de manière passive, la carte voit son chipset recouvert d'un simple radiateur doré alors que rien n'est prévu pour l'étage d'alimentation. Si généralement les ports Serial-ATA sont tous regroupés au même endroit, Gigabyte les a curieusement scindé par bloc de trois, la carte offrant un total de six connecteurs Serial-ATA II. Avec deux ports PCI-Express 16x, la carte compte également trois ports PCI-Express 1x et deux slots PCI. Le support de l'IDE est assuré par un seul connecteur alors que le connecteur pour le lecteur de disquettes est on ne peut plus mal situé : juste en dessous du dernier connecteur PCI.

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Carte mère Gigabyte GA-M57SLI-S4


Contrairement à MSI qui propose deux connecteurs Gigabit Ethernet, la GA-M57SLI-S4 doit se contenter d'un seul connecteur géré par un PHY Marvell. Gigabyte propose tout de même le support du FireWire 400 avec une puce Texas Instruments et le codec audio est sans grande surprise un Realtek ALC883. Orientée milieu de gamme, la carte ne comporte aucune des fonctions Dual de Gigabyte et l'on ne dénombre au passage que deux connecteurs pour les ventilateurs du boîtier en plus du connecteur quatre broches pour le processeur. En sortie on retrouve deux connecteurs PS/2, un port parallèle et un port série, quatre ports USB 2.0, une prise RJ45, une prise FireWire, une rampe de six connecteurs audio mini-jack ainsi que les inévitables sorties SPDIF en optique et coaxial. Côté bundle, Gigabyte propose quatre câbles Serial-ATA II, un dongle SLI, une nappe IDE et une nappe pour le lecteur de disquettes sans oublier les habituels IO Shield, manuel et CD.

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Détails de la GA-M57SLI-S4


Côté BIOS, et nForce 570 oblige, on ne retrouve pas les options de type SLI memory ou LinkBoost. En revanche Gigabyte propose naturellement de jouer sur certains paramètres avancés comme les fréquences mémoire ou HyperTransport. Comme toujours avec le constructeur il faudra user du CTRL+F1 pour accéder aux options avancées. Si les temps de latence de la mémoire, tout comme d'ailleurs le voltage, sont ajustables, Gigabyte est resté sage et évite de nous noyer sous une profusion de réglages mémoires incompréhensibles par le quidam comme c'est le cas sur la M2N32-SLI ou encore sur la carte de Foxconn. On notera enfin l'apparition d'une option permettant de tester les câbles réseau directement dans le BIOS, option qu'Asus propose depuis sa P4C800-Deluxe sous le nom de AI Net.
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L'arrivée du Socket AM2 est pour nous l'occasion de rafraîchir notre protocole de tests, mais aussi notre configuration de référence. Voici tout d'abord le détail des configurations utilisées à commencer par la machine Socket 939 :
  • Carte mère Asus A8N32-SLI Deluxe,
  • 2x1 Go Corsair TwinX PC3200 XL,
  • Carte graphique NVIDIA GeForce 7800 GTX 512 Mo,
  • 2x Disques durs Western Digital Raptor 150 Go.
Pour les tests en socket AM2 nous avons eu recours à cette configuration :
  • Carte mère Asus M2N32-SLI Deluxe BIOS 0401,
  • 2x1 Go Corsair Twin2X PC6400 C4,
  • Carte graphique NVIDIA GeForce 7800 GTX 512 Mo,
  • 2x Disques durs Western Digital Raptor 150 Go.
Enfin pour tester les performances des Processeurs Intel nous avons eu recours à la machine suivante :
  • Carte mère Asus P5WD2E Premium BIOS 0501,
  • 2x1 Go Corsair Twin2X PC6400 C4,
  • Carte graphique NVIDIA GeForce 7800 GTX 512 Mo,
  • 2x Disques durs Western Digital Raptor 150 Go.
Toutes nos machines étaient munies de Windows XP Professionnel Service Pack 2 et utilisaient les derniers Drivers et BIOS disponibles à la date du test. Parmi ceux-ci on notera la version du pilote graphique employé : 84.47. Côté protocole de test, nous l'avons sérieusement dépoussiéré comme indiqué plus haut. Exit donc les antiques CPUMark 99, Unreal Tournament 2003 et autres Return to castle wolfenstein. Côté jeux justement nous avons retenu Call Of Duty 2, Far Cry et Doom 3, alors que côté applicatifs nous accueillons Mathematica et 3DSMax, entre autres changements.

3DMark 06 - CPU

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On démarre avec le test processeur de 3DMark 06. Ici l'Athlon 64 FX-62 s'adjuge la première place devant l'Athlon 64 FX-60. Et face au FX-60, le nouveau venu est 7% plus véloce. Conclure que ce sucroît de performances est dû à la DDR2 serait erroné et il nous faut rappeler que le FX-62 est 200 MHz plus rapide que le FX60. En comparant l'Athlon 64 X2 4800+ en Socket 939 au modèle AM2, on s'aperçoit que la DDR400 affiche de beaux restes, le 4800+ Socket 939 étant 2% plus rapide. On notera au passage que les performances des nouveaux Athlon 64 X2 4200 et 4400+ sont pour ainsi dire identiques alors que le modèle X2 4000+ AM2 fait à peine mieux qu'un Athlon 64 X2 3800+ en socket 939. Pas très convaincant donc.

PCMark 05 - CPU

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La suite de tests PCMark ici exécutée dans le seul but de tester les performances processeur semble avoir un petit faible pour les Pentium qui terminent en très bonne position, le 955 Extreme Edition s'offrant même le luxe de dépasser le FX-62 ! FX-62 qui serait ici 7,5% plus véloce que son prédécesseur le FX-60. Ici, les Athlon 64 X2 4200+ et 4400+ au format socket AM2 affichent des performances identiques : c'est normal, leur fréquence de fonctionnement étant similaire. Seule la quantité de mémoire cache L2 distingue un 4200+ d'un 4400+ et visiblement PCMark 05 n'en a que faire. En comparant ce bon vieil Athlon 64 X2 4800+ socket 939 à son successeur en AM2 on ne note aucune différence de performances...

PCMark 05 - Mémoire

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Si jusqu'à présent le socket AM2 n'a guère brillé, les tests de bande passante mémoire devraient lui être logiquement plus favorable. Si l'Athon 64 FX-62 est en tête, on retrouve en seconde position le X2 5000+ et en troisième position, une vieille connaissance, le FX-57 ! Et si l'on s'aventure ici à comparer le X2 4800+ AM2 à son prédécesseur, le socket 939 en prend pour son grade : le passage à la DDR2-800 fait grimper le score PCMark 05 de quelques 9%.

Sandra 2007 - Test processeur

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Divisé en MIPS et MFLOPS, le test processeur de Sandra 2007 a une préférence assez marquée pour le FX-62 qui termine premier. En revanche, faire le distingo entre notre X2 4800+ en socket AM2 et le même modèle en socket 939 n'est toujours pas possible alors que le X2 3800+ socket 939 affiche des performances identiques au X2 4000+ en socket AM2. Pas de quoi, là encore, s'enthousiasmer sur l'arrivée de la DDR2 dans le monde AMD...

Sandra 2007 - Test mémoire

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Le test mémoire de Sandra 2007 est comme prévu l'occasion de vérifier et de valider la bande passante mémoire accrue de la DDR2, même si celle-ci semble avoir peu d'impact sur les performances finales des processeurs. A modèle équivalent, en l'occurence un 4800+, la bande passante mémoire observée sous Sandra 2007 passe de 5494 Mo à la seconde à près de 8885 Mo à la seconde. Il est d'ailleurs surprenant de constater que le X2 5000+ fait ici moins bien que le 4800+ lui aussi en socket AM2. Peut être la quantité moindre de cache L2 influe-t-elle sur la bande passante mémoire.

ScienceMark 2.0

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Pour ScienceMark 2.0, l'Athlon 64 FX-62 s'affiche comme le processeur le plus rapide, devant le FX-60. Ici le X2 4800+ en socket 939 est légèrement plus rapide que son remplaçant en socket AM2, alors que le tout nouvel X2 5000+ est en retrait vis à vis du FX-60. Du côté des processeurs plus abordables, le 4400+ AM2 est très légèrement devant le 4200+ AM2 alors que le X2 4000+ AM2, cadencé à 2 GHz, est derrière le X2 3800+ socket 939 lui aussi cadencé à la même fréquence. Décidément la DDR2 est loin d'être salutaire !

Cinebench 9.5

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Cinebench 2003 a récemment évolué en version 9.5 mais le principe reste le même : mesurer le temps mis par un système donné pour effectuer le rendu d'une scène 3D. Largement optimisé pour les Processeurs double-coeur, Cinebench 9.5 plebiscite notre Athlon 64 FX-62, en tête du classement alors qu'Athlon 64 FX-60 socket 939 et Athlon 64 X2 5000+ AM2 affichent des performances identiques. Rappelons d'ailleurs que si les deux processeurs sont cadencés à la même fréquence, 2,6 GHz, leur quantité de mémoire cache de second niveau diffère : 1 Mo pour le FX-60 et 512 Ko pour le 5000+. Ici aussi le 4800+ étrennant le nouveau socket AM2 égale l'ancien Athlon 64 X2 4800+ en socket 939, ce qui laisse penser que la DDR2-800 n'est pas bénéfique pour la plate-forme AMD. Même chose pour l'ancien Athon 64 X2 3800+ qui, au format Socket 939, égale le nouveau X2 4000+ AM2.

Adobe Photoshop CS

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On continue notre série de tests processeur avec l'application Photoshop. Il s'agit ici d'appliquer un filtre sur une image haute résolution issue d'un Photo CD. Les résultats sont exprimés en secondes, il faut donc lire le graphique à l'envers. Comme on peut le voir, ce ne sont pas forcément les processeurs AMD qui sont ici les mieux positionnés. En effet les Pentium d'Intel conservent de beaux restes. Quant au nouveaux venus en Socket AM2 ce n'est pas la joie : ici notre X2 4800+ Socket 939 est plus rapide que le modèle AM2 alors que le FX-60 en Socket 939 égale les performances du tout nouvel X2 5000+, bien que ce dernier ait effectivement moins de mémoire cache.

Windows Media Encoder 9.0

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Les mois passent et l'encodage de notre vidéo de référence sur notre Pentium 4 660 provoque toujours un plantage du système, ce qui explique l'absence de ce processeur dans le graphique. Pour le reste, les CPU double-coeur sont à la fête avec un FX-62 qui caracole en tête. Petit bémol : une fois encore, la migration DDR vers DDR2 n'apporte rien ! Notre X2 4800+ AM2 est à peine six secondes plus rapide que le modèle 4800+ en socket 939... On formulera d'ailleurs le même constat en comparant l'Athlon 64 X2 4000+ AM2 au modèle 3800+ en socket 939.

Mathematica 5.1

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L'application Mathematica de Wolfram Research rejoint notre protocole de tests, et comme avec Photoshop les résultats sont ici exprimés en secondes. La surprise de ce test est la prestation du FX-57 qui égale ici un FX-62 ! Le test illustre une fois encore l'apport presque nul de la DDR2-800 face à la DDR400 utilisée sur nos machines en Socket 939, les résultats d'un système à l'autre étant identiques. Ainsi l'Athlon 64 X2 5000+ en AM2 est aussi véloce que le modèle 4800+ de la vieille école en Socket 939 ! En revanche les X2 4000+ et 4200+ AM2 semblent mieux s'en tirer en devançant quelque peu l'Athlon 64 X2 3800+ utilisant ce bon vieux Socket 939.

Encodage MP3 - LAME

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Si nous avons revu une bonne partie de notre protocole de test, LAME reste d'actualité pour l'encodage des fichiers WAV au format MP3. Seul bémol, LAME n'est pas multithreadé, de fait les processeurs double-coeur ne sont pas forcément à la fête. C'est ainsi que FX-57 et FX-62 sont à égalité, tout comme les Athlon 64 FX-60 et FX-55... Et si l'on compare à fréquence égale les performances des processeurs Socket 939 à celles des nouveaux-venus en AM2, une fois de plus c'est la déception, les résultats étant tout simplement identiques...

Compression de fichiers - Winrar 3.60 Beta 3

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Pour le test de compression de fichiers, nous avons quelque peu fait évoluer notre logiciel de référence pour adopter la dernière version beta en date de WinRAR, qui tire ici profit des processeurs multithreadés. Notre test consiste toujours à mesurer le temps mis pour compresser près de 250 Mo de données. Et à première vue, le Pentium 955 Extreme Edition reprend du poil de la bête alors que les FX-62 et FX-57 terminent à égalité ! Plus généralement les différences observées entres nos divers processeurs ne semblent pas des plus probantes. Quoiqu'il en soit, WinRAR démontre une fois encore que la DDR2 ne profite nullement aux performances globales des Athlon 64.

3DSMax 8

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Nouveau venu dans notre suite de tests, 3DSMax fait parti de ses applications mondialement connues et reconnues. Nous testons ici le temps mis pour le rendu d'une scène 3D en 800x600 avec les instructions SSE et la radiosité activées. Les Athlon 64 FX-60 et FX-62 s'adjugent ici les deux premières places avec un FX-62 qui effectue le rendu en 7 secondes de moins que son prédécesseur ! Question AM2 contre socket 939, à fréquence égale les performances sont identiques en ce qui concerne le X2 4800+ mais aussi le X2 4000+ face au X2 3800+. L'apport de la DDR2 que l'on aurait pu présumer plus sensible sur une application de ce calibre est donc là encore nul.

Pinnacle Studio 10.5.2

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Puisque nous avons fait évoluer notre protocole, nous passons de Studio 9 à Studio 10.5. En revanche il s'agit toujours d'effectuer le rendu d'un projet vidéo et de mesurer le temps nécessaire à la création du fichier MPEG 2 final. Profitant des processeurs double-coeur, Studio donne sa bénédiction aux Athlon 64 FX-60 et FX-62 qui terminent en tête. Petite curiosité, le X2 5000+ est ici le processeur le plus rapide, alors que l'avantage du FX-62 sur le FX-60 qui, rappelons-le, est 200 MHz moins véloce, ne dépasse pas les 6 secondes ! Quant à la comparaison 4800+ Socket 939 ou AM2, les deux systèmes affichent les mêmes performances !

Doom 3 - v1.3

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Avec Doom 3 qui, rappelons-le, utilise un moteur graphique OpenGL, FX62 et Pentium 955 Extreme Edition sont en tête. Et une fois n'est pas coutume, les Processeurs AM2 épaulés par la DDR2 font mieux que leurs homologues Socket 939 en DDR400. Ainsi l'Athlon 64 X2 4800+ AM2 est ici 3% plus rapide que le X2 4800+ en socket 939. Certes l'écart n'est pas ahurissant mais il a le mérite d'exister. Même constat entre X2 3800+ en socket 939 et X2 4000+ AM2 sauf que cette fois l'écart grimpe à près de 7% ! Certains seront peut être surpris de constater que l'Athlon 64 3800+ socket 939 fait ici mieux que l'Athlon 64 X2 4000+ AM2. C'est normal puisqu'au delà de ce que suggère le numéro de modèle, le 3800+ tourne à 2,4 GHz quand le nouveau 4000+ AM2 n'opère qu'à 2 GHz.

Far Cry v1.33

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Far Cry dans sa version 1.33 dresse globalement le même tableau que Doom 3 et d'un processeur à l'autre l'apport de la DDR2 semble varier. Ainsi nos deux X2 4800+ sont à parfaite égalité alors que notre X2 4000+ affiche un très léger sursaut de performances face au modèle 3800+ en socket 939, soit 3% de delta pour être précis.

Call Of Duty 2 - v1.2

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Nous inaugurons ici Call Of Duty 2 avec une démo de notre cru. Les processeurs Intel sont, une fois n'est pas coutume, couronnés alors que le tout nouveau FX-62 affiche un score identique au FX-57 ! Cela s'explique tout à fait logiquement, les deux processeurs étant cadencés à 2,8 GHz alors que le jeu ne tire pas parti des processeurs double-coeur. Avec une frame par seconde en plus face à notre X2 4800+ socket 939, le modèle AM2 affiche un avantage de 3% alors qu'il égale presque le FX-60 ici dépassé par le tout nouvel Athlon 64 X2 5000+.Etant donné que nous avons pu disposer de plusieurs plates-formes basées sur les trois chipsets prêts pour le socket AM2, nous avons relevé les performances sur plusieurs systèmes. Il s'agissait entre autre d'une machine nForce 590 SLI, d'une machine nForce 570 SLI avec la carte mère Gigabyte présentée plus haut et d'une dernière configuraition avec le CrossFire Xpress 3200. Tous nos systèmes utilisaient la même configuration avec le même processeur à savoir un Athlon 64 FX-62.

ScienceMark 2.0

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On démarre avec ScienceMark 2.0 et le classement ici obtenu semble en faveur du nForce 590 SLI. L'avantage de ce dernier sur le nForce 570 SLI s'éléverait à 5% ce qui paraît assez important et laisse supposer une optimisation moindre du BIOS de notre carte Gigabyte (entre autres hypothèses). Quant au CrossFire Xpress 3200 il se classe très légèrement en retrait face aux chipsets NVIDIA.

3DMark 06 - Test CPU

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Côté interface processeur, les différences entre nos trois chipsets semblent bien minimes et si le nForce 590 SLI est en tête, le nForce 570 SLI referme le bal tandis que le CrossFire Xpress 3200 réussit à s'intercaler entre les deux systèmes NVIDIA. Entre nForce 570 SLI et nForce 590 SLI l'écart ne dépasse pas 2%.

PCMark 05 - v1.1 - Mémoire

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Côté mémoire, et à en croire PCMark 05, le CrossFire Xpress 3200 aurait une petite faiblesse face aux nForce 5xx. Pourtant nous nous sommes assuré d'utiliser des réglages BIOS identiques au niveau des temps de latence mais sans succès. Quant aux nForce 570 et 590 SLI, les performances sont pour le moins semblables.

Studio 10.5

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Pour Studio 10, la dernière version du logiciel de montage vidéo grand public de Pinnacle, la différence entre nos divers chipsets est assez minime. nForce 570 SLI et CrossFire Xpress 3200 sont au même niveau alors que le nForce 590 SLI dispose d'une légère avance de 13 secondes sur le rendu total.

Cinebench 9.5

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Avec un test applicatif comme Cinebench la différence de performances d'un chipset à l'autre est à peu près nulle. L'écart entre les deux extrêmes ne dépassant pas les 0,5% dans ce test.

3DSMax 8

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N'oubliez pas que sous 3DSMax, les résultats sont exprimés en seconde, il faut donc lire le graphique à l'envers. Cette précision formulée on constate que nForce 570 et nForce 590 sont très proches alors que le CrossFire Xpress 3200 semble marquer le pas, puisqu'il termine dernier. Il faut six secondes de plus à notre machine à base de chipset ATI pour effectuer le rendu de notre scène qu'à la configuration nForce 570 SLI.

Doom 3 v1.3

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Après les tests synthétiques, après les applicatifs il est temps de passer au jeu avec ce bon vieux FPS qu'est Doom 3. Ici le système nForce 590 SLI tire son épingle du jeu, avec des performances supérieures de 2,5% face à la configuration nForce 570 SLI. Quant au CrossFire Xpress 3200 il se positionne un (tout petit) cran au dessus du nForce 570 SLI.

Test de transfert USB 2.0

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Durant nos tests nous avons également vérifié le taux de transfert de l'interface USB 2.0. Nous utilisons ici PCMark 05 et son test disque dur avec un disque externe de 250 Go. Comme on peut le constater, ATI revient de loin ! Alors que ses précédents chipsets, ou plutôt Southbridge, offraient de piêtres performances en USB 2.0, le SB600 corrige enfin cet épineux problème de performance. Il était temps !

Test de transfert Serial-ATA 3Gb/s - HD Tach

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Du côté des taux de transfert offerts par l'interface Serial-ATA 3Gb/s de nos trois chipsets, il semblerait que le nForce 590 SLI soit un rien plus lent que son prédécesseur le nForce 4 SLI 16x ce qui quelque peu étonnant. Notez que nous utilisons HDTach avec un disque dur Western Digital Raptor 150 Go. Quant au CrossFire Xpress 3200, il se montre en retrait des chipsets NVIDIA, mais de peu. Ici le nForce 4 SLI 16x affiche un débit 4% supérieur au chipset CrossFire.

Test de transfert Serial-ATA 3Gb/s - PCMark 05

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Nous exécutons le même test, toujours avec un Raptor 150 Go de Western Digital, mais ici avec la suite PCMark 05. Comme on peut le constater le nForce 4 SLI 16x est largement devant le nForce 590 SLI, alors que le CrossFire Xpress 3200 termine dernier. Résultat étonnant s'il en est.

Conclusion

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Autant ne pas y aller par quatre chemins, l'arrivée de la mémoire DDR2 sur la plate-forme AMD constitue une sévère désillusion. Pour obtenir des performances identiques à celles délivrées par les plateformes en DDR400 il faut, à fréquence égale, taper dans de l'onéreuse DDR2 800 : de quoi refroidir bien des ardeurs ! Cela n'est d'ailleurs pas sans rappeler la situation qu'a connue Intel au lancement de ses plates-formes i915 et i925X. Du coup et malgré l'énorme bande passante offerte par la DDR2, les performances des Processeurs AM2 stagnent littéralement et on ne constate aucun gain réellement palpable. Plus généralement c'est bien là tout le problème du monde des microprocesseurs où les performances ont tendance à évoluer très doucement, trop doucement ! Reste une autre zone d'ombre pour AMD : la fréquence mémoire des modèles Athlon 64 X2 4200+, 4400+ et 5000+ notamment. Du fait de l'utilisation d'un entier en guise de diviseur, la DDR2 n'opère jamais à sa pleine fréquence avec ce type de processeur, elle est donc sous-exploitée.

Certes l'AM2 permet-il au moins à AMD d'uniformiser le socket employé par toutes ses gammes de processeurs, du Sempron à l'Athlon 64 FX, mais à quel prix ? D'un point de vue strictement physique, on apprécie au passage les efforts mis en œuvre par AMD pour garder un minimum de compatibilité avec le parc existant de systèmes de refroidissement Socket 939. Mais quoi qu'il en soit les possesseurs de systèmes Socket 939 n'ont aujourd'hui aucun intérêt à migrer vers l'AM2. En revanche pour ceux qui souhaitent se constituer un nouvel équipement, la plate-forme, malgré ses défauts, constitue l'offre la plus pérenne chez AMD et la plus puissante aujourd'hui. Reste qu'avec l'arrivée du Conroe prévue pour le mois de juillet chez Intel, la donne pourrait très rapidement être bouleversée.

Côté chipset, le nForce 500 de NVIDIA est largement à la hauteur, la firme au caméléon n'ayant pas ménagé ses efforts pour que les performances et la stabilité soient au rendez-vous. Bien sûr, les mauvaises langues diront que le nForce 5xx n'est qu'un nForce 4 SLI 16x rafraîchi, ce qui n'est d'ailleurs pas totalement faux, mais les innovations apportées demeurent pour la plupart tout à fait intéressantes. La double connexion gigabit intégrée, la fonction de teaming ou encore la gestion de six connecteurs Serial-ATA sont des avantages bien réels. En contrepartie, le pare-feu disparaît alors que la gestion IDE est réduite à sa portion congrue : un seul connecteur pour un maximum de deux disques. Signalons également une baisse de performance apparente du contrôleur Serial-ATA en RAID 5... Du côté des innovations, hélas réservées au seul nForce 590 SLI, on apprécie l'EPP, car dans un sens NVIDIA essaye de faire bouger les choses en trouvant une alternative au vieillissant et peu fiable SPD. Reste que pour l'instant les barrettes compatibles se comptent sur les doigts d'une main et se négocient à prix d'or alors que le JEDEC, l'organisme de validation des standards mémoire, tempête contre les initiatives cavalières de NVIDIA. Même si la pérennité de l'EPP sous sa forme actuelle n'est pas assurée, rien ne dit par exemple qu'en réponse le JEDEC ne va pas plancher sur un SPD2, l'initiative de NVIDIA est louable puisqu'elle permet d'exploiter au maximum ses barrettes mémoire dès leur installation tout en facilitant l'overclocking. Bien sûr, les férus d'overclocking préféreront mettre les mains dans le cambouis, mais pour les autres, la sélection d'un profil « High Performance » est assez sympathique même si parfois la stabilité n'est pas au rendez-vous. En revanche, l'appellation SLI Memory est un rien trompeuse ! De son côté, la fonction LinkBoost semble loin d'atteindre son but. Réservée aux seules GeForce 7900 GTX, elle n'a aucun impact sur les performances : un aveu que les applications 3D sous-exploitent la bande passante du PCI-Express 16x ?

Du côté de la concurrence, l'arrivée de l'AM2 permet à ATI de rafraichir son tout récent CrossFire Xpress 3200, et ce de fort belle manière, en lui donnant, enfin, un southbridge digne de ce nom. Le SB600 est en effet l'occasion pour ATI de corriger les principaux problèmes de ses SB400 et SB450 au niveau du stockage et de la gestion USB. Ainsi, le SB600 offre des performances USB 2.0 tout à fait convenables alors qu'il gère le Serial-ATA 3Gb/s et ATI se paye même le luxe de narguer NVIDIA en gérant l'AHCI, chose que ne fait pas le nForce 500. Indispensable mise à niveau pour ATI, le SB600 ne saurait toutefois rivaliser avec le nForce 590 SLI notamment du fait de l'absence de contrôleur réseau intégré, mais ATI est assurément sur la bonne voie ! Au final et malgré les efforts louables d'ATI, le nForce 590 SLI s'affiche comme le meilleur chipset pour la plate-forme AM2, même si cette dernière ne le mérite probablement pas.

AMD Athlon 64 FX-62

2

Les plus

  • Le processeur le plus rapide
  • Apport du dual-core

Les moins

  • DDR2 sans intérêt
  • Changement de socket obligatoire
  • Problème de diviseur mémoire
  • Coût pharaonique

0

Performances9

Innovation7

Qualité prix3



NVIDIA nForce 590 SLI

6

Les plus

  • Le meilleur chipset AM2
  • 6 ports SATA 3Gb/s
  • Teaming réseau

Les moins

  • SLI Memory "élitiste"
  • Fonction GPU EX énigmatique
  • LinkBoost à l'intérêt douteux
  • Performances stockage en baisse

0

Performances9

Fonctionnalités8

Fiabilité8

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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