Intel Core i3/i5 mobiles et AMD Radeon HD 5000

Après la déclinaison mobile de son Core i7 avec le Clarksfield, Intel remet ça et nous propose maintenant l'Arrandale, le petit frère du Clarkdale destiné aux PC portables.

Alors que notre récent test du Core i7 mobile a mis en lumière la consommation excessive d'un processeur qui ne se destinait pas franchement à un usage mobile, que faut-il attendre de l'Arrandale ? Gravé en 32 nm contre 45 pour son prédécesseur, le petit dernier de chez Intel devrait en principe offrir une autonomie plus large aux portables qu'il équipe.

Quid également des performances de ces processeurs ? Le Core i5 propose le mode Turbo revisité à l'occasion de la sortie des Clarksfield, alors que les Core i3 ne profitent pas de cette option que nous étudierons dans le détail.

Nous profiterons de ce test pour évoquer également les derniers modèles de puce graphique de chez AMD, avec la série Radeon Mobility HD 5000. Que valent ces puces graphiques DirectX 11 pour portable, présentées au dernier CES ?

C'est à travers le test de quatre machines différentes que nous tenterons de vous apporter notre avis sur ces nouveaux composants qu'abritent déjà certains modèles du commerce.

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Sommaire :

Un circuit graphique associé au processeur

Dans notre récent dossier consacré aux processeurs Intel Core i5 (voir Intel Core i5 661: la 3D s'invite dans le processeur), nous détaillions les derniers nés d'Intel et plus particulièrement leurs architectures. En effet, les puces Clarkdale comportent deux dies. Leur déclinaison mobile, nom de code Arrandale, sont conçus de la même façon, avec d'un côté le CPU gravé en 32 nm, et de l'autre ce qu'Intel nomme le Media Complex, un circuit graphique amélioré.

Nous reviendrons au CPU en lui-même plus avant, mais arrêtons nous un moment sur ce Media Complex. Il est en fait composé d'un circuit graphique, mais abrite également le contrôleur mémoire et le contrôleur PCI-E, deux éléments que l'on trouvait sur le die des Lynnfield, les processeurs Nehalem de seconde génération. Le circuit graphique est gravé en 45 nm et possède 12 unités d'exécution. Côté logiciel, si DirectX 10 et OpenGL 2.1 sont gérés, pas question pour l'instant de DirectX 10.1 ou 11. Pas de mémoire dédiée non plus bien évidemment : le Media Complex puise dans la mémoire vive du portable pour officier.

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L'intérêt d'une telle association ? La présence non plus de trois puces (processeur, northbridge et southbridge) sur la carte-mère, mais seulement de deux composants (le processeur et le northbridge se trouvant sur la même puce). Le gain pour les constructeurs d'ordinateurs portables est significatif en terme de simplicité d'assemblage. Autre avantage : le mode hybride (ou Switchable Graphic), qui permet aux plates-formes Intel (depuis Montevina) de passer d'un circuit graphique intégré vers un GPU dédié sans reboot, prend ici tout son sens si cette spécificité est correctement exploitée de façon logicielle pour améliorer l'autonomie des portables. En revanche, la présence du contrôleur mémoire sur l'IGP (le Media Complex) réduit significativement la bande passante mémoire théorique du processeur par rapport aux versions Lynnfield des Core i7.

Les performances en 3D ne sont pas à la fête non plus : celles du circuit graphique intégré sont particulièrement faibles (voir Intel Core i5 661: la 3D s'invite dans le processeur). Intel vante toutefois les mérites de sa solution en matière de décompression HD : un Core i3 peut décoder le flux vidéo issu d'un Blu-ray alors qu'Intel a également eu la bonne idée d'intégrer nativement un circuit audio 7.1 capable de véhiculer les flux audio haute définition de type DTS Premium ou Dolby True HD sur l'interface HDMI.

Nous avons pu vérifier que la lecture d'un film Blu-ray s'avérait effectivement très fluide, mais la charge du processeur nous a paru un peu trop élevée, avec une valeur oscillant autour de 30 %. En comparaison, un Core i5 430M associé à une GeForce GT 330M subit une charge inférieure à 10 % avec la dernière version de PowerDVD 9.

Du Arrandale en veux-tu en voilà

Intel n'a pas fait les choses à moitié avec sa gamme Arrandale et propose à ce jour pas moins de 11 processeurs différents dont voici les caractéristiques :

ProcesseursFréquence (GHz)Turbo Boost (GHz)
Core i3-330M2,13-
Core i3-350M2,26-
Core i5-430M2,262,53
Core i5-520M2,402,93
Core i5-520UM1,061,86
Core i5-540M2,533,06
Core i7-620M2,663,33
Core i7-620LM2,002,8
Core i7-620UM1,062,13
Core i7-640LM2,132,93
Core i7-640UM1,202,26


Vous aurez probablement noté l'absence de fréquence Turbo Boost pour les deux processeurs Core i3 et pour cause : ils ne sont pas équipés de cette fonctionnalité.

Notez que tous ces modèles sont des CPU double-cœurs et prennent en charge l'Hyper Threading. Quelques différences concernant les modèles M, LM et UM : les premiers possèdent un TDP de 35 Watts, les CPU de type LM affichent quant à eux une enveloppe thermique de 25 W alors que la série UM est la moins consommatrice en énergie avec un TDP de 18 Watts. L'une des raisons se trouve dans les fréquences de fonctionnement du circuit graphique présent sur la puce : elles sont respectivement de 166, 266 et 500 MHz pour les séries UM, LM et M. Intel a donc revu à la baisse ces fréquences par rapport aux versions desktop de ces processeurs.

Les Core i7 sont équipés de 4 Mo de mémoire cache de niveau 3, tandis que les Core i5 et i3 n'en possèdent que 3 Mo. Enfin, notez que tous ces processeurs gèrent la mémoire double canal de type DDR3-1066 à l'exception des CPU de type UM, qui se contentent de mémoire cadencée à 800 MHz.

Turbo Boost et fréquences dynamiques

Si les processeurs Arrandale sont naturellement très proches de leurs cousins desktop les Clarkdale, une subtilité échappe toutefois à ces derniers. Intel a en effet pourvu ses processeurs mobiles d'une amélioration du Turbo Boost dont bénéficient les Clarkdale et propose une gestion dynamique des fréquences. L'enveloppe thermique est véritablement partagée entre les deux dies et le Turbo Boost jusqu'à présent réservé au CPU est ici également proposé au circuit graphique.

Ainsi, si votre ordinateur ne nécessite aucun traitement graphique, le processeur sera autorisé à consommer davantage, et pourra donc fonctionner plus rapidement. Si au contraire c'est l'aspect graphique qui est sollicité, le CPU ralentira pour laisser le champ libre à une montée en fréquence du circuit graphique, dans la limite du TDP de l'ensemble.

Ainsi, les processeurs de la série M peuvent voir la fréquence du circuit graphique passer :
  • de 500 MHz à 766 MHz pour les séries M ;
  • de 266 MHz à 566 MHz pour les CPU de type LM ;
  • de 166 MHz à 500 MHz enfin pour les processeurs de la série UM.
Cette opération de répartition dynamique est invisible pour l'utilisateur qui laisse les algorithmes d'Intel optimiser au mieux les fréquences des composants en fonction de son utilisation. Notez enfin que si le Core i3 ne bénéficie pas de Turbo Boost pour le processeur, l'Intel HD Graphics est quant à lui prévu pour voir sa fréquence varier entre 500 et 667 MHz.

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Mobility HD 5000 Serie : DirectX 11 dans un portable

C'est au dernier CES à Las Vegas qu'AMD a annoncé sa nouvelle gamme de puces graphiques DirectX 11 dédiées aux ordinateurs portables et gravées en 40 nm, la série Mobility HD 5000.

Trois types de puces correspondent à cette série, les HD 5400, HD 5600/5700 et HD 5800 pour un total de 10 nouvelles références. Rien ne vaut un tableau pour détailler les spécificités techniques de chacune d'entre elles :

Mobility RadeonProcesseurs de fluxUnités de textureFréquenceType de mémoireFréquenceTDP
HD 5430808550 MHzGDDR5/DDR3800 MHz7 Watts
HD 5450808675 MHzDDR3800 MHz11 Watts
HD 5470808750 MHzGDDR5/DDR3900 MHz15 /13 Watts
HD 565040020450 à 650 MHzGDDR3/DDR3800 MHz15 à 19 Watts
HD 573040020650 MHzGDDR3/DDR3800 MHz26 Watts
HD 575040020550 MHzGDDR5800 MHz25 Watts
HD 577040020650 MHzGDDR5800 MHz30 Watts
HD 583080040500 MHzDDR3/GDDR3800 MHz24 Watts
HD 585080040500 à 625 MHzGDDR5 ou GDDR3/DDR31 GHz / 900 MHz30 à 39 Watts / 31 Watts
HD 587080040700 MHzGDDR51 GHz50 Watts


A leur référence, on pourrait penser que les puces Mobility Radeon HD 5800 sont le pendant mobile des Cypress, le haut de gamme d'AMD pour le desktop, avec ses Radeon HD 5800. Il n'en est toutefois rien, une telle déclinaison étant bien trop gourmande en énergie. En réalité, les Radeon HD 5800 mobiles sont basés sur les Radeon 5700, nom de code Juniper. A noter que toutes ces références peuvent bénéficier de la GDDR5, mis à part la 5830.

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Les Radeon HD 5770, 5750, 5730 et 5650 mobiles sont basés quant à eux sur les Redwood (à savoir les Radeon HD 5600 et 5500 de bureau), présentant deux fois moins de processeurs de flux. Les deux dernières possèdent des spécifications proches des celles des 4670 et 4650 de bureau. Toutefois, en plus du passage au 40 nm et à DirectX 11, on compte sur ces modèles 16 unités de calcul vectoriel supplémentaires. Les Radeon HD 5750 et 5770 mobiles profitent quant à elles de la GDDR5 et donc d'une bande passante plus importante (47,7 Go/s contre 23,8 Go/s pour les 5730 et 5650).

Enfin dans la gamme des AMD Mobility Radeon HD 54xx (nom de code Cedar), seule la 5450 se démarque par l'impossibilité de la voir disposer de mémoire GDDR5. Toutes ces puces utilisent un bus mémoire sur 128 bits.

En plus d'être compatible DirectX 11, toutes ces puces sont logiquement capables de décoder un flux vidéo HD en 1080p. Notez qu'elles sont compatibles avec la norme HDMI 1.3a avec la diffusion en bitstream du Dolby TrueHD et du DTS-HD Master Audio. En d'autres termes, c'est l'amplificateur qui effectue le décodage, et non plus la puce graphique. Notez que toutes ces remarques ne sont valables que si votre portable est effectivement équipé d'une sortie HDMI.

Elles supportent également les technologies de GPGPU comme ATI Stream, OpenCL ou DirectCompute, ou encore l'Eyefinity que nous testions récemment (voir AMD Eyefinity : le jeu sur 3 écrans en test). Enfin, l'ensemble de la gamme Mobility HD 5000 est compatible avec la fonction « switchable graphics » qui permet de passer d'un affichage via une solution embarquée vers une solution dédiée, et inversement.

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AMD Eyefinity


Quand AMD renomme (aussi) ses produits

Nous avons volontairement exclu de ce tableau deux « nouvelles » références d'AMD, à savoir les Mobility Radeon HD 5165 et 5145 et pour cause : ce ne sont ni plus ni moins que des Mobility Radeon HD 4650 et 4550 respectivement, dont les fréquences ont été légèrement revues à la hausse. Contrairement aux références évoquées plus haut, ces deux modèles ne sont pas compatibles DirectX 11, d'une part, et créent la confusion chez l'utilisateur, d'autre part. En effet, une 5165 devrait en principe être plus performante qu'une 5470, contrairement à ce que les références semblent indiquer.

Mobility Radeon HD 5650 vs GeForce GT 330M

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Notre modèle en test est une AMD Mobility Radeon HD 5650 dotée de 1 Go de mémoire dédiée de type DDR3. Cette mémoire fonctionne à 800 MHz, tandis que les unités de calculs sont ici cadencées à 550 MHz. Il est présenté par AMD comme le successeur du 4650 mobile et affiche, toujours selon AMD, des performances 20% supérieures à son prédécesseur.

Pour concurrencer cette puce graphique, nous avons sélectionné la NVIDIA GT 330M, qui est le modèle de la marque au caméléon la plus représentée sur les portables basés sur les Intel Core i5. Ce GPU propose 48 processeurs de flux cadencés à 475 MHz tandis que le Go de mémoire dédié GDDR3 est cadencé à 700 MHz. Cette puce assume la compatibilité avec DirectX 10.1 et bénéficie d'une finesse de gravure en 40 nm, tout comme la AMD Mobility Radeon HD 5650.

Le GT 330M est le successeur du GT 230M et affiche en principe des performances similaires au GT 240M, concurrent direct du Mobility Radeon HD 4650. Notez que la fréquence de notre GT 330M est ici amputée de 75 MHz par rapport à ses spécifications de base, un choix de Toshiba visant à réduire la consommation de sa puce. De même, la mémoire ne fonctionne qu'à 700 MHz alors que NVIDIA préconise une fréquence de 800 à 1 066 MHz.

Nos quatre portables en test

Le but de cet article est triple :
  • appréhender les performances des Core i3 et Core i5 et les comparer à celles d'un processeur de plus ancienne génération ;
  • voir ce que vaut le circuit graphique intégré aux Core i5 et Core i3 ;
  • comparer les performances du Radeon Mobility HD 5650 et du NVIDIA GeForce GT 330M.
Pour parvenir à nos fins, nous avons donc dû réunir les quatre ordinateurs portables suivants :

Toshiba Qosmio F60-10J

Le Toshiba Qosmio F60-10J abrite un Core i5 430M et 4 Go de mémoire vive DDR3 cadencés à 1 066 MHz, mais propose une NVIDIA GeForce GT 330M en guise de puce graphique. Cette dernière sera donc opposée au Radeon HD 5650 mobile du portable Packard Bell. Il dispose par ailleurs d'un espace de stockage de 500 Go qui prend le forme d'un disque offrant 5 400 rotations par minute.

Le Qosmio F60-10J est équipé d'un écran 15,4 pouces proposant une résolution native de 1 366 par 768 pixels. Cet écran ne pourra assumer les images HD que pourra lui fournir son lecteur Blu-ray (combiné avec un graveur de DVD), mais grâce à sa sortie HDMI, vous pourrez user d'un écran déporté. Le son sera quant à lui soit diffusé par cet écran externe, soit par les deux enceintes de marque Harman Kardon qui équipent ce portable.

Ce modèle de chez Toshiba confirme son intérêt pour le multimédia avec un tuner TNT hybride livré avec sa télécommande. Lecteur de cartes et webcam 1,36 mégapixel complète son équipement. Côté connectique, on trouve 4 ports USB, une sortie HDMI, une entrée eSATA alors que la partie communication est composée du Bluetooth 2.1 + EDR et du Wi-Fi 802.11n. Avec sa batterie 6 cellules, le Qosmio T60-10J affiche 2,7 Kg sur la balance.

Côté ergonomie, on notera la présence du pavé numérique et d'un clavier large et confortable malgré les 15,6 pouces de l'appareil. Impossible de ne pas évoquer le design de ce portable, dont la robe et les liserés rouges sont du plus bel effet et lui donnent un côté agressif que certains joueurs affectionneront. Les touches tactiles sont à la mode et comme sur le portable Packard Bell, on trouve ici un pavé aux fonctions parfois utiles comme l'activation ou la désactivation du Wi-Fi ou le réglage du volume.

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Packard Bell LJ75-JO-230

Le Packard Bell LJ75-JO-230 est composé d'un Intel Core i5 430M épaulé par 4 Go de mémoire vive de type DDR3. La puce graphique placée en son sein est une ATI Mobility Radeon HD 5650, pourvue de 1 Go de mémoire dédiée. Le stockage est assuré par deux disques durs de 500 Go chacun, fonctionnant tous les deux à 5 400 tours par minute. Il dispose en outre d'un graveur de DVD multicouche, d'un lecteur de cartes mémoire 5-en-1 et d'une webcam 0,3 mégapixel.

Sa connectique est classique, avec 4 ports USB 2.0, une sortie HDMI 1.3a et une prise VGA, alors que le eSATA a été oublié, contrairement au Wi-Fi 802.11n. Avec son écran de 17,3 pouces à la résolution de 1 600 par 900 pixels et sa batterie 6 cellules, ce portable affiche un poids assez élevé de 3,3 Kg.

Le touchpad de ce portable est remarquable pour deux raisons : il est large et bénéficie de la gestion du multipoint et du défilement horizontal, ce qui en fait un outil complet en plus d'être réactif. En revanche, la barre qui sert de bouton placé sous ce touchpad est loin d'être un modèle d'ergonomie et nécessite des appuis relativement importants.

Rien à reprocher en revanche au clavier, large et aux touches agréables. Le pavé numérique n'a pas été oublié. Notez enfin la présence au-dessus de ce clavier d'un pavé tactile aux fonctions intéressantes, gérant notamment le volume ou l'alimentation du contrôleur Wi-Fi.

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Dell Inspiron 1564 NB

Le Dell Inspiron 1564 NB est le modèle qui nous permettra à la fois de tester l'Intel Core i3 330M, mais également le HD Graphics, puisque ce portable n'embarque aucune carte graphique dédiée. Il est doté d'un écran 15,4 pouces, de 4 Go de mémoire vive et d'un disque dur de 320 Go. Son équipement est composé d'un graveur DVD, d'une webcam 1,3 mégapixel et d'un lecteur de cartes-mémoire. Sa connectique se résume à 3 ports USB, une sortie HDMI et une seconde au format VGA. C'est enfin une batterie 6 cellules qui équipe ce portable.

Le style épuré et la jolie robe de l'Inspiron 1564 NB, disponible en plusieurs coloris, plairont sans doute au plus grand nombre. Comme souvent sur les modèles Dell, l'écran est relativement bas sur le châssis et donne au portable un look assez discret. Le clavier ne manque pas de place et propose même un pavé numérique, même si la taille de ce dernier a été quelque peu sacrifiée au profit des touches larges et confortables du clavier. Un dernier mot sur le touchpad et les boutons qui lui sont associés : leur l'ergonomie est très bonne, même si les fonctions de défilement horizontal ou la gestion du multitouch que l'on retrouve sur le portable Packard Bell par exemple sont ici absentes.

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HP ProBook 4710s

Si ce modèle de chez HP n'est pas récent, c'est pour une bonne raison : il va nous permettre de comparer les performances de nouveaux processeurs d'Intel face à un de leurs aînés, le Core 2 Duo P8700 de génération Penryn qui équipe ce ProBook. Ce CPU est cadencé à 2,53 Ghz, soit la vitesse du Core i5 430M avec le Turbo Boost activé, il nous offre un excellent moyen de juger de l'évolution des processeurs Intel. Ce portable est équipé de 4 Go de mémoire vive DDR2 cadencés à 800 MHz, et dispose d'un disque dur de 500 Go fonctionnant, c'est rare, à 7 200 tours par minute. La carte graphique présente dans ce notebook est une ATI Mobility Radeon HD 4330.

Son écran affiche une diagonale de 17,3 pouces pour une résolution de 1 600 par 900 pixels. Soulignons le choix de HP, qui a préféré un écran mat avec traitement antireflet plutôt que les dalles brillantes très à la mode et qui équipent par ailleurs nos trois autres portables en test. Notez la présence d'une webcam 2 mégapixels, de 4 ports USB, d'un port ExpressCard, d'une sortie HDMI et d'une seconde au format VGA. Le Bluetooth 2.0 + EDR et le Wi-Fi 802.11n sont également de la partie.

Malgré son grand écran et sa batterie 8 cellules, ce portable conserve un poids raisonnable de 3 Kg. Il est proposé avec Windows 7 Edition Familiale Premium 32 bits, alors que les trois autres modèles de cet article sont équipés de cette même version, mais en 64 bits.

Tests synthétiques et applicatifs

Les mesures suivantes vont nous permettre d'en apprendre plus sur les différentes capacités de nos portables en test concernant la puissance de calcul processeur, la quantité de bande passante mémoire et la rapidité des disques durs.

Test sur le processeur

Nous avons tout d'abord voulu évaluer la puissance de calcul des processeurs de ces portables, afin de comparer les performances

ScienceMark 2 64 bits : Primordia

ScienceMark 2 est un utilitaire de test utilisant le processeur pour effectuer toute une batterie de calculs scientifiques. Ici, c'est le fameux Primordia qui va mettre à l'épreuve nos 4 notebooks.

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Nombre de points pour le calcul Primordia de ScienceMark 2. Le plus grand est le meilleur.

Primordia n'est pas un test multithreadé et la fréquence étant ici l'élément prépondérant ; on s'aperçoit pourtant que les Core i5 430M et Core 2 Duo P8700, pourtant tous les deux cadencés à 2,53 GHz, ne sont ici pas équivalents, le petit dernier de chez Intel obtenant un score supérieur de 30%. Même le Core i3 330M, cadencé à 2,13 Ghz, dame le pion au Core 2 Duo.

Vous noterez la présence de deux scores pour le Core i5 sur ce graphique et les suivants : celui en rouge correspond au portable Packard Bell, tandis que celui en bleu est celui qui se trouve sur le modèle Toshiba. Nous discuterons plus tard de la différence observée.

3DMark Vantage - CPU Test

Afin de n'évaluer que le couple chipset-processeur, nous avons eu recours à la partie CPU du logiciel 3DMark Vantage.

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Résultats obtenus sous 3DMark Vantage, CPU Test. Le plus grand est le meilleur.

Contrairement au test Primordia, 3DMark Vantage fonctionne en utilisant tous les cœurs des processeurs. Observez alors que le processeur Core i5 du portable Packard Bell se place derrière le Core i3 du Dell Inspiron, alors que le Core i5 430M du Toshiba caracole en tête. Le Core 2 Duo est à la traîne avec un score encore une fois 30% plus faible que le Core i5 430M.

Cinebench 10

Cinebench 10 est basé sur le moteur de l'application professionnelle Cinema4D. Pour évaluer les performances de nos systèmes, le logiciel effectue le rendu 3D de la scène en question de façon uniquement logicielle et nous donne un indice final sur la rapidité de la machine sans faire intervenir les performances des contrôleurs graphiques. La hiérarchie reste inchangée, alors que l'écart entre le Core 2 Duo et le Core i5 reste très conséquent.

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Score obtenu sous Cinebench 10. Le plus grand est le meilleur.


Test sur la mémoire vive : Sandra 2009

La bande passante mémoire est un autre élément des plus essentiels dans les performances d'un ordinateur. Pour évaluer les capacités de nos trois portables en la matière, nous avons utilisé le fameux Memory Benchmark de Sandra 2009. Les résultats sont retranscrits dans ces deux graphiques représentant la faculté des plates-formes à travailler sur des nombres entiers pour le premier, à virgule flottante pour le second.

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Calculs sur les entiers. Le plus grand est le meilleur.


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Calculs sur les nombres à virgule flottante. Le plus grand est le meilleur.

Peu de différence à ce niveau entre Core i5 et Core i3, du fait de l'utilisation d'une mémoire DDR3 équivalente. La DDR2 portable HP ne suit clairement pas la cadence.

Compression de fichiers : Winrar 3.9 64 bits

Winrar est une application traditionnellement utilisée pour apprécier les performances d'une machine par un test tout à fait proche de conditions normales d'utilisation. C'est ici un dossier de près de 1 Go que nous avons voulu compresser par la méthode standard du logiciel. Ce dossier contient toutes sortes de fichiers dont la taille varie de quelques Ko à 700 Mo.

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Temps mis pour effectuer la compression de notre dossier. Le plus petit est le meilleur.

Alors que tous nos portables sont équipés de disques durs fonctionnant à 5 400 tours par minute, c'est donc uniquement le processeur et la bande passante qui différencient nos portables sur ce test. Il est donc logique de retrouver le Core 2 Duo en dernière position, alors qu'une fois de plus, le Core i5 démontre sa vélocité.

Compression vidéo : Mediacoder

L'un des tests les plus courants quand il s'agit d'évaluer les performances d'une machine consiste à effectuer la compression d'une vidéo et de juger sur le temps mis par les différentes plates-formes pour arriver à bout de cette opération. Ici, nous avons utilisé le logiciel Mediacoder pour transformer une vidéo avi de 700 Mo codée en XViD vers le conteneur MP4 et le format H.264.

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Temps mis pour effectuer la compression de notre vidéo. Le plus petit est le meilleur.

Même constat avec notre test d'encodage que sous Winrar : la différence de performances, à fréquence égale, entre le Core 2 Duo P8700 et le Core i5 430M est particulièrement importante, de l'ordre de 35%. Notez également que comme à chaque utilisation d'une application multithreadée (Winrar ou Cinebench), le Core i3 330M du portable Dell se place devant le Core i5 du modèle Packard Bell.

Performances dans les jeux

Rien ne vaut une mise en condition réelle pour évaluer les capacités de nos plates-formes dans les jeux. Pour cela, nous avons retenu 3 titres fort célèbres qui seront chargés de mettre à mal ces composants : Call of Duty 4, Far Cry 2 et Crysis, tous affublés des derniers patchs disponibles à l'heure où nous écrivons ces lignes. Les tests ont été effectués dans une résolution plutôt faible, à savoir 1024x768, pour ne pas être limités par le GPU. Nous avons également utilisé le module destiné aux tests GPU de la suite 3DMark Vantage. En voici les résultats.

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Résultats obtenus sous 3DMark Vantage en 1280x720. Le plus grand est le meilleur.

Nous l'attendions, les performances 3D de l'Intel HD Graphics sont particulièrement mauvaises comparées aux deux solutions d'AMD et de NVIDIA. Cette dernière est d'ailleurs à la peine face au Mobility Radeon HD 5650, qui offre des performances meilleures de près de 40%.

Call Of Duty 4 - v1.7

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Résultats obtenus sous Call of Duty 4 en 1280x720. Le plus grand est le meilleur.


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Résultats obtenus sous Call of Duty 4 en 1920x1080. Le plus grand est le meilleur.

Les résultats constatés sous 3DMark Vantage sont ici relativisés par ce test sous COD4. D'une part, la différence de performances entre la GT 330M de NVIDIA et le Radeon HD 5650 mobile d'AMD est plus ténue que sous 3DMark Vantage, particulièrement lorsque l'on joue dans une résolution raisonnable (le rôle du processeur est alors plus important qu'en résolution Full HD). La solution embarquée d'Intel semble ici un peu moins ridicule. Elle reste toutefois insuffisante pour jouer avec ce niveau de détail et dans cette résolution de 1280x720.

Far Cry 2 - v1.03 - Réglages sur « Elevé »

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Résultats obtenus sous Far Cry 2 en 1280x720. Le plus grand est le meilleur.


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Résultats obtenus sous Far Cry 2 en 1920x1080. Le plus grand est le meilleur.

Si Call of Duty 4 avait été indulgent avec l'Intel HD Graphics du Core i3, Far Cry 2 est beaucoup plus sévère : les performances de la solution embarquée d'Intel sont ici exécrables. L'écart entre les puces signées NVIDIA et AMD se creuse également ici, avec une différence de plus de 30% quelle que soit la résolution employée.

Crysis - v1.21 - Réglages sur « Elevé »

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Résultats obtenus sous Crysis en 1280x720. Le plus grand est le meilleur.


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Résultats obtenus sous Crysis en 1920x1080. Le plus grand est le meilleur.

Crysis est l'un des jeux les plus exigeants et met généralement en lumière les composants les plus puissants. À ce jeu-là, la Radeon HD 5650 terrasse son adversaire du jour. Cependant, les résultats montrent que ces deux GPU ne sauront être suffisants pour jouer à ce niveau de détail en haute résolution sur un écran déporté.

Quand le Turbo Boost réduit les fréquences...

Lors des tests synthétiques et applicatifs, nous avons clairement mis en avant deux types de résultats pour le Core i5 430M. À la recherche d'une explication concernant cette différence entre les portables Packard Bell et Toshiba, nous avons alors utilisé un logiciel capable d'indiquer en temps réel la fréquence du CPU. Nous avons lancé simultanément Prime95 sur les deux portables et voici ce que nous avons observé :

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Alors que le portable Toshiba (à droite) voit son Core i5 fonctionner à sa fréquence maximale de 2,53 GHz, le processeur présent dans le modèle Packard Bell affiche une fréquence très variable, passant par de très courtes périodes à 2,53 Ghz et retombant à une fréquence moindre. L'explication de ce phénomène ? Le Turbo Boost, justement.

En effet, cette technique a pour but de permettre au processeur de monter en fréquence sans dépasser le TDP admis (ici, 35 W). Mais si cette valeur est dépassée, le processeur abaisse automatiquement sa fréquence afin de retrouver une valeur plus adéquate. L'oscillation des fréquences observée sur le portable Packard Bell est ce que nous pourrions appeler le revers de la médaille du Turbo Boost : si le processeur est mal ventilé, ou si la sonde de température renvoie des indications erronées, le système prévu par Intel abaissera automatiquement la fréquence du processeur, diminuant d'autant ses performances sans que l'utilisateur n'ait de possibilité de contrôler quoi que ce soit.

Comme nous le faisions observer lors des résultats synthétiques, il est ainsi arrivé au Core i3 330M de supplanter son cousin le Core i5 430M présent dans le portable Packard Bell lorsque les tests sollicitaient plusieurs cœurs. Ceci n'a rien d'étonnant, puisque dans ce cas de figure, le Core i5 voyait son TDP monter en flèche et sa fréquence descendre de plus belle (selon une périodicité accrue par rapport à l'utilisation d'un seul cœur), alors que le Core i3, dépourvu de Turbo Boost, menait sa petite vie de processeur cadencé à 2,13 GHz.

Joint par nos soins, un responsable de la marque Packard Bell nous a assuré n'avoir jamais entendu parler d'un tel comportement. Ces résultats nous permettent toutefois de mettre en avant les possibles baisses de performances engendrées par la gestion du Turbo Boost pour des portables dont le système de refroidissement laisserait à désirer, comme c'est peut être le cas de notre exemplaire de test.

Influence du Turbo Boost sur les performances

Nous avons voulu vérifier l'impact de la montée en fréquence induite par le Turbo Boost sur le Core i5 430M avec deux applications, le test Primordia de ScienceMark et Cinebench 10. Dans le premier cas, l'application est monothreadée alors que dans le second cas, elle implique les deux processeurs physiques.

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Nombre de points pour le calcul Primordia de ScienceMark 2. Le plus grand est le meilleur.


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Score obtenu sous Cinebench 10. Le plus grand est le meilleur.


Sous Primordia, le gain apporté par le Turbo Boost est dans l'ordre de 12,5%, alors que sous Cinebench, il n'est que de 11,8%. Si la différence est significative dans les deux cas, elle est légèrement moins importante sous Cinebench. Cela nous permet d'illustrer le fonctionnement du Turbo Boost qui, pour des raisons d'enveloppe thermique une fois de plus, autorise une montée en fréquence moindre lorsque plusieurs cœurs sont en fonctionnement.

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Nous avons également cherché à connaître les gains engendrés par la montée en fréquence du circuit graphique sur le Core i3. Pour cela, nous avons utilisé 3DMark Vantage et les tests GPU qui lui sont propres.

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L'Intel HD Graphics présent au sein du Core i3 peut voir sa fréquence passer dynamiquement de 500 à 667 MHz. Nous avons donc utilisé les pilotes Intel afin de choisir notre type de consommation d'énergie afin d'observer les différences de performances. Pour un abaissement de fréquence de l'ordre de 35%, on observe une diminution des performances voisine de 30%.

Consommation et températures

Le passage en 32nm des Arrandale peut laisser présager d'excellentes surprises en terme de consommation et de températures de fonctionnement. Voyons de quoi il en retourne.

Consommation au repos

La notion de consommation est tout aussi importante que celle d'autonomie. Pour évaluer les performances de nos modèles en test, nous avons tout d'abord mesuré leur consommation au repos (et en mode économie d'énergie), chacun des portables étant relié à un écran déporté pour que la taille de la dalle n'influence pas les mesures. Puis nous avons effectué ces mêmes mesures en charge grâce à une session de Prime95, le tout grâce à un wattmètre.

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Consommation au repos. Le plus petit est le meilleur.


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Consommation en charge. Le plus petit est le meilleur.

Plusieurs observations au vu de ces résultats. Tout d'abord, les progrès sont significatifs entre la génération Penryn du Core 2 Duo P8700 et celle des Arrandale. Que ce soit au repos ou en charge, la consommation est nettement amoindrie. Le portable Dell et son Core i3 sortent logiquement en tête de ce test qui voit le modèle Toshiba afficher une consommation significativement moins importante au repos que son homologue de chez Packard Bell. La raison à cela : la mise à profit par Toshiba du switchable graphics qui permet d'utiliser l'Intel HD Graphics en mode économie d'énergie plutôt que le GPU dédié, fonctionnalité inexistante chez Packard Bell. Rappelons toutefois que le modèle du constructeur français est équipé de 2 disques, ce qui explique en partie la différence de consommation.

Un mot sur la température

Avoir son portable sur les genoux est une chose très commune. C'est pourquoi un appareil qui chauffe de façon excessive est à proscrire. Nous avons donc, pour vous éviter ce désagrément, fait quelques relevés de températures grâce à Speedfan, au repos tout d'abord, puis lors de sessions de Prime95. Les résultats sont reportés ici.

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Températures au repos. Le plus petit est le meilleur.


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Températures en charge. Le plus petit est le meilleur.

L'Intel Core i3 du portable Dell est clairement le plus chaud, mais cela est un choix du constructeur puisque son modèle ventile très peu, privilégiant ainsi le silence de fonctionnement. À ventilation voisine, le Core i5 reste plus froid au repos que le Core 2 Duo du portable HP, du fait de sa finesse de gravure améliorée. En revanche, les résultats sont plus serrés en charge, toujours à ventilation proche. Ces résultats ne sont pas très étonnants, étant donné le TDP égal (de 35 W) affiché par les deux processeurs.

Nous n'avons pas fait figurer ici les températures relevées sur le portable Packard Bell, celles-ci étant relativement peu fiables : 26°C au repos et... 100°C en charge ! Ce qui concorde cependant avec les problèmes liés au Turbo Boost évoqués plus haut.

Core i3/i5 : de bons successeurs pour les Core 2 Duo

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Après le succès des Penryn sur les ordinateurs portables, Intel renouvelle donc sa gamme avec une architecture Nehalem, dérivée des Core i7, maintenant bien rodée. La gravure 32 nm assure un dégagement de chaleur et une consommation limités. Avec le Turbo Boost (absent des Core i3, rappelons-le), les processeurs Intel disposent d'une solution à même d'offrir à l'utilisateur la puissance dont il a besoin à l'instant T sans pour autant compromettre l'autonomie du portable.

Quant à l'idée d'associer un circuit graphique au processeur, autant elle pouvait nous laisser perplexes sur les CPU de bureau, autant elle semble plutôt bonne du point de vue de la consommation ou de la fabrication des portables. Et si les performances 3D de l'Intel HD Graphics sont tout à fait médiocres, elle n'en restent pas moins supérieures à celles des autres GMA de la marque... Pas de quoi crier à l'exploit pour autant. Ajoutons que cette puce est capable d'effectuer la décompression HD de vidéos 1080p.

Le principal regret concerne en fait la conception de la puce : la position du contrôleur mémoire. Présent au sein du die du CPU sur les Lynnfield, il est ici déporté sur l'IGP voisin. Les temps de latence sont ainsi augmentés et les performances nettement diminuées. Ce choix s'explique par des contraintes plus économiques que techniques, puisqu'il est plus simple pour Intel de juxtaposer sur une puce deux éléments bien maîtrisés (un northbridge et un CPU double-coeur) que d'innover en la matière.

Autre regret, non imputable à Intel cette fois : la faible utilisation du switchable graphics. Alors que les puces NVIDIA ou AMD sont compatibles avec cette technologie, certains constructeurs (comme Packard Bell) ne voient pas encore l'intérêt de proposer un portable performant et à l'autonomie acceptable. Dommage.

Quid de l'AMD Mobility Radeon HD 5000 ?

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La gamme HD 5000 mobile est dérivée de celle des ordinateurs de bureau (de manière peu évidente au niveau des références, au passage). Ces puces offrent, comme leurs cousines, la compatibilité DirectX 11 et une gravure en 40 nm. Dommage que toutes ne bénéficient pas en revanche de GDDR5.

Et niveau performances ? Avec sa série 5000, AMD affirme reprendre la main sur de nombreux segments, affirmant entre autres que sa 5870 supplante la GTX 280M de NVIDIA, jusqu'à présent la carte la plus puissante présente sur un ordinateur portable. Nous avons pu vérifier de notre côté que la Mobility Radeon HD 5650 était largement supérieure au GT 330M de NVIDIA, pourtant présent sur le même segment d'ordinateurs portables que sa concurrente de chez AMD.

Intel Core i3/i5

6

Les plus

  • Performances
  • Faible consommation
  • Gravure en 32 nm

Les moins

  • Performance de l'HD Graphics
  • Pas de Turbo Boost pour les Core i3

0

Performances8

Innovation6

Qualité prix6


Modifié le 18/09/2018 à 14h42
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