Durant le Carême moins de porno donc moins de virus informatiques

le vendredi 23 mars 2018
Que les sites pornographiques soient de gros pourvoyeurs de virus informatiques, ce n'est pas un secret ; mais une nouvelle étude le confirme. Les chercheurs du spécialiste en sécurité informatique Enigma Software Group (ESG) ont découvert un lien entre la période du Carême, période de privation et de recueillement qu'observent les Chrétiens, et une baisse significative dans les infections par des virus informatiques.

Le Carême, qui dure 40 jours, a commencé le 14 février 2018 lors du mercredi des Cendres. Durant cette période les Chrétiens pratiquants sont invités à se recueillir et donc à ne pas céder aux tentations comme la pornographie.

Une baisse de 17 % des attaques de virus aux Etats-Unis


Le lien n'est probablement pas intuitif mais il est bien réel si on en croit l'étude publiée par les chercheurs d'ESG le 19 mars 2018. La chute est même significative puisque l'étude montre une baisse de 17 % des infections de virus aux Etats-Unis depuis le début du Carême par rapport au mois qui précède cette période. Une telle baisse ne peut pas être due au hasard.

Ryan Gardin, porte-parole d'ESG interrogé par WGNO, explique que les chrétiens qui observent le Carême ont l'habitude de réduire leur utilisation « des réseaux sociaux et de la technologie en général ». Ils vont également « réduire le temps passé sur les sites pour adultes, qui sont des sources courantes d'infection ». Résultat : le risque de se faire attaquer par un virus est fortement réduit.

pornographie


La baisse atteint 38 % à Pittsburgh


Pour corroborer cette thèse, ESG a analysé les attaques de virus dans les principales villes américaines ayant une importante population catholique. Les résultats sont éloquents puisque la baisse des attaques a été bien supérieure à la moyenne nationale.

À New-York, la chute a été de 31 % depuis le début du Carême et même de 36 % à Boston. Le record est détenu par Pittsburgh avec une baisse de 38 % des attaques de virus.

On notera que l'impact est significatif même à Las Vegas, pourtant connue pour être une ville de vice : les attaques des virus y ont chuté de 21 %.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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