Kaspersky découvre un cheval de Troie dans l'appli Android CamScanner, téléchargée 100 millions de fois

02 septembre 2019 à 14h59
0
cam-scanner.jpg

Très populaire, l'application CamScanner a été écartée de Google Play après la découverte d'un injecteur permettant d'insérer du code malveillant dans les smartphones.

Si vous étiez un(e) utilisateur(trice) Android de CamScanner, l'application qui permet de scanner, stocker et partager différents contenus en PDF ou JPEG via son smartphone, ne vous étonnez pas de ne plus avoir accès à celle-ci. Plus disponible sur le Google Play Store après le signalement des experts de Kaspersky, l'application éditée par INTSIG Information intégrait en effet des publicités contenant du code malveillant.

La tuile, pour une application aux 100 millions de téléchargements

Plus qu'une tuile, c'est une véritable désillusion pour les développeurs de CamScanner. Si ces derniers peuvent se consoler en étant toujours présents sur l'App Store, être éjectés d'Android ne doit pas être facile à encaisser. L'application totalisait plus de 100 millions de téléchargements depuis son arrivée sur le Play Store, en 2010, avant que les chercheurs de sécurité de Kaspersky ne passent par là.


Les spécialistes ont en effet découvert un dropper (un trojan qui introduit et installe le malware) qui permettait de déposer à distance un downloader malveillant sur l'appareil, grâce à un fichier crypté caché dans le code de CamScanner.

Après son activation, ce dernier permettait le téléchargement de fichiers malveillants sur le mobile de l'utilisateur.

Publicités intrusives et souscriptions à des abonnements sans accord des utilisateurs

Les utilisateurs touchés ont par exemple été dérangés par des publicités intrusives et ont constaté avoir souscrit à leur insu à des services payants. Sur Twitter, les développeurs de CamScanner ont reconnu que l'application avait hébergé un module publicitaire provenant de la société AdHub, qui générait des clics publicitaires non autorisés. « Nous allons immédiatement procéder à des actions en justice contre AdHub », indique l'éditeur dont l'application reste disponible sur son site internet officiel.

Concernant l'origine du problème, le chercher en sécurité Igor Golovin, de Kaspersky, a sa petite idée sur la question : « Ce n'est pas souvent que nous voyons une application avec une base d'utilisateurs fidèles et un si grand nombre d'installations distribuer des composants malveillants. Compte tenu des commentaires positifs sur la page de l'application Google Play et du fait que les chercheurs en sécurité n'avaient pas détecté d'activité malveillante auparavant, il semble que les modules malveillants ont été ajoutés dans l'application via une mise à jour. Cette affaire rappelle l'importance pour les consommateurs de protéger leurs appareils, même s'ils téléchargent leurs applications via les stores officiels ». CQFD.



Source : Communiqué
27
15
Partager l'article :
Voir tous les messages sur le forum

Les actualités récentes les plus commentées

La centrale nucléaire de Fessenheim va cesser définitivement ses activités cette nuit
Convention citoyenne pour le climat : Macron promet 15 milliards d'euros et des réponses
Vraiment efficace le toit solaire de Tesla ? Une famille fait le bilan après trois mois d'utilisation
Amazon : des hackers auraient réussi à contourner la double authentification
Les émissions de CO2 dues à l'automobile ont encore augmenté en 2019, la faute aux SUV
LDLC : l'e-commerçant high tech Lyonnais annonce officiellement la semaine de 32 heures dès 2021
L’iPhone 12, livré sans chargeur ni écouteurs ?
Reddit bannit un forum pro-Trump, accusé de promouvoir la haine, Twitch suspend sa chaîne
Selon Epic Games, la PS5 est
Pour Steve Sinofsky, ex boss de Windows, le Mac sous ARM sera

Notre charte communautaire

  • 1. Participez aux discussions
  • 2. Partagez vos connaissances
  • 3. Échangez vos idées
  • 4. Faites preuve de tolérance
  • 5. Restez courtois
  • 6. Publiez des messages utiles
  • 7. Soignez votre écriture
  • 8. Respectez le cadre légal
  • 9. Ne faites pas de promotion
  • 10. Ne plagiez pas
  • Consultez la charte
scroll top