Les ransomwares ? Il va falloir vivre avec selon Google

le 30 juillet 2017 à 16h03
0
Les deux récentes attaques informatiques par ransomware de mai et juin 2017, WannaCry et Petya/NotPetya, on fait prendre conscience du problème croissant que représentent les logiciels de ce type. Malheureusement, selon une étude de Google, le monde n'est pas près de s'en débarrasser. Bien au contraire : les ransomwares sont malgré tout une bonne affaire pour les hackers qui ont cumulé des millions de dollars.

L'étude de Google, menée en collaboration avec l'entreprise Chainalysis, l'université de San Diego et la Tandon School of Engineering, dévoile qu'il est fort probable que les attaques de ransomwares s'inscrivent dans la durée.

Locky et Cerber récoltent le plus d'argent



Comme tous les malwares, les ransomwares se classent par familles. Deux ransomwares semblent être particulièrement intéressants d'un point de vue financier pour les hackers : le très célèbre Locky et le moins connu Cerber. A eux deux ils ont récolté plus de la moitié de la somme totale que les hackers ont reçue en paiement de la part des victimes qui essayaient à tout prix de récupérer leurs données.

Locky et Cerber ont respectivement permis aux pirates d'être payés près de 7,8 millions et 6,9 millions de dollars. 14,7 millions de dollars à eux deux, donc, sur les 25 millions de dollars au total récoltés par les hackers entre janvier 2016 et juin 2017. L'ensemble de ces paiements a été réalisé en Bitcoins et, selon les chercheurs, 95 % des paiements a transité par la plateforme russe BTC-e. L'un des fondateurs, Alexander Vinnik, a été arrêté en Grèce le 26 juillet 2017. Il est accusé d'avoir blanchi plus de 4 milliards de dollars via cette plateforme.

01F4000008724582-photo-ransomware-et-virus.jpg


Les ransomwares de plus en plus dangereux



Avec 25 millions de dollars récoltés en 2 ans, les ransomwares se font de plus en plus intéressants pour les hackers. La souche Cerber, notamment, s'avère très profitable : résistante aux antivirus, elle réussirait encore aujourd'hui à collecter près de 200 000 dollars par mois auprès des victimes. Locky, de son côté, a été le premier ransomware à réussir à récupérer plus d'un million de dollars par mois avec un pic à 2 millions de dollars au premier trimestre 2016.

Les chercheurs mettent toutefois en garde contre une nouvelle tendance qui est apparue au grand jour avec l'attaque Petya : le malware en question n'a rien rapporté aux pirates et ressemblait à un ransomware bloquant les données de l'utilisateur. En réalité, après analyse, il s'agissait d'un wiper : le but du logiciel était donc de détruire les données.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités

Opera 52 pour Android : le VPN s'améliore ainsi que la prise en charge des PDF
La tablette Amazon Fire 7 se paie un petit rafraîchissement
Google suspend ses relations avec Huawei et lui retire sa licence Android
La RATP et Airbus travaillent ensemble à faire atterrir les taxis volants en France
Facebook modifie son algorithme pour mettre en avant davantage les contenus de nos amis
William Shatner (Star Trek) nous raconte en vidéo comment la NASA va retourner sur la Lune
Une app mobile pour diagnostiquer les otites en
Désenchantée : la saison 2 pour tous sur Netflix dès le 20 septembre
Edge Chromium, la version de développement continue son évolution
Les bactéries océaniques qui produisent de l’oxygène altérées par la pollution plastique
Hyundai et Kia investissent dans Rimac pour développer deux sportives électriques
Fondation / e / : des smartphones Android remis à neuf... les services Google en moins
La dernière maj Xbox One vous permet de voir si vos amis jouent sur PC ou console
Formule E : notre reportage dans l’antichambre des voitures électriques
Des chercheurs conçoivent un réseau de neurones artificiels
scroll top