Les scandales de logiciels-espions ne devraient pas se réduire à l'avenir. Car de plus en plus de gouvernements à travers la planète ont accès à ce genre d'outils.

On se souvient tous du scandale Pegasus, du nom du logiciel-espion développé par la société israélienne NSO Group, et qui avait été utilisé par des gouvernements pour espionner des journalistes, des opposants ou des militants des droits humains. Un scandale qui pourrait bien être simplement une illustration de ce qui devrait devenir plus habituel à l'avenir !
Plus d'une centaine de gouvernements disposent de logiciels-espions
Il existe 193 pays à travers la planète qui sont membres de l'ONU. Et plus d'une centaine d'entre eux auraient à leur disposition des logiciels-espions (spyware) capables de voler des informations dans des smartphones ou des ordinateurs, selon le National Cyber Security Centre du Royaume-Uni.
Selon un rapport de l'organe britannique de régulation du cyberespace, les barrières à l'entrée pour obtenir un spyware se sont en effet bien abaissées, raison principale pour laquelle le nombre d'États ayant accès à ces outils est passé, selon les estimations des services secrets britanniques, de 80 en 2023 à une centaine aujourd'hui.

De plus en plus de publics ciblés
Le problème tient aussi au fait que, non seulement ces outils sont entre les mains en plus en plus d'autorités, mais aussi que les publics visés sont toujours plus nombreux. On connaît déjà les scandales dans lesquels les gouvernements, qui affirment ne faire fonctionner des spyware que dans les cas de haute criminalité ou de terrorisme, ciblent des acteurs de la société civile (journalistes, opposants..). Mais on serait allé encore plus loin.
Toujours d'après les mêmes sources, les gouvernements utilisent aussi ces logiciels-espions dorénavant pour cibler d'autres types de sociologies, comme les banquiers ou simplement les hommes d'affaires fortunés. Et de manière générale, comme l'indique le patron du National Cyber Security Centre, Richard Horne, la majorité des attaques massives subies au Royaume-Uni sont le fait de gouvernements adverses, et non pas de criminels, comme on pourrait le croire.
Source : TechCrunch