Flame, un malware développé par les USA et Israël ?

20 juin 2012 à 10h46
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Selon le Washington Post qui cite des sources proches du dossier, l'enquête sur le malware Flame, qui a beaucoup fait parler de lui en début de mois, indiquerait que les USA et Israël seraient à l'origine du virus.

« Les Etats-Unis et Israël ont élaboré conjointement le virus informatique Flame pour recueillir des informations en vue d'un cyber-sabotage visant à ralentir la capacité de l'Iran à développer une arme nucléaire » rapportait cette nuit le quotidien américain, qui cite « des responsables occidentaux au courant du dossier. »

Une accusation grave, alors qu'Israël réfutait en début de mois toute implication dans la création et la propagation du malware, qui a principalement touché le Moyen-Orient ces dernières semaines. Passé à la loupe par de nouveaux experts en sécurité, Flame s'est démarqué il y a deux semaines en s'autodétruisant sur les machines infectées, sans pour autant les endommager.

Néanmoins, même si Israël a démenti avoir travaillé sur Flame, quelques jours auparavant, une déclaration du vice-premier ministre du pays sur une radio locale laissait entendre que ce dernier approuvait ce type de démarche : « J'imagine que tout le monde voit la menace nucléaire iranienne comme étant importante, et pas seulement Israël. C'est le monde occidental dans sa globalité, dirigé par les Etats-Unis d'Amérique, qui pourrait prendre toutes les mesures nécessaires, y compris celles-ci, pour nuire au projet nucléaire de l'Iran » avait ainsi déclaré Moshe Yaalon sur la radio militaire israélienne Army Radio. Pour autant, les porte-paroles du gouvernement avaient insisté sur le fait qu'à aucun moment Moshe Yaalon évoquait Israël comme étant à l'origine du virus.

Selon les sources du Washington Post, la NSA, la CIA et l'armée israélienne auraient travaillé de concert sur ce virus chargé de récolter des informations sur les machines infectées. Une information que le gouvernement américain a refusé de confirmer, sans néanmoins remettre en cause le fait qu'Internet est un moyen utilisé couramment aujourd'hui dans les domaines de la défense et du renseignement. « Il s'agit de préparer le champ de bataille pour un autre type d'action clandestine » a déclaré un ancien fonctionnaire des services de renseignement américain, qui a ajouté que Flame, et avant lui Stuxnet, n'étaient que deux éléments parmi beaucoup d'autres concernant le cas iranien.

Actuellement en voie de disparition, en tout cas sous sa forme actuelle, Flame n'a jamais été une réelle menace pour le grand public, puisqu'il ciblait clairement certaines cibles spécifiques, comme l'ont rapidement expliqué plusieurs éditeurs en sécurité. S'il est presque certain qu'un ou plusieurs pays sont à l'origine du malware, il est néanmoins fort peu probable que ces derniers revendiquent publiquement leur implication dans une telle affaire de cyber-espionnage.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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