Symantec met en garde contre le malware PoisonIvy

02 novembre 2011 à 11h26
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Etude à l'appui, l'éditeur de sécurité a analysé plusieurs attaques récentes formées contre 48 entreprises. Ces cyber-attaques avaient pour but de collecter des données appartenant à la cible afin d'espionner son comportement ou de consulter ses éventuels brevets ou d'autres informations stratégiques.

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Dans un rapport dédié (.pdf), Symantec met en lumière une série d'attaques baptisée « Nitro ». Selon l'éditeur, pas moins de 48 sociétés ont été visées entre juillet et septembre 2011. Certaines d'entre elles sont spécialisées dans l'industrie chimique, la fourniture de matériel militaire ou encore l'automobile. Aucun nom d'entreprise n'est donné mais l'attaque semble conséquente.

Dans les détails, l'éditeur précise que les postes ont été infectés par le cheval de Troie baptisé PoisonIvy grâce à un simple e-mail contenant le malware en pièce jointe. Une technique d'attaque très classique, le message en question se faisait passer pour une mise à jour de sécurité requise pour un Antivirus ou pour Flash Player. Lorsqu'une victime décide de télécharger ce fichier, ce cheval de Troie de type backdoor (ou porte dérobée) est alors en mesure de prendre le contrôle d'un programme ou d'un ordinateur à distance dans un environnement Windows.

Selon Symantec, cette attaque coordonnée pourrait trouver sa source en Chine. En effet, l'éditeur explique que son enquête l'a conduit à localiser un individu utilisant un serveur dédié virtuel (VPS) depuis ce pays. Précisément, cet internaute résiderait dans la région de Hebei et utiliserait le pseudonyme de « Covert Grove ».

De son côté, la Chine s'est récemment exprimé sur les critiques des Etats-Unis à son égard sur des sujets similaires. Agacé par les soupçons d'attaques à l'encontre de satellites américains, le ministère chinois des Affaires étrangères a sévèrement critiqué ses homologues. Le ministère a estimé que les informations contenues dans une note d'une Congrès des Etats-Unis « ne sont pas justes et ont des motivations cachées ». Au contraire, la Chine a considéré qu'elle était une victime régulière de cyber-attaques en rappelant qu'elle s'oppose à toute forme d'intervention informatique.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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