Surfshark annonce avoir complété la protection post-quantique de sa version de WireGuard. Après avoir sécurisé l’échange des clés en janvier, le fournisseur VPN protège désormais l’authentification de ses serveurs, sur macOS et iOS.

Vous le savez peut-être déjà, des données chiffrées interceptées aujourd’hui pourraient être déchiffrées dans plusieurs années si des ordinateurs quantiques suffisamment puissants venaient à voir le jour. Une perspective qui pousse déjà les fournisseurs de VPN à revoir les méthodes cryptographiques utilisées pour sécuriser leurs connexions. En janvier, Surfshark avait introduit une première protection post-quantique dans sa version de WireGuard, afin de sécuriser l’échange des clés de chiffrement face aux futures attaques. Le 7 octobre, l’entreprise a annoncé une nouvelle évolution, consacrée cette fois à la vérification de l’identité des serveurs VPN.
Après l’échange des clés, Surfshark sécurise l’identité des serveurs
Lorsqu’un appareil se connecte à un VPN, il doit s’assurer qu’il communique avec le bon serveur et établir avec lui une clé secrète pour chiffrer les échanges. Ces deux opérations reposent sur des procédés cryptographiques qui pourraient être compromis par les futurs ordinateurs quantiques.
Pour protéger l’échange des clés, Surfshark utilisait déjà ML-KEM, un algorithme conçu pour empêcher le déchiffrement ultérieur du trafic intercepté aujourd’hui, même à l’aide d’un ordinateur quantique suffisamment puissant.
Mais sécuriser cet échange ne protège pas automatiquement contre l’usurpation d’identité du serveur. Un attaquant capable de se faire passer pour un serveur de Surfshark pourrait alors chercher à intercepter les communications. Pour répondre à ce risque, Surfshark intègre désormais ML-DSA, un algorithme de signature numérique qui permet à l’application de vérifier l’authenticité du serveur auquel elle se connecte.
Les deux technologies, normalisées par le NIST en août 2024, reposent sur des méthodes mathématiques considérées comme résistantes aux attaques quantiques. ML-KEM protège l’établissement des clés, tandis que ML-DSA vise à empêcher la falsification des signatures utilisées pour authentifier le serveur. Surfshark estime ainsi avoir couvert les deux principales faiblesses cryptographiques de WireGuard face à la menace quantique.
Une protection complète, mais pas encore sur tous les appareils
Cette nouvelle version de WireGuard est disponible dans les applications Surfshark pour macOS et iOS. Pour en profiter, il suffit de sélectionner WireGuard dans les paramètres VPN de l’application, la protection post-quantique étant alors appliquée automatiquement. Les configurations manuelles de WireGuard ne sont pas concernées.
Le fournisseur prévoit d’étendre cette protection à d’autres systèmes, sans avoir communiqué de calendrier pour Windows, Android ou Linux. Son protocole propriétaire Dausos, actuellement disponible sur macOS, utilise déjà les deux algorithmes ML-KEM et ML-DSA.
Attention toutefois, ces améliorations concernent la version de WireGuard adaptée par Surfshark, et non le protocole standard. Par ailleurs, les algorithmes utilisés sont conçus pour résister aux attaques quantiques connues, mais cela n’exclut pas la découverte de nouvelles vulnérabilités, y compris dans leur implémentation.
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- thumb_upAvantage : idéal pour les foyers
Lancé en 2018, Surfshark est idéal pour les foyers disposant de nombreux appareils grâce à ses connexions simultanées illimitées. Il propose des applications compatibles avec les principales plateformes et intègre des fonctions adaptées à un usage courant. Son infrastructure évolue régulièrement pour maintenir une offre solide grand public.
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