Après avoir décroché sa licence bancaire française cet été, Revolut enchaîne et annonce, ce jeudi, avoir obtenu l'aval conditionnel du régulateur américain, pour devenir une vraie banque aux États-Unis.

Revolut, inarrêtable, part à la conquête des États-Unis. © Revolut
Revolut, inarrêtable, part à la conquête des États-Unis. © Revolut

Rien ne semble arrêter la machine Revolut en ce moment. Quelques semaines à peine après avoir officiellement obtenu son agrément bancaire en France, la fintech britannique a annoncé ce jeudi 3 septembre 2026 avoir reçu une autorisation conditionnelle de l'OCC, le régulateur bancaire fédéral américain, en vue de lancer sa propre banque nationale outre-Atlantique. Il reste encore quelques étapes à franchir, mais la banque en ligne confirme viser un lancement effectif de sa banque nationale aux États-Unis dès 2027.

Revolut obtient une autorisation conditionnelle de l'OCC pour sa banque nationale aux États-Unis

À ce stade, Revolut a obtenu ce qu'on appelle une autorisation conditionnelle. Le feu vert n'est pas encore total, mais l'entreprise aux 80 millions de clients dans le monde y est presque. Elle doit désormais obtenir les autorisations de la Federal Deposit Insurance Corporation et de la Réserve fédérale, avant un dernier passage devant l'OCC lui-même pour décrocher sa licence définitive. Aux États-Unis, la fintech peut compter sur son partenariat avec Lead Bank, qui fournit ses services bancaires et assure les fonds des clients via la FDIC à hauteur de 250 000 dollars. L'objectif d'un lancement effectif en 2027 est aujourd'hui revendiqué.

Le fondateur et PDG de Revolut, Nik Storonsky, considère cela comme une première marche solide vers la création de Revolut Bank US, et l'occasion de s'attaquer enfin au plus gros marché financier de la planète. Cetin Duransoy, le patron de la filiale américaine, salue de son côté un dialogue ouvert et transparent avec l'OCC, en saluant la rigueur et l'efficacité de l'institution dans l'examen du dossier.

Une fois toutes les autorisations réunies, les clients américains pourront profiter des offres de Revolut au complet, avec des prêts, cartes de crédit, dépôts garantis par la FDIC, mais aussi des accès aux cryptomonnaies et aux stablecoins. Un vrai guichet bancaire moderne donc, un peu à l'image de ce que propose déjà la marque, lancée au Royaume-Uni en 2015, sur son marché historique européen.

Revolut est présent dans le monde entier désormais. © Igor Paszkiewicz / Shutterstock.com
Revolut est présent dans le monde entier désormais. © Igor Paszkiewicz / Shutterstock.com

Revolut, un appétit vorace

Revolut a aussi un pied en Amérique latine. Elle a déjà lancé sa banque au Mexique et multiplie les démarches réglementaires au Brésil, en Colombie, au Pérou et en Argentine. L'idée est de tisser un réseau financier cohérent sur l'ensemble du continent, plutôt que d'avancer pays par pays au hasard des opportunités.

En 2026, la néobanque a littéralement explosé. Elle a également décroché des licences bancaires en France, nous le disions, mais aussi en Australie et au Royaume-Uni, et elle a même validé une licence de paiement aux Émirats arabes unis, tout en faisant progresser son dossier en Afrique du Sud. Un vrai marathon réglementaire mené sur plusieurs continents à la fois, sans qu'aucun de ces chantiers ne semble ralentir les autres.

Revolut, qui revendique plus d'un milliard de transactions traitées chaque mois, vise désormais la barre des 100 millions d'utilisateurs pour la mi-2027. À ce rythme, difficile de savoir quel pays échappera encore longtemps à l'appétit de la fintech britannique.