La Commission européenne veut montrer l'exemple avec l'électrification de sa flotte. Mais, au vu de la technologie actuelle, cela entraîne des trajets entre Strasbourg et Bruxelles qui comportent un arrêt.

L'Union européenne cherche depuis plusieurs années à pousser le plus fort possible à l'électrification des parcs automobiles du Vieux Continent. Et ce tellement, qu'elle voulait mettre fin à la vente de tout véhicule thermique neuf chez nous à partir de 2035 (même si c'est assez compliqué). Pour ne pas être taxée de déconnexion, la Commission européenne a cherché à montrer l'exemple, et a imposé la voiture électrique à ses Commissaires pour les trajets entre Strasbourg et Bruxelles en 2022. Une décision qui commence à agacer.
Le parcours Strasbourg-Bruxelles oblige à un arrêt de recharge à Luxembourg… et ça ne plaît pas à tout le monde
La Commission européenne veut bien montrer l'exemple sur la question de l'électrification, mais certaines initiatives déplaisent. Comme nous l'apprend ainsi Politico, des commissaires européens commencent à s'agacer du voyage en voiture électrique entre Strasbourg et Bruxelles.
En effet, ce trajet faisant environ 440 kilomètres, il oblige à un arrêt au Luxembourg pour y recharger les batteries de la voiture. Une recharge d'une durée de 20 à 30 minutes, « qui transforme un trajet de cinq heures, déjà long, en une épreuve encore plus interminable, ont déclaré des responsables de huit cabinets au total » selon Politico.

80% de la flotte de la Commission européenne est dorénavant électrique
Il faut dire qu'en quelques années, la flotte de la Commission européenne a bien changé. Ursula von de Leyen durant son premier mandat, en 2022, avait pris l'engagement de rendre l'ensemble de ses 128 véhicules zéro émission d'ici 2027. Aujourd'hui, environ 80% de cette flotte est ainsi déjà électrique.
Les commissaires européens sont assez rétifs à l'alternative qui serait de prendre le train, ayant souvent à traiter des dossiers urgents et confidentiels, ce qui est assez difficile dans un transport en commun. À noter par ailleurs qu'Ursula von de Leyen n'est pas assujettie à cette mesure. En tant que présidente de la Commission européenne, elle doit en effet se déplacer en véhicule blindé, or, d'après une source de Politico, il n'existerait pas à cette heure un véhicule électrique répondant aux critères de sécurité.
Source : Politico