En vous rendant chez Burger King, vous pouvez désormais recharger votre voiture électrique. Cette solution, appelée à se généraliser dans les mois à venir, s’inscrit dans le renforcement du partenariat entre le géant de la restauration rapide et Allego.

Allego renforce son partenariat avec Burger King en France. ©Allego
Allego renforce son partenariat avec Burger King en France. ©Allego

Posséder un véhicule électrique est une chose, encore faut-il pouvoir le recharger rapidement et efficacement. Depuis plusieurs années, les infrastructures se densifient, avec des bornes désormais présentes aussi bien sur les parkings commerciaux que dans les centres urbains et les zones rurales. Dans ce contexte, le néerlandais Allego renforce son partenariat stratégique avec Burger King.

Allego accélère avec Burger King

L’accord prévoit l’installation de nouvelles stations de recharge ultra-rapide directement sur les parkings des restaurants de l’enseigne. En France, une soixantaine de sites sont déjà en service, et près de 210 implantations supplémentaires sont attendues d’ici 2028. C’est en début d’année 2024 que les deux groupes ont débuté leur collaboration.

Rappelons qu’Allego détient actuellement près de 350 stations de recharge ultra-rapide en France et vise un parc de 600 unités à l’horizon 2027.

Son réseau bénéficie déjà d’une implantation stratégique, notamment via des accords avec Carrefour, Pathé Cinémas, Vinci Autoroutes, et Burger King donc.

Burger King, McDonald’s, KFC… Tous en quête de recharge rapide

Entre Allego et Burger King, l’ambition est d’intégrer la recharge dans les habitudes quotidiennes des automobilistes, en la rendant accessible sur des lieux de passage fréquents. Du côté de Burger King, on estime qu’en 2026, environ 15% des clients se rendront en restaurant en véhicule électrique. Un chiffre qui justifie ce type d’investissement, tout en constituant un levier pour capter une nouvelle clientèle.

L’idée est simple, profiter du temps de recharge pour transformer une forme de contrainte en opportunité commerciale, et profiter d’un repas en famille (ou d’une commande en drive) en complément de la recharge.

Chez McDonald's, c'est Izivia qui assure la recharge électrique. ©McDonald's

Côté technique, Allego propose des solutions allant de 22 kW à 400 kW. De quoi permettre, selon les modèles compatibles, de récupérer une large autonomie en une vingtaine de minutes, soit, concrètement, le temps d’une pause repas.

En partenariat avec Izivia, la chaîne concurrente McDonald’s a elle aussi déployé massivement ses propres bornes ces dernières années pour capter les propriétaires de véhicules électriques. Le deal est simple, une recharge à prix cassé (il faut compter de 0,30€ à 0,35€/kWh selon l’heure) pour booster la fréquentation de ses points de vente.

En Chine, KFC et BYD ont officialisé leur partenariat en début de mois, avec la ferme intention de déployer 20 000 stations flash opérationnelles avant fin 2026, avec en prime une option visant à permettre la commande au drive KFC depuis l’habitacle, afin de permettre un « ravitaillement humain et véhicule en neuf minutes ».

Foire aux questionsContenu généré par l’IA
Que signifient 22 kW, 150 kW ou 400 kW sur une borne de recharge, et quel impact sur le temps de recharge ?

Le kW indique la puissance maximale délivrée à l’instant T par la borne, ce qui influence directement la vitesse à laquelle la batterie peut récupérer de l’énergie. En pratique, 22 kW correspond souvent à de la charge AC (courant alternatif), plutôt adaptée aux arrêts longs, tandis que les puissances élevées (souvent à partir de 50 kW) renvoient à de la charge DC (courant continu) dite « rapide » ou « ultra-rapide ». Le temps réel dépend surtout du véhicule (capacité de la batterie, puissance acceptée, température) et de l’état de charge au départ. La recharge n’est pas linéaire : la puissance baisse généralement au-delà d’un certain pourcentage pour protéger la batterie. Résultat : une borne 300–400 kW n’accélère que si la voiture peut réellement encaisser ce niveau de puissance, au moins sur une partie de la session.

Quelle est la différence technique entre recharge AC et recharge DC sur les stations publiques ?

En AC, c’est le chargeur embarqué du véhicule qui convertit le courant alternatif du réseau en courant continu pour la batterie, ce qui limite souvent la puissance (7 à 22 kW selon les modèles). En DC, la conversion AC→DC est faite dans la borne elle-même, qui envoie directement du courant continu à la batterie, ce qui permet des puissances bien plus élevées. Cette architecture DC nécessite des équipements plus lourds (électronique de puissance, refroidissement, câbles) et donc des coûts d’installation supérieurs. La recharge DC est surtout pertinente sur des lieux de passage, car elle vise à récupérer rapidement de l’autonomie plutôt qu’à « faire le plein » complet. La compatibilité dépend aussi du connecteur et des protocoles supportés par la voiture et la borne.

Pourquoi les tarifs sont-ils souvent affichés en €/kWh, et que mesure exactement le kWh lors d’une recharge ?

Le kWh (kilowattheure) mesure une quantité d’énergie, et non une puissance : c’est l’équivalent électrique d’un « volume » consommé ou délivré. Une facturation au kWh revient donc à payer l’énergie effectivement transférée vers la batterie, ce qui rend les offres plus comparables entre bornes et entre durées de charge. En revanche, le coût final dépend aussi du rendement (pertes dans la conversion et l’échauffement) et de la courbe de charge du véhicule, qui peut réduire la puissance en fin de session. Certains opérateurs ajoutent des frais au temps (minutes) pour éviter l’occupation prolongée des places une fois la charge lente. Pour estimer un budget, on croise généralement la consommation du véhicule (kWh/100 km) avec le prix du kWh de la borne.