Face à une concurrence toujours plus féroce, le groupe SEB devrait supprimer jusqu'à 2 100 postes dans le monde, dont environ 500 en France, avec des départs envisagés sur la base du volontariat.

Acronyme de Société d'Embouteillage de Bourgogne, le groupe SEB fait incontestablement partie de notre patrimoine français. Difficile d’imaginer une cuisine française sans un appareil signé SEB. Né au cœur du XXe siècle, le fabricant tricolore a accompagné des générations avec ses Cocotte-Minute et ses friteuses devenues cultes. De Tefal (racheté en 1968) à Moulinex et Krups (intégrés en 1985), le groupe a su marier innovation, quotidien et souvent une pointe de nostalgie bien assumée.
SEB c'est bien, mais cela n'empêche pas de licencier
Aussi historique soit-il, le groupe SEB fait lui aussi face à une concurrence toujours plus féroce aujourd'hui, notamment en provenance d'Asie. Aujourd'hui, la société a confirmé un plan d'économies visant à retrouver une nouvelle trajectoire de croissance rentable, et cela passe… par des suppressions de postes.

Le Groupe SEB envisage ainsi la suppression de jusqu’à 2 100 postes à l’échelle mondiale, soit un peu moins de 7% de ses effectifs.
Une restructuration d’ampleur qui concerne également la France, puisqu'environ 500 postes pourraient être touchés, mais exclusivement sur la base du volontariat, assure la direction. À noter que la production ne serait pas concernée par le plan mis en place par le groupe français.
Potentiellement 500 postes concernés en France
Le Groupe SEB l’a confirmé ce matin aux syndicats. Confronté à une concurrence asiatique jugée plus rapide et plus agressive que jamais, le fabricant engage un vaste plan d’ajustement. Jusqu’à 2 100 postes seraient concernés dans le monde, dont 1 400 en Europe et potentiellement 500 en France, exclusivement sur la base du volontariat.
Dans l’Hexagone, la direction assure qu’il n’y aura « pas de départs contraints ». Les fonctions support (la finance, les ressources humaines, la logistique, le marketing ou encore le développement produit) figurent parmi les plus exposées.
Sept entités pourraient être touchées, notamment les sites de Pont-Évêque, Mayenne, Rumilly, ainsi que le siège d’Écully, près de Lyon. En 2025, le groupe a vu son chiffre d’affaires reculer de 1,2%, à 8,17 milliards d’euros.
L’ensemble des plans d’action, incluant des économies sur les achats, des gains d’efficacité industrielle ainsi qu’une optimisation des frais de structure, doit être déployé d’ici 2027 au plus tard. L’année 2028 devrait marquer la première période durant laquelle le groupe profitera pleinement des 200 millions d’euros d’économies annuelles attendues.
En parallèle, SEB entend bien accélérer sa modernisation. L'objectif affiché est d'intensifier la relation client, de tripler sa présence sur les réseaux sociaux et d'intégrer progressivement l’intelligence artificielle dans ses métiers marketing, afin de gagner en réactivité et en précision.
Source : Le Figaro