Tout le monde veut de la RAM. Et des pays comme le Japon sont près à proposer des conditions exceptionnelles pour attirer chez eux les grands noms du secteur.

Cela fait maintenant plusieurs mois que tout le monde se plaint dans le monde de la tech de la pénurie en RAM, causée par les besoins gargantuesques du secteur de l'intelligence artificielle. Une pénurie très vive qui nous rappelle à quel point ces composants sont stratégiques, et que pouvoir les produire à domicile correspond à une gain stratégique net. Le Japon est ainsi prêt à beaucoup d'efforts pour attirer les grands constructeurs.
Le Japon veut attirer Samsung et SK Hynix sur son territoire
La pénurie en RAM fait de nombreux malheureux actuellement, mais aussi trois heureux : Samsung, SK Hynix et Micron, les trois géants du secteur. Et les deux premiers noms, tous deux Sud-coréens, sont particulièrement courtisés par le gouvernement japonais.
En effet, selon un rapport publié par Chosun Biz, Tokyo aurait proposé plusieurs incitations à Samsung et SK Hynix pour qu'ils construisent des chaînes de production de RAM sur son territoire. Et l'offre est alléchante. Elle comprend non seulement des subventions et des avantages fiscaux, mais aussi un soutien à l'établissement des chaînes d'approvisionnement, au recrutement de main-d'oeuvre et à la création de partenariats avec les fabricants locaux. L'ampleur du programme proposée est telle que, selon une analyse citée par le rapport, le coût total de possession (le coût réel global d'une fab sur l'ensemble de son cycle de vie) serait réduit de moitié dans ces conditions au Japon, par rapport à la Corée du Sud.

Les géants sud-coréens renâclent, à cause de la pression à domicile
Autant dire qu'au vu des contraintes qui sont vécues aujourd'hui du côté de l'industrie de la RAM, ces propositions pourraient apparaître comme une véritable aubaine pour Samsung et SK Hynix. Et pourtant, pour le moment, Tokyo fait chou blanc, malgré sa générosité.
Toujours selon la même source, même si les deux entreprises apprécient les offres japonaises, elles n'ont pour le moment pas décidé d'y donner suite, à cause de l'opinion publique en Corée du Sud ainsi que pressions politiques. Dans la situation actuelle où la RAM vient à fortement manquer, se pourrait-il qu'il soit mal vu de développer de quelconques nouvelles capacités de production en dehors du territoire national ?
Source : Wccftech