La start-up chinoise DapuStor vient de dévoiler un SSD d'entreprise qui fait exploser les records de vitesse grâce à une compression matérielle intégrée. Cette approche, héritée des systèmes de stockage sur bandes magnétiques, divise mais affiche des résultats spectaculaires lors des tests en laboratoire.

Une technique bien connue du stockage sur bande refait surface dans l’univers des SSD. © DapuStor
Une technique bien connue du stockage sur bande refait surface dans l’univers des SSD. © DapuStor

Avec le Roealsen6 R6101C, DapuStor s’appuie sur une technique ancienne et souvent discutée : la compression des données en temps réel avant leur écriture sur la mémoire flash. Si cette méthode n’a rien de révolutionnaire et s’inspire des cartouches LTO utilisées depuis des décennies dans l’archivage sur bande, son intégration dans un support à semi-conducteurs ne fait pas l’unanimité. Le site spécialisé TweakTown a testé ce modèle de 7,68 To et publié des mesures record, mais avec une réserve de taille : les performances dépendent entièrement de la nature des fichiers traités.

Une compression matérielle intégrée directement au SSD

Le Roealsen6 R6101C repose sur un contrôleur maison DP800 associé à un micrologiciel développé en interne. Le disque exploite une interface PCIe 5.0, de la mémoire flash 3D eTLC et le protocole NVMe 2.0. Sa particularité tient à l’ajout d’un processeur applicatif couplé à un moteur de compression matériel transparent pour le système hôte.

Concrètement, les données sont compressées avant d’être écrites dans la mémoire flash, ce qui réduit la quantité de stockage physique sollicitée. Les performances et la capacité réellement exploitable dépendent donc directement du niveau de compressibilité des données traitées. Dans des conditions idéales, le constructeur annonce un taux pouvant atteindre 4:1, permettant à un disque de 7,68 To de présenter une capacité effective bien supérieure. Reste à savoir comment cette approche se traduit dans les mesures de performance.

Des résultats jamais vus, mais conditionnels

Lors des tests menés par TweakTown avec un taux de compression de 2:1, le SSD a affiché 14 200 Mo/s en écriture séquentielle et 15 050 Mo/s en lecture, dépassant les spécifications du constructeur. En accès aléatoire 4K, le disque a grimpé jusqu'à 1,27 million d'IOPS. Jon Coulter, rédacteur matériel senior du site, a qualifié ces mesures de « débit séquentiel et performances en charges mixtes les plus élevés jamais rencontrés sur un SSD flash », attribuant une note quasi-parfaite de 99/100 au produit.

En revanche, la rédaction insiste sur un point : ces résultats ne se reproduisent qu’avec des fichiers facilement compressibles. Dans des conditions idéales, le moteur peut atteindre un ratio de 4:1, ce qui permet d’augmenter la capacité effective présentée au système hôte. Cette approche rappelle celle des cartouches LTO, qui distinguent une capacité native d’une capacité compressée.

Source : TechRadar

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