50 téraoctets sur un DVD grâce aux protéines ?

Alex
12 juillet 2006 à 15h45
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Oubliez le Blu-ray, rangez vos premiers disques HD-DVD ! Le projet mené par V. Renugopalakrishnan, chercheur américain d'origine indienne, et son équipe risque de faire de l'ombre aux médias optiques de nouvelle génération. Dans une récente communication, ils ont en effet annoncé travailler à l'élaboration d'un dispositif de stockage qui permettrait de stocker jusqu'à 50 téraoctets sur un disque de la taille d'un DVD !

50 téraoctets, soit la capacité d'environ mille disques Blu-ray (50 Go), ou celle de plus de 10 000 DVD, sur une surface équivalente à celle des disques actuels... Pour parvenir à une telle densité de stockage, l'équipe du professeur Renugopalakrishnan travaille sur une protéine sensible à la lumière génétiquement modifiée. Dans un premier temps, les disques basés sur cette protéine atteindraient une capacité équivalente à celle de vingt disques Blu-ray.

Cette protéine, qui ouvre à la recherche de nouvelles possibilités, a été découverte dans la membrane d'un microbe vivant dans les marais salants. La bactériorhodopsine est capable de capturer et de stocker la lumière, pour la convertir en énergie, par une série de transformations chimiques des molécules qui la composent. Exposées à la lumière, ces molécules passent dans un état « intermédiaire », avant de revenir, après un certain laps de temps, à leur état d'origine. En modifiant l'ADN qui est à l'origine de cette protéine, le professeur Renugopalakrishnan est parvenu à obtenir que celle-ci conserve l'état « intermédiaire », au lieu de revenir toute seule à son état d'origine.

Attribuons à l'état « intermédiaire » le chiffre 1, et donnons à l'état d'origine la valeur 0, et nous voici en présence d'un potentiel système de stockage informatique. Il suffit donc de placer puis de fixer ces protéines à la surface d'un disque, puis de les faire réagir à la lumière pour obtenir l'équivalent d'un CD ou d'un DVD. Avec des protéines qui se mesurent à l'échelle du nanomètre, il devient alors possible d'obtenir des densités de stockage phénomènales.

Le professeur Renugopalakrishnan affirme que sa trouvaille relèguera aux oubliettes bon nombre d'autres technologies. Il reste encore toutefois à démontrer que cette dernière est économiquement viable et le scepticisme reste de rigueur, sans parler des questions de durée de vie, de prix ou de vitesse de lecture et d'écriture... Basé à la Harvard Medical School de Boston, V. Renugopalakrishnan a présenté ses travaux lors d'une conférence consacrée aux nanosciences et aux nanotechnologies à Brisbane, la semaine derniière.
Modifié le 18/09/2018 à 15h03
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