Musique en ligne : le streaming est préféré au téléchargement

Thomas Pontiroli
11 septembre 2014 à 16h26
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Le marché du disque français continue de se transformer, tiré par l'enthousiasme pour les plateformes de streaming, qui représentent désormais la plus grosse part de l'industrie numérique.

Le streaming a eu raison du téléchargement à l'acte (légal). Au premier semestre 2014, 70% des consommateurs de musique en ligne en France avaient écouté au moins un titre sur Spotify, Deezer et autres au cours du dernier mois. Désormais, le streaming pèse 53% du chiffre d'affaires de l'industrie musicale en ligne, contre 39% il y a deux ans. Le téléchargement à l'acte, tel qu'on le trouve sur iTunes, recule à 42%.


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Le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), auteur de ce rapport, a comptabilisé 2 millions d'abonnés à des plateformes de streaming dans le pays, contribuant aux deux tiers des revenus de cette industrie. C'est d'ailleurs pour « refléter la montée en puissance de ces nouveaux usages » que le Snep a établi, début septembre, son classement hebdomadaire des meilleures écoutes, le « Top Streaming ».

Le recul du disque n'est pas compensé

Malgré la nette hausse de 33% des revenus du streaming, le marché musical global a continué de plonger sur la première moitié de l'année. Le chiffre d'affaires s'est replié de 9,2% comparé à la même période l'an passé, à 198 millions d'euros. « Ce résultat est la conjugaison de la baisse attendue des ventes physiques (-13,6%) et, pour la première fois, de celles de téléchargements à l'acte (-18%) », décrypte le Syndicat du disque.

Ainsi le streaming est parvenu à « compenser la chute des revenus du téléchargement à l'acte, mais pas encore le fléchissement global du marché de la musique enregistrée », continue d'expliquer le Snep, qui tient à relativiser la baisse, en raison d'un premier semestre 2013 « exceptionnel », fort d'une croissance de 6%. Toujours est-il que depuis ces cinq dernières années, le marché du disque français a cédé 14% de sa valeur.

Une situation que ne manque pas de dénoncer l'Adami, chargée de gérer les droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes : « La vérité, celle qu'expriment les artistes depuis des années, est que le streaming premium est aujourd'hui un marché artificiel. Il est porté essentiellement par l'accord Orange/Deezer dont la fin programmée en 2015 achèvera probablement de mettre en lumière sa très faible réalité. »


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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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