Opera est accusé de proposer des prêts abusifs via des applications sur le Play Store

20 janvier 2020 à 12h45
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Le navigateur norvégien Opera, qui se positionne comme l'un des navigateurs qui protègent le mieux la vie privée des utilisateurs, est accusé d'avoir violé les règles du Play Store avec des applications de prêts financiers.

La société aurait lancé quatre applications de prêt douteuses, aux fenêtres de paiement très courtes et aux taux d'intérêt pouvant grimper jusqu'à 876 %.

Opera contre les règles d'utilisation du Play Store

Le navigateur Opera, qui atteignait 182 millions d'utilisateurs actifs en 2018, a su conserver au fil des ans une certaine réputation. Avec un VPN gratuit et intégré, un bloqueur de pubs et un portefeuille pour gérer ses bitcoins, le navigateur norvégien se veut être un chantre de la protection des données et de la personnalisation de l'expérience utilisateur. Mais après avoir été partiellement racheté en 2016 par le fonds d'investissement chinois Golden Brick, il semble qu'Opera Software se soit tourné vers de nouvelles activités discutables.

Selon un rapport publié le 16 janvier par la firme d'analyse et de recherches financières Hindenburg Research, Opera Software serait l'éditeur de quatre applications Android, positionnées en Inde, au Kenya et au Niger (où le navigateur est très populaire), qui serait en violation des règles de politique du Play Store au sujet des prêts bancaires abusifs.

Ces règles, instaurées par Google en octobre, bannissent les applications proposant des prêts à des taux annuels supérieurs à 36 % et les prêts personnels à court terme. Des pratiques financières abusives, mais qui ne sont, rappelons-le, pas illégales.


Des taux d'intérêt hallucinants

Les applications ciblées par l'enquête de Hindenburg Research, nommées CashBean, Okash, Opay et Opesa, auraient toutes des pratiques très similaires. Par exemple, dans le cas d'Opesa, l'application annonce un pourcentage annuel maximal de prêt de 33 % ou moins, mais demande en réalité un taux de 438 %. Et, alors que l'application annonce une fenêtre de remboursement raisonnable allant de 91 à 365 jours, un courrier électronique signifierait ensuite aux utilisateurs qu'ils n'ont que 15 à 29 jours pour effectuer leur remboursement.

En cas de retard, même d'une seule journée, le taux d'intérêt de ces applications aurait tendance à grimper de façon vertigineuse. Dans le cas d'Opesa, cela pourrait doubler, allant jusqu'à 876 % du prêt. Les applications ont également des pratiques nocives, voire illégales, comme le scrap des données des smartphones pour accéder à la liste des contacts et ensuite harceler et menacer la famille et les amis des utilisateurs pour les pousser à un remboursement rapide.


Google n'a pas encore réagi à ces allégations. Hindenburg Research suggère qu'Opera Softwares se servait de ce type d'applications pour faire grossir artificiellement son bilan financier. Si les données du rapport s'avèrent, cela pourrait porter un sérieux coup à la popularité et à la crédibilité du navigateur alternatif.

Source : Engadget
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