Google ne veut pas "casser" les bloqueurs de pub sur Chrome

le 22 février 2019
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google chrome

Après après avoir annoncé des modifications dans les accès des extensions Chrome, Google répond aux développeurs et revient sur sa décision. Les bloqueurs de pub continueront à fonctionner après l'application de ces changements.

Google a entendu la grogne des développeurs et revient sur ses décisions. Le moteur de recherche a récemment annoncé les modifications apportées au développement des extensions du navigateur, lors de la publication de Manifest V3.

Les gains de performances évoqués par Google remis en cause par une étude


L'API « webRequest », utilisée par les bloqueurs de pub pour analyser et filtrer les connexions réseau, allait être remplacée par une nouvelle interface de programmation, « declarativeNetRequest » qui empêche aux extensions d'agir sur le contenu chargé des pages web. Google expliquait sa décision par sa volonté d'accélérer le chargement et l'affichage du contenu des pages web.

Seulement, les développeurs du bloqueur Ghostery ont étudié le fonctionnement de l'API existante « webRequest » et ont déterminé que son emploi avait un impact inférieur à une milliseconde sur les requêtes réseau de Chrome. Ils en ont conclu que l'amélioration des performances était une fausse excuse de la part de Google.

Google fait machine arrière, mais dans le seul but de satisfaire les développeurs


Déjà suspecté depuis plusieurs semaines de vouloir pénaliser les bloqueurs concurrents afin de ne pas affecter l'affichage de ses propres publicités, Google a vite réagi et rétropédalé en assouplissant les changements prévus par Manifest V3.

Un ingénieur de Google Chrome, Delvin Cronin, a publié un message sur Google Groups indiquant que « l'API "webRequest" ne sera pas complètement supprimée dans le cadre de Manifest V3 ». Il indique également que l'écosystème existant d'extensions sera préservé et restera fonctionnel après l'application de ses modifications.

Selon une source proche du dossier, l'étude de Ghostery serait également sujette à caution, mais les développeurs de l'extension n'ont pas répondu à ces accusations dans l'immédiat. Ce revirement ne serait pas en lien avec cette étude et Google aurait simplement eu à cœur d'écouter les inquiétudes des développeurs. Et avec un sens du timing impeccable quoi qu'il en soit.

Source : CNET

Modifié le 31/03/2019 à 10h57
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