Comparatif des meilleurs casques à réduction de bruit (2021)

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
06 janvier 2021 à 10h17
7

Alors que le marché de l’écouteur True Wireless n’en finit plus d’afficher une croissance insolente, les casques Bluetooth à réduction de bruit ne sont pas enterrés pour autant. Mieux, l'arrivée du nouveau Airpods Max d'Apple, casque lancé en toute fin d'année 2020, pourrait bien redynamiser ce marché déjà mature, et de fait un peu hésitant.

Année de consolidation, 2020 va laisser la place à une année 2021 probablement beaucoup plus dynamique.

Choix de la rédac'

Sony WH-1000Xm4

Choix de la rédac'

  • Confort presque parfait
  • Son et isolation excellents...
  • Ergonomie améliorée
Top du top

Apple Airpods Max

Top du top

  • Son dans le top du genre
  • Meilleure isolation du marché
  • Meilleure fabrication du marché
Rapport qualité/ prix

Anker Soundcore Life Q20

Rapport qualité/ prix

  • Confortable
  • ANC déjà acceptable
  • Excellente autonomie

1. Anker Soundcore Life Q20

Anker Soundcore Life Q20
  • Confortable
  • ANC déjà acceptable
  • Excellente autonomie

Modèle abordable mais bien pensé, le Soundcore life Q20 est l'un des rares casques à moins de 100 Euros qui ne traite pas la réduction de bruit comme un simple gadget. Encore loin de rivaliser avec les vrais bons casques du genre, Le Q20 propose une expérience assez complète

Modèle abordable mais bien pensé, le Soundcore life Q20 est l'un des rares casques à moins de 100 Euros qui ne traite pas la réduction de bruit comme un simple gadget. Encore loin de rivaliser avec les vrais bons casques du genre, Le Q20 propose une expérience assez complète

Pas tant une surprise de voir un casque Anker/Soundcore (filiale de ANker) dans ce classement, pas pour ceux ayant déjà pu tester la marque. Très présents dans l'entrée de gamme, mais surtout très matures, les casques Soundcore ont généralement deux caractéristiques : le manque d’inspiration du design, et l’excellent rapport qualité/prix. Des modèles rarement décevants pour leur prix, pas extrêmement ambitieux mais carrés.

Avec le Soundcore Life Q20, Anker propose une sorte de condensé des différents casques d'entrée de gamme, en reprenant leurs plus grandes qualités, et en embarquant, forcément une partie de leurs défauts.

Le bon mélange formel

Avec ses airs d'Audio-Technica passé à la moulinette Sony, le Q20 n’a pas grand-chose pour lui en apparence. Assez léger (260 g environ), le Soundcore possède malgré tout une bonne qualité de fabrication. Du plastique omniprésent, mais assemblé de manière assez sérieuse. Notons également que ce modèle est pliable, ce qui n'est pas forcément la norme à moins de 100 euros.

Les différentes inspirations du design lui ont permis de se baser sur les coussinets les mieux adaptés en la matière, à savoir du circum-auriculaire, ovale et bien enveloppant. Ces bons coussinets, son arceau suffisamment rembourré, et sa légèreté, en font un modèle tout à fait confortable. Seuls quelques grincements (de plastique) restent présents, comme un témoignage du positionnement tarifaire du Anker Q20.

 L'épure de l'entrée de gamme, l'efficacité en sus

Très épuré, le Q20 ne propose pas d’application dédiée, et s’appuie sur une approche tout en bouton (assez vilains), chose préférable dans cette gamme de prix. Les commandes, demandant un temps d’adaptation, sont
pourtant très complètes, et suffisamment réactives à l’usage.

Mais l’un des grands points forts du produit reste son autonomie, annoncée à 30 h avec ANC, et au moins 40 h sans. En pratique, ces
chiffres sont bien respectés, ce qui est bluffant pour un casque à moins de 50 euros. Malheureusement, la charge est encore en micro-USB. A ce prix, il ne faut bien sûr tabler que sur une compatibilité SBC et AAC.

Plus étonnant, la réduction de bruit active est tout à fait valable, et peut déjà se mesurer à des produits habituellement à 100-150 euros. Si la capacité de calcul du casque est très loin derrière les ténors type Sony
ou Bose, le Soundcore Q20 attaque déjà assez bien les basses fréquences et bas-médiums. Le produit est alors loin du simple gadget, à défaut de déclencher un effet wahou.

Le son s’adresse à une cible assez précise, un minimum exigeante, mais pas prête à mettre plus de 100 euros sur un casque. Assez rond voire un
peu trop rond, le Anker/Soundcore est un casque très adapté aux musiques simples, puissantes et pas trop chargées, son transducteur ayant ses limites. A ce tarif, le Q20 est pourtant déjà assez technique, on ne peut lui reprocher réellement que sa mise en retrait des aigus.

Pas très beau mais bien conçu, micro-USB mais excellente autonomie, ANC très correct et sonorité un peu douce mais puissante, le Soundcore Life Q20 est surtout très abordable.

2. Philips PH805

Test Philips PH805
  • Bonne Autonomie
  • Sonorité puissante
  • Excellent rendu en filaire (passif)

Casque au design simple et à l'approche un peu brute, le Philips PH805 est un produit perfectible mais aux qualités techniques évidentes. Isolant et puissant, il propose une expérience complète pour un prix très mesuré

Casque au design simple et à l'approche un peu brute, le Philips PH805 est un produit perfectible mais aux qualités techniques évidentes. Isolant et puissant, il propose une expérience complète pour un prix très mesuré

Alors que la gamme Fidelio renaît de ses cendres avec le très ambitieux L3 (ainsi que le casque Hifi X3), Philips continue de proposer des modèles plus abordables. Le PH 805 est, à ce titre, un modèle sans trop d’inspiration esthétique, sans option qui le démarquerait des autres, mais efficace sur les points clés.

 Plastique mais sérieux

Assez austère, le Philips PH805 est pourtant mieux dessiné qu’il n’y parait. Assez proche d’un Sony WH-1000Xm3 dans les grandes lignes, il s’en démarque par l’utilisation de branches asymétriques, d’un revêtement laqué sur les coques, ainsi que par un assemblage un peu moins premium, plus rigide.

Très solide en pratique, le PH805 n’est pas exempt de grincements lors des manipulations. Ces grincements s’expliquent à la fois par son plastique, un peu léger, ainsi que par sa structure pliable et pivotante, lui permettant de prendre un minimum de place une fois rangé dans sa très pratique housse (rigide) de rangement. Le casque n’a l’air de rien, mais tient parfaitement bien les épreuves du nomadisme.

Doté de coussinets circum-auriculaires (entourant les oreilles), le casque reste assez confortable malgré un poids un peu plus élevé que la moyenne (280 g) et des coussinets manquant de souplesse. Néanmoins, seuls les porteurs de lunettes risquent de ne pas accrocher.

Quelques anciennetés, quelques modernités

Le modèle Philips n’est pas plus moderne de tous. Cela se remarque par la présence d’une prise micro-USB, ainsi que par l’utilisation de plusieurs boutons de fonctions et commutateurs cliquables. A côté de cela, le
PH 805 mise également sur le tactile, allouant une large zone sur la coque
droite. Il mélange ainsi quelques points modernes et d'autres plus discutables.

Complète, la navigation répartie étrangement les taches entre tactile (principalement le volume) et bouton, si bien qu’un bon temps d’adaptation est nécessaire. Au moins, le tactile est étonnamment précis et réactif, ce qui n’est déjà pas courant dans le haut de gamme. Une fois cette prise en main terminée, le PH805 est assez agréable à l'usage.

Les amoureux des codecs HD seront clairement déçus, puisque Philips a préféré, à l’instar de Marshall, se contenir au seul codec SBC. Pas de LDAC ou AptX, mais pas non plus d’AAC. Nous ne considérons pas ce manque comme déterminant, d’autant que cette limitation de débit lui permet d’annoncer 30 h d’autonomie sans réduction de bruit, et 25 h avec, des chiffres parfaitement respectés en pratique. Le casque n'est pas non plus Multipoint, ce qui n'est pas une surprise à ce prix.

Isolation utile, sonorité emphatique

Inutile de demander le parfait silence au Philips, sa technologie embarquée n’est pas aussi performante que les meilleurs. Nous sommes, en l’état, sur un casque ANC assez caractéristique du milieu de gamme. Absolument pas gadget, cette réduction encore un peu régulière permet d’envisager pratiquement tous les usages, avec une relativement bonne efficacité. Seule son isolation des haut-médiums (mais plutôt du fait de l’isolation passive), laissant passer une partie des voix, est un peu décevante.

La sonorité dévoile un double visage. D’un côté, sans ANC, un certain équilibre sonore s'installe, assez détaillé quoique pas ultra technique ni extrêmement musical. De l’autre, avec ANC, un bon boost des basses
apparait, chanson un son très enveloppant et percutant, presque viscéral.

La signature n’est pas caricaturale, mais tout de même dans l’emphase, puissante dans les basses, très douce dans les aigus, le tout pris dans une scène sonore assez large et profonde. Un casque qui n’est pas parfait,
mais suffisamment bon sur les points déterminants, assez complet, et dont le prix est rapidement tombé autour de la centaine d’euros, le rendant particulièrement attractif.

3. Marshall Monitor II ANC

Test Marshall Monitor II ANC
  • Excellente construction
  • Ergonomie atypique mais très réussie
  • Autonome

Modèle au design atypique et à la finition exemplaire, le Marshall Monitor II ANC est l'un des rares exemples de produit vraiment à part mais totalement réussi. Son puissant mais maitrisé, très bonne isolation, Multipoint, ergonomie, il cumule les bons points.

Modèle au design atypique et à la finition exemplaire, le Marshall Monitor II ANC est l'un des rares exemples de produit vraiment à part mais totalement réussi. Son puissant mais maitrisé, très bonne isolation, Multipoint, ergonomie, il cumule les bons points.

Passage à l’ANC pour le modèle Circum de Marshall. Casque le plus haut de gamme de la célèbre marque, le Monitor II ANC est un produit au
design toujours aussi atypique, mais améliorant grandement l’ergonomie par rapport aux précédents modèles. Ergonomie réussie et réduction de bruit à la hauteur, le Monitor II ANC est surtout un casque bien à part côté son.

La fabuleuse touche rock

Si Bowers & Wilkins et Bang & Olufsen ont pour eux le luxe, Marshall distille sa touche rock dans les plus petits détails de son casque. Vraiment à part, marqué par sa tonalité noire très Marshall, et pas sa débauche de finition vinyliques, le Monitor II ANC est avant tout un casque extrêmement bien pensé sur la forme. Si les précédents Monitor étaient très rigides, ce casque dispose de branches pivotantes et pliables, le tout supporté
par une structure entièrement en métal. Une fois replié, le Monitor II ANC occupe un volume absolument négligeable, faisant passer ses concurrents pour des produits encombrants.

Pour ne rien gâcher, la finition est presque parfaite, plus convaincante qu'un classique type Sony WH-Xm4, beaucoup plus plastique. Sa
finition et les matériaux employés plombent un peu le poids, atteignant le
chiffre important de 320 g, mais le nouvel arceau et les coussinets très doux permettent de conserver un excellent confort. Seules les longues sessions d’écoute commenceront à peser sur le sommet du crâne.

Livré avec le très beau câble Jack torsadé de Marshall, le Monitor II ANC déçoit surtout par sa pochette de transport, souple, quand la concurrence livre des housses rigides. Pas grand-chose à jeter sur la forme donc.

Ergonomie simple et efficace

Ni vraiment bouton ni tactile, Marshall opte depuis plusieurs casques pour l’utilisation d’un simple joystick multifonctions. Une option occupant un minimum de place, et se permettant d’être extrêmement efficace. Exit les tâtonnements générés par le trop-plein de boutons, ou le manque de
réactivité du tactile. Le système de joystick, assez rapide à prendre en main, permet une navigation et un changement de volume particulièrement rapide, d’un simple mouvement de doigt.

Pour épauler cette petite excroissance, deux boutons presque invisibles, camouflés à l’arrière de chaque branche, permettent d’accéder à des
fonctions plus avancées. D’un côté une option de réglage de la réduction de bruit, de l’autre l’accès à 3 égaliseurs prédéfinis, ou l’appel à un assistant vocal. Sans faute pour Marshall.

L’application dédiée, Voice, permet de procéder à des mises à jour, régler la force de la réduction de bruit, du retour sonore, ou encore paramétrer les trois égaliseurs. Voice manque sans doute de quelques fonctions
vraiment avancées, comme ce que propose Sony avec Headphones Connect.

Les amoureux d’automatisme ne seront pas vraiment satisfaits par le produit, puisque ni les capteurs optiques (pause/lecture auto) ni l’adaptation de la réduction bruit à la localisation, ne sont de la partie. Pour les autres, cette navigation et cette ergonomie simple mais au point sera au contraire une bénédiction. Une ergonomie d'autant plus intéressante que le Monitor II ANC est Multipoint.

Reproche légitime, la présence du seul codec SBC a de quoi déboussoler, surtout pour un casque se voulant aussi ambitieux. En pratique, les codecs ne jouent que sur une part infime de la qualité sonore, mais il faut
tout de même souligner cette absence étrange.

Annoncée à 30 h avec ANC, et à 45 h en Bluetooth seul, l’autonomie du produit est particulièrement ambitieuse. Mesurée par nos soins à respectivement 28 h 30 et 44 h, l’autonomie est effectivement impressionnante.

Réduction de bruit à l'affut, sonorité typique Marshall

Il est difficile de s’imagine que Marshall, ou plutôt Zound Industries (propriétaire de Marshall headphones), puisse rivaliser avec Sony ou Bose en matière de réduction de bruit. Et effectivement, le miracle n’arrive pas. Mais, surprise tout de même, le Monitor II ANC se classe dans ce que l’on
peut appeler les « très bons suiveurs ». Efficace sur tout le spectre, se permettant d’atténuer de 15 à 20 dB dans les graves et les médiums, nous avons affaire à un casque déjà bien efficace. Il lui manque sans doute la
puissance de traitement de Sony ou de Bose, mais le contrat est parfaitement rempli.

Pas le plus technique de la création, le transducteur de 40mm équipant le Monitor II ANC est parfaitement dans l’optique « rock » que le casque veut afficher. Plutôt équilibrée en la prenant dans sa globalité, la signature de ce casque reste un peu oscillante, entre basses légèrement en avant et aigus tranchants mais un peu artificiels. Pas spécialement précis dans le haut du spectre, le Marshall se rattrape par son énergie et sa polyvalence, même si plus axé rock/métal et électronique que classique.

Un casque qui n’est pas parfait, mais sachant cultiver avec brio une identité bien à part. Un Marshall de la maturité.

4. Huawei Freebuds Studio

Test Huawei Freebuds Studio
  • Extrêmement confortable
  • Son équilibré
  • Fabrication très soignée

Bien construit, confortable, bien isolant et doté d'une sonorité équilibrée, le Huawei Freebuds Studio réussit son pari. Il lui manque un brin de folie, notamment sur la partie sonore, mais son prix, un peu plus faible que les autres haut de gamme, en fait un des meilleurs casques de sa catégorie.

Bien construit, confortable, bien isolant et doté d'une sonorité équilibrée, le Huawei Freebuds Studio réussit son pari. Il lui manque un brin de folie, notamment sur la partie sonore, mais son prix, un peu plus faible que les autres haut de gamme, en fait un des meilleurs casques de sa catégorie.

Alors que l’Apple AirPods Studio n’est même pas annoncé, des marques comme Huawei fonce déjà pour proposer leur équivalent. Un fait
assez unique, et l’on ne pourra pas reprocher au constructeur d’avoir copié son rival de Cupertino. Annoncé en Octobre et vendu dans la foulée, le Huawei Freebuds Studio est un modèle dans la lignée des
Sony WH-1000Xm4 et Bose Headphones 700. Un casque moderne, conservant des caractéristiques et avantages bien à lui. Mais surtout, bien que son prix annoncé de 330 euros le place dans le haut de gamme, sa tarification décroît déjà assez rapidement.

Un design bien inspiré, mais une finition exemplaire

Soucieux de gagner ses galons dans le casque/écouteur haut de gamme, Huawei a clairement mis le paquet. Forcément, on n’applaudira pas le
design. Celui-ci n’est absolument pas raté, il propose même une certaine
élégance et des tons agréables (son modèle légèrement doré en tête) en
particulier. Mais, ce design parait assez largement inspiré d’autres
produits, type Jabra et Bose, voire B&O, en réussissant une bonne synthèse.

Mais surtout, la fabrication est assez exemplaire. Des branches en acier coloré, un arceau très doux, des coussinets et un bandeau dans un similicuir de particulièrement bonne qualité, rien ou presque ne déborde. Seules les coques, en plastique (mais de très bonne qualité), ne lui permettent tout de même pas de jouer dans la cour de l’ultra-luxe type B&O H95.

Très léger (260 g), le Huawei Freebuds Studio est également l’un des plus confortables de sa catégorie, particulièrement sur les longues sessions.

La modernité Huawei, une application gagnant à s’étoffer

Sans révolutionner l’ergonomie, le casque s’appuie sur la concurrence pour proposer une navigation tout tactile (coque droite), assez efficace il faut bien le dire. Le reste est à la charge de boutons disposés sur la tranche gauche et la tranche droite, comme le réglage de la réduction de bruit active.

Même si l’usage d’un smartphone Huawei simplifie les choses, le Freebuds Studio n’est absolument pas, comme le sont les produits Apple, bridé par l’OS. L’application dédiée Android, AI Life, permet ainsi d’accéder à toutes les infos et à quelques options. Malheureusement, cette application est encore loin d’égaler ce que proposent Sony ou Jabra en la matière. L’absence d’égaliseur, par exemple, se fait cruellement sentir.

A l’instar de constructeurs comme Sony, Huawei veut clairement d’émanciper de la domination de Qualcomm. Ainsi, seuls les codecs SBC et AAC sont disponibles, en plus d’un très brumeux L2HC, un nouveau codec visiblement proche du LHDC (24 bits 96 kHz), mais uniquement disponible sur les smartphones sous EMUI 11.

Une réduction de bruit convaincante, un son surprenant d’équilibre

Porté par la très bonne isolation active des Freebuds 3i, Huawei remet le couvert avec brio. En plus d’une isolation passive plutôt convaincante, déjà efficace dans les médiums, l’isolation active est pratiquement au niveau des meilleurs. En l’état, seuls quelques ténors type WH-1000Xm4 ou
Headphones 700 font vraiment mieux. Le casque sabre extrêmement bien les bruits de fond, étant déjà efficace en-dessous des 100 Hz. Les microphones sont, en outre, très efficaces sur la partie main-libres, ainsi que sur le mode Ambiant (retour sonore).

Très surprenante, sa sonorité n’est absolument pas ce à quoi nous pourrions nous attendre d’une marque chinoise (des signatures généralement plus en V). Le Huawei Freebuds Studio est étonnamment équilibré, assez naturel dans sa reproduction sonore. Parfois un peu timide, et pas forcément au-dessus du lot techniquement, le casque est un exemple de polyvalence et de sagesse, que certains pourront trouver ennuyeux.

Au milieu de cela, l'autonomie atteint environ 23 h (selon nos mesures) avec ANC, ce qui est tout à fait correct pour un modèle de ce type, même si pas dans le peloton de tête.

Très peu de défauts mais beaucoup de qualité, le Huawei Freebuds Studio ne divisera véritablement que sur sa signature sonore.

5. Sony WH-1000Xm4

Test Sony WH-1000Xm4
  • Confort presque parfait
  • Son et isolation excellents...
  • Ergonomie améliorée

Modèle aux évolutions discrètes, le Sony WH-1000Xm4 n'en reste pas moins au sommet du genre. A défaut de vraiment surprendre, ce casque corrige les quelques rares défauts de son aîné.

Modèle aux évolutions discrètes, le Sony WH-1000Xm4 n'en reste pas moins au sommet du genre. A défaut de vraiment surprendre, ce casque corrige les quelques rares défauts de son aîné.

Classique parmi les classiques, le Sony WH-WH1000Xm3 truste régulièrement nos classements des meilleurs casques à réduction de
bruit, cela même s’il conserve quelques défauts. Deux ans après son lancement, il est toujours le roi en la matière, la concurrence n’ayant pas spécialement dépassé son modèle, décidément en avance sur son temps. Et pourtant, c’est dans ce contexte que le WH-1000Xm4, au-dessus duquel plane déjà le spectre du futur casque Apple, a été annoncé en août dernier. Extrêmement proche du précédent modèle, le 1000Xm4 propose d’améliorer l’expérience en rajoutant quelques fonctions intéressantes, sans modifier la personnalité ou l'approche
technique du casque.

Une forme identique, à deux ou trois détails près

Extérieurement, il est pratiquement impossible de différencier le WH-1000Xm4 de son ainé. Même forme, même poids, mêmes coloris.
Pourtant, quelques détails débordent, comme le bouton multifonction, ici
renommé, ainsi que par l’apparition d'un capteur optique derrière les
coussinets.

La fabrication, toujours assez sérieuse, commence toutefois à se ringardiser légèrement. La concurrence, comme Bose, B&W, ou même Huawei, est un peu plus audacieuse et souvent plus élégante.

Le Sony WH-1000Xm4 conserve sa structure pliable et ses coques pivotantes, et se permet de très légèrement retravailler ses coussinets,
pour un confort en mince hausse. A l’usage, le modèle est à la fois confortable et solide, se faisant facilement oublier.

L’ergonomie des rois

Un peu plus réactif que la précédente version au niveau des commandes, presque exclusivement tactiles, le Sony WH-1000xm4 bénéficie surtout
d'une application dédiée parfaite , Sony Headphones Connect. Sans doute la mieux pensée du marché, cette application est à la fois très claire, simple d’usage, mais surtout remplie de fonctions. Égalisation, mise à jour, options sonores, réglages des très nombreuses fonctions du produit, rien n’est laissé au hasard.

A ce titre, le Sony ne transforme pas l’expérience technique, mais met le paquet sur l’automatisation du produit. Pause/lecture automatique en retirant le casque, adaptation de la réduction de bruit suivant les situations, lieux, position de l’utilisateur. Il devient même possible de
couper la musique lorsqu’une conversation se déclenche.

Mais surtout, le Sony apporte enfin le Multipoint, seule fonction majeure qu’il lui manquait par rapport à son concurrent Bose.

 Ultra Isolant, très autonome

Le Xm3 était un maître de la réduction de bruit, sans doute le produit grand public le plus efficace à ce niveau, le WH-1000Xm4 n’enfonce pas le clou, mais reste sur cette même bonne note. Nous pourrions être un peu déçus de l’amélioration pour le moins faible (voire nulle), mais cela ne l’empêche pas d’être le meilleur à l’heure actuelle. Un bon cocktail d’excellente isolation passive, et d’isolation active divine. Les microphones, en particulier sur la partie main-libres, sont en léger progrès.

Pour ne rien gâcher, le casque Sony est également doté d’une fabuleuse autonomie, pouvant largement dépasser les 30 h avec réduction de bruit activée, et plus de 40 h sans.

Seule micro-ombre au tableau, l’abandon (à l’instar de Huawei) des technologies Qualcomm, forçant le modèle à délaisser les codecs AptX et AptX, pour ne garder que le SBC, le AAC, et son codec maison LDAC.

Un son basseux et musical

Aucune surprise à ce niveau, le Sony WH-1000xm4 brosse ses fans dans le sens du poil, en reprenant les mêmes drivers et la même signature
sonore. Ainsi, sa sonorité est toujours marquée par les basses, avec également quelques pics dans les aigus. Ces caractéristiques en font un modèle assez emphatique, parfois exubérant, mais plutôt technique. Grâce à l’égaliseur intégré à l’application, il reste possible de corriger ou accentuer son caractère, tout en profitant de quelques options plus ou moins (DSEE HX) utiles. A ce titre, la marque compte de mettre de plus en plus en avant sa compatibilité avec le système 360 reality audio, son expérience 3d appliquée à la musique.

Les adeptes de neutralité ou de luxe n’iront clairement pas vers lui, mais le WH-1000Xm4 probablement le plus complet et avancé du marché.

6. Apple Airpods Max

Test Apple Airpods Max
  • Son dans le top du genre
  • Meilleure isolation du marché
  • Meilleure fabrication du marché

Réussite technique presque parfait, avec une isolation et un mode transparence fabuleux, ainsi qu'un son au-dessus du lot des casques ANC (Shure excepté), l'Airpods Max est en plus de cela une merveille de fabrication. Un produit premium, sans doute beaucoup trop cher, mais vraiment impressionnant

Réussite technique presque parfait, avec une isolation et un mode transparence fabuleux, ainsi qu'un son au-dessus du lot des casques ANC (Shure excepté), l'Airpods Max est en plus de cela une merveille de fabrication. Un produit premium, sans doute beaucoup trop cher, mais vraiment impressionnant

Présenté dans les toutes dernières semaines de 2020, le très attendu casque d'Apple est immédiatement devenu un phénomène. Arrivé dans
un marché déjà très mature, une première pour un nouveau produit Apple, l'Airpods Max a surtout surpris par son positionnement tarifaire. Cher ? Oui, et pas qu'un peu. Alors que le segment du casque ANC haut de gamme naviguait plutôt autour des 350-400 Euros max, Apple plonge dans le luxe et annonce 630 Euros. A ce prix, il ne fallait pas rater son coup. Et soyons honnête, la firme a placé la barre très haut.

Lourd et presque précieux

Si le design très étrange divise immanquablement, l'Airpods Max a mis le paquet sur la qualité des matériaux et les finitions. Difficile de véritablement parler de luxe, mais il dépasse clairement la concurrence nomade en qualité, même par rapport à ce qui se fait chez Bang & Olufsen ou Bowers & Wilkins. Très lourd (autour de 380 g), il reste étonnamment confortable, cela grâce à son bandeau canopée très bien pensé, l'Airpods Max restant assez pesant sur les longues sessions d'écoute.

Avec son unique port lightning, mais surtout le câble Jack vers lightning livré en option, Apple pousse la pingrerie assez loin dans le genre. Mais surtout, le constructeur enterre la possibilité de donner au casque
une très longue vie, le modèle n'étant pas utilisable éteint (et donc
inutilisable quand la batterie sera HS).

Alors que la mode des casques ANC n'a pas encore établie de
véritable standard ergonomique, Apple choisi l'approche à boutons, en plaçant à la fois un bouton multifonction (réglage de l'ANC et appairage) et une molette "couronne" cliquable multifonction, semblable à ce qui se trouve sur les Apple Watch. Dommage de ne pas avoir intégré une zone tactile sur ses très larges coques.

L'expérience non personnalisable

Sans surprise, l'ergonomie est un peu plus riche sur les produits iOS/MacOS, ne serait-ce que pour les quelques (rares) possibilités de
personnalisation et pour l'appairage rapide. En l'état, la marque nous laisse pourtant toujours sur notre faim. Apple décide de tout, ne livre aucun égaliseur, ne permet aucune marge de réglage sur la réduction de bruit ou le retour sonore, tout est automatique, même si très efficace. Forcément, les utilisateurs Sony, dont l'application Headphones Connect est un vrai modèle de personnalisation, crieront au scandale.

Sans révolutionner l'expérience, Apple affiche au moins quelques
fonctions modernes, comme la présence de capteurs optiques (pour arrêter et remettre la lecture) dans les coques. Il manque sans doute la petite feature qui transformerait un peu l'expérience, Apple n'innovant finalement jamais.   

Une technique monstrueuse

Alors que son ergonomie est finalement classique, la puissance de traitement Apple fait la différence sur pratiquement tout le reste. Rien de surprenant, quand on sait que la très bonne puce H1 est en partie au commande. Ici, ne l'utilise toutefois pas en tant que cerveau central, comme cela peut être le cas avec les Airpods Pro.

Attendue de pied ferme sur la réduction de bruit, la marque conquiert instantanément la couronne, dépassant Sony et Bose au passage. C'est
simple, le casque est toujours devant les meilleurs, cela quelles que soient
les situations. La marge n'est pas toujours énorme, mais les bases sont posées. Son hégémonie naissante est encore plus forte sur le retour sonore. C'est simple, l'Airpods Max est de loin le casque le plus naturel à ce niveau. Seul quelques dB manquent dans les aigus, et encore.

La partie main-libre, de très bonne qualité elle-aussi, trouve pourtant un adversaire à sa taille avec le Bose Headphones 700. Ici, l'approche est un peu différente. Bose a un côté un peu plus naturel sur les voix, et gère le bruit de fond avec un peu plus de réussite dans la plupart des situations, même si les deux partent dans des philosophie de réduction différentes.

Sans surprise, la connectivité est excellente, avec une bonne portée et surtout une parfaite stabilité du signal. Nous n'avons jamais eu de saut durant nos longues écoutes. Cela est en grande partie le fait de la seule présence des codecs SBC et AAC (moins demandeurs, donc plus stables), Apple ne voulant toujours pas intégrer des codecs HD, type LDAC.

Pas Multipoint (connexion à deux appareils en même temps) au sens strict, l'Airpods Max peut se connecter sur plusieurs appareils… Apple. Un
système propriétaire, censé basculer intelligemment entre les sources. Pas encore parfait en pratique.

L'autonomie, enfin, est le seul point technique sur lequel le casque Apple est vraiment banal. Annoncée à 20 h, et effectivement respectée
(même si le froid peut l'affecter), elle reste dans la moyenne basse du genre, loin des 30 h du Sony WH-1000xm4 par exemple.

Une vraie maitrise sonore

S'il est difficile de parler de rendu Hifi, nous pouvons tout de même tirer notre chapeau à Apple, qui a réalisé un excellent travail sur le son.

Signature légèrement chaude, basses un peu en avant, et début des aigus légèrement en retrait (une bonne extension ensuite), l'Airpods Max brille surtout pas sa maitrise générale et sa cohérence. Les basses sont
clairement un cran au-dessus des concurrents directs en qualité, comme le Sony WH-1000xm4, le Bose Headphones 700, et même les Sennheiser Momentum 3 et Bowers & Wilkins PX7, ce qui leur donne une excellente précision, sans jamais déborder sur le reste. Très polyvalent, le casque est à la fois puissant et détaillé, avec une scène sonore plutôt large, même si manquant un peu de profondeur. Un modèle qui, clairement, a bien compris comment concilier signature grand public et qualité sonore.

Mais, si à l'image du Shure Aonic 50, seul casque ANC a pouvoir se mesurer à lui en qualité pure, l'Airpods Max a quelques éléments caractéristiques d'un casque Hifi (notamment la gestion des basses), il ne va pas aller déranger les modèles de salon au-dessus des 250-300 Euros.

Premier essai réussi, l'Airpods Max est un casque impressionnant
sur presque tous les points. Extrêmement bien fini, isolation fabuleuse, retour sonore extrêmement naturel, sonorité dans le top du genre, difficile de ne pas voir avec ce casque la quintessence du genre. Mais justifie-t-il son tarif ?

Comment choisir son casque Bluetooth à annulation de bruit ?

Comment fonctionne l'annulation de bruit ?

Le système complexe d'annulation de bruit est accessible au grand public depuis une vingtaine d'années. Il demande des capacités techniques et une puissance logicielle autrefois inaccessibles.

Le casque à annulation de bruit utilise un ou plusieurs micros installés sur le casque. Ces micros captent les bruits ambiants. Ils sont analysés puis leurs ondes sonores sont inversées. Le résultat est alors reproduit par les oreillettes en plus de la musique. Au final, le bruit extérieur additionné à son équivalent inversé joué par le casque s'annule.

Les casques ont des performances disparates, chacun utilisant sa propre recette. Certains vont réussir à mieux annuler les fréquences médiums que les fréquences graves, pour d'autres ce sera le contraire. Globalement, une fois les bruits ambiants annulés et la musique en route, le résultat obtenu avec les six casques de ce comparatif est satisfaisant.

La norme en 2021 est l'utilisation d'une réduction de bruit hybride, avec un micro à l'extérieur et un micro à l'intérieur, permettant de créer une analyse en temps réel de son efficacité.

L'annulation de bruit la plus complète : Si l'Airpods Max est à présent la réduction de bruit la plus performante, le Sony WH-1000Xm4 affiche le niveau de personnalisation plus élevé en la matière

Qu'est-ce que le mode transparent / retour sonore ?

L'objectif premier de l'annulation de bruit est de vous isoler des sons extérieurs. C'est idéal dans la rue, dans les transports, dans une gare voire lorsque l'on travaille dans un open space. Parfois, il faut pouvoir être à l'écoute et entendre ce qui vous entoure. Les deux situations étant antinomiques, retirer et remettre son casque régulièrement peut vite devenir fastidieux.

Les fabricants de casques ont planché sur la problématique à laquelle ils ont apporté une réponse : le mode transparent. Il prend un nom différent selon la marque mais le principe reste identique. Lorsque le casque est sur la position annulation de bruit, il suffit d'appuyer sur la touche du casque dédiée au mode transparent pour entendre ce qui se passe autour de vous, sans avoir à retirer le casque.

L'effet est immédiat : tout devient audible. Mais la musique ne s'arrête pas pour autant, le mode transparent n'est pas une touche pause déguisée. Les sons extérieurs viennent comme par magie se superposer à la musique. Les micros destinés à capter les bruits pour les annuler jouent alors le rôle inverse : ils captent l'environnement et l'amplifient dans le casque afin de faire disparaître de façon virtuelle les oreillettes.

Meilleur retour sonore : Clairement, l'Airpods Max est largement au-dessus de la concurence à ce niveau, battant même le Bose Headphones 700.

Quels codecs sont pris en charge par mon casque bluetooth ?

La norme Bluetooth existe depuis une vingtaine d'années environ. Elle permet une communication point à point à faible distance et à faible débit. Les premiers appareils ayant fait le succès du Bluetooth sont les petites oreillettes connectées à son téléphone et beaucoup utilisées par les professionnels au début des années 2000. Le Bluetooth ne se cantonne pas à la téléphonie, on le retrouve dans le domaine des claviers et des souris, des télécommandes, des accessoires domotique, des enceintes, des casques audio...

Le Bluetooth a évolué à travers différentes versions. Nous en sommes actuellement au Bluetooth 5.2, même si la majorité des produits est en Bluetooth 5.0. Chaque génération a apporté des améliorations visant à réduire la consommation, à étendre la portée ou à mieux sécuriser les échanges. Le Bluetooth de base offre une inter compatibilité entre tous les appareils, tant que le lien est cohérent. On ne va pas chercher à associer une souris à une enceinte sans fil par exemple.

Dans le cas des casques Bluetooth, et de l'audio en général, le son est envoyé par un type de codage particulier, le codec. Il est encapsulé dans le profil A2DP, dédié au son stéréo. Le codec compresse le son d'origine, pour le transmettre via le protocole Bluetooth. Le récepteur dans le casque effectue la décompression, le décodage et vous délivre le son. Il est important de noter que le codec audio et sa qualité ne change pas avec la version Bluetooth. Le son n'est pas meilleur en Bluetooth 5 qu'en Bluetooth 4.

Le SBC est le codec universel, le seul standardisé et obligatoire. Il garantit une liaison audio Bluetooth, quelles que soient les capacités des appareils. Son débit maximum diffère selon les matériels et OS. L'AAC, codec standardisé mais non obligatoire, est également très répandu.

L'aptX, codec originalement développé à la fin des années 80, est assez bien adapté à un usage Bluetooth. La version de base est limitée à 352 kbps mais il existe l'aptX HD, un sur-ensemble capable d'atteindre 576 kbps. Ces deux formats restent compressés avec perte, en proposant des approches différentes du SBC et du AAC. L'aptX transmet des fichiers en 48kHz/16-bit au maximum, tandis que l'aptX HD passe à 48kHz/24-bit. Avec le débit plus important vient également une consommation sensiblement plus élevée, et une stabilité moins importante du signal.

Sony a décidé d'aller plus loin et de développer son propre codec, le LDAC. C'est un codec semi-adaptatif mélangeant une composante sans perte, et un codage à perte, proche de ce que propose l'AptX. Le LDAC propose trois débits, en fonction de l'appareil, de la qualité de la liaison et de celle du fichier d'origine : 330 kbps, 660 kbps et 990 kbps. En qualité 660 et 990kbs, Sony propose le plus haut rapport signal-bruit (sorte d'illustration de la dynamique) de tous les codecs Bluetooth. Sans s'approcher réellement d'un vrai fichier 24 bits/96 kHz, il permet de largement parvenir à un l'équivalent d'une qualité CD. En revanche, de tels débits font que le LDAC est à la fois très instable et extrêmement énergivore.

Le casque Hi-Res le plus complet

Le Shure Aonic 50, étant compatible SBC, AAC, AptX, AptX HD, AptX LL, LDAC.

Modifié le 19/01/2021 à 10h59
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