Lumix FX8-FinePix F10, rencontre dans la pénombre

13 juillet 2005 à 08h55
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Introduction

Tout le monde le confirmera, c'est bien lors de photos en intérieur et pour des scènes de faible luminosité que les compacts numériques montrent leurs limites. Deux appareils, sortis en juin, sont remarquables par leur capacité à faire face à ces situations difficiles. Le Panasonic Lumix DMC-FX8 et le Fujifilm FinePix F10, pour ne pas les nommer, embarquent l'un un système de stabilisation qui permet d'opérer à main levée jusqu'à des vitesses dites limites, l'autre un capteur qui autorise une montée en sensibilité jamais atteinte sur ce genre d'appareils. Ici, ce ne sont pas deux technologies qui s'affrontent, mais deux appareils qui se rencontrent, dans un face à face en images, mais qui prend également le temps de présenter les caractéristiques de chacun en détail. Le face à face se clôturera-t-il sur une poignée de main amicale ?

Panasonic FX8 : un argument pro
dans un compact bijou
Fuji F10 : un auto aux réglages avancés
Panasonic est le premier constructeur à être parvenu à intégrer un système de stabilisation dans des boîtiers de compacts. Le Lumix DMC-FX8 est le successeur du FX7, le premier compact à avoir intégré ce mode de stabilisation. Il en reprend l'essentiel des caractéristiques, sa principale différence consistant en une batterie Ion Lithium dont l'autonomie a été augmentée de 162 % et un autofocus plus rapide et plus précis. Le FinePix F10 est, avec le Z1 - un ultra-compact sorti dans le même temps -, le premier compact à être doté de la 5e et dernière génération du capteur Super CCD HR développé par Fuji. D'une taille de 1/1,7'', ce capteur annonce une résolution de 6,3 millions de pixels effectifs. Le FinePix F10 fait appel à la technologie image réelle qui associe 3 éléments clés : l'optique, le capteur et le processeur.

Le face à face résumé

Photographier signifie écrire avec la lumière, mais parfois l'encre se fait rare, et le photographe doit alors ruser. Un diaphragme ouvert au maximum permet de profiter au mieux de la lumière disponible. Un indice ISO élevé (800, 1 600) rend le capteur plus réceptif et peut permettre de travailler à main levée dans des situations difficiles (Spectacles, lieux où le flash est interdit, intérieur). Une mesure spot, une légère sous-exposition peuvent enfin permettre de gagner en vitesse et donc en luminosité. Les deux procédés que nous vous présentons s'ajoutent efficacement à cet arsenal de mesures que le photographe doit déployer.

Le face à face résumé
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D'un côté la stabilisation vue par Panasonic, de l'autre le capteur Fujifilm Super CCD HR 5e génération


Le système de stabilisation MEGA OIS

Le FX8 dispose de deux modes de stabilisation, 1 et 2. En mode 1, le bloc optique est stabilisé en permanence ce qui facilite la visée. Le mode 2 est lui ponctuel : l'objectif O.I.S. ne supprime les tremblements qu'au moment de la pression du déclencheur. Dans ce mode, l'objectif peut se déplacer dans toutes les directions jusqu'au déclenchement, permettant de capturer des images de plus haute résolution très près de l'axe optique. Cette stabilisation est rendue possible par la présence de deux gyrocapteurs. Ces gyrocapteurs renferment des micro-billes qui interprètent les tremblements, et déplacent en sens contraire le système présent dans le bloc optique.

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La façon la plus simple de se représenter ce processus de stabilisation est encore de regarder les vidéos proposées par le constructeur. La façon dont le mouvement involontaire est compensé est des plus parlantes.

Le capteur Super CCD HR 5e génération et la technologie image réelle

Ce que Fuji appelle technologie image réelle est l'association de 3 éléments clés : l'optique, le capteur et le processeur. L'optique qui équipe le F10 est un zoom 3x Fujinon, et le capteur un Super CCD HR de 5e génération. La résolution annoncée par les capteurs de 4e génération était pour moitié obtenue par interpolation lors du dématriçage ; un capteur dont la résolution annoncée était de 12 millions de pixels ne disposait en réalité que de 6 millions de photosites. D'une taille de 1/1,7'', le capteur du F10 annonce quant à lui une résolution de 6,3 millions de pixels effectifs. Ce capteur 5e génération conserve les pixels octogonaux et l'organisation en nid d'abeille des capteurs Super CCD. Cette forme et cette disposition permettent de mieux couvrir l'ensemble des axes horizontaux et verticaux, et d'éviter la présence de « trous ». Enfin, le processeur RP qui équipe le F10 est le même que celui du FinePix S3 Pro, et il lui permet d'exploiter la haute sensibilité de 1 600 ISO (jamais encore proposée sur un compact) à tous les degrés de résolution.

Fujifilm FinePix F10 : un auto aux réglages avancés

À l'heure où les constructeurs rivalisent des prouesses technologiques pour nous proposer des ultra compacts, le FinePix F10 fait un peu figure de poids lourd bien trempé. Cette remarque n'est pas forcément à tourner en sa défaveur, car sa petite butée avant et l'inertie que lui procure son poids contribuent au confort de tenue en main.

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Sur la face supérieure, on trouve sans surprise l'interrupteur et une molette de sélection des modes, plutôt volumineuse. Le micro se trouve lui sur la face inférieure, à côté de l'emplacement qui accueille la carte Xd et la batterie Ion Lithium. Est-ce du à un usage intensif des différentes rédactions qui l'on réclamé avant nous mais aucun clapet de sécurité ne retient plus la batterie qui tombera à la première occasion si on y accède lorsque l'appareil est retourné. La commande de zoom est dans la partie supérieure de la face arrière ; très réactive, elle est presque trop rapide, ce qui la rend difficile à doser. En dessous, la touche lecture permet de visionner les photos tandis que la touche DISP/BACK donne accès à une fonction de tri des photos par date de prise de vue. À côté, et c'est la particularité de Fujifilm, la touche F abrite les réglages de qualité de l'image, de sensibilité ainsi que deux filtres (diapo et noir et blanc). Les 4 touches de la commande quadri directionnelle sont classiques, donnant accès au flash, au retardateur et au mode macro. Comme pour le FX8, la luminosité de l'écran se règle directement depuis cette commande. Le FinePix F10 est un appareil sobre, sans fantaisie inutile.

Naviguons dans les menus

Les menus sont denses et les réglages repartis entre 2 ou 4 onglets. La présentation fait appel aux pictogrammes, les intitulés de chaque réglage s'affichant en haut de l'écran lors de la navigation ; cette solution donne des menus concis, mais permet moins facilement de les balayer d'un seul coup d'œil. Les menus sont sobres mais on n'a pas envie de s'y perdre ; dommage, cela arrivera plus d'une fois.

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Des menus peu lisibles à force de vouloir être concis. Trop d'onglets, peu d'intitulés, on s'y perd


Les indicateurs en mode prise de vue
Les deux appareils sont presque aussi informatifs l'un que l'autre. Seul manque ici l'histogramme. Comme pour le FX8, les indications de vitesse et ouverture s'affichent lors d'une demie pression sur le déclencheur.

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Le F10 est informatif, mais il oublie l'histogramme. Vitesse et ouverture s'affiche lors d'une demie pression sur le déclencheur


Les indicateurs en mode lecture
Le F10 est dans ce mode aussi informatif qu'en prise de vue ; on perd néanmoins le bénéfice de l'affichage des indications de vitesse et ouverture.

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En mode lecture, le F10 oublie de nous parler vitesse et ouverture


Du côté des modes

Le FinePix F10 dispose des modes manuel, auto, programme résultat et vidéo.

En mode manuel
Le mode manuel donne accès à l'ensemble des réglages disponibles sur le F10 : exposition, mesure de lumière, Balance des blancs, ainsi qu'à ceux abrités derrière la touche F : sensibilité et format de l'image. Il n'est en revanche pas du tout possible de choisir vitesse et ouverture ou de désactiver l'autofocus. Ceux qui attendaient plus du M de manuel risquent d'être déçus.

En mode auto
En mode auto, les réglages indisponibles apparaissent en grisé. Il reste à l'utilisateur la possibilité de sélectionner les réglages prise de vue rapide et pose longue (sélection de la vitesse d'obturation de 3 à 15 secondes), sachant que les menus de la touche F restent accessibles. Plus ennuyeux, il n'est plus possible de sélectionner un type de flash alors que le F10 dispose d'un mode synchro lente
À la différence du FX8, il n'y a pas de très nette séparation entre les modes « avancé » et « simple » ; ici l'interface ne change pas et aucune fonction simplifiée n'est proposée. Le mode auto est un mode manuel bridé, ni plus ni moins.

Les modes scène
Le F10 est encore plus sobre que le FX8 lorsque l'on aborde la question des modes scène. Voici ceux qu'il propose : lumière naturelle, portrait, paysage, sport et nocturne. En mode nocturne, et lorsque l'option pose longue est activé, le F10 permet de sélectionner la vitesse de 3 à 15 secondes. Il est en revanche muet concernant l'utilisation de ces modes, là où beaucoup de constructeurs rivalisent à coup de bulles d'aide et autres fenêtres informatives. Au besoin, il faudra donc se référer au manuel, mais la plupart de ces modes sont des classiques qui ne devraient pas spécialement poser question. L'un d'entre eux retient tout de même l'attention : le mode lumière naturelle dans lequel le F10 fait du gain jusqu'à 1 600 ISO. Ce mode est une vraie nouveauté, et une façon habile de tirer parti de cette haute sensibilité sans effort et en se reposant sur un réglage de type automatique. Les autres appareils, en mode automatique, ne dépassent jamais la sensibilité de 200 ISO.
Le mode macro est lui accessible directement depuis la touche gauche de la commande quadri directionnelle.

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Les modes scènes sont très sobres. Quelques filtres permettent plus de fantaisie (Ici, diapo au format 2/3

Téléchargez cette image à son format d'origine sous forme d'archive .zip


En mode lecture
La rotation des images se fera manuellement puisque le F10 ne dispose pas de système de reconnaissance de l'orientation de l'image. L'appareil permet de programmer un diaporama avec effets de fondu, mais dans l'ensemble les options du mode lecture sont plutôt congrues. Loin des appareils qui permettent de redimensionner les images ou de leur appliquer des filtres, le F10 se contente d'une option de recadrage. Cela peut paraître peu.

Transfert, retouches et offre logicielle

Le F10 facilite l'impression, avec sa compatibilité PictBridge et l'enregistrement des fichiers au format DPOF. En post-traitement, il permet de recadrer et d'ajouter un mémo audio de 30 secondes. Il est livré avec le pilote USB et les logiciels FinePixViewer et Image Mixer VCD2 le pour FinePix.

FinePixViewer
FinePixViewer est le logiciel fourni par Fujifilm pour la visualisation et la modification des images.

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Toutes les opérations sont résumées dans deux menus accessibles à droite de l'écran.
Un troisième menu regroupe les informations exifs relatives à l'image.


Au côté des options de correction des yeux rouges, de redimensionnement des images ou d'envoi par courrier électronique, le menu utilisation de l'image propose quelques options de retouche. On y trouve des filtres noir et blanc et sépia, une option de réglage du contraste et un mode d'ajustement automatique de l'image. Le menu le plus avancé comprend les réglages suivant : saturation, luminosité, nuances et contraste. Le menu manipuler le fichier/dossier regroupe les opérations élémentaires sans rapport avec le post-traitement de l'image (renommer, déplacer un fichier, etc.). Tout cela reste bien élémentaire.

ImageMixer VCD2
Ce logiciel permet de créer des albums photos et des diaporamas puis de les graver sur CD ou DVD.

L'offre logicielle est dans plutôt élémentaire, surtout si on la compare à celle du FX8. Les fonctions les plus utiles seront celles d'envoi par mail, de recadrage directement à partir de l'appareil et de présélection des images pour l'impression.

Quid des performances ?

Le FinePix F10 dispose d'un mode d'acquisition rapide et d'un mode d'acquisition en continu. En continu, selon l'option sélectionnée, l'appareil enregistrera les 3 premières ou 3 dernières vues d'une série acquise à la vitesse de 2,2 images/seconde. Dans le dernier cas de figure, il est possible d'acquérir 40 images d'affilée au rythme de 0,9 image/seconde. Sur le papier, ces performances sont donc en deçà de celles du FX8, dont la cadence est de 3 images/seconde. Le mode d'acquisition rapide double la vitesse d'acquisition de l'image par rapport à au mode normal. De fait, dans ce mode, le F10 est vraiment convaincant. Le temps de mise au point reste un peu élevé, mais la latence au déclenchement est réduite comme peau de chagrin, et il est très courant de déclencher sans même s'en être rendu compte.
L'écran est aussi large que celui du FX8. Sa résolution est légèrement supérieure, mais en conditions de forte luminosité, il est presque totalement illisible. Le F10 ne dispose pas plus que le FX8 de viseur, on devra donc faire avec cet écran peu lisible, au besoin en cadrant au petit bonheur la chance. Les caractéristiques d'ouverture et de portée de l'objectif ne permettent pas de distinguer ces deux appareils. Dans les deux cas, nous avons affaire à un objectif polyvalent qui répondra à la plupart des besoins. Outre ce déclenchement ultrarapide qui permet de discriminer vraiment entre ces deux appareils, le F10 se remarque par son option autofocus en continu. Gourmande en énergie, cette option, utilisée ponctuellement, rend possible une prise de vue encore plus rapide. Et puisqu'il est question d'énergie, voici l'occasion de dire un mot de l'autonomie des Comparateur de prix de Clubic.com.
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Comparez les prix du Panasonic Lumix DMC-FX8
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Comparez les prix du Fujifilm FinePix F10
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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