Lumix FX8-FinePix F10, rencontre dans la pénombre

13 juillet 2005 à 08h55
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Introduction

Tout le monde le confirmera, c'est bien lors de photos en intérieur et pour des scènes de faible luminosité que les compacts numériques montrent leurs limites. Deux appareils, sortis en juin, sont remarquables par leur capacité à faire face à ces situations difficiles. Le Panasonic Lumix DMC-FX8 et le Fujifilm FinePix F10, pour ne pas les nommer, embarquent l'un un système de stabilisation qui permet d'opérer à main levée jusqu'à des vitesses dites limites, l'autre un capteur qui autorise une montée en sensibilité jamais atteinte sur ce genre d'appareils. Ici, ce ne sont pas deux technologies qui s'affrontent, mais deux appareils qui se rencontrent, dans un face à face en images, mais qui prend également le temps de présenter les caractéristiques de chacun en détail. Le face à face se clôturera-t-il sur une poignée de main amicale ?

Panasonic FX8 : un argument pro
dans un compact bijou
Fuji F10 : un auto aux réglages avancés
Panasonic est le premier constructeur à être parvenu à intégrer un système de stabilisation dans des boîtiers de compacts. Le Lumix DMC-FX8 est le successeur du FX7, le premier compact à avoir intégré ce mode de stabilisation. Il en reprend l'essentiel des caractéristiques, sa principale différence consistant en une batterie Ion Lithium dont l'autonomie a été augmentée de 162 % et un autofocus plus rapide et plus précis. Le FinePix F10 est, avec le Z1 - un ultra-compact sorti dans le même temps -, le premier compact à être doté de la 5e et dernière génération du capteur Super CCD HR développé par Fuji. D'une taille de 1/1,7'', ce capteur annonce une résolution de 6,3 millions de pixels effectifs. Le FinePix F10 fait appel à la technologie image réelle qui associe 3 éléments clés : l'optique, le capteur et le processeur.

Le face à face résumé

Photographier signifie écrire avec la lumière, mais parfois l'encre se fait rare, et le photographe doit alors ruser. Un diaphragme ouvert au maximum permet de profiter au mieux de la lumière disponible. Un indice ISO élevé (800, 1 600) rend le capteur plus réceptif et peut permettre de travailler à main levée dans des situations difficiles (Spectacles, lieux où le flash est interdit, intérieur). Une mesure spot, une légère sous-exposition peuvent enfin permettre de gagner en vitesse et donc en luminosité. Les deux procédés que nous vous présentons s'ajoutent efficacement à cet arsenal de mesures que le photographe doit déployer.

Le face à face résumé
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D'un côté la stabilisation vue par Panasonic, de l'autre le capteur Fujifilm Super CCD HR 5e génération


Le système de stabilisation MEGA OIS

Le FX8 dispose de deux modes de stabilisation, 1 et 2. En mode 1, le bloc optique est stabilisé en permanence ce qui facilite la visée. Le mode 2 est lui ponctuel : l'objectif O.I.S. ne supprime les tremblements qu'au moment de la pression du déclencheur. Dans ce mode, l'objectif peut se déplacer dans toutes les directions jusqu'au déclenchement, permettant de capturer des images de plus haute résolution très près de l'axe optique. Cette stabilisation est rendue possible par la présence de deux gyrocapteurs. Ces gyrocapteurs renferment des micro-billes qui interprètent les tremblements, et déplacent en sens contraire le système présent dans le bloc optique.

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La façon la plus simple de se représenter ce processus de stabilisation est encore de regarder les vidéos proposées par le constructeur. La façon dont le mouvement involontaire est compensé est des plus parlantes.

Le capteur Super CCD HR 5e génération et la technologie image réelle

Ce que Fuji appelle technologie image réelle est l'association de 3 éléments clés : l'optique, le capteur et le processeur. L'optique qui équipe le F10 est un zoom 3x Fujinon, et le capteur un Super CCD HR de 5e génération. La résolution annoncée par les capteurs de 4e génération était pour moitié obtenue par interpolation lors du dématriçage ; un capteur dont la résolution annoncée était de 12 millions de pixels ne disposait en réalité que de 6 millions de photosites. D'une taille de 1/1,7'', le capteur du F10 annonce quant à lui une résolution de 6,3 millions de pixels effectifs. Ce capteur 5e génération conserve les pixels octogonaux et l'organisation en nid d'abeille des capteurs Super CCD. Cette forme et cette disposition permettent de mieux couvrir l'ensemble des axes horizontaux et verticaux, et d'éviter la présence de « trous ». Enfin, le processeur RP qui équipe le F10 est le même que celui du FinePix S3 Pro, et il lui permet d'exploiter la haute sensibilité de 1 600 ISO (jamais encore proposée sur un compact) à tous les degrés de résolution.

Fujifilm FinePix F10 : un auto aux réglages avancés

À l'heure où les constructeurs rivalisent des prouesses technologiques pour nous proposer des ultra compacts, le FinePix F10 fait un peu figure de poids lourd bien trempé. Cette remarque n'est pas forcément à tourner en sa défaveur, car sa petite butée avant et l'inertie que lui procure son poids contribuent au confort de tenue en main.

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Sur la face supérieure, on trouve sans surprise l'interrupteur et une molette de sélection des modes, plutôt volumineuse. Le micro se trouve lui sur la face inférieure, à côté de l'emplacement qui accueille la carte Xd et la batterie Ion Lithium. Est-ce du à un usage intensif des différentes rédactions qui l'on réclamé avant nous mais aucun clapet de sécurité ne retient plus la batterie qui tombera à la première occasion si on y accède lorsque l'appareil est retourné. La commande de zoom est dans la partie supérieure de la face arrière ; très réactive, elle est presque trop rapide, ce qui la rend difficile à doser. En dessous, la touche lecture permet de visionner les photos tandis que la touche DISP/BACK donne accès à une fonction de tri des photos par date de prise de vue. À côté, et c'est la particularité de Fujifilm, la touche F abrite les réglages de qualité de l'image, de sensibilité ainsi que deux filtres (diapo et noir et blanc). Les 4 touches de la commande quadri directionnelle sont classiques, donnant accès au flash, au retardateur et au mode macro. Comme pour le FX8, la luminosité de l'écran se règle directement depuis cette commande. Le FinePix F10 est un appareil sobre, sans fantaisie inutile.

Naviguons dans les menus

Les menus sont denses et les réglages repartis entre 2 ou 4 onglets. La présentation fait appel aux pictogrammes, les intitulés de chaque réglage s'affichant en haut de l'écran lors de la navigation ; cette solution donne des menus concis, mais permet moins facilement de les balayer d'un seul coup d'œil. Les menus sont sobres mais on n'a pas envie de s'y perdre ; dommage, cela arrivera plus d'une fois.

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Des menus peu lisibles à force de vouloir être concis. Trop d'onglets, peu d'intitulés, on s'y perd


Les indicateurs en mode prise de vue
Les deux appareils sont presque aussi informatifs l'un que l'autre. Seul manque ici l'histogramme. Comme pour le FX8, les indications de vitesse et ouverture s'affichent lors d'une demie pression sur le déclencheur.

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Le F10 est informatif, mais il oublie l'histogramme. Vitesse et ouverture s'affiche lors d'une demie pression sur le déclencheur


Les indicateurs en mode lecture
Le F10 est dans ce mode aussi informatif qu'en prise de vue ; on perd néanmoins le bénéfice de l'affichage des indications de vitesse et ouverture.

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En mode lecture, le F10 oublie de nous parler vitesse et ouverture


Du côté des modes

Le FinePix F10 dispose des modes manuel, auto, programme résultat et vidéo.

En mode manuel
Le mode manuel donne accès à l'ensemble des réglages disponibles sur le F10 : exposition, mesure de lumière, Balance des blancs, ainsi qu'à ceux abrités derrière la touche F : sensibilité et format de l'image. Il n'est en revanche pas du tout possible de choisir vitesse et ouverture ou de désactiver l'autofocus. Ceux qui attendaient plus du M de manuel risquent d'être déçus.

En mode auto
En mode auto, les réglages indisponibles apparaissent en grisé. Il reste à l'utilisateur la possibilité de sélectionner les réglages prise de vue rapide et pose longue (sélection de la vitesse d'obturation de 3 à 15 secondes), sachant que les menus de la touche F restent accessibles. Plus ennuyeux, il n'est plus possible de sélectionner un type de flash alors que le F10 dispose d'un mode synchro lente
À la différence du FX8, il n'y a pas de très nette séparation entre les modes « avancé » et « simple » ; ici l'interface ne change pas et aucune fonction simplifiée n'est proposée. Le mode auto est un mode manuel bridé, ni plus ni moins.

Les modes scène
Le F10 est encore plus sobre que le FX8 lorsque l'on aborde la question des modes scène. Voici ceux qu'il propose : lumière naturelle, portrait, paysage, sport et nocturne. En mode nocturne, et lorsque l'option pose longue est activé, le F10 permet de sélectionner la vitesse de 3 à 15 secondes. Il est en revanche muet concernant l'utilisation de ces modes, là où beaucoup de constructeurs rivalisent à coup de bulles d'aide et autres fenêtres informatives. Au besoin, il faudra donc se référer au manuel, mais la plupart de ces modes sont des classiques qui ne devraient pas spécialement poser question. L'un d'entre eux retient tout de même l'attention : le mode lumière naturelle dans lequel le F10 fait du gain jusqu'à 1 600 ISO. Ce mode est une vraie nouveauté, et une façon habile de tirer parti de cette haute sensibilité sans effort et en se reposant sur un réglage de type automatique. Les autres appareils, en mode automatique, ne dépassent jamais la sensibilité de 200 ISO.
Le mode macro est lui accessible directement depuis la touche gauche de la commande quadri directionnelle.

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Les modes scènes sont très sobres. Quelques filtres permettent plus de fantaisie (Ici, diapo au format 2/3

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En mode lecture
La rotation des images se fera manuellement puisque le F10 ne dispose pas de système de reconnaissance de l'orientation de l'image. L'appareil permet de programmer un diaporama avec effets de fondu, mais dans l'ensemble les options du mode lecture sont plutôt congrues. Loin des appareils qui permettent de redimensionner les images ou de leur appliquer des filtres, le F10 se contente d'une option de recadrage. Cela peut paraître peu.

Transfert, retouches et offre logicielle

Le F10 facilite l'impression, avec sa compatibilité PictBridge et l'enregistrement des fichiers au format DPOF. En post-traitement, il permet de recadrer et d'ajouter un mémo audio de 30 secondes. Il est livré avec le pilote USB et les logiciels FinePixViewer et Image Mixer VCD2 le pour FinePix.

FinePixViewer
FinePixViewer est le logiciel fourni par Fujifilm pour la visualisation et la modification des images.

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Toutes les opérations sont résumées dans deux menus accessibles à droite de l'écran.
Un troisième menu regroupe les informations exifs relatives à l'image.


Au côté des options de correction des yeux rouges, de redimensionnement des images ou d'envoi par courrier électronique, le menu utilisation de l'image propose quelques options de retouche. On y trouve des filtres noir et blanc et sépia, une option de réglage du contraste et un mode d'ajustement automatique de l'image. Le menu le plus avancé comprend les réglages suivant : saturation, luminosité, nuances et contraste. Le menu manipuler le fichier/dossier regroupe les opérations élémentaires sans rapport avec le post-traitement de l'image (renommer, déplacer un fichier, etc.). Tout cela reste bien élémentaire.

ImageMixer VCD2
Ce logiciel permet de créer des albums photos et des diaporamas puis de les graver sur CD ou DVD.

L'offre logicielle est dans plutôt élémentaire, surtout si on la compare à celle du FX8. Les fonctions les plus utiles seront celles d'envoi par mail, de recadrage directement à partir de l'appareil et de présélection des images pour l'impression.

Quid des performances ?

Le FinePix F10 dispose d'un mode d'acquisition rapide et d'un mode d'acquisition en continu. En continu, selon l'option sélectionnée, l'appareil enregistrera les 3 premières ou 3 dernières vues d'une série acquise à la vitesse de 2,2 images/seconde. Dans le dernier cas de figure, il est possible d'acquérir 40 images d'affilée au rythme de 0,9 image/seconde. Sur le papier, ces performances sont donc en deçà de celles du FX8, dont la cadence est de 3 images/seconde. Le mode d'acquisition rapide double la vitesse d'acquisition de l'image par rapport à au mode normal. De fait, dans ce mode, le F10 est vraiment convaincant. Le temps de mise au point reste un peu élevé, mais la latence au déclenchement est réduite comme peau de chagrin, et il est très courant de déclencher sans même s'en être rendu compte.
L'écran est aussi large que celui du FX8. Sa résolution est légèrement supérieure, mais en conditions de forte luminosité, il est presque totalement illisible. Le F10 ne dispose pas plus que le FX8 de viseur, on devra donc faire avec cet écran peu lisible, au besoin en cadrant au petit bonheur la chance. Les caractéristiques d'ouverture et de portée de l'objectif ne permettent pas de distinguer ces deux appareils. Dans les deux cas, nous avons affaire à un objectif polyvalent qui répondra à la plupart des besoins. Outre ce déclenchement ultrarapide qui permet de discriminer vraiment entre ces deux appareils, le F10 se remarque par son option autofocus en continu. Gourmande en énergie, cette option, utilisée ponctuellement, rend possible une prise de vue encore plus rapide. Et puisqu'il est question d'énergie, voici l'occasion de dire un mot de l'autonomie des Batteries (1950 mAh), qui permettent d'effectuer, selon le constructeur jusqu'à 500 prises de vue sans être rechargées. L'envers du décor, c'est un système qui ne permet pas de charger les batteries en-dehors de l'appareil, et qui est d'un encombrement encore jamais vu.

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Plusieurs longueurs de fil et un adaptateur de connexion sont nécessaires pour recharger la batterie du F10.

L'appareil est inemployable pendant ce temps.



Conclusion

Entre les temps de pose jusqu'à 15 secondes et une sensibilité qui peut grimper jusqu'à 1 600 ISO, le FinePix F10 affiche de bonnes dispositions pour la photo de nuit ou en intérieur. Le mode lumière naturelle est tout à fait intéressant en ce qu'il permet, même aux utilisateurs les plus novices de tirer parti de ce haut niveau de sensibilité, sans avoir à passer par les menus. Grâce à ce mode, le F10 parvient à concilier sa caractéristique d'appareil tout automatique avec le recours à des réglages avancés (ici la sensibilité), que peu d'utilisateurs amateurs d'appareils automatiques exploitent habituellement. Un appareil « auto » qui propose des réglages avancés, c'est effectivement bien ce qu'est le F10. Des deux publics auxquels il s'adresse, l'un pourra regretter l'absence de réglages d'ouverture et de vitesse, l'autre des modes scène un peu trop sobres. Mais dans la mesure où Fujifilm a parfaitement réussi à faire reconnaître largement ce nouveau capteur, des appareils moins consensuels ou plus typés devraient suivre. En attendant, sa bonne réactivité et sa très faible latence au déclenchement (on peut le comparer sur ce point aux Casio Exilim), en font un compact vraiment séduisant. Plus volumineux que nombre d'appareils actuels, on sera peut-être moins tentés de l'emmener partout, d'autant plus que son système de recharge est « un vrai fil à la patte ». Pourtant, sa batterie longue durée lui assure une bonne autonomie : on peut partir à la journée avec cet appareil qui permet de photographier dans toutes les circonstances. Que demander de plus ?

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Galerie


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Fuji FinePix F10

8

Les plus

  • Une montée en sensibilité vertigineuse
  • Mode lumière naturelle (jusqu'à 1 600 ISO)
  • Des poses jusqu'à 15 secondes
  • Formats 4/3 et 2/3

Les moins

  • Pas de vrai mode manuel
  • Pas de rotation automatique des images
  • Système de recharge des batteries

0

Ergonomie7

Fonctions7

Qualité d'image8



 Fuji FinePix F10
CapteurSuper CCD HR type 1/1,7''
6,3 millions de pixels effectifs
Ratio de format : 4:3
Rapport 4:3
ObjectifOuverture : f/2.8 - f/5.0
Focale : eq. 36 - 108 mm
ZoomOptique : x 3
Numérique x 4,3

Dimensions/Poids92 x 58,2 x 27,3 mm, 155 g
SensibilitésAutomatique, 80, 100, 200, 400, 800 ou 1 600
Vitesse3 - 1/2 000 s
15 s en mode nuit
ModesManuel, automatique, programmes résultat (lumière naturelle, portrait, paysage, sports, nocturne)
Effets spéciauxDiapo, noir et blanc
Mesures de lumièreMultizones, pondérée centrale, moyenne
Correcteur d'exposition+/- 2 IL par incréments d'1/3
ViséeEcran ACL : 2,5''
Résolution : 115 000 pixels
Balance des blancsAutomatique, manuelle, fin, ombrageux, fluorescent 1, fluorescent 2, fluorescent 3, incandescent
AlimentationBatterie Ion Lithium
Support d'enregistrementCarte xD
Video640 x 480, 320 x 240 à 30 images/seconde
Format AVI (motion JPEG) - WAV (son mono)
FlashAuto, réduction des yeux rouges, flash forcé, synchro lente, réduction des yeux rouges
FormatsJPEG (Exif Version 2.2)
Résolution2848 x 2136, 3024 x 2016 (format 3:2), 2048 x 1536, 1600 x 1200, 640 x 480

Panasonic Lumix DMC-FX8 : un argument pro dans un compact bijou

Le FX8 est un compact qui joue la carte du classicisme. La signalétique est discrète et contribue à mettre en valeur la molette de sélection des modes, seule fantaisie (réussie) de l'appareil. Relativement fin, il est dépourvu de butée pour la prise en main. Cela en gênera certains, d'autres moins ; quoi qu'il en soit, c'est un bel objet. Bien que petites, les touches présentent un bon relief qui permettront aux « gros doigts » de s'y retrouver.

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La face supérieure accueille l'interrupteur, la commande de zoom et une touche donnant un accès direct au mode de stabilisation. On trouve également sur cette face la prise de son ainsi que le molette de sélection des modes. À l'arrière, l'écran ACL de 2,5" d'une résolution de 114 000 pixels occupe les ¾ de l'espace. La commande quadri directionnelle est bien pensée, avec plusieurs réglages accessibles depuis une même touche, par pressions successives. La touche supérieure donne ainsi accès aux réglages d'exposition, de Bracketing et d'ajustement de la Balance des blancs ; c'est vraiment beaucoup plus rapide d'en disposer ainsi que d'avoir à passer par les menus. Les touches latérales gèrent l'une les réglages du flash, l'autre le retardateur. La touche inférieure surprend un peu en donnant accès à la visualisation rapide tandis que la touche traditionnellement affectée à cet usage (celle qui porte la signalétique poubelle) contrôle le mode d'acquisition de l'image. La touche Display/PWR LCD gère à la fois l'affichage des indicateurs de prise de vue et l'intensité de l'écran par pression de plus d'une seconde. Ainsi, par jeu de pressions successives ou prolongées sur les touches, Panasonic est parvenu à rendre disponibles de nombreuses fonctions sans avoir à passer par les menus. C'est habile et confortable.

Naviguons dans les menus

Les menus marient pictogrammes et intitulés. Ils sont à la fois clairs, simples, concis, bien hiérarchisés et facilement navigables. Cela fait certes beaucoup de qualificatifs flatteurs, mais c'est encore suffisamment rare pour mériter d'être signalé. Seul bémol à ces louanges, la traduction incomplète de certains menus (réglages images et effets couleur notamment).

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Clairs, informatifs, ces menus sont bien agréables à fréquenter !


Les indicateurs en mode prise de vue
Les indicateurs présents à la prise de vue sont nombreux ; c'est même bien simple, tous ceux que l'on pourrait souhaiter sont disponibles.

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Manquent la vitesse et l'ouverture, mais elles s'affichent lors d'une demie pression sur le déclencheur


Une deuxième pression permet d'afficher une grille qui facilite la composition au 1/3, tandis qu'une troisième pression fait disparaître toutes les indications de l'écran. Pas de panique, ces indicateurs sont sensiblement différents et bien moins nombreux dans le mode simple.

Les indicateurs en mode lecture
À l'exception de la distance focale (mais quel compact l'affiche ?), le FX8 donne toutes les informations souhaitées. Le petit plus qu'il a par rapport à des concurrents tout aussi bavards : l'affichage du mode utilisé qui vient en rappel permet, pourquoi pas, de comparer d'un coup d'œil les réglages de clichés pris dans des conditions similaires mais avec des modes différents.

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On peut tout demander au FX8 en mode lecture


Du côté des modes

Deux modes se partagent le devant de la scène : le mode simple et le mode prise de vue.

Le mode simple
Avec sa signalétique de cœur, difficile de ne pas le remarquer. Conçu pour les débutants, le mode simple donne accès à des menus simplifiés. En-dehors de réglages de type utilisateur (horloge, avertisseur sonore etc.) celui qui utilise ce mode ne peut intervenir que sur la taille de l'image avec au choix : large, 10x15 et email. Ces options reviennent en définitive uniquement à bien gérer l'espace de la carte, et à anticiper sur l'utilisation qui sera faite de l'image. Effectivement, rien d'affolant. Le flash, le retardateur restent disponible, tandis qu'une fonction de compensation d'exposition que l'on active d'une simple pression fait son apparition : voilà pour le mode simple.

Le mode prise de vue
Le FX8 est un appareil de type auto (on n'intervient pas sur le couple ouverture/vitesse), dont le mode prise de vue est assez complet. Les options de balance des blancs sont limitées (auto, soleil, nuageux, tungstène) mais en contrepartie le FX8 permet de la régler manuellement. Une fois le réglage le plus approprié adopté, le point blanc peut encore être précisé en compensant la dominante rouge ou bleue de la scène par la dominante inverse. Ces deux réglages, manuel et ajustement des dominantes, sont suffisamment rares pour mériter d'être signalés.

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Le FX8 permet d'ajuster manuellement le point blanc par pas de 150 K


Les réglages de l'image sont importants : le FX8 peut être réglé pour adopter le format 4/3 ou 16/9, la résolution se sélectionne de 5 à 0,3 millions de pixels tandis que la qualité se règle sur haute ou basse. Le FX8 dispose d'une lampe d'assistance qui facilite la mise au point en conditions de faible luminosité. Dernière particularité, le réglage obturateur lent qui ferait peut-être mentir notre première affirmation quant au type auto du FX8. En-dehors de la valeur par défaut de 1/8 s, trois valeurs sont proposées pour régler l'obturateur : 1/4, 1/2 et 1 s. Ce réglage laisse une petite part de contrôle à ceux qui souhaitent effectuer des poses « longues » sans pour se reposer sur les modes paysage nocturne ou feu d'artifice qui ajustent automatiquement la vitesse.

Macro
Les caractéristiques de ce mode sont reprises en page test.

Les modes scène
Les modes scène sont au nombre de 12. Les voici : portrait, sports, nourriture, paysage, portrait nocturne, paysage nocturne, bébé, soft skin, fête, feu d'artifice, neige et autoportrait. Certains sont des classiques du genre ainsi le mode sports qui opte pour une obturation rapide et le mode paysage qui règle la mise au point sur l'infini. Certains modes sont plus originaux, dont les nouveautés ajoutées par rapport au FX7. Ainsi, le mode bébé qui donne l'âge exact de l'enfant une fois la date de naissance entrée, ou le mode soft skin qui donne un rendu doux aux visages.

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Sans et avec le mode soft skin. Les détails sont légèrement gommés, le rendu de la peau adouci


À noter :
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Des informations sont accessibles d'un simple clic. Elles sont remarquablement claires


Bien que raisonnable encore par le nombre de modes scène (combien d'appareils en proposent tant que l'on s'y perd ?), le FX8 est pourtant bien plus bavard ici que le F10, qui lui se limite aux classiques du genre. Certains trouveront superflus ces modes ajoutés par rapport au FX7, d'autres s'en amuseront voire en feront grand usage.

En mode lecture
Toutes les images d'une résolution supérieure à 0,3 millions de pixels peuvent être redimensionnées après coup ; cela peut être une manière de gagner de la place sur la carte ou de préparer l'image à l'usage qui en sera fait (impression, envoi par mail). Une option de cadrage permet de zoomer et de se déplacer dans l'image pour parfaire la composition. Dans les deux cas, redimensionnement et recadrage, l'appareil proposera de conserver une copie de l'original. Le FX8 dispose d'une fonction de reconnaissance automatique du sens de l'image ; mais une option du mode lecture vous permet, si cette fonction est désactivée, d'effectuer manuellement le retournement.
Les images peuvent être visionnées sous forme de diaporama, avec choix de l'intervalle (entre 1, 2, 3 et 5 secondes). Si une bande son est disponible, elle peut être lue pendant l'affichage. Au besoin, l'option de doublage permet d'ajouter quelques 10 secondes de son. Comme tous les appareils, le FX8 dispose d'une touche de raccourci pour visualiser les images, au moyen du zoom, elles peuvent être agrandies jusqu'à 8 fois

Transfert, retouche et offre logicielle

Le FX8 est fourni avec une suite logicielle plutôt importante.

  • LUMIX Simple Viewer
Cette application est destinée au visionnage des photos. À part prendre connaissance des photos, il y a peu à attendre d'un viewer. Ici l'application délivre des informations exifs, permet de disposer simplement les images dans la page en vue de l'impression et d'enregistrer les images en fichier joint dans l'application de messagerie. Ce n'est déjà pas si mal.

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Visualisation, impression et envoi par mail : sobre mais efficace


  • PhotoBase 4.5
PhotoBase 4.5 est un gestionnaire d'images qui offre les fonctions caractéristiques de ce genre d'applications telles que le tri ou le traitement par lots (renommer, redimensionner et convertir). PhotoBase permet également de créer des diaporamas avec ajout d'effets et d'informations sur l'image, ainsi que des pages web (très sobres, certes, mais tout de même, cela peut dépanner). L'application offre également quelques options de retouche qui sont ni plus ni moins celles que propose PhotoImpression 5.

  • Panorama Maker 3
Le FX8 ne dispose pas d'un mode panorama, mais il propose toute de même cette application visant à assembler des images. Quatre types d'assemblage sont proposés : vertical, horizontal, sur 360° et mosaïque. Une fois les images assemblées, un outil permet d'ajuster les raccords. On regrettera que le FX8 ne dispose pas d'un mode manuel permettant de conserver des réglages d'exposition sur une série d'images, condition sine qua non d'un panorama réussi. Pourtant, si la scène capturée n'est pas trop sujette aux changements et en activant les options had hoc (correction de l'exposition automatique), on arrive à des résultats concluants.

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Trois images ont été assemblées de façon concluante malgré l'absence de contrôle d'exposition

Téléchargez ce panorama sous forme d'archives .zip


  • PhotoImpression 5
Cette application permet de retoucher les images et de les mettre en forme avant de les imprimer ou de les envoyer. L'orientation est grand public (les clip art, les modèles de projets et de cadres suffisent à s'en convaincre) mais les outils proposés ont l'énorme avantage d'être simples d'utilisation et franchement ludiques.

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Simple d'utilisation, l'application a une orientation ludique


Certaines options font double emploi avec celles proposées par l'appareil : recadrage et redimensionnement notamment. Les filtres noir et blanc et sépia que propose le FX8 ne se retrouvent pas tels quels dans l'application de retouche, mais ces effets peuvent facilement être obtenus par action sur les curseurs de réglage de teinte, saturation et couleur. Le FX8 est bien entendu compatible PictBridge, et dispose de l'option DPOF qui permet de sélectionner les images destinées à l'impression. La suite logicielle fournie avec le FX8 est complète. Aucune application ne pousse très loin son domaine de compétences, mais toutes se prennent en main simplement et permettent des réalisations convaincantes (panoramas, albums) même pour les plus novices. Entre la suite logicielle et l'appareil, la complémentarité est réelle et les redondances peu importantes.

Quid des performances ?

Le FX8 ne laisse pas le choix du type de visée ; dépourvu de viseur optique, la prise de vue se fait au moyen de l'écran. Au premier abord il impressionne par sa largueur (6,35 cm de diamètre) et sa clarté. Cette bonne impression se nuance à l'usage, du fait du faible taux de rafraîchissement en intérieur. Quoi qu'il en soit, et comparé aux autres modèles que nous avons pu avoir entre les mains, c'est un écran de qualité, qui est notamment plus lisible en conditions de forte luminosité que celui du F10. On cadre avec l'écran LCD, on ajuste avec le zoom, vraiment agréable à utiliser, à la fois nerveux et précis. Celui du F10, plus rapide, est aussi plus difficile à doser. Le FX8 est relativement véloce : lorsque le mode d'acquisition rapide est réglé sur haute vitesse, il permet de capturer 3 images/seconde. En illimité, l'enregistrement se fait à la vitesse de 1,5 images/seconde jusqu'à remplissement de la carte ; l'avantage de ce second mode, est que l'exposition est recalculée à chaque prise de vue. Le FX8 ne permet pas de sélectionner une mesure d'exposition : on ne trouve pas les mesures multizone, centrale ou spot, mais un autofocus qui se règle sur 5, 3 ou 1 zone.
Le FX8 et le F10 se valent par leur zoom, un transtandart dans les deux cas, avec une ouverture f/2,8-5,0. Comme pour tous les compacts du constructeur, l'optique est signée Leica, et l'objectif offre un bon piqué tout en limitant l'aberration. Moins rapide à la mise au point et au déclenchement que le F10, le FX8 se distingue comme lui en proposant un format distinct du 4/3, ici le 16/9. Ce format touchera principalement les amateurs de vidéo, tandis que le 2/3 proposé par le F10 sera principalement recherché pour l'impression, du fait de son homothétie avec les albums photo.

Conclusion

Sous ses airs d'appareil tout auto ou de bijoux grand public, le FX8 a tout de même du répondant. Il propose certes un peu moins de réglages que le F10, mais ceux qu'il avance sont présentés de façon simple et accessible à tous. Il n'y a pas de contrôle sur la vitesse ou l'ouverture, mais ces valeurs sont toujours disponibles, tant lors de la prise de vue qu'en lecture. Le FX8 ne permet pas de régler l'exposition (multizone, spot etc.), mais il dispose en contrepartie d'un réglage d'autofocus sur un ou plusieurs points qui remplace avantageusement, pour les débutants, ces mesures de lumière. Par jeu de pressions successives ou prolongées sur les touches, le fX8 met de nombreux réglages à portée de main. Grâce à sa présentation simple et à quelques astuces, il se sort tout à fait habilement de cette nécessité de répondre à un double public, à la fois pro (un compact vient souvent en complément d'un appareil plus évolué, mais on aime y retrouver ses marques) et amateur. Le boîtier superbe (il l'est, même si nous n'avons pas encore eu l'occasion de le dire) et ce système de stabilisation intégré en font un appareil remarquable, quelque chose comme le compact idéal. Pourtant, Panasonic n'est déjà plus tout seul sur ces larges terres de la stabilisation des compacts qu'il a été le premier à fouler ; Casio, le spécialiste de l'intégration haute densité (super miniaturisation), vient de lancer l'Exilim S500, un ultra-compact dont le moteur est équipé d'un système de stabilisation. Pour les amateurs de stabilisation, l'offre va donc commencer à s'étoffer, et à devenir de moins en moins l'apanage des bridges et des reflexs. En attendant, le FX8 a de beaux jours devant lui, et on ne peut que le conseiller à ceux qui cherchent un compact simple avec un argument pro à l'intérieur.

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Panasonic Lumix DMC-FX8

8

Les plus

  • Choix des formats : 4/3 ou 16/9
  • Balance des blancs manuelle et ajustable en Kelvin
  • Menus clairs, concis, facilement navigables

Les moins

  • Pas de viseur
  • Réglages de vitesse restreints
  • Pas de réglages de mesure de l'exposition

0

Ergonomie9

Fonctions6

Qualité d'image7



Galerie

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 Panasonic Lumix DMC-FX8
CapteurCCD type 1/2,5''
5 millions de pixels effectifs
Ratio de format : 4:3
ObjectifOuverture : f/2.8 - f/5.0
Focale : eq. 35 - 105 mm
ZoomOptique : x 3
Numérique : x 4
Dimensions/Poids91,1 x 50,5 x 24,2 mm
SensibilitésAutomatique, 80, 100, 200, 400
Vitesse8 - 1/2 000 s
ModesAuto, simple, programmes résultat (portrait, sport, nourriture, paysage, portrait nocturne, paysage nocturne, bébé, soft skin, fête, feu d'artifice, neige, autoportrait)
Effets spéciauxFroid, chaud, noir et blanc, sépia
Mesures de lumière 
Correcteur d'exposition+/- 2 IL par incréments d'1/3
ViséeEcran ACL : 2,5''
Résolution : 114 000 pixels
Balance des blancsAutomatique, jour, nuageux, halogène, manuelle
AlimentationBatterie Ion Lithium
Support d'enregistrementCarte Secure Digital
Video640 x 480, 320 x 240 à 30 ou 10 images/seconde avec audio
FlashAutomatique, automatique + réduction des yeux rouges, fill-in, synchro lente, réduction des yeux rouges
FormatsJPEG (Exif Version 2.2), QuickTime
Résolution2560x1920, 2048x1536, 1600x1200, 1280x960, 640x480, 2560x1440, 1920x1080

Le face à face en images

Nuit

Plusieurs alternatives se présentaient pour aborder cette scène de nuit. Monter en sensibilité, adopter une pose longue ou se reposer sur un programme résultat.

Bien que dépourvus de réglages de vitesse, les 2 appareils laissent tout de même une petite part de contrôle en pose longue. Pour le F10, lorsque l'option pose longue est activée et que l'appareil est en mode scène nocturne, la vitesse peut être sélectionnée manuellement entre 3 et 15 secondes. Lorsque l'option est désactivée, l'appareil ajuste automatiquement la vitesse, pour des poses allant jusqu'à 3 secondes. Le FX8 permet quant à lui d'ajuster la vitesse en sélectionnant l'option obturateur lent. Les valeurs sont les suivantes : 1/4, 1/2 et 1 seconde. En mode paysage nocturne, il ajuste automatiquement la vitesse, pour des poses allant jusqu'à 8 secondes. La part de contrôle manuel est donc bien supérieure dans le cas du F10. La pose longue ne peut pas être utilisée en-dehors du mode nocturne dans lequel beaucoup de réglages sont désactivés (correction d'exposition, mesure de lumière, Balance des blancs etc.). Malgré cette apparente limitation, rien n'empêche de le détourner de sa vocation initiale pour d'autres effets.

Lumix FX8
 1/8 s - f/2,8 - 35 mm - 400 ISO

1/1 s - f/2,8 - 35 mm - 80 ISO

  
FinePix F10
 1/4 s - f/2,8 - 36 mm - 400 ISO5 s - f/2,8 - 36 mm - 80 ISO  


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F10 - Image 1 et Image 2
FX8 - Image 1 et Image 2.

Pour la première des scènes présentées ci-dessus, le FX8 est en mode paysage nocturne, et le F10 en scène nocturne avec pose longue activée. La différence de durée d'exposition explique largement cette différence de luminosité. Dans les deux cas, la netteté est bonne. Néanmoins, dans le cas du FX8, l'exposition est tout juste suffisante pour apprécier le détail des structures du pont.
Pour la seconde série, la sensibilité a été montée à 400 ISO (le maximum pour le FX8). Le rendu coloré et lumineux des deux photos est alors beaucoup plus semblable. Néanmoins, l'image du F10 est beaucoup plus « pure ». Presque exempte de bruit malgré une sensibilité déjà élevée, elle conserve un haut niveau de détail. À la même sensibilité, l'image du FX8 est trop sombre et très marquée par le bruit. Les détails sont perdus et les zones d'ombre bouchées.

Macro

En position grand angle, la plage de mise au point du F10 est comprise en 7,5 et 80 cm. En mode téléobjectif, elle est de 30 à 80 cm. Le FX8 permet de s'approcher jusqu'à 5 cm du sujet. En position téléobjectif, la plage de mise au point est comprise entre 30 cm et l'infini.

Lumix FX8
 1/13 s - f/2,8 - 35 mm - 80 ISO

FinePix F10
 1/20 s - f/2,8 - 36 mm - 80 ISO


En mode macro, les deux appareils délivrent une image dont la netteté est bonne. Pourtant, le rendu est assez différent. L'image du F10 possède un piqué supérieur, tout en donnant l'impression d'être comme lissée. Les deux appareils se différencient dans leur restitution des couleurs, avec un rendu plus rouge de la part du F10.

Sensibilité

La première de ces deux séries montre côte à côte les images produites par les deux appareils, aux sensibilités de 80, 100, 200 et 400 ISO. De 800 à 1 600 ISO (la seconde série), seul le F10 concourt encore.

 80 100200400
Lumix FX8
FinePix F10

 8001600
FinePix F10


Dans le cas du FX8, il faut vraiment rester à la sensibilité nominale pour que le bruit soit contenu. A 200 ISO, il est déjà très visible, tandis qu'à 400 ISO il envahit toutes les zones de l'image. Cette sensibilté pourra toujours être exploitée, mais il faudra se garder d'effectuer des agrandissements ou bien de post-traiter l'image (des ajustements en luminosité ou en contraste ne feraient que le rendre encore plus visible). Pour le F10, à 400 ISO l'image est toujours parfaite. C'est véritablement remarquable sur ce type d'appareil, pour lesquels il est généralement conseillé de bloquer la sensibilité sur sa valeur nominale. A 800 ISO, l'image commence à se dégrader, mais plus du fait de la perte de détails que de la présence d'artefacts colorés. A 1 600 ISO, on arrive enfin dans des rendus limites, mais l'image à cette sensibilité peut sans peine être comparée à celle du FX8 à 400 ISO.


Intérieur

En intérieur, le stabilisateur du FX8 fait vraiment la différence. Toutes les images de cette série ont été capturées à main levée. Alors que la vitesse de 1/30 s est souvent déjà limite pour ce genre de prise de vue, à 1/8 s, l'image délivrée par le FX8 est nette. Sans stabilisateur, et malgré plusieurs essais, cette même scène a en revanche toujours été floue. Le FinePix F10, quels qu'aient été nos essais, à toujours adopté une vitesse plus lente que celle du FX8, et n'a pas su produire d'image nette à main levée (dans ce cas précis et sans monter en sensibilité).

Lumix FX8
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0096000000136355-photo-fx8-interieur-sans-stab.jpg
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 Avec flash
1/60 s - f/2,8 - iso 80

Sans stabilisateur
1/8 s - f/2,8 - iso 80

Avec stabilisateur
1/8 s - f/2,8 - iso 80

FinePix F10  
 Avec flash
1/100 s - f/2,8 - iso 80
1/5 s - f/2,8 - iso 80 


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F10 - Image 1, Image 2
FX8 - Image 1, Image2 et Image 3

Extérieur

Pour la seconde vue, les deux appareils ont été réglés sur le mode paysage, afin de bénéficier d'une plus grande profondeur de champ. Aucun des deux appareils n'est épargné par les aberrations chromatiques : de larges franges violettes se remarquent sur les contours des pylônes. Dans les deux cas, la netteté est bonne d'un bout à l'autre de la scène. Malgré cette proximité de résultat sur ces deux points, l'image du F10 est supérieure, avec un niveau de bruit beaucoup plus contenu que sur l'image du FX8. Le rendu coloré est très différent ; les couleurs sont chaudes et saturées dans le cas du Panasonic, presque fades en comparaison pour le F10. Le premier paysage confirme ces remarques. L'image est de très bonne qualité, le seul regret que l'on pourra formuler concerne le niveau de bruit perceptible dans l'image du FX8.

Lumix FX8
0096000000136367-photo-fx8-exterieur.jpg
0096000000136371-photo-fx8-exterieur2.jpg
0096000000136531-photo-ext-fx8-crop-1.jpg
0096000000136532-photo-ext-fx8-crop-2.jpg
 1/500 s - f/5,6 - 35 mm - 80 iso

1/130 s - f/5,6 - 35 mm - 80 iso

  
FinePix F10
 1/200 s - f/8,0 - 36 mm - 80 iso1/400 s - f/2,8 - 36 mm - 80 iso  


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F10 -Image 1, Image 2
FX8 - Image 1, Image 2

Conclusion sur une poignée de main ?

Un face à face, ce n'est pas nécessairement un match, ce peut être également une belle rencontre. L'introduction le laissait entendre, la conclusion le confirme, c'est bien main dans la main que ces deux appareils repartiront de chez nous.

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À la fin, le F10 et le FX8 sont main dans la main


Quelque part, pour vraiment les départager, il faudrait que ces deux appareils montrent des différences plus significatives. Or, sur le fond, ils sont bien semblables : des compacts de type auto dotés d'une technologie traditionnellement plutôt réservée aux reflexs ou aux bridges, et que chacun des deux constructeurs a su rendre accessible au plus grand nombre. Car s'il y a une réussite à saluer, dans les deux cas, c'est bien celle-ci : permettre à un public habituellement peu féru de réglages ou d'errances dans les menus de bénéficier du meilleur de l'appareil. L'un y parvient au moyen d'un mode scène qui permet à l'appareil de faire du gain jusqu'à 1 600 ISO (on monte en sensibilité sans s'en rendre compte), l'autre en plaçant sous notre doigt, juste à côté du déclencheur, un petit réglage qui fait la différence et que l'on peut oublier sur sa position ON une fois activé pour la première fois.

Des différences, il y en a pourtant, et la conclusion est l'endroit propice pour les résumer. Le Panasonic est bien nettement plus grand public. Plus riche en modes scène, doté d'un mode simplifié, parlant au moyen d'une interface claire, et fourni avec une suite logicielle riche et ludique, le FX8 balaye d'une simple chiquenaude son concurrent lorsque l'on aborde le chapitre de la convivialité. Donnant plus de contrôle et possédant des réglages plus avancés (quoique sans excès), le F10 fait et est plus sérieux. Presque austère - n'ayons pas peur des mots -, il est aussi celui des deux auquel on reprochera le plus facilement l'absence d'un vrai mode manuel. Ce capteur, et cette capacité à monter en sensibilité, on voudrait les voir déjà sur un appareil qui permet de les exploiter « plus sérieusement ». On sera en revanche moins tentés de taquiner le FX8 sur le sujet, tant son côté grand public lui va bien.

Autre différence, s'il en est, celle de l'image. Celle du F10 est incroyablement lisse et exempte de bruit : les yeux peuvent s'arrondir de surprise lors du chargement d'une image lorsque celle-ci s'affiche quelques instants en plein écran. Nette et de très bonne facture, celle du FX8 est aussi tout à fait remarquable. Mais sa forte saturation par défaut, l'intrusion de bruit dès les faibles sensibilités fait que l'on sera plus limités dans le post-traitement notamment qu'avec celle du F10.

Rapides, les deux appareils le sont. Aussi rapides à la mise sous tension l'un que l'autre (1,3 seconde), ils sont également presque aussi réactifs lors de la mise au point en conditions de franche luminosité (petit avantage au FinePix avec une mise au point de l'ordre de 0,40 seconde). En faible luminosité, le F10 prend en revanche nettement l'avantage (1,30 contre 1,8 seconde pour le Panasonic) ainsi que pour la latence au déclenchement : presque insignifiante dans le cas du F10, plus marquée pour le FX8.

En guise de conclusion dans la conclusion, nous vous proposons un petit tableau de type mémo pour résumer les points que nous venons d'aborder :

 FinePix F10Lumix FX8
Interface-+
Ecran-+
Vitesse+-
Logiciel-+
Réglages+-
Qualité d'image +-


Ces différents points peuvent vous permettre de vous décider dans votre choix, si vous hésitez entre ces appareils que nous recommandons tous deux.

Une de ces appareils vous intéresse ? Retrouvez-le dans le Comparateur de prix de Clubic.com.
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Comparez les prix du Panasonic Lumix DMC-FX8
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Comparez les prix du Fujifilm FinePix F10
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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