Chaintech FM6P Personal Cinema

31 mars 2004 à 15h30
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Souvenez-vous... Il y a quelques années NVIDIA lançait sa première carte graphique avec tuner TV sous le nom de Personal Cinema. Commercialisée en petite quantité, cette solution architecturée autour d'un GeForce 4 MX n'avait guère convaincu à l'époque du fait de certaines limitations. Avec un Personal Cinema premier du nom décevant tant au niveau de ses capacités que de la carte graphique qui l'accompagnait, NVIDIA a laissé le champ libre à ATI et ses cartes All-In-Wonder qui font, aujourd'hui encore, figure de référence lorsque l'on parle de carte graphique tout en un. Conscient de cette lacune et de la demande des utilisateurs, désireux aujourd'hui plus que jamais de posséder une carte graphique intégrant un tuner TV notamment grâce à la vague mini PC, NVIDIA a remis le couvert avec ses GeForce FX en lançant le Personal Cinema 2.

Testé précédemment dans nos colonnes, le Personal Cinema 2 quoiqu'il remplisse son office ne nous avait guère emballé principalement à cause de sa suite logicielle qui se résumait à une sorte de Lego (très) mal conçu. NVIDIA indiquait à l'époque travailler sur une suite logicielle intégrée connue sous le nom de code NVPVR. Aujourd'hui cette suite est finalisée et son nom de baptême est : « ForceWare Multimédia ». L'occasion pour nous de découvrir une nouvelle carte graphique Personal Cinema 2, la GeForce FX 5600 de Chaintech.

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Chaintech GeForce FX 5600 Personal Cinema : le tour du propriétaire

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Le Personal Cinema du fabricant Chaintech est livré dans une boîte pour le moins imposante. Celle-ci contient divers éléments dont certains sont inattendus comme nous le verrons plus loin. Attardons-nous, pour commencer, sur la carte graphique qui constitue le cœur de cette solution. Celle-ci dispose d'un très joli PCB noir revêtu d'un imposant radiateur doré qui recouvre à la fois le processeur graphique et les puces mémoire. Le dispositif comporte en son centre un ventilateur sur lequel Chaintech a apposé un 'Z' taillé dans l'acier et évoquant la gamme Zenith chère au fabricant. Revenons sur le ventilateur pour préciser qu'il semble bruyant et que ses pâles translucides s'illuminent de bleu à la mise sous tension du système. Ceci reste d'ailleurs d'un goût discutable, la couleur choisie par Chaintech se mariant assez mal avec la couleur or du radiateur. Le T-Bracket de la carte est lui aussi de couleur or et offre un connecteur DVI, un connecteur au format propriétaire ainsi qu'une prise antenne.

De taille conventionnelle, la carte trouvera sa place facilement dans n'importe quel miniPC et ne nécessite pas d'alimentation électrique supplémentaire ce qui est appréciable. Chaintech a sélectionné des puces Samsung TSOP dont la latence est de 4 ns pour proposer 128 Mo de mémoire sur sa carte. Le processeur graphique est cadencé à 325 MHz, alors que la mémoire tourne à 550 MHz. Avec le Personal Cinema premier du nom, NVIDIA avait fait le choix de déporter le tuner hors de la carte graphique, choix qui n'a pas été retenu pour la deuxième édition du Personal Cinema. La carte Chaintech intègre donc un tuner numérique sur lequel Chaintech, décidément très attaché à son image, a apposé un logo 'Zenith'. Les fonctions vidéo de la carte sont pour leur part gérées par une puce Philips SAA7174HL.

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Carte Chaintech GeForce FX 5600 Personal Cinema - FM6P

Nous l'écrivions plus haut, le Personal Cinema de Chaintech dispose d'une prise au format propriétaire destinée à recevoir la 'breakout box' de NVIDIA, une sorte de boîtier de connexion externe. Le boîtier livré par Chaintech est de couleur argenté et se voit affublé du logo NVIDIA. Il comporte les entrées et sorties vidéos au format Composite & S-Vidéo ainsi que les entrées et sorties audio au format RCA. Assez compact et élégant le boîtier dispose de deux patins en caoutchouc lui assurant une bonne stabilité. Son câble est un peu particulier puisqu'il intègre deux connecteurs audio au format mini-jack servant à relier le tuner TV aux entrées et sorties de la carte son du système. Une remarque s'impose d'ailleurs à ce sujet : sur un Shuttle où l'entrée audio est déportée en façade le câble livré est beaucoup trop court et forcera donc à utiliser une rallonge voir à changer de carte son. On aurait pu espérer que la carte Chaintech propose une sortie audio interne mais ce n'est hélas pas le cas. Autre particularité du câble de ce boîtier, il comprend un connecteur VGA DB-15 auquel vous relierez votre écran cathodique, la carte graphique étant physiquement dépourvue d'une telle prise.

Niveau accessoires, Chaintech livre l'indispensable télécommande radio avec son récepteur qui exploite l'interface USB. Ce dernier se présente sous la forme d'un boîtier de plastique noir, plus gros et plus imposant que celui d'ATI, duquel dépasse une antenne filaire. La télécommande est un dérivé de la célèbre Remote Wonder d'ATI et lui emprunte son ergonomie ainsi que la plupart des fonctionnalités. Nécessitant quatre piles LR03, elle comporte une commande circulaire qui remplace la souris pour piloter à distance votre pointeur afin de lancer des applications spécifiques. Outre cette fonctionnalité, dont le maniement requiert une certaine dextérité, la télécommande permet de régler le volume, de changer de chaîne, de lancer telle ou telle application et propose de contrôler l'avancement d'une lecture avec les traditionnels boutons 'Play', 'Pause', etc. Outre ces fonctions on trouve un bouton 'Rec' déclenchant l'enregistrement du programme en cours, un bouton zoom pour agrandir l'image ainsi qu'un bouton ouvrant le guide des programmes.

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Télécommande radio NVIDIA

Le bundle proposé par Chaintech comporte un adaptateur DVI/VGA mais aussi, et c'est plus surprenant avouons-le, une boule anti-stress et un pinceau de nettoyage (ne cherchez d'ailleurs pas de rapport entre ces deux articles). La connectique est complète, le fabricant proposant un câble S-Vidéo, un câble mini jack audio et un câble RCA. Côté logiciel, Chaintech ne donne pas dans l'originalité avec le jeu MDK 2 en version complète et un CD comprenant diverses versions de démonstration de jeux tous plus anciens les uns que les autres. Finalement seul le porte CD contenant les jeux précédemment mentionnés s'avérera réellement utile...

NVIDIA ForceWare : où la tentative de renouveau de la suite logicielle

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Jusqu'alors les Personal Cinema de première et de deuxième génération étaient livrés avec un ensemble de logiciels disparates aux fonctionnalités limitées et à l'ergonomie discutable. Conscient de ce problème qui pesait sur l'image de la gamme Personal Cinema, l'équipe de développement de NVIDIA s'est attelée à concevoir une suite logicielle « maison » qui tente de répondre aux exigences des utilisateurs. C'est ainsi qu'est né « ForceWare » une suite logicielle tout en un, qui contrairement à l'offre précédente et au Multimedia Center d'ATI regroupe toutes les fonctionnalités (ou presque) en une seule et même application. Le premier contact est positif, le CD du ForceWare proposant un programme d'installation unifié qui va déployer non seulement la suite logicielle mais également les pilotes de la carte graphique Chaintech. L'installation est plutôt rapide et nécessite un simple redémarrage du système.

Une fois tout ce petit monde installé il suffit de double cliquer sur l'icône ForceWare multimédia présente sur votre bureau ou d'appuyer sur l'un des boutons de la télécommande pour lancer l'un des modules disponibles. Au lancement l'interface de ForceWare, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle du logiciel NVDVD, propose six activités différentes : Téléviseur, DVD, Musique, Vidéos, Photos, Créateur et Edition. La grande force du ForceWare (NDLR : notez le jeu de mot involontaire) réside dans son interface unifiée au look très soigné : les quatre premières activités que nous citions précédemment se lancent directement dans la fenêtre ForceWare Multimédia, alors que les deux derniers boutons lancent les applications Ulead VideoStudio 7.0 SE & Ulead DVD Movie Factory 2.5SE livrées par NVIDIA.

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Interface NVIDIA ForceWare MultiMédia au lancement


NVIDIA ForceWare Multimédia : la télévision

Penchons-nous sur la réception TV. Lors du premier lancement de la télévision un assistant de configuration vous demande de sélectionner l'entrée audio utilisée pour la liaison du tuner ainsi que la ligne à utiliser pour l'enregistrement. Le logiciel vous invite ensuite à rentrer vos coordonnées géographiques afin de récupérer le guide des programmes émis sur votre région. Ce guide est téléchargé automatiquement sur Internet et il faut donc être connecté pour pouvoir mener à bien l'opération. Lors de nos essais il est à signaler que le téléchargement du guide a échoué à plusieurs reprises et qu'il prend un certain temps (NDLR : non nous ne sommes pas en 56k). L'aide au démarrage s'arrête là et il est curieux, pour ne pas dire troublant, de ne pas voir le logiciel rechercher automatiquement les chaînes disponibles. Il faut donc rentrer dans le menu de configuration pour lancer une recherche manuelle des chaînes de télévision, après avoir spécifié le type de signal (câble ou analogique). La recherche des chaînes s'effectue rapidement et la syntonisation ne souffre d'aucune critique dans la mesure où les vingt chaînes de notre offre câblée ont été parfaitement détectées. Une fois cette étape achevée, il faudra hélas renommer les chaînes manuellement, le logiciel étant incapable de lire les informations transmises dans l'en-tête télétexte, chose que font pourtant les cartes TV Pinnacle pour ne pas les citer.

Malgré l'orientation grand public du Personal Cinema, la personnalisation des chaînes TV détectées est d'une complexité déconcertante. Pour attribuer un nom à chacun des canaux il faut en effet cliquer une première fois sur un espace blanc, attendre quelques seconds, et recliquer pour voir apparaître un curseur. Le remappage des chaînes est tout aussi ubuesque et il faut user du glisser / déposer pour que le canal 41 sur lequel vous recevez devienne la chaîne numéro 1. Notez que si nous critiquons le système de configuration développé par NVIDIA, celui d'ATI n'est guère mieux puisque la suite Multimedia Center du canadien ne permet carrément pas de remapper les chaînes, sauf à rentrer toutes les informations en manuel. Précisons que le remappage est indispensable pour que le guide des programmes soit utilisable.

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Regarder la TV avec le Personal Cinema de Chaintech sous NVIDIA ForceWare MultiMedia

Une fois les chaînes configurées, vous pouvez découvrir les fonctionnalités mises à votre disposition par NVIDIA pour la partie TV. Par défaut l'écran de l'application ForceWare est divisé en quatre parties : le coin supérieur gauche regroupe les informations sur les programmes disponibles et ceux que vous avez enregistré. En sélectionnant un groupe de programmes, le détail de son contenu apparaît dans le coin supérieur droit de la fenêtre alors que le coin inférieur comporte les informations fournies par le guide des programmes au sujet de l'émission que vous regardez, sous réserve de disponibilité. Le coin inférieur gauche est enfin réservé à l'affichage de la télévision. Cette répartition de l'affichage est un peu confuse, et il est fort heureusement possible d'avoir l'incrustation TV dans toute la fenêtre ou sur tout l'écran.

Le changement de chaînes s'effectue de manière plutôt rapide et le Personal Cinema supporte bien entendu les programmes émis en stéréo. La fonction timeshifting proposée par NVIDIA semble particulièrement efficace. En effet, lorsque vous cliquez sur le bouton pause, l'émission s'interrompt instantanément et reprend là où vous l'avez laissé lorsque vous appuyez sur le bouton lecture. Nous soulignons ce point car chez ATI le Multimedia Center 8.8 semble moins réactif et plus consommateur en terme de ressources système. Outre cette fonction pour le moins soignée, NVIDIA est aujourd'hui le seul constructeur à proposer un guide des programmes intégré à son application TV. Pour cela, NVIDIA fait appel au service Guide+ disponible dans plusieurs pays. Un clic sur un bouton suffit à afficher les programmes diffusés sur diverses chaînes mais hélas la présentation est fort peu attractive et plutôt confuse. Le fait est que malgré les efforts de NVIDIA, le guide des programmes reste loin du niveau de raffinement d'un guide de programmes à la Microsoft Windows XP Media Center Edition.

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NVIDIA ForceWare MultiMedia : le guide des programmes

L'application TV de NVIDIA offre bien entendu d'autres fonctions comme la possibilité de capturer des images fixes de vos programmes (au format JPEG ou BMP), et permet également de capturer l'audio. Le ForceWare Multimedia peut ici être utilisé comme un magnétoscope numérique avec la possibilité de programmer vos enregistrements. Lorsque vous programmez un enregistrement sans passer par le guide des programmes il faut renseigner l'heure et le jour de diffusion du programme, sa durée, sa périodicité (utile si vous voulez enregistrer tous les jours votre série préférée) et vous pouvez même entrer une description pour retrouver facilement votre enregistrement. La déception vient ici du nombre limité de formats disponibles à l'enregistrement : il faut se contenter du MPEG1 ou 2 là où ATI supporte également le MPEG 4 ainsi que les divers codecs installés sur le système (DivX, XviD, etc). D'ailleurs NVIDIA ne propose pas clairement de choisir entre MPEG 1 ou 2 puisqu'il faut en fait sélectionner un preset parmi les trois modes d'encodage DVD ou bien les modes VCD et SVCD. Autre grief, le ForceWare MultiMedia n'est pas capable de réveiller la machine d'une mise en veille pour démarrer un enregistrement. Petit détail appréciable, lors de l'enregistrement une icône apparaît près de l'horloge Windows afin de vous signaler le bon déroulement du processus.

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Gravez les programmes enregistrés sur DVD directement depuis le ForceWare Multimedia

On remarquera l'absence notable de fonction télétexte dans la suite ForceWare ce qu'ATI propose pourtant depuis des décennies sur ses fameuses All-In-Wonder. Autre lacune, l'absence de fonction mosaïque pour voir d'un coup d'œil l'ensemble des programmes émis par diverses chaînes. Si l'application TV est dans l'ensemble perfectible, elle se rattrape par sa fonction de gravure des émissions enregistrées sur DVD. Un simple clic suffit en effet à lancer un assistant qui permet en un tournemain de graver vos programmes favoris sur DVD (ou VCD, ou SVCD) ! Cet assistant vous permet même de personnaliser le menu que comportera votre DVD. Notez enfin que le mode TV peut vous permettre de prévisualiser mais aussi d'enregistrer les sources vidéos reliées au Personal Cinema, tel un magnétoscope ou un caméscope analogique.

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Trois petits exemples de ce qu'il est possible d'obtenir en termes d'acquisition vidéo

Le ForceWare et le multimédia en général

L'application de NVIDIA se veut être un véritable centre multimédia. C'est donc sans grande surprise qu'on retrouve parmi les fonctionnalités proposées un module de lecture des fichiers audio. Celui-ci, hérité de NVDVD 2, supporte les fichiers MP3 & WMA. Il s'avère hélas assez peu ergonomique : le programme n'offre pas de fonction de détection automatique des morceaux, il faut donc sélectionner à la main les fichiers que vous désirez lire dans une sorte d'arborescence pour les ajouter à une playlist qu'il vous faudra également créer. On a connu plus simple ! Si des modes de lecture aléatoire et répétition sont bien présents, l'application ne propose aucune fonction avancée. Exit donc les effets d'ambiance, égaliseurs et autres visualisations graphiques pourtant communs à nombre de lecteurs MP3. Le plus déroutant est que le lecteur n'affiche en aucun cas le nom de l'artiste ni le nom de la piste en cours de lecture. En cherchant un peu, on s'aperçoit qu'il faut aller dans la rubrique lecture en cours pour tenter de trouver le nom du morceau actuellement diffusé mais l'opération n'est guère facile puisque le nom est noyé dans la foule des MP3 contenu par votre playlist. Autre inconvénient de taille, le lecteur ne permet pas d'éditer les tags MP3, il se contente simplement de lire les informations disponibles. Dernière déception : si le ForceWare peut lire les CD-Audio il est incapable de récupérer les informations ayant trait aux noms des morceaux (que ce soit par Internet ou par le biais du CD-Text) et il ne permet pas non plus de ripper une chanson. Vous l'aurez compris le module audio proposé par NVIDIA ne joue pas dans la même cour que les Winamp, Windows Media Player 9 ou autres iTunes.

Côté photographies, le ForceWare propose un mode spécialement conçu pour l'affichage des images stockées sur vos disques. Supportant les fichiers au format JPEG, GIF et BMP ce mode fonctionne selon le même principe que le lecteur audio. Il faut donc partir à la recherche des fichiers stockés sur vos disques pour les voir s'afficher sous forme de petites vignettes. Comme pour la TV il est possible d'afficher ses images favorites en plein écran et petit plus appréciable NVIDIA a prévu un mode de diaporama automatique qui fait défiler automatiquement les photos disponibles dans le répertoire en cours. Notez que l'application permet d'effectuer un zoom sur une portion de l'image en traçant un rectangle à la souris : si cette fonction marche à merveille avec n'importe quelle souris, elle est en revanche périlleuse lorsqu'il s'agit d'utiliser la télécommande livrée. Alors que NVIDIA a eu la bonne idée de proposer un assistant de gravure de DVD intégré à l'application TV, il est regrettable de ne pas retrouver cet assistant dans le module photos.

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NVIDIA ForceWare MultiMedia : lecteur audio & visualisation de photographies

Le ForceWare comporte également un mode vidéo destiné à la consultation des divers films stockés sur votre PC. Ici le logiciel est plutôt souple puisqu'il supporte un grand nombre de formats du traditionnel AVI, au MPEG en passant bien sûr par l'incontournable DivX (pour peu que le codec ad hoc soit installé). Si la lecture des vidéos ne pose aucun problème, il n'en va pas de même de la navigation au sein des dossiers de votre ordinateur. Comme dans tous les modules du ForceWare, l'application vidéo affiche l'arborescence du côté gauche de la fenêtre et le contenu de tel ou tel répertoire dans la partie droite de cette même fenêtre. La déception vient ici du fait que les fichiers vidéos apparaissent comme de simples lignes de texte alors qu'il aurait été tellement préférable d'avoir une consultation sous forme de vignettes, chose qu'un banal myHTPC sait faire... L'ergonomie n'est donc pas toujours le fort du ForceWare qui de ce côté-là à encore des progrès à accomplir pour prétendre rivaliser avec un Windows XP Media Center Edition.


La partie DVD & le partage en réseau

Continuons notre tour du propriétaire du ForceWare par quelques mots sur l'application DVD. Celle-ci repose sur le fameux et néanmoins célèbre moteur de décompression inauguré par NVDVD. Rappelons d'ailleurs que c'est celui qui a été choisi par Microsoft pour sa plate-forme Media Center. NVDVD est donc une référence dans le monde des lecteurs DVD logiciel au même titre qu'un PowerDVD. Le logiciel est non seulement optimisé pour les VPU NVIDIA afin d'exploiter les fonctions du VPE (Video Processor Engine) dans l'optique de soulager le processeur principal, mais il est également compatible avec les fonctions de décompression MPEG 2 des puces ATI.

Les fonctions du lecteur DVD sont très complètes avec en notamment un module de contrôle parental, le support des DVD karaoké ainsi que la prise en charge de diverses normes audio comme le Dolby Digital et le Dolby Pro Logic II. Les options de personnalisation des paramètres audio sont elles aussi complètes puisque le logiciel permet de configurer les haut-parleurs avec un réglage du volume qui s'effectue de façon indépendante pour chaque canal. Il est même possible de programmer un léger effet de retard ou de forcer une sortie en 24 bits. Seul problème NVDVD ne semble pas reconnaître correctement notre Audigy 2 ZS puisqu'il ne nous a pas été possible d'obtenir une sortie audio sur cinq canaux en analogique, seul le mode stéréo étant disponible. A contrario nous n'avons rencontré aucun problème avec notre Shuttle de test pourvu de l'APU NVIDIA avec le même kit 5.1.

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Propriétés audio du NVIDIA ForceWare MultiMedia

Du côté des fonctionnalités annexes, le lecteur DVD permet l'enregistrement de captures d'écran ainsi que l'enregistrement de séquences audios extraites d'un DVD. Il est également possible d'obtenir la vidéo sur son bureau en transparence en lieu et place du fond d'écran. Une fonction 'resume' est également de la partie puisque si vous quittez ForceWare en plein milieu de la lecture d'un film, lorsque vous relancez l'application le film continue exactement là où vous l'aviez laissé. Les options du logiciel permettent d'assigner une fonction précise à la roulette de la souris (volume, vitesse, chapitre, etc), d'ajuster avec précision les paramètres de couleur ou bien encore de consulter le bitrate de la séquence en cours de lecture. Afin d'éviter les problèmes d'affichage liés à la connexion d'un téléviseur au système, les options de NVDVD proposent de modifier le type d'affichage (16/9, anamorphique ou recadré) mais aussi d'effectuer un zoom arrière pour corriger le problème de surbalayage TV. Rappelons également que le ForceWare MultiMedia gère bien entendu les signets et offre des fonctions de lecture communes à tous les autres programmes de sa catégorie (chapitre précédent/suivant, avance/retour rapide, pause, etc). Petite précision sur la fonction d'avance et retour rapide qui grâce à la molette centrale permet de choisir la vitesse de lecture : 2, 4, 8 ou 16x. Autre fonction sympathique offerte par le logiciel : la possibilité de définir deux points dans une vidéo afin de relire le même passage en boucle. En mode plein écran une barre d'outils apparaît dans la partie inférieure de l'affichage pour vous donner accès aux fonctions basiques de lecture.

L'une des exclusivités du ForceWare réside dans le Network PVR, l'application ForceWare permettant de partager des vidéos ainsi que la TV en direct avec les divers ordinateurs reliés au réseau pour peu que ceux-ci soient équipés d'une carte graphique NVIDIA.

Le ForceWare dans votre salon ?

L'idée de regrouper en une seule et même application divers modules qui étaient auparavant éclatés est à n'en pas douter un des points essentiels du ForceWare MultiMedia. Toutefois pour que le ForceWare ait un avenir il faut que celui-ci soit facilement pilotable depuis la télécomande livrée. Ce n'est hélas pas tout à fait le cas. Le premier handicap de cette suite est l'absence d'une interface « 10 feet » qui au démarrage du système occuperait tout l'écran en vous proposant d'accéder à l'activité de votre choix (vidéo, audio, TV, etc.). Chez ATI la dernière version 8.8 du MultiMedia Center offre l'EasyLook une interface plein écran qui se veut être le pendant du Windows Media Center mais qui reste avouons-le perfectible d'autant que son ergonomie est loin d'être intuitive.

L'absence d'interface plein écran pour le ForceWare est un handicap mais cela aurait pu passer presque inaperçu si la télécommande n'offrait pas un maniement plus convivial. En effet beaucoup des fonctions du ForceWare ne sont pas exploitables depuis cette fameuse télécommande. Impossible par exemple de faire un zoom sur une image ou de démarrer le mode diaporama depuis le module photos sauf à utiliser la souris intégrée à la télécommande dont le maniement est des plus acrobatique. Autre curiosité il est impossible de lancer avec la télécommande la fenêtre d'accueil du ForceWare qui permet de choisir une activité : il faut impérativement passer par les boutons DVR, DVD/VCD, Photo, Music, etc. Le manque d'intuitivité et de convivialité se retrouve jusque dans les boutons de la télécommande qui ne propose aucune touche TV : il faut appuyer sur DVR pour regarder la télévision. Tout cela combiné au fait que l'application TV ne s'affiche pas en plein écran par défaut font que le ForceWare MultiMedia a encore du chemin à parcourir avant de s'imposer comme une alternative viable au Windows Media Center de Microsoft. Autre étrangeté le bouton Channel Surf de la télécommande ne sert à rien...


Quid des fonctions d'acquisition et de la sortie TV ?

Le Personal Cinema de Chaintech dispose évidemment de fonctionnalités d'acquisition vidéo. Celles-ci sont exploitables, grâce aux pilotes WDM livrés par NVIDIA, depuis n'importe quelle application de montage vidéo du moins dans la théorie. Si le Windows Movie Maker 2 de Microsoft et VideoStudio 7.0 d'Ulead fonctionnent à merveille avec le Personal Cinema ce n'est pas le cas d'Adobe Premiere 6.5 et de Studio 9 qui ne parviennent pas à exploiter correctement le périphérique. L'acquisition vidéo étant pilotée par une puce Philips la qualité ne souffre d'aucune critique notable d'autant que les formats supportés sont adaptés aux normes françaises en vigueur : PAL & SECAM. Supportant une résolution maximale de 720x576 le Personal Cinema peut enregistrer le signal au format AVI ou MPEG 2, mais ne dispose pour cela d'aucune puce dédiée du coup c'est le processeur qui s'occupe de tout.

Afin d'exploiter les fonctions de capture vidéo, NVIDIA livre les logiciels Ulead MovieStudio 7.0 & DVD Movie Factory 2.5 SE en versions complètes et françaises. Si le premier logiciel malgré la richesse de ses fonctions ne nous emballe pas à cause de nombreux bugs, le second s'avère tout simplement excellent lorsqu'il s'agit de créer des DVD contenant par exemple vos vidéos familiales.

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Ulead DVD MovieFactory 2.5

Pour ceux qui souhaitent utiliser le Personal Cinema afin de se constituer une MovieBox relié à un téléviseur, il est intéressant de s'attarder quelques instants sur la sortie TV. Celle-ci est activée par défaut, dès le démarrage du système. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser ce n'est pas la puce Philips qui gère la sortie TV, mais le GeForce FX 5600. Sa qualité en mode S-Vidéo est excellente et ne souffre d'aucune critique. Les pilotes ForceWare proposés par NVIDIA permettent naturellement d'ajuster au mieux les réglages de la sortie TV. Dans ce domaine ils nous paraissent un brin plus complet que les CATALYST d'ATI avec notamment un réglage de netteté plus efficace et la fonction Digital Vibrance Color qui permet de régler au mieux l'éclairage.

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Paramètres de sortie TV

Question qualité de réception le tuner TV de NVIDIA, comparé à celui d'une Radeon 9200 All-In-Wonder est sans conteste supérieur. Chez ATI le tuner est trop sensible ce qui induit une variation perpétuelle de l'image avec un effet de bande lorsque l'impédance de l'antenne est trop élevée. Le tuner de NVIDIA branchée à la même source ne souffre aucunement de ce problème et ses couleurs sont plus proches de la réalité. Enfin l'image délivrée par ATI est en général trop chaude par rapport à celle du GeForce FX 5600 Personal Cinema de Chaintech.

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Nous ne pouvions refermer ce test sans parler des performances du GeForce FX 5600 Personal Cinema de Chaintech. L'optique de la carte étant avant tout multimédia nous n'allons pas épiloguer longuement sur les performances d'autant que GeForce FX 5600 oblige celles-ci sont loin d'être renversantes. Voici par le détail la configuration employée :
  • Asus P4C800 Deluxe (rev2)
  • Intel Pentium 4 C 2.8 GHz
  • 2x256Mo Corsair TwinX 3200 CAS2
  • Disque dur Seagate 120Go UDMA 100 7200RPM
L'ensemble fonctionnait sous Windows XP Professionnel Service Pack 1 avec les pilotes 53.03.


3DMark 2001 SE

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Premier test de cette série, le vénérable 3DMark 2001 SE ne permet pas véritablement à la carte de Chaintech de se démarquer face à ses rivales. Quelque soit la résolution employée, le GeForce FX 5600 est bien en peine et termine systématiquement dernier. On note d'ailleurs que dans ce test le GeForce FX 5700 se montre 24% plus performant, alors que le Radeon 9600 XT est 30% plus véloce, rien que ça !


Return To Castle Wolfenstein

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Sous Return To Castle Wolfenstein le GeForce FX 5600 de Chaintech s'en tire un peu mieux que précédemment. Tout est relatif bien sûr et si en 1024x768 la carte est dernière, elle reprend des couleurs au fur et à mesure que la résolution augmente. Néanmoins les performances du GeForce FX 5600 demeurent inférieures à celles de son sucesseur, le GeForce FX 5700 alors même que les GeForce FX 5700 Ultra et GeForce FX 5600 Ultra caracollent en tête.


Unreal Tournament 2003

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Unreal Tournament 2003 propulse en tête le GeForce FX 5700 Ultra et le Radeon 9600 XT. La FM6P de Chaintech est bonne dernière, et délivre en moyenne des performances 19% inférieures à celles du GeForce FX 5700. Le Radeon 9600 Pro fait pour sa part bonne figure.


3DMark 2003

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Bien que générique, 3DMark 2003 permet de se faire une idée des performances d'un circuit graphique. Et ici le GeForce FX 5600 prend une vraie claque tant sa prise en charge DirectX 9.0 est limitée. En 1280x1024 la carte est jusqu'à 25% plus lente qu'un simple Radeon 9600 Pro. Vous l'aurez compris, si le GeForce FX 5600 supporte DirectX 9.0 il ne faut pas en attendre des merveilles.


AquaMark 3.0

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AquaMark 3.0 est lui aussi un Benchmark DirectX 9.0 et là encore le GeForce FX 5600 termine bon dernier, devancé par un GeForce FX 5600 Ultra guère plus performant lorsqu'on le compare aux Radeon 9600. Le Radeon 9600 XT frise d'ailleurs la première place mais doit la céder de quelques dixièmes de FPS à un GeForce FX 5700 Ultra survolant l'épreuve.


X2

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Terminons par X2. Sans surprise le GeForce FX 5600 est dernier ce qui démontre une fois de plus les faiblesses de l'architecture originale du NV30 du moins en matière de DirectX 9.0. En tête on retrouve le GeForce FX 5700 Ultra suivi d'un Radeon 9600 XT qui se laisse plus facilement distancé que sous AquaMark 3.0. On notera les prestations quasiment équivalentes du GeForce FX 5600 Ultra et du GeForce FX 5700.

Conclusion

Le Personal Cinema 2 est techniquement une réussite. Proposé depuis quelques mois déjà en version GeForce FX 5200 & GeForce FX 5600 il répond à une réelle attente exprimée par les utilisateurs. Le fait d'inclure le tuner directement à la carte graphique, sans passer par un boîtier externe, est un plus indéniable par rapport au Personal Cinema de première génération, d'autant que la qualité dudit tuner est au rendez-vous. Le boîtier de connexion externe qu'impose NVIDIA pour les entrées et sorties vidéo est de qualité bien que rapidement encombrant d'autant que vous êtes obligé de vous en servir ne serait-ce que pour regarder la télévision du fait de sa connectique audio.

Question logiciel, NVIDIA a réalisé des progrès significatifs. Le ForceWare MultiMedia s'avère en effet nettement plus convaincant que la précédente offre logicielle de NVIDIA bâtie autour d'un WinDVR particulièrement bancal. Malgré des progrès tous azimuts, le ForceWare Multimedia reste perfectible. L'absence d'une interface grand écran ainsi que les bugs que nous avons pu relever de ci de là ne sauraient plaider en faveur du ForceWare. Gageons toutefois que NVIDIA aura à cœur de faire évoluer son offre afin de corriger les bugs existants et de proposer une réelle alternative au fameux ATI Multimedia Center.

La carte de Chaintech offre pour sa part une très bonne implémentation de la solution Personal Cinema. Ses performances graphiques sauront satisfaire les joueurs occasionnels, mais ne rêvez pas il n'est pas question de jouer au dernier FarCry avec cette solution. On reprochera à cette carte le niveau de bruit trop élevé de son ventilateur et l'absence notable de sortie audio interne, pour le reste c'est un sans faute surtout lorsque l'on considère le contenu pour le moins abondant du bundle.


Chaintech GeForce FX 5600 Personal Cinema (FM6P)

6

Les plus

  • Bundle amusant
  • Nouvelle suite logicielle tout-en-un
  • Qualité de réception/sortie TV

Les moins

  • Ventilateur bruyant
  • Absence de télétexte
  • Pas d'interface "10 feet"

0

Performances7

Fonctionnalités9

Confort d'utilisation7



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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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