Mcafee : les malwares les plus nocifs se transmettent par supports USB

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Le 19 mai 2010
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McAfee vient de publier son rapport trimestriel concernant les menaces informatiques, et révèle que les malwares diffusés par l'intermédiaire de périphériques de stockage USB ont plus que jamais la cote.

Parmi les chevaux de Troie et autres keyloggers présents dans le classement de l'éditeur apparaissent en effet les infections de type AutoRun, qui s'installent sur les supports USB et contaminent les périphériques sur lesquels ils sont branchés.

Une situation que McAfee explique par la « large adoption de lecteurs USB par les particuliers et les entreprises dans le monde entier. » En somme, deux des cinq malwares considérés comme les plus nocifs actuellement par l'éditeur ne viennent pas du Net, mais de supports externes, même si on peut imaginer que le point de départ de l'infection se trouve tout de même sur le Web...

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Malgré l'évolution notable des attaques par autoexecutables, l'éditeur dénote une croissance jugée « raisonnable » des logiciels malveillants en comparaison des premiers trimestres des deux années précédentes. Une tendance qui n'empêche pas Mcafee de prévoir le recensement d' « au moins autant de logiciels malveillants en 2010 qu'au cours de l'année précédente.  »

Côté spam, Mcafee souligne que plusieurs pays dans lequel l'usage d'Internet se démocratise de plus en plus ont subi une recrudescence des pourriels ces trois derniers mois. « La Thaïlande, la Roumanie, les Philippines, l'Inde, l'Indonésie, la Colombie, le Chili et le Brésil ont tous fait de grands progrès en matière de développement d'Internet au cours des cinq dernières années. Cette croissance rapide et cette concentration sur l'accès plutôt que la sécurité ont peut-être entraîné une part plus importante de spam et d'infections par logiciels malveillants. » explique le rapport.

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Ce dernier souligne également l'évolution conséquente du spam d'arnaques aux diplômes venus de Chine, de Corée du Sud et du Vietnam, qui tiennent le haut du pavé dans cette catégorie. La France, quant à elle, subit principalement des spams de notification DNS, à l'instar de Singapour, de Hong-Kong et du Japon. « Ces chiffres pourraient indiquer des problèmes dans le filtrage de la messagerie qui empêchent le spam d'être intercepté et bloqué assez tôt pour prévenir la génération de notifications vers l'adresse de destination falsifiée. » explique Mcafee.

Enfin, si les chiffres concernant les malware sont satisfaisants, ce n'est pas le cas de ceux concernant les pourriels : entre janvier et mars, le trafic quotidien de spam a atteint, en moyenne, 139 milliards de messages, soit 89% de la totalité des emails envoyés chaque jour à travers le monde. Cela représente une hausse de 5% par rapport au dernier semestre 2009, où la moyenne se situait aux environs de 133 milliards.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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