Un ingénieur de Canonical a publié un prototype de launcher qui simule des tâches confiées à une IA locale. Le résultat rappelle un peu Spotlight sur macOS, mais rien ne promet de le voir arriver dans Ubuntu.

Warty-prototype : ce que ferait l’IA depuis la barre de recherche d’Ubuntu
Ici, la fenêtre du launcher s’affiche en cliquant sur un petit logo Ubuntu dans la barre supérieure. L’outil permet d’effectuer plusieurs actions relativement classiques comme insérer un emoji, épingler des fichiers, afficher l’historique du presse-papiers ou retrouver une fenêtre ou un onglet de navigateur déjà ouvert. Chaque résultat propose des actions, comme le fait Spotlight sur macOS.
Mais en y ajoutant un LLM en local, le launcher devient tout de suite plus puissant. Pour l’heure il ne s’agit que d’un concept embarquant des démonstrations avec des cas d’usage simulés. Dans une première simulation, il est possible de retrouver une photo sur le disque, puis de demander au modèle d’en faire le fond d’écran et d’assortir la couleur d’accentuation du système. Dans la deuxième, on cherche une application pour ouvrir un fichier ePub. Le launcher affiche alors des résultats du Snap Store, avec un bouton d’installation. Enfin, dans la troisième, plusieurs éléments copiés dans le presse-papiers sont transformés en itinéraire de visite, qu’on peut ajouter à son agenda.
Chaque action déclenche une vraie notification de bureau, qui explique ce qui se serait passé au lieu de modifier la machine. Le snap de démo ne remplace d’ailleurs pas le launcher d’Ubuntu. Il place sa fenêtre en haut à droite via XWayland, une couche qui permet aux applications conçues pour l’ancien serveur graphique X11 de tourner sous Wayland, son successeur. Sur une session Wayland pure, il fonctionne mais ne peut pas positionner sa fenêtre. Sa licence n’est pas renseignée sur la fiche du Snap Store.
Reste à savoir si Canonical ira plus loin que ce simple concept. Nous rapportions fin avril que Jon Seager, vice-président de l’ingénierie, avait publié une feuille de route IA pour Ubuntu. Elle distingue l’IA "implicite", qui améliore des fonctions existantes comme la dictée vocale (Myna est disponible en aperçu technologique depuis ce mois-ci), et l'IA "explicite", plus proche des agents. Elle privilégie aussi l’inférence locale, c’est-à-dire des modèles qui tournent sur l’ordinateur de l’utilisateur. Ce launcher pourrait relever de la seconde catégorie, mais sa fiche le présente seulement comme un prototype pour discuter du design du prochain launcher.
