Proton VPN a présenté Proton protocols, une nouvelle architecture logicielle destinée à remplacer la brique technique qui gère aujourd'hui le protocole WireGuard dans ses applications.

Ce nouveau socle, écrit en Rust, est disponible en version bêta sur Windows, Android, iOS/iPadOS et Linux. Il doit remplacer progressivement l'implémentation "wireguard-go" utilisée jusqu'ici par le fournisseur suisse sur l'ensemble de ses plateformes.
Un nouveau socle en Rust, une idée qui fait aussi son chemin ailleurs
Proton VPN s'appuyait jusqu'ici sur wireguard-go, l'implémentation officielle du protocole WireGuard, qu'elle juge fiable et simple à auditer. Mais le problème vient de son intégration. Ce composant ne s'articule pas bien avec les langages utilisés nativement sur chaque plateforme, et notamment Kotlin pour Android ou Swift pour iOS. Résultat, le développement de nouvelles fonctions prend plus de temps, le suivi des bugs se complique et la stabilité des applications peut être affectée.
Le nouveau socle repose sur libpvpnclient, une implémentation autonome du protocole WireGuard codée en Rust. Sa partie chiffrement a été reprise du projet BoringTun, développé par Cloudflare, mais l'architecture qui l'entoure a été redessinée par les équipes de Proton. Ce cœur ne dépend d'aucun système d'exploitation particulier, ce qui permet de le réutiliser tel quel sur ordinateur comme sur mobile. Chaque plateforme reçoit simplement une couche d'adaptation baptisée ProTUN. Il fonctionne aux côtés de LocalAgent, le canal interne qui gère l'authentification par certificats, lui aussi simplifié et réécrit en Rust. L'ensemble est accessible en bêta anticipée sur Windows, Android, iOS/iPadOS (où il introduit un kill switch avancé) et sur l'application Linux, qui gagne au passage la prise en charge du protocole anti-censure Stealth.
Une seconde brique, baptisée muon, doit quant à elle sécuriser la connexion entre les applications et l'API de Proton avant même l'établissement du tunnel VPN. Dans certains pays, cette connexion initiale peut être repérée ou bloquée, soit au niveau du DNS, soit par inspection du nom de domaine transmis en clair au tout début d'un échange HTTPS. Proton veut protéger cette étape automatiquement et compte étendre muon à ses autres applications, pas seulement à celle dédiée au VPN.
ExpressVPN, de son côté, a emprunté une voie un peu différente puisque son protocole maison Lightway ne repose pas sur WireGuard. Le fournisseur avait entièrement réécrit ce protocole, jusqu'alors codé en C, pour passer à Rust. Le langage C reste en effet exposé à des erreurs de gestion de la mémoire, comme les dépassements de tampon, que Rust permet d'éviter dès la compilation. Dans les trois cas, le protocole de chiffrement lui-même ne change pas. C'est la manière dont il est codé et exécuté qui est repensée. Dans tous les cas, il s'agit de gagner en stabilité et de réduire les failles logicielles.
- storage20681 serveurs
- language148 pays couverts
- lan10 connexions simultanées
- moodEssai gratuit 30 jours
- thumb_upAvantage : confidentialité renforcée
Proton VPN allie confidentialité, applications soignées, un excellent VPN gratuit et des outils anti-censure reposant sur une infrastructure transparente.
Ses performances sont bonnes, surtout en proximité géographique, mais ses tarifs sont plus élevés que plusieurs concurrents.
Le support client de Proton VPN montre une qualité variable selon les retours utilisateurs.
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