L'équipe de Proton VPN a publié ses priorités de développement pour les prochains mois. Celles-ci englobent une refonte technique de ses applications et une meilleure couverture dans les zones fortement affectées par la censure.

Proton VPN a présenté les grands axes de ses développements à venir. Au programme : une nouvelle architecture commune à toutes les plateformes, une mise à niveau de l'application Linux, des options de connexion étendues sur Windows et une présence renforcée dans des pays soumis à de fortes restrictions d'accès.
Stealth va enfin s'inviter sur Linux
Au coeur du chantier, Proton va remplacer le moteur réseau des applications par une base de code entièrement construite autour de WireGuard. Ce protocole, plus récent qu'OpenVPN, repose sur des algorithmes cryptographiques modernes, plus légers et plus efficaces. Avec cette nouvelle architecture, les applications sont plus réactives, offrent une meilleure résistance aux blocages dans les pays qui filtrent les VPN. Les application disposent également des première briques nécessaires au chiffrement post-quantique. Une version bêta de ce nouveau moteur est déjà disponible sur Android et Windows. Les éditions pour macOS, iOS, iPadOS et Linux suivront dans les prochains mois.
L'application Linux bénéficiera par la même occasion d'une refonte visuelle. L'idée est d'aligner son interface sur celle des autres plateformes. Mais surtout, elle recevra aussi la compatibilité avec le protocole Stealth. Rappelons que celui-ci a été développé en interne par Proton. Il a pour but de rendre le trafic VPN indiscernable d'une connexion web HTTPS ordinaire. En pratique, cela complique donc sa détection par les systèmes de filtrage, qu'il s'agisse d'un réseau d'entreprise ou d'un pays qui bloque activement les VPN.

Sur Windows, Proton VPN prévoit d'étendre les préférences de connexion déjà disponibles sur Android. L'utilisateur pourra donc choisir d'exclure définitivement certains pays, villes ou régions des modes de connexion automatique. Cela concerne les sélections rapides comme "Pays le plus rapide" et "Aléatoire". L'idée est donc pour ne jamais se retrouver connecté à un serveur inadapté à son usage. Le réseau s'agrandit également avec de nouvelles localisations dans des zones à accès internet très restreint : Gabon, Haïti, Liban, Kirghizstan, Nicaragua et Papouasie-Nouvelle-Guinée rejoignent la liste. Le service revendique désormais plus de 20 000 serveurs dans plus de 145 pays.
Côté entreprises, Proton VPN for Business aiguise ses armes pour les administrateurs. L'entreprise annonce un outil de filtrage web permettant aux équipes IT de contrôler les sites accessibles au sein de leur organisation. Ils pourront par ailleurs imposer le VPN permanent et de configurer le split tunneling - c'est-à-dire le choix des applications qui passent ou non par le tunnel VPN - sur l'ensemble d'une flotte d'appareils, ainsi qu'un nouveau tableau de bord d'administration avec une vue en temps réel de l'activité réseau.
- storage20000 serveurs
- language145 pays couverts
- lan10 connexions simultanées
- moodEssai gratuit 30 jours
- thumb_upAvantage : le plus sécurisé
Proton VPN reste l’un des services les plus cohérents du marché pour qui place la confidentialité au premier plan. Le fournisseur suisse combine des applications bien finies, un excellent VPN gratuit, des outils solides contre la censure et une infrastructure pensée avec un vrai souci de transparence. Les performances tiennent bien la route, surtout sur les localisations proches, et l’ensemble inspire confiance. Le service reste en revanche un peu plus cher que plusieurs concurrents grand public, avec un support encore inégal selon l’urgence des demandes.