PhotoPrism, l'alternative autohébergée à Google Photos, déploie une mise à jour qui renouvelle sa gestion des visages, modernise le traitement vidéo et réorganise l'interface de consultation des photos.

Que vous soyez plutôt plage, montagne, ou campagne, la saison estivale est souvent l'occasion de multiplier les balades et randonnées et forcément, d'immortaliser ces moments. Mais gérez-vous toujours vos clichés de la même façon. Et si vous optiez pour l'autohébergement sur votre NAS ? La nouvelle version de PhotoPrism vaut peut-être le détour. Celle-ci apporte plusieurs évolutions, notamment dans les domaines de la reconnaissance faciale et du transcodage vidéo.
Une app modernisée en profondeur
La barre latérale d'information du visualiseur a été entièrement refondue. Elle permet désormais de modifier directement depuis l'affichage en plein écran les métadonnées d'une photo (titre, date, lieu), ses albums et ses étiquettes, sans avoir à ouvrir une fenêtre séparée. Le marquage manuel des visages non détectés automatiquement est également possible depuis ce même panneau latéral.
D'ailleurs, du côté de la reconnaissance faciale, l'ancien moteur Pigo est définitivement abandonné au profit d'un pipeline basé sur ONNX (Open Neural Network Exchange). Il s'agit d'un format ouvert d'échange de modèles d'intelligence artificielle. Il permet à PhotoPrism d'accepter des modèles provenant de catalogues comme Hugging Face, Ollama ou les services compatibles avec l'API d'OpenAI.

Côté médias, le transcodage vidéo bénéficie de l'accélération matérielle Vulkan via FFmpeg 8. L'interface de Vulkan permet donc de faire un peu souffler le CPU de votre NAS et d'exploiter plutôt la puissance du processeur graphique (GPU) pour convertir les fichiers vidéo. Cela devrait notamment accélérer le temps de traitement, en particulier pour les bibliothèques volumineuses. PhotoPrism intègre par ailleurs un lecteur natif pour les formats HEIC et AVIF avec la bibliothèque libheif mise à jour en version 1.21.2. Notons enfin une prise en charge des fichiers TIFF multicouches ainsi que des fichiers PSD d'Adobe Photoshop.
Quelques autres ajustements sont de la partie, comme le support des requêtes booléennes avec les opérateurs NOT et AND, ou une importation simplifiée avec une zone de glisser-déposer. Soulignons par ailleurs que la compression zstd accélère le chargement des pages. Enfin, sur le plan de la sécurité, les requêtes de recherche passent désormais par des instructions paramétrées, une pratique qui protège contre les injections SQL.
- Gestion des photos décentralisée et respectueuse de la vie privée.
- Reconnaissance faciale et classification automatique des images.
- Compatible avec de multiples plateformes : Docker, Raspberry Pi, FreeBSD, et DigitalOcean.