La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping a permis de débloquer la question de l'export de puces NVIDIA en Chine. Pourtant, l'entreprise de Jensen Huang reste dubitative.

© Algi Febri Sugita / Shutterstock
© Algi Febri Sugita / Shutterstock

C'est une nouvelle qui avait excité le marché la semaine dernière : NVIDIA était à nouverau autorisée à exporter ses GPU H200 en Chine. Des puces d'avant-dernière génération, extrêmement performantes, et qui pourraient représenter un plus pour les sociétés chinoises de l'intelligence artificielle. Sauf que, malgré cette autorisation de Washington, la direction est encore loin de pavoiser.

NVIDIA reste prudente sur la question du marché chinois

Arriveront, arriveront pas en Chine ? C'est la question que l'on peut poser quant aux GPU NVIDIA H200. Personne n'est en effet sûr du retour du géant américain sur le marché chinois, et pas même sa direction, comme on peut le voir avec cette déclaration de la directrice financière, Collette Kress.

Lors d'une conférence téléphonique portant sur les résultats financiers, elle a exprimé publiquement les doutes de NVIDIA : « Bien que le gouvernement américain ait approuvé les licences permettant l'expédition de H200 à des clients basés en Chine, nous n'avons encore généré aucun chiffre d'affaires. De plus, nous ne savons pas si les importations seront autorisées dans le pays. Par conséquent, comme au trimestre dernier, nous n'incluons aucun chiffre d'affaires lié aux data centers chinois dans nos prévisions. »

© Jamesonwu1972 / Shutterstock
© Jamesonwu1972 / Shutterstock

Jensen Huang note que sa part de marché a été dévorée par les entreprises locales

Car entretemps, les entreprises chinoises ont développé des solutions locales, un chemin que Jensen Huang avait toujours craint. Il a par le passé justifié son opposition aux contrôles à l'export par le fait que ces contraintes pousseraient la Chine à développer ses propres puces, et donc à in fine lui permettrait de devenir indépendante de Washington.

Et dans une interview récente donnée à la CNBC, Jensen Huang a été obligé de noter que sa prédiction s'était en partie réalisée. Il a ainsi fait remarquer que l'écosystème local de production de puces « se portait plutôt bien, puisque nous nous sommes retirés de ce marché ». Il aussi précisé que Huawei allait sûrement « connaître une année exceptionnelle ». Un Huawei qui a réussi l'exploit en quelques années de devenir un fabricant de puces pour l'IA de qualité, avec lequel DeepSeek a travaillé exclusivement pour développer son tout dernier modèle IA v4.

Source : Wccftech