Un rapport américain sur la réparabilité des smartphones pointe du doigt Apple et le coréen Samsung. Les deux géants du secteur obtiennent des notes médiocres selon une nouvelle méthodologie d'évaluation plus exigeante.

Les leaders du marché des smartphones figurent aussi parmi les moins bien classés en matière de réparation. © Marc Mitrani pour Clubic
Les leaders du marché des smartphones figurent aussi parmi les moins bien classés en matière de réparation. © Marc Mitrani pour Clubic

Chaque année, les pratiques des fabricants en matière de réparabilité sont scrutées par des associations de consommateurs. Le dernier rapport publié par l’organisation américaine US PIRG dresse un constat peu flatteur pour deux géants du secteur : Apple et Samsung. L’analyse s’appuie désormais sur une nouvelle base de données européenne, censée refléter plus fidèlement les conditions réelles de réparation.

Apple et Samsung pénalisés par le nouveau système d’évaluation

Intitulé « Failing the Fix », le rapport marque un changement méthodologique. Jusqu’ici fondées sur un ancien indice français, les évaluations reposent désormais sur le registre européen EPREL (European Product Registry for Energy Labeling). Ce nouveau cadre prend en compte plusieurs critères : facilité de démontage, outils nécessaires, accès aux pièces détachées ou encore disponibilité de la documentation technique.

Ce changement a entraîné une dégradation des notes. L’iPhone se retrouve en bas du classement avec un D-, tandis que Samsung obtient un D. Ces résultats reflètent des obstacles persistants pour les réparateurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

L’étude souligne également un décalage entre les informations fournies dans la base EPREL et les pratiques réelles des constructeurs. Apple comme Samsung n’y mentionnent que cinq années de support logiciel, alors que leurs politiques de mises à jour s’étendent en réalité sur une durée plus longue. Par ailleurs, les deux groupes sont pénalisés pour leur participation à des organisations opposées à certaines législations favorables au droit à la réparation.

Une tendance claire, mais des résultats à nuancer malgré tout

Le rapport repose sur l’analyse de dix modèles pour la marque à la pomme, contre seulement cinq pour la firme étoilée. Plusieurs appareils du fabricant sud-coréen n’étaient pas référencés dans la base de données au moment de l’étude, ce qui limite la portée des comparaisons. Si ce déséquilibre peut alors influencer les résultats globaux, il n’efface pas la tendance observée dans cette étude.

Sans surprise, d’autres marques s’en sortent largement mieux qu'Apple et Samsung dans cet exercice. À titre d'exemple, Motorola obtient la note de B+, tandis que Google se situe à C-. Ces écarts traduisent des approches différentes en matière de conception et d’accès à la réparation d'un constructeur à l'autre.

Malgré certaines limites méthodologiques, le rapport met en évidence des difficultés concrètes rencontrées lors des interventions sur ces appareils. Entre un démontage délicat, un accès limité aux composants et une documentation parfois lacunaire, les réparations restent bien (trop) souvent difficiles à réaliser.

Source : SamMobile

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