Depuis plus de 30 ans maintenant, Doom n’a jamais vraiment quitté nos écrans. Doom s’invite partout, des calculatrices aux tests de grossesse connectés en passant par Minecraft ou encore le format PDF. Derrière cette fascination, une communauté passionnée repousse sans cesse les limites du possible afin de répondre à une seule et unique question : Can it run Doom ?

Avec John Carmack et John Romero aux commandes, Doom n’a pas seulement marqué une génération : il a changé l’histoire du jeu vidéo. ©Bethesda
Avec John Carmack et John Romero aux commandes, Doom n’a pas seulement marqué une génération : il a changé l’histoire du jeu vidéo. ©Bethesda

Sorti en 1993, Doom est devenu bien plus qu’un simple jeu vidéo, c’est un terrain d’expérimentation pour bidouilleurs en quête de défis improbables. Chaque année apporte son lot de portages absurdes et brillants, transformant le classique d’id Software en véritable mètre étalon du hacking ludique et de la créativité technique.

Quand Doom passe par le DNS

En ce mois d’avril 2026, l’idée peut sembler improbable, et pourtant elle est bien réelle, à savoir faire tourner Doom via un serveur DNS. Un port récemment mis en ligne permet de charger Doom directement depuis l’infrastructure de Cloudflare, sans jamais écrire le moindre fichier sur le disque.

Ce détournement pour le moins spectaculaire repose sur l’utilisation ingénieuse de protocoles réseau, les mêmes qui sont habituellement réservés à la résolution de noms de domaine, pour transmettre les données du jeu et permettre son exécution à distance, comme le relaient nos confrères de Techspot.

Une nouvelle prouesse dans la longue histoire des portages improbables

Le projet encode la version shareware du plus célèbre des FPS dans un peu moins de deux mille lignes de code, capables de reconstituer puis lancer le jeu via une simple commande PowerShell.

Si le DNS n’est pas conçu pour stocker des fichiers, ses zones peuvent contenir des milliers d’enregistrements textuels, lesquels sont suffisants pour transmettre des données complexes. Cette technique n’est pas inédite, puisque des chercheurs en cybersécurité ont déjà observé des malwares diffusés de façon fragmentée via des sous-domaines DNS, avant d’être réassemblés côté machine.

Dans le cas présent, le développeur Adam Rice a repris ce même principe pour son port de Doom, en fragmentant le jeu dans 1 964 entrées TXT hébergées chez Cloudflare.

Une fois récupérées, elles permettent de reconstruire une commande PowerShell complète. Basé sur Managed Doom, une version C# signée Nobuaki Tanaka, ce port allégé à 1,9 Mo fait toutefois l’impasse sur l’audio. On ne peut pas tout avoir.

Pour essayer cette version de Doom « nouvelle génération » depuis un serveur DNS, il faut tout d’abord installer PowerShell 7, puis taper la ligne de commande suivante : .\Start-DoomOverDNS.ps1 -PrimaryZone ’example.com’.

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