Le fabricant japonais rejoint une vague de plaintes visant à obtenir le remboursement de près de 200 milliards de dollars de taxes douanières invalidées par la Cour suprême.

Nintendo exige le remboursement des droits de douane via une action judiciaire commune. ©Ekaterina_Minaeva / Shutterstock
Nintendo exige le remboursement des droits de douane via une action judiciaire commune. ©Ekaterina_Minaeva / Shutterstock

Nintendo a déposé cette semaine une plainte contre le gouvernement fédéral des États-Unis afin d'obtenir le remboursement des droits de douane acquittés dans le cadre des tarifs douaniers imposés par l'administration Trump en 2025. Le fabricant de consoles rejoint ainsi des centaines d'autres entreprises engagées dans des démarches similaires, pour un montant cumulé avoisinant les 200 milliards de dollars, intérêts compris.

Des droits de douane XXL pour l'Asie

L'affaire remonte à avril 2025, lorsque le président Donald Trump avait instauré, lors du désormais célèbre "Liberation Day", des droits de douane dépassant 25 % sur les importations en provenance de plusieurs pays, dont le Japon, Taïwan, la Corée du Sud, l'Inde, le Vietnam et la Chine. L'objectif affiché était de renforcer l'industrie américaine. Dans les mois qui ont suivi, ces droits de douane ont connu des ajustements aléatoires, les taxes visant la Chine dépassant parfois la barre des 100 %.

Nintendo Switch 2
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8 / 10

Les fabricants de matériel technologique, dont les chaînes d'approvisionnement reposent largement sur la production et les échanges commerciaux avec les pays asiatiques, ont été particulièrement touchés par ces mesures.

Nintendo a subi de lourdes conséquences

Bien que Nintendo ait affirmé que ces frais douaniers n'avaient pas eu d'incidence sur le prix de lancement de la Switch 2, fixé à 450 dollars, l'entreprise avait néanmoins reporté les précommandes de la console, initialement prévues le 9 avril, au 24 avril, avant un lancement finalement le 5 juin.

Il convient de noter que Nintendo avait anticipé les tensions commerciales en transférant une partie de sa production de la Chine vers le Vietnam dès le premier mandat de Donald Trump. L'entreprise avait par ailleurs commercialisé une version de la console réservée au marché japonais, vendue plus de 100 dollars moins cher que le modèle international.

La Switch 2 avait été retardée à cause des tarifs douaniers. ©Nintendo

Dans sa plainte, obtenue par le média Aftermath, Nintendo réclame un
montant non précisé au titre du remboursement des droits de douane
versés, assorti d'intérêts. Mais voilà, la Cour suprême des États-Unis a fini par invalider ces droits de douane, les jugeant excessifs.

Riposte express de Trump

En réponse à cette décision judiciaire, le président Trump a immédiatement instauré un tarif douanier mondial de 10 % en s'appuyant cette fois sur la Section 122 du Trade Act de 1974, menaçant ensuite de le porter à 15 %. Vingt-quatre procureurs généraux d'États fédérés ont engagé des poursuites cette semaine pour tenter de bloquer ces nouvelles taxes.

Source : TechSpot