AMD APU A10-7850K A10-7700K et A8-7600 : place à Kaveri !

19 février 2014 à 17h40
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AMD Kaveri : des cœurs x86 SteamRoller

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Alors qu'AMD réunit cœurs d'exécution x86 et cœurs graphiques sur une seule et même puce, c'est finalement le concept du SoC ou System On a Chip, la marque profite de Kaveri pour nous proposer la génération SteamRoller pour ce qui concerne la partie processeur. C'est donc une sorte de Bulldozer amélioré qui nous est ici proposé, avec pour promesse principale un IPC supérieur, c'est-à-dire la capacité pour le processeur de traiter plus d'instructions par cycle d'horloge.

La partie CPU reste constituée, dans les variantes les plus élaborées de Kaveri, de quatre cœurs d'exécution x86 toujours selon deux modules. Chaque module dispose d'unités mutualisées et AMD profite de SteamRoller pour augmenter la taille des mémoires cache et notamment le cache de premier niveau, alias L1, qui passe de 64 à 96 Ko.

D'autres agencements font surface avec la mise en place d'une nouvelle unité de décodage des instructions, un peu à contre-courant d'ailleurs de la promesse initiale de mutualisation des unités dans l'architecture Bulldozer. AMD a, du reste, revu à la hausse la capacité des files d'attente et autres buffers de différents éléments d'architecture, alors que les prédictions de branchement sont censées être plus fiables et l'efficacité de l'ordonnancement des tâches, supérieure.

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Et une partie graphique avec architecture GCN

Si AMD a apporté quelques améliorations de nature architecturale à Kaveri pour la partie processeur, la marque a surtout soigné la partie graphique. Exit l'architecture VLIW des précédentes APU et place au Graphic Core Next qui équipe depuis quelque temps déjà les cartes graphiques Radeon. Une architecture plus récente, de génération DirectX 11.2, identique à celle déployée dans les dernières puces Hawai de la marque (Radeon R7/R9) et qui s'accapare pas loin de 47% de la surface de die. C'est dire l'importance accordée par AMD au graphique. Concrètement, cela se traduit par la présence de 8 unités de calcul dédiées au graphique, les ACE ou Asynchronous Compute Engine. Celles-ci sont similaires dans leur topologie à ce que l'on retrouve dans les puces de génération Hawaï. Dans les faits, la partie graphique de Kaveri propose donc 512 processeurs de flux capables de travailler sur nos shaders.

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AMD n'oublie pas la partie vidéo, Kaveri étrennant l'UVD4 qui ajoute quelques améliorations au bloc de décodage vidéo matériel des APU de précédentes générations. Les changements sont toutefois assez limités. Même chose pour le moteur d'encodage qui évolue en VCE 2 sans toutefois bouleverser la donne. Dans tous les cas, il n'est pas question de prise en charge officielle de la 4K ou du HDMI 2.0 pour le moment.

HSA : vers une architecture hétérogène

L'appellation ACE que l'on trouve pour désigner les unités de calcul graphique évolue avec Kaveri, le marketing d'AMD préférant parler plus globalement de « Compute Core ». Une dénomination qui permet quelques filouteries, AMD présentant ses APU comme des processeurs avec 12 Compute Cores. Pour autant, les APU Kaveri ne comportent bien évidemment pas 12 cœurs d'exécution x86, mais 4 cœurs x86 avec une partie graphique munie de 8 cœurs.

Si AMD se permet de tirer cette ficelle marketing, c'est aussi parce que l'architecture de Kaveri introduit le support du HSA ou Heterogeneous System Architecture. Il s'agit ici d'utiliser toutes les unités de la puce, tant graphique que processeur, pour effectuer certaines tâches tout en donnant à chacune un accès égal à la mémoire. Rappelons que la HSA n'est pas une technologie propriétaire d'AMD mais un standard ouvert soutenu notamment par ARM ou Qualcomm.

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Selon les termes HSA, chaque cœur matériel devient un agent HSA qui peut travailler de concert avec un autre agent, qu'importe sa nature (ARM, x86, DSP, GPU, etc). Pour ce faire, les agents HSA doivent évidemment partager un dénominateur commun pour la gestion de leurs tâches, et l'on distingue le Small Machine Model et le Large Machine Model, ce dernier profitant du 64 bits et donc évidemment de l'architecture 64 bits des puces AMD.

C'est pour AMD l'occasion de mettre en avant les fonctionnalités liées à la gestion de la mémoire virtuelle. Celle-ci est dorénavant unifiée et cela permet aux différents agents de la partager indifféremment. La marque appelle cela hUMA pour Heterogeneous Unified Memory Architecture. Naturellement, pour profiter des avantages de la HSA, il faudra disposer d'applications compatibles et des bons pilotes. Clairement les applications compatibles ce n'est pas pour demain... AMD évoque en effet la mise à disposition de son compilateur OpenCL, en version 1.2 et optimisé HSA... pour le second trimestre 2014. Le compilateur OpenCL 2.0 étant attendu pour le premier trimestre 2015.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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