Pour la première fois évoqué en juin dernier lors du Computex et alors connu sous le nom de Project Redstone, FSR ‘’Redstone’’ constitue la dernière étape dans l’évolution de la technologie FidelityFX Super Resolution (FSR) mise au point par AMD pour soulager les GPU et offrir un rendu toujours plus qualitatif.

AMD n’est évidemment pas seul sur ce créneau et FSR rejoint la grande famille des solutions dites d’upscaling – ou mise à l’échelle en bon français – dont le but principal est d’améliorer la qualité visuelle des jeux vidéo tout en réduisant l’impact sur le GPU donc sur la vitesse de l’animation pour ne plus avoir à choisir entre beauté et fluidité.
Cette technologie est désormais intégrée dans les configurations gaming actuelles, notamment chez des spécialistes comme Materiel.net, qui propose une sélection de PC prêts à l’emploi équipés de cartes graphiques compatibles FSR.
Émergence de la technologie FSR
Nous sommes en juin 2021 et AMD coupe court aux rumeurs en lançant sa propre solution d’upscaling alors baptisée FSR 1.0. Encore timide, la technologie n’est « qu’un » super-échantillonneur spatial qui part du principe que malgré leur montée en puissance, les GPU modernes ne sont plus suffisants pour assurer, à bonne vitesse, un rendu en haute définition et un niveau de détails élevé. La richesse des ombrages, des reflets et des particules n’y est pas étrangère.

L’idée est donc de demander au GPU de se contenter d’une définition relativement faible – au hasard le Full HD (1 920 x 1 080 points), et ce sont les algorithmes de FSR qui se chargent de « reconstruire » l’image en haute définition, QHD (2 560 x 1 440) voire UHD (3 840 x 2 160). D’abord perçue par certains comme une espèce de « triche », la technologie a rapidement gagné des adeptes car elle offre trois avantages clairs : une excellente qualité visuelle (proche du rendu natif), une fluidité de l’animation plus importante et une réserve de puissance GPU que l’on peut allouer à d’autres tâches.
Le machine learning de FSR Redstone vient booster toutes les technologies. ©AMD
Avec le temps, AMD a fait évoluer FSR et de la version 1.0 en juin 2021, nous sommes passés à la 2.0.1 en mars 2022 et la version 3.0 en septembre 2023. À chaque fois, de nouvelles fonctionnalités sont intégrées pour donner plus de moyens à la technologie. FSR 2 est par exemple en mesure de consulter les images précédentes pour affiner le rendu visuel : on parle d’upscaling temporel. De son côté, FSR 3 marque un considérable bond en avant avec l’introduction de la frame generation. Il n’est plus seulement question de reconstruire l’image pour aboutir à une définition plus élevée.
Non, avec la frame generation, FSR s’appuie sur l’image A et l’image C pour intégralement générer l’image B de la séquence. Et donc, oui, avec FSR 3, le GPU ne se charge plus du rendu de toutes les images de nos jeux préférés, ce qui permet d’aboutir à un quasi doublement du nombre d’images par seconde dans les jeux… il ne s’agissait toutefois que d’une première étape.
FSR Redstone : le futur dès aujourd’hui !
Alors que la concurrence ne reste pas les bras croisés, AMD ne pouvait se contenter de FSR 3 et de la frame generation. C’est pourquoi le travail s’est poursuivi et que nous pouvons aujourd’hui compter sur la quatrième version de FSR, baptisée Redstone, comme pour marquer un changement radical.
FSR Redstone va beaucoup plus loin de FSR 3 et fait directement intervenir l’intelligence artificielle pour des performances sans commune mesure avec ce que l’on connaissait auparavant. Il n’est plus question de se contenter d’upscaling ou de mise à l’échelle : le machine learning entre en scène avec quatre technologies qu’AMD a rassemblé pour aboutir à FSR Redstone.
- FSR Upscaling : il s’agit de la partie « basique » de FSR Redstone, celle que l’on connaissait sous le nom de FSR 4. L’objectif est toujours de reconstruire une image en haute définition à partir d’un rendu en qualité moindre. Le machine learning offre ici une nouvelle dimension grâce à des entraînements bien plus poussés autorisant la compréhension de scénarios complexes (ombres, mouvements rapides, scènes chargées). De fait, les écueils rencontrés sur FSR 3 appartiennent au passé et, qu’il s’agisse des mouvements les plus rapides ou des zones sombres, les détails sont bien mieux gérés.
- FSR Frame Generation : la technologie fait peau neuve avec FSR Redstone et, toujours grâce au machine learning, est en mesure de bien mieux traiter tout ce qui est détails les plus fins. En analysant toutes les données à disposition (images précédente/suivante, flux optique, vecteurs de mouvement…), l’IA améliore par exemple tout ce qui est végétation et interface afin de garder quelque chose de net, riche en détails. Mieux, la fluidité de l’animation est encore plus remarquable dans les scènes les plus rapides.
- FSR Ray Regeneration : alors que le ray tracing est de plus en plus populaire auprès des studios de jeu, la technologie FSR Ray Regeneration est là pour en optimiser la prise en charge. Cela passe par l’utilisation d’un réseau neuronal qui débruite l’image produite par le ray tracing : les artefacts sont nettoyés, les détails perdus retrouvés et l’image plus agréable tout en étant plus stable. Le potentiel graphique est indéniable, mais il ne faut pas non plus oublier les gains sur les performances : Call of Duty Black Ops 7 en est le meilleur exemple avec jusqu’à quatre fois plus d’images par seconde par rapport au mode natif.
- FSR Radiance Caching : segment le plus novateur de FSR Redstone, le radiance caching est l’avenir de la technologie. Pas encore implémenté, il va une fois exploiter le machine learning pour, cette fois, se focaliser sur la gestion de la mémoire : il s’agit ici de prédire la façon dont se propage la lumière dans une scène. L’éclairage globale gagne alors en réalisme tout en étant beaucoup moins gourmand en ressources et AMD promet ici des gains plus particulièrement notables sur la latence induite par le rendu ray tracing. Les premiers jeux exploiter le radiance caching devrait sortir courant-2026.
Quelle machine pour profiter de FSR Redstone ?
L’adoption du machine learning sur FSR Redstone implique d'avoir le matériel adéquat. Chez AMD, cela revient à nécessiter l’utilisation d’un GPU génération RDNA 4. Plusieurs choix sont possibles depuis la Radeon RX 9060 jusqu’à la Radeon RX 9070 XT en passant par la Radeon RX 9070. Attention, il s’agit d’une condition sine qua non et même la plus puissante carte RDNA 3 ne sera pas en mesure de profiter de FSR Redstone.
La carte graphique est clairement l’élément le plus important et il s’agit d’un composant de choix dans la conception des machines Respawn assemblées par Materiel.net. La quantité de mémoire vidéo n’est pas à négliger pour profiter de toutes les améliorations graphiques imaginées par AMD et peu importe que vous choisissiez une RX 9070 ou une RX 9070 XT, vous serez armés comme il faut : les deux cartes disposent effectivement de 16 Go de GDDR6.
Les composants du PC Materiel.net Respawn sont choisis avec soin. ©Materiel.net
Opter pour une carte graphique aussi performante que les Radeon RX 9070 ou, plus encore, les RX 9070 XT n’est cependant pas une fin en soi. Il faut aussi penser « cohérence » et c’est tout l’intérêt d’opter pour une machine d’assembleur : les experts de Materiel.net ne négligent pas le CPU en retenant généralement un AMD Ryzen 7 9800X3D qui, grâce à ses 96 Mo de 3D Vertical Cache, permet aux jeux de s’exprimer pleinement.
Carte graphique AMD Radeon RX 9070 XT et SSD Samsung 990 EVO Plus. ©Materiel.net
Enfin et malgré les coûts actuels, il ne faut surtout pas négliger le duo RAM/SSD pour parfaire votre configuration. Il n’y a pas à tortiller, une machine dédiée au jeu vidéo se doit de disposer de 32 Go de mémoire vive, en DDR5 puisque c’est la technologie retenue par AMD pour accompagner les Ryzen série 9000. Pour le SSD, il est inutile de viser trop haut, surtout vu les prix actuels, mais un modèle de 1 To en PCI Express Gen 4 est un minimum : il autorisera une lecture rapide des données de vos jeux et réduira les temps de chargement.
La configuration Respawn élaborée par Materiel.net reprend tous les éléments évoqués pour une machine aussi homogène que possible et en mesure de faire tourner tous les jeux d’aujourd’hui… mais aussi et surtout de demain. FSR Redstone est une technologie en pleine évolution avec des studios de développement encore en train d’apprivoiser la bête : disposer d’un PC en mesure de tenir la cadence dans six mois, un an, trois ans, est important.
La qualité d'un montage « assembleur » : une finition impeccable. ©Materiel.net
Cela dit, il ne s’agit que d’un exemple des nombreuses configurations gaming élaborées par les équipes de Materiel.net, un assembleur reconnu pour son expertise en la matière. Une petite centaine de machine de l’intégrateur sont estampillées « gaming » et huit d’entre elles respectent toutes les conditions pour profiter pleinement d’AMD FSR Redstone grâce à leur carte graphique AMD Radeon RX série 9000 et leur processeur AMD Ryzen 7 9800X3D ou 9850X3D.
Ces configurations prêtes à l’emploi sont pensées, montées et testées en France, non loin de Nantes pour éviter toute mauvaise surprise. En plus de l’expertise de Materiel.net, on profite aussi de la proximité du service après-vente de la marque pour ne jamais se retrouver « en panne ».
Materiel.net affiche les performances de son PC Respawn : ça décoiffe ! ©Materiel.net
Confiant dans ses machines et dans la technologie FSR Redstone, Materiel.net n’hésite pas à afficher des indices de performances attendues pour son PC Respawn notamment et avec plus de 100 images par seconde détails au maximum en 4K sur Battlefield 6, on peut dire qu’on est tranquille ! Sur le très gourmand Cyberpunk 2077, en QHD, le PC Respawn peut encore s’enorgueillir d’afficher 75 ips même en activant les options ray tracing alors que les compteurs s’affolent sur Counter-Strike 2 : plus de 220 ips détails au maximum en 4K. Attention les mirettes !
Quels jeux ? Quel avenir ?
Battlefield 6 ou Cyberpunk 2077 constituent des vitrines technologiques et il n’est pas étonnant de les voir ainsi mis en avant pour illustrer les performances obtenues via FSR Redstone. La technologie d’AMD est logiquement davantage tournée vers les jeux les plus gourmands, même si elle n’oublie pas tous les autres. Fin-2025, AMD annonçait plus de 200 jeux compatibles FSR Redstone.
ARK Survival Ascend, Call of Duty: Black Ops 7, F1 25, Frostpunk 2, God of War: Ragnarok, Hogwarts Legacy, Horizon Forbidden West, Kingdom Come Deliverance 2, Mafia: The Old Country, Silent Hill 2, Warhammer 40.000: Space Marine 2… la liste est longue et, surtout, le soutien des développeurs est chaque jour plus important.
Un soutien qui se ressent aussi bien dans le nombre de jeux pris en charge par FSR Redstone que dans les fonctionnalités exploitées par les développeurs ou dans la simplicité de mise en œuvre pour nous, les joueurs. L’activation de FSR Redstone se fait effectivement de la plus simple des manières depuis l’application Adrenalin des pilotes graphiques d’AMD ou depuis le jeu lui-même sans qu’il soit nécessaire de passer du temps dans les réglages.
Ci-dessus, le graphique récapitulatif d’AMD fait plaisir à voir. Le gain moyen que l’on peut attendre de FSR Redstone par rapport à l’exécution du jeu en natif est d’un facteur 3,3 avec des résultats plus impressionnants encore sur les jeux les plus modernes. Ainsi, Call of Duty: Black Ops 7 et Cyberpunk 2077 affichent un facteur 4,7 ! Plutôt de bon augure alors que la technologie FSR Radiance Caching débarquera bientôt pour améliorer encore les choses. L’avenir est radieux !