Kaspersky a recensé 105 millions d'attaques contre des objets connectés au premier semestre

Alexandre Boero Contributeur
17 octobre 2019 à 14h05
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IoT

Le nombre d'attaques détectées sur les six premiers mois de l'année est environ neuf fois supérieur à celui enregistré au premier semestre 2018.

Les équipements IoT sont de plus en plus nombreux, et leur croissance s'accélère année après année. Le problème, c'est que les objets connectés sont historiquement moins bien protégés contre les cyberattaques. Ils représentent une proie idéale pour les hackers, comme en témoignent les dizaines de millions d'attaques détectées par les honeypots (des leurres qui appâtent les attaquants pour étudier leurs activités) de Kasperksy.

Mirai et Nyadrop, l'infernal duo de malwares

Le spécialiste de la cybersécurité a détecté 105 millions d'attaques contre des équipements de l'IoT au cours du premier semestre 2019, soit neuf fois plus d'assauts sur un an. Au premier semestre 2018, seules 12 millions d'attaques furent recensées, provenant de 69 000 adresses IP. Kaspersky affirme qu'au cours du premier semestre, les attaques sont provenues de 276 000 adresses IP différentes.


L'expansion des objets connectés incite naturellement les hackers à en tirer profit. Attaques DDoS, utilisation de l'objet comme proxy pour mener d'autres activités malveillantes... Souvent, les utilisateurs ne se rendent compte de rien.

Le roi des malwares, c'est le botnet Mirai, connu pour avoir infecté des centaines de milliers de caméras connectées et d'avoir lancé des attaques autour de 1 Tbit/s. Celui-ci serait responsable de 39 % des attaques sur l'IoT. Mirai exploite d'anciennes vulnérabilités, non corrigées ni résolues, pour prendre le contrôle.

La seconde technique la plus répandue, avec 38,57 % des attaques, est connue sous le nom de Nyadrop. Ce malware mène une attaque par force brute sur les mots de passe, et sert même de base pour le téléchargement de Mirai. Un duo infernal.

Un troisième botnet, Gafgyt, cible aussi les objets connectés avec 2,12 % des attaques. Il opère aussi par la force brute.

La Chine, source principale d'attaques des IoT

D'où viennent les infections ? Sur les 105 millions d'attaques recensées au premier semestre, les chercheurs notent que la Chine fut la source de 30 % d'entre elles, ce qui fait de l'empire du Milieu le principal foyer émetteur de cyberattaques de l'IoT. Le Brésil est également bien pourvu en hackers avec 19 %, devant l'Égypte (12 %).


Si le nombre d'attaques explose, leur provenance est aussi chamboulée. Il y a tout juste un an, ce n'est pas la Chine (alors 14 %) qui arrivait en tête, mais le Brésil, d'où partaient 28 % des infections. Le Japon complétait le podium (11 %).

Pour Dan Demeter, chercheur en sécurité chez Kaspersky, « nous assistons à une intensification des attaques contre l'IoT. (...) Nous pouvons dire que l'Internet des objets est un terrain fertile pour ceux utilisant des méthodes même les plus primitives, consistant par exemple à deviner les combinaisons de mot de passe et d'identifiant ». Et l'expert de rappeler que les combinaisons les plus répandues restent « support/support », puis « admin/admin » et « default/default ».

Mises à jour systématiques, changement des mots de passe et VPN sont considérés comme les ingrédients de base de la recette de protection.

Source : Communiqué de presse
Modifié le 17/10/2019 à 15h46
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